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EAN : 9782367624518
Éditeur : Audiolib (11/10/2017)
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3.72/5   70 notes
Résumé :

Après son internat, le jeune Dr Vialaneix accepte l'offre du maire d'une petite commune du Limousin de s'installer dans la maison de santé du village.

Tout en alternant les visites à domicile et les consultations au cabinet, il est témoin de la disparition d'une génération touchée par la maladie, l'isolement et la solitude.

Sa rencontre avec l'infirmière de cette unité de soins lui apporte la force et le réconfort dont il a bes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Jeanfrancoislemoine
  27 février 2019
Si d'aventure vous fréquentez la foire du livre de Brive , vous savez où trouver Christian Signol et si vous venez pour la première fois , vous ne pouvez pas manquer son stand : c'est celui où la file d'attente est longue , longue , longue...Ils sont peu nombreux les auteurs qui peuvent se targuer de signer autant de dédicaces en trois jours ...1200 à 1300 , c'est dire . Et c'en est même frustrant tant il faut se presser en recevant le précieux message de sympathie . Nombreux , du reste ,sont ceux qui y renoncent . Mais qu'est ce qu'il peut bien écrire pour susciter un tel engouement ?
D'abord , et c'est important , il est chez lui , à Brive , dans un terroir qu'il a toujours pris pour toile de fond à ses histoires . Ensuite , c'est un amoureux de la nature qui l'environne et dans laquelle il aime à se promener , un amoureux qui se transforme en " peintre avec des mots " .Ses romans contiennent des descriptions sublimes dans lesquelles il fait évoluer , pour notre plus grand bonheur , une foule de " petites gens ", des limousins de condition modeste mais au grand coeur et là, à Brive ,ce ne sont pas ses lecteurs mais ses personnages qui l'attendent avec délectation et impatience .En novembre , à Brive , on attend le Goncourt , le Fémina , le Renaudot ....et , par -dessus tout " le Signol".
Signol , c'est aussi un inquiet , un inquiet de la désertification qui s'installe inexorablement , les dernières forces vives happées par les villes , seules sources de survie offertes à une jeunesse de plus en plus rare . Seuls les plus anciens résistent en attendant le jour du " grand départ " . C 'est comme ça , inexorable , je vous dis.
Dans cet espace austère les municipalités font un maximum d'efforts pour attirer de jeunes médecins plus tentés, et on peut les comprendre , par les lumiéres de la ville . Et pourtant , en voici un , Adrien , qui vient s'installer dans un bourg qui a bercé son enfance , qui vient retrouver ses racines . Et elles vont être nombreuses les difficultés, passant de l'isolement d'une patientéle dépendante à qui il faut porter assistance et dont il faut résoudre des problèmes administratifs de la plus grande complexité, une population qui ne veut pas toujours se faire soigner , dure au mal et entêtée pour qui l'hôpital est l'ultime étape d'une vie de dur labeur . Dans cet ouvrage , Signol nous emmène en visite aux fins fonds de la Creuse , nous invite à assister à des consultations dramatiques ou comiques , c'est selon ...
Confronté à la méfiance des patients , à la responsabilité non partagée, aux décisions délicates à prendre , notre médecin est bien seul et on comprend alors mieux pour une majorité de jeunes "toubibs" le refus d'une vie aussi stressante et peu lucrative , une vie entièrement consacrée aux patients ,même si , parfois , une jeune et jolie jeune fille....
Ce roman contient une foule d'anecdotes ,sans doute recueillies " in situ " auprès d'un médecin " de campagne " comme on dit...
On rit ,on s'amuse , on s'inquiète, on est pris de compassion , on se laisse bercer par une très belle écriture....
Ce n'est sans doute pas un roman au sens propre du terme , mais un beau document qui nous permet d'apprécier le dévouement désintéressé de ces admirables personnes et le retour qu'ils pouvaient recevoir d'une population reconnaissante....
Ne tombons pas dans le " c'était mieux avant " , nostalgique , certes mais passéiste. C'est différent , voilà , il faut s'adapter...
J'ai vécu en Creuse 25 ans . C'est un très beau département, je vous l'assure , et je vous conseille de venir vous y reposer , y pêcher, parcourir de beaux paysages , mais attention , dites vous que vous pourrez avoir des difficultés à vous restaurer par exemple , en certains endroits et , surtout , surtout , ne " tombez pas malades "......Il y a d'excellents médecins , compétents et dévoués comme peu...mais ils sont rares...
C'est ce monde là que décrit si joliment Christian Signol .....
Alors , quand je veux retrouver un monde qui se meurt , hélas , je m'écrie : " Garçon , s'il vous plait , un Signol ! Un Signol sinon .. rien ! ".
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coquinnette1974
  26 mars 2019
Premier roman lu pendant mes vacances, avant même le décollage : La Vie en son royaume de Christian Signol.
Après son internat, le jeune Dr Adrien Vialaneix accepte l'offre du maire d'une petite commune du Limousin de s'installer dans la maison de santé du village.
Tout en alternant les visites à domicile et les consultations au cabinet, il est témoin de la disparition d'une génération touchée par la maladie, l'isolement et la solitude.
Sa rencontre avec l'infirmière de cette unité de soins lui apporte la force et le réconfort dont il a besoin pour exercer son métier, qui plus qu'un métier est une réelle vocation.
Christian Signol nous dresse ici un beau portrait d'homme. Adrien est touchant, il est impossible de ne pas s'attacher à cet homme simple pour qui la médecine est toute sa vie. Il pourrait gagner plus, travailler dans le privé, mais il préfère une vie simple à la campagne pour aider ceux qui sont dans le besoin et touchés par la désertification médicale. Il est aidé par une secrétaire mais aussi par une infirmière, la jolie Mylène. Ensemble, ils forment un duo solide, pour des patients qui ont besoin d'eux.
J'ai apprécié que l'auteur nous fasse découvrir les nombreux patients d'Adrien. Il ne s'attarde pas forcément sur tous mais il nous présente des tranches de vie d'un médecin de campagne et cela donne un roman très réussit.
C'est un joli roman, classique, crédible et réussit.
Ma note : 4 étoiles.
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nelly76
  27 décembre 2017
Un roman détente ,lu en une journée de tempête. Un récit émouvant, racontant la vie d'un jeune médecin installé dans une petite commune du Limousin.Un hommage aux médecins de plus en plus rares qui exercent dans nos campagnes.Un roman bon pour le moral en ces froides journées d'hiver.⭐⭐⭐
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Clelie22
  08 octobre 2017
Depuis le temps que je connais Signol de nom, il était bien temps que je le connaisse de plume. Cette opération Masse Critique organisée par Babelio a été l'occasion.
Ce roman de Signol se veut un hommage au travail des médecins de campagne, de moins en moins nombreux à se dévouer à une population vieillissante, dure au mal mais sachant encore le sens du mot "reconnaissance". On y suit donc le quotidien du jeune docteur Adrien Vialaneix qui, après ses études, a choisi le cabinet d'un petit village du Limousin plutôt qu'une prestigieuse carrière de chirurgien. Au-delà des cas qui se succèdent dans son cabinet ou au fil des consultations à domicile, ce sont surtout des êtres humains qui défilent, un peu paumés, rongés par le déclin des campagnes. Adrien essaie de faire son travail le mieux et le plus humainement possible, parfois confronté à des situations ou des choix difficiles, à un profond sentiment de solitude et à la peur de se tromper. Heureusement, il peut compter sur l'optimisme inébranlable de Mylène, l'infirmière qui partage son cabinet et, bientôt, sa vie.
On sent vraiment dans ce roman que Signol a voulu dépeindre à la fois ce quotidien difficile des médecins de campagne et, en même temps, le déclin de ces mêmes campagnes. On sent sa nostalgie d'un âge d'or de la ruralité triomphante qu'il a tant dépeint dans d'autres de ses romans. Quoique je vive à la campagne, je n'étais pas tout à fait d'accord avec ce portrait plutôt pessimiste (mais la campagne bretonne n'est peut-être pas au même stade que la campagne limousine). Je n'ai pas trop aimé ce côté défaitiste et nostalgique. Par ailleurs, l'histoire se résume surtout à une suite de consultations. L'intrigue est presque entièrement dans le résumé et ne connaît pas de rebondissements marquants. Je n'ai pas trop l'habitude de ce style de romans donc je ne peux pas dire si c'est normal mais cela en fait un roman pas très passionnant à mon goût. Quant au personnage principal, je l'ai trouvé sympathique mais pas vraiment attachant. Il manque un peu de relief et sa "profonde humanité" vantée par le résumé confine parfois à la lâcheté, j'ai trouvé.
Un bel hommage aux médecins de campagne mais un roman finalement un peu fade et sans surprises.
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Thierrydiegolea
  12 octobre 2020
Je sais déjà, avant même d'écrire cette critique que beaucoup de lecteurs pensent que Christian Signol, ça plaît uniquement aux personnes âgées, car toutes les histoires qu'il raconte réveillent de nombreux souvenirs chez chacune d'entre elles. Pourtant, je crois bien que pour la première fois, l'intrigue se déroule au 21 ième siècle.
À travers ce très beau portrait, d'un homme d'une profonde humanité, l'auteur rend un vibrant hommage aux médecins de campagne, trop souvent démunis pour accompagner au quotidien ceux qui luttent avec courage et s'efforcent de croire encore à un bonheur possible.
Pouquoi lire ce livre ? C'est un roman très agréable à lire, humain, plein de bon sentiments. On découvre la vie d'un médecin à la campagne. Son attachement à ses patients qui comptent sur lui. Il fait un peu partie de la vie de chacun. Son métier est un métier comprenant beaucoup de soucis. Des soucis qu'il faut savoir mettre entre parenthèses, au moins pour quelques heures. Savoir s'en protéger n'est pas chose facile, mais pourtant indispensable. Devenir généraliste à la campagne est devenu, de nos jours une vocation., non seulement estimable, mais également digne du plus grand respect.
Ce roman m'a permis de m'évader. Adrien, Christian et moi avons fait une très longue promenade, à travers un très belle campagne désertée. Adrien, pour porter secours à toute cette population isolée. L'auteur, pour nous dresser le portrait de toutes ces personnes enracinées dans la terre, et moi, avec pour seul bagage, mon imagination. J'ai pu profiter pleinement de la chaleur de l'été, à l'ombre d'un figuier, admirer à ma guise les très belles couleurs de l'automne et passer du temps dans le cocon familial en imaginant la campagne ensevelie sous la neige,tout en prenant conscience que être médecin à la campagne n'est pas un métier de tout repos.
Lien : https://www.babelio.com/monp..
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
sagesse66sagesse66   31 janvier 2019
La beauté sauvage et austère des bois, l'étendue blanche des prés désertés par le bétail, le silence d'étoupe qui enserrait ses tempes dès qu'il descendait de voiture, composaient un monde étranger et envoûtant.
Il lui arrivait de s'arrêter sur le bas-côté, et il marchait dans la neige vierge avec la délicieuse impression de marcher dans sa vie.
C'était alors une étrange sensation de bien-être qui l'envahissait, certes toujours un peu puérile, mais source d'une extrême douceur, comme si l'enfant qu'il avait été balayait l'adulte qu'il était devenu, non sans le paralyser au moment de revenir sur ses pas.
Cela ne durait pas, mais c'était comme si une porte s'était ouverte sur un autre monde, le faisant communiquer avec cette part essentielle de lui-même - la plus intime, la plus secrète -, qui lui était inaccessible ailleurs que dans la neige.
Il repartait tout neuf, lui semblait-il, vers les misères de l'existence où se débattaient les hommes et les femmes qui attendaient sa venue.
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nelly76nelly76   27 décembre 2017
C'est en découvrant l'enfant qu'Adrien comprit à quel point il était seul ,et il mesura vraiment combien sa dėcision de venir s'installer dans ce village allait lui coûter de sueurs froides,de hantise qui le priveraient de sommeil,de doutes ,de sentiment de responsabilité accablante.Il n'avait pas hésité, cependant,quand lui était parvenue l'offre du maire de Châteleix proposant un cabinet gratuit dans la maison médicale qu'il venait de créer et où devaient officier,avec un médecin, une secrétaire,une infirmière et un kiné. Son internat au CHU l'avait convaincu que rien ne vaudrait mieux que l'indépendance pour exercer une profession à l'égard de laquelle il avait depuis toujours nourri une véritable vocation.
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sagesse66sagesse66   31 janvier 2019
La neige avait toujours été pour lui liée à l'enfance, et pour cette raison, sans doute, malgré le verglas et le danger, il ne la redoutait pas.
Au contraire : il y glissait avec l'impression que pouvaient surgir au détour de la route un ogre aux bottes de sept lieues ou un père Noël sur son traîneau, venus de pays fabuleux.
Il sourit à cette vision qui venait de lui faire oublier ses pensées négatives, et il se sentit délicieusement en accord avec ce monde et avec la vie qu'il avait choisie.
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nelly76nelly76   27 décembre 2017
La vie ,la mort;la mort,la vie;....Qu'y faire? Comment lutter face à ces deux extrêmes qui enseraient l'existence dans leurs bras de fer où de soie? Il songea qu'à sa modeste place il n'avait qu'une solution: faire en sorte que la balance penche toujours du côté de la lumière, c'est à dire du côté de la vie. Là résidaient son travail ,sa mission: la piste féconde d'un bonheur possible.Et la vie ,ce matin,éclatait autour de lui ,triomphante,dans les arbres ,sur l'eau de l'étang, dans le ciel d'un bleu myosotis dans la voix de Mylène. Ils allaient avoir un enfant.Un fils où une fille qui grandirait près d'eux ,protégé par ce combat qu'ils menaient l'un et l'autre ,et qui,un jour serait heureux dans la beauté du monde dont la lumière ,ce matin-là, étincelait comme au premier jour d'un nouveau printemps.
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rkhettaouirkhettaoui   30 octobre 2017
Les ruraux se déplaçaient difficilement, et souvent, quand ils s’y décidaient, ils étaient à bout de forces. Durs au mal, ils supportaient la douleur avec une sorte de résignation farouche, acceptaient une visite à domicile comme on accepte une défaite un peu honteuse. Mais il existait aussi quelques hypocondriaques qui paraissaient heureux d’attendre leur tour une fois par semaine – des femmes et des hommes que la solitude désespérait. Les vrais malades, eux, se faisaient toujours discrets.
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Vidéo de Christian Signol
Extrait du livre audio "Sur la terre comme au ciel" de Christian Signol lu par Nicolas Nicodème. Parution CD et numérique le 20 janvier 2021.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/sur-la-terre-comme-au-ciel-9791035403959
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