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Michel Deutsch (Autre)
EAN : 9782277115854
212 pages
Éditeur : J'ai Lu (04/01/1999)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 114 notes)
Résumé :
Le vieux Guetteur, Avluela la Volante, et Gordon, un Elfon, revenaient vers Roum, la ville aux sept collines.
Le Guetteur était las d'avoir usé ses yeux et ses sens à détecter l'invasion extraterrestre dont la Terre se croyait menacée. Il avait fini par perdre la foi dans le principe fondamental de sa Guilde.
Tout son univers allait pourtant basculer quelques heures plus tard. Sa jeune protégée Avluela était remarquée par le Prince de Roum qui abusait ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
thimiroi
  05 janvier 2018
Précédées de livres tout à fait réussis (Les Déportés du Cambrien, Les Masques du temps...), Les Ailes de la nuit sont néanmoins le premier roman où Robert Silverberg montre toute l'ampleur de son talent.
L'action se passe dans un lointain avenir, sur une Terre dévastée ; l'humanité, après avoir accédé aux étoiles et traité avec le plus grand mépris certains peuples extraterrestres, a provoqué de terribles catastrophes en voulant modifier le climat de la Terre : d'immenses zones se sont complètement asséchées, ce qui a provoqué l'effondrement de toute une civilisation.
Le narrateur, un vieil homme nommé Tomis, est un Guetteur ; chaque jour, il utilise des instruments qui lui permettent d'observer les profondeurs célestes pour donner l'alerte : les extraterrestres humiliés ont promis de venir se venger. Et, un jour, l'invasion se produit…
Le monde de Tomis s'écroule. Il va de Roum (Rome) à Perris (Paris) pour comprendre le passé de l'humanité, puis, se rendant coupable d'un terrible crime, de Perris à Jorslem (Jérusalem) pour connaître peut-être la rédemption et commencer une nouvelle vie…
Ce roman conjugue de manière heureuse, à travers une belle écriture, tous les grands thèmes que Silverberg développera ultérieurement : l'hubris de l'humanité et ses conséquences funestes, le sens de la vie et l'approche de la mort, la chute et la rédemption, l'aspiration à sortir de soi, à s'élever, pour communier avec les autres et avec le monde.
Un oeuvre magistrale.
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Millencolin
  23 février 2018
J'enchaine les romans de Robert Silverberg et j'apprécie toujours autant cet auteur. Je n'ai pas encore eu de véritable coup de coeur, ni eu le sentiment d'avoir lu un véritable chef d'oeuvre, mais toujours quelle qualité d'écriture, quelle imagination, et surtout quel foisonnement de thématiques, de questionnements et de messages !
L'auteur peut inventer n'importe quelle intrigue, à n'importe quelle époque et dans des endroits toujours différents, il parviendra encore et toujours à nous interroger sur la morale de l'homme, ses vices, ses vertus, et sur ce qui constitue, tout simplement, l'être humain, que ce soit son corps, son âme, son esprit, ses idées et son but dans la vie.
Ici, il s'agit d'un roman narrant la fin de la décadence humaine, la fin de l'inexorable déclin de notre race (ou plutôt des habitants de la Terre pour être plus précis). Sans trop en dévoiler, les Terriens, tel Icare, à trop vouloir voler près du Soleil, ont fini par se brûler les ailes. Mais au lieu d'apprendre de leurs erreurs et d'en profiter pour revoir leur façon de penser, ils s'entêtent dans leur volonté de division, dans leur méfiance et leur mépris vis à vis de tout ce qui est étranger et différent d'eux, en instaurant des systèmes de castes. Un retour en arrière, à un système ancestral qui, au lieu d'être salvateur et rédempteur, les plonge toujours un peu plus dans leurs travers, avec toutes les conséquences néfastes qu'engendrent l'égoïsme, la discrimination et le racisme.
Seule l'adversité incarnée par une occupation totale, et sans aucune résistance, de l'ensemble la race terrestre peut apporter les germes d'une possible résurrection.
Pour la forme du roman, celui-ci se compose de trois parties distinctes. Chaque chapitre est extrêmement court. L'ensemble l'est également, et le tout se lit à une vitesse dépassant l'entendement. D'ailleurs je l'ai fini en 24h. J'espère que mon chef n'est pas inscrit sur ce site et ne me lira pas. Ou bien devrai-je attendre samedi ou dimanche pour poster ma critique !? Oh trop tard, j'ai cliqué sur OK....
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Fifrildi
  20 septembre 2017
Je viens de refermer ce livre et vraiment : quel bon moment de lecture. J'ai beaucoup apprécié l'histoire et la façon dont elle a été racontée surtout la partie qui fait le "récit cohérent de la chute de l'homme."
On suit le parcours d'un vieux Guetteur et des quelques personnages qui vont croiser son chemin pour l'aider à trouver sa destinée alors que la Terre a changé de propriétaire...
Robert Silverberg nous fait surtout réfléchir sur les limites à ne pas franchir pour faire de la Terre "un monde délaissé, un bras mort et stagnant de l'univers". Ce livre a été écrit en 1968 mais il est de toute évidence passé inaperçu car souvent je me demande combien de temps nous reste-t-il avant le point de rupture?
Quoi qu'il en soit, il fait partie des livres que je relirai à l'occasion.
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basileusa
  19 janvier 2019
Je ne savais rien de ce livre avant de le commencer car je ne lis pas les 4éme de couverture et comme à chaque fois que je découvre un nouveau Silverberg, c'est une très bonne surprise ! C'est un roman de science-fiction qui se passe sur terre, des milliers d'années après notre ère . Une terre ouverte aux autres mondes mais diminuée ,autant physiquement que sur le plan technologique par rapport à avant. Pourquoi cet état et pourquoi des guetteurs scrutent le ciel quatre fois par jour ? Un roman prenant, fascinant et riche qui montre tout le talent de l'auteur ! Même la fin je la trouve bien trouvée alors qu'avec un autre auteur elle aurait pu me paraitre un peu niaise . Silverberg sait parfaitement mettre en valeur ses idées de tolérance et de respect de l'environnement sans être moraliste . Je suis vraiment contente à chaque lecture de découvrir ce fabuleux auteur grâce au challenge de Fifrildi !
Challenge auteur Silverberg
Challenge Mauvais genre 2019
Multi-défis 2019
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Nadou38
  23 janvier 2018
«Les ailes de la nuit» est le premier roman que je lis de Robert Silverberg et c'est une heureuse découverte.
L'histoire se déroule sur notre bonne vieille Terre dans un avenir très lointain. La société mondiale est organisée en différentes confréries qui assurent chacune leur rôle. Parmi elles, les guetteurs, dont fait partie le narrateur. Il doit en effet surveiller plusieurs fois par jour l'éventuelle arrivée d'un ennemi qui doit venir de l'espace. C'est que... les hommes savent qu'ils ne sont plus seuls dans l'univers et ont établi commerces et relations avec des peuples d'autres planètes. Notre guetteur va être témoin de l'arrivée de ces envahisseurs et de leur annexion de la Terre...
J'ai beaucoup apprécié l'écriture de monsieur Silverberg. Il a une manière de décrire les lieux et les personnages qui donne des images plein la tête ! Cela se lit facilement et on est très vite immergé dans l'histoire et l'univers proposé par l'auteur.
Un univers que j'ai beaucoup aimé,
où la géographie de notre planète a changé suite à des bouleversements climatiques, les noms des grandes villes et continents ont changé mais on y reconnaît le nom de nos grandes cités d'aujourd'hui et d'hier (Roum, Perris, Jorslem...) l'agencement des mers et océans a également changé (la mer Méditerranée devient le Lac Medit),
où les humains développent des capacités extraordinaires suivant la confrérie à laquelle ils appartiennent,
où l'on utilise des objets insolites qui ressortent de la magie, je pense en particulier à l'ultrapoche, une espèce de petit sac capable de recevoir quantité d'objets de n'importe quelle taille...
Une histoire qui m'a surprise par le tournant inattendu qu'elle a prise. En lisant la première partie, je m'attendais à suivre l'histoire d'une révolte humaine contre l'envahisseur. Et bien, ce n'est pas tout à fait cela, et j'ai beaucoup apprécié cette orientation. Je n'en dis pas plus...
Silverberg aborde à travers son roman différents thèmes liés au comportement de l'homme et sa considération souvent supérieure de lui-même sur le reste : la manipulation génétique, celle sur le climat, le rapport aux autres espèces vivantes... Des actes effectués au nom de la science, mais qui font alors peu de cas de l'éthique et de la prudence. L'auteur en vient inévitablement à parler de rédemption, ainsi que d'amour et de tolérance...
Un excellent moment de lecture qui m'incite vivement à découvrir d'autres ouvrages de cet auteur.
Lu dans le cadre du challenge «2018, l'année Robert Silverberg...»
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   10 octobre 2017
Jorslem a pour seule vocation d'accueillir les Pèlerins et d'occasionnels touristes de sorte que ce n'est en réalité qu'un vaste caravansérail. [...]
Le quartier le plus ancien, si petit qu'il faut moins d'une heure pour le traverser de bout en bout à pied, est enfermé derrière les hauts murs. C'est là que sont rassemblés les sanctuaires vénérés par les vieilles religions de la Terre — les christiens, les hébroux, les mislams. On prétend que le lieu où mourut le dieu des christiens se trouve là mais c'est peut-être une légende déformée par le temps car un dieu qui meurt, cela dépasse l'entendement. Dans un coin de la vieille ville se dresse un dôme doré, sacré pour les mislmas et qu'entretient avec soin le petit peuple de Jorslem. Il est bâti sur une hauteur devant laquelle se dresse le mur de grosses pierres grises qu'adoraient les hébroux. Ces choses demeurent mais l'idée qu'elles concrétisaient s'est évanouie. Quand j'étais parmi les Souvenants, je n'avais jamais rencontré un seul érudit capable de m'expliquer quel mérite il y a à rendre un culte à un mur ou à un dôme d'or. Et pourtant, les anciens documents sont formels : ces trois croyances du premier cycle furent d'une grande profondeur et d'une grande richesse.
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moraviamoravia   26 août 2013
Le premier symptôme est la desquamation, des démangeaisons, de l'irritation.
La peau se détache par plaques au contact du linge. Puis les os se décalcifient et deviennent mous. La chair acquiert une consistance flasque, caoutchouteuse, mais ce n'est encore là que la première phase. Bientôt on constate un durcissement des tissus externes. Une épaisse membrane opaque se forme sur la surface de l'œil, les narines peuvent se souder, la peau est rugueuse et granuleuse.C'est le stade dit prophétique : le patient acquiert les dons des somnambules et prononce des oracles.
Il arrive que l'esprit se détache du corps pendant des heures sans que les processus vitaux s'interrompent pour autant.
La cristallisation intervient vingt jours après la contamination .
Le squelette se désagrège, l'épiderme se fendille et se craquelle, formant des cristaux brillants rigoureusement géométriques.
L'aspect du malade est alors d'une grande beauté.
Il est comme une reproduction de lui-même qui aurait été faite en pierres précieuses. Les cristaux ont des miroitements violets, verts, rouges.
D'une heure à l'autre, leur facettes se remanient. La plus faible lumière arrache à l'infortuné des reflets éblouissants qui sont une joie pour l'œil.
Pendant ce temps interviennent des transformations internes comme si une étrange chrysalide était en train de naître.
Durant toute cette métamorphose, les organes continuent miraculeusement de fonctionner bien que, à la phase cristalline, le malade ne soit plus capable de communiquer. Il est possible qu'il n'ait pas conscience des changements qui ont lieu en lui.
Enfin les organes vitaux sont atteints et les mécanismes métaboliques prennent fin. L'agent agresseur ne peut, en effet, transformer les organes sans tuer l'hôte du même coup.
La mort est rapide : une brève convulsion, une dernière décharge de l'influx nerveux, le corps du cristallisé s'arque tandis que retentit un frêle tintement de verre qui tremble - et c'est fini.
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MillencolinMillencolin   23 février 2018
A présent, notre existence n’avait plus de sens.

La nuit, le brasillement des étoiles nous tournait en dérision. L’univers entier était témoin de notre abaissement.

Le vent froid de l’hiver nous disait que nous avions perdu la liberté en punition de nos péchés. Le flamboiement brûlant de l’été nous disait que nous avions été humiliés pour notre orgueil.
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BazaRBazaR   28 octobre 2013
[Relax67: l'ultrapoche, voilà un impressionnant objet du futur, presque aussi performant qu'un sac de femme (je blague)]
Il sortit son ultrapoche de dessous sa tunique, la posa devant moi, l'ouvrit de façon à pouvoir y glisser la main et, tout en ahanant, entreprit d'en extraire quelque chose de long et de lourd. Cela ressemblait à une pierre blanche. J'identifiais l'objet: c'était une colonne de marbre cannelée, grêlée par le temps.
...
La capacité de l'ultrapoche était illimitée. On aurait pu en enfourner le contenu d'un monde entier, dans cette sacoche grise et ratatinée, pas plus grande qu'une main d'homme. Gormon en retira des pièces de machine, des rouleaux de lecture,... trois carrés de de verre scintillants, cinq feuilles de papier et une multitude d'autres vénérables reliques
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BazaRBazaR   30 octobre 2013
[C'est un extraterrestre nouveau maître de la Terre qui parle]
"Le Volonté a décrété que la défaite serait votre châtiment c'est cela? Mais si elle est omnipotente, elle a forcément décrété aussi que vos pères commettraient le crime qui a rendu le châtiment nécessaire. Non? La Volonté qui se fait des niches! Voilà bien la difficulté de croire en une force divine déterminant tous les évènements! Où est l'élément de choix qui donne son sens à la souffrance? Obliger des gens à commettre un péché et le leur faire expier ensuite par la défaite me semble dépourvu de toute signification. Excusez-moi si je blasphème."
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Videos de Robert Silverberg (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Silverberg
Ancienne colonie, la planète Belzagor a été rendue à ses deux espèces intelligentes. Des scientifiques décident d'assister à leur rituel secret, la cérémonie de la renaissance... Dessin : Laura Zuccheri Oeuvre originale : Robert Silverberg Scénario : Philippe Thirault
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