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EAN : 9782228908146
477 pages
Éditeur : Payot et Rivages (17/10/2012)

Note moyenne : 4.49/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Présentation

Notre attitude à l'égard des animaux est-elle correcte d'un point de vue éthique ? Faut-il étendre aux "bêtes sauvages'" la protection juridique (relative) que nous accordons aux animaux de compagnie ? L'évaluation morale de la souffrance des êtres vivants soulève de vraies questions philosophiques. Aux Etats-Unis et en Allemagne, comme dans le reste du monde anglo-saxon, le livre de Peter Singer n'a cessé de susciter analyses et débats p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
cascasimir
  07 mars 2020
Dans les années 50, Harry F.Harlow commença des expérimentations sur "la privation maternelle" sur des bébés singes...

Plus de 250 travaux de ce type, 7000 bébés subirent " la détresse, le désespoir, l'angoisse, ...et la mort."

Le plus horrible fut quand les chercheurs(?) utilisèrent des singes adultes meurtriers qui écrasèrent le visage du bébé singe, sur le sol, pour le broyer...
Quel en fut l'intérêt pour les humains?
58 millions de dollars furent dépensés, pour cette étude...
Quelques chercheurs admirent qu'ils ne faisaient que reproduire sans fin, les mêmes études, car il fallait utiliser le budget alloué...

Pour les crèmes solaires, on laissa des animaux, sans anesthésie et le poil rasé, sous des lampes UV, jusqu'à les y oublier...
(Depuis, Benetton fut l'un des premiers à ne plus utiliser d'expérimentation animale, pour ses cosmétiques.)

Pourquoi? A cause du Spécisme.
Le Spécisme permet de réduire les animaux à des "outils de laboratoire", des bêtes qui ne connaissent nullement la souffrance...
C'est le même raisonnement qui permet à un individu d'en punir un autre, avec des décharges électriques, car une Haute Autorité lui a donné l'ordre, dans un fameux " test d'obéissance"!
Une autre idéologie similaire fut le Racisme qui permit de considérer les Noirs au XVIIIe siècle, comme de la marchandise, ou le Nazisme qui utilisa des personnes considérées comme des sous-hommes...

Aux États Unis, on sacrifie 100 millions de vaches, de porcs et de moutons, 5 milliards de poulets alors que les légumes apportent 10 fois plus de protéines, que les animaux qui s'en nourrissent...

" Mais, rien ne vaut une côte de boeuf! Et saignante!" Disent certains en oubliant que beaucoup d'animaux ne sont pas anesthésiés, dans les abattoirs, avant d'être abattus!
Une vidéo de L214 montre des vaches égorgées vivantes, des porcs qui hurlent ou un veau qui essaie de s'enfuir...

Les nutritionnistes le disent : la viande animale n'est pas indispensable...( de plus, un lien a été trouvé entre le cancer du sein et la consommation de viande, et entre le cancer du côlon et la consommation de boeuf...)
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Siabelle
  07 mars 2020
Je découvre ce titre, par mon compagnon de lecture, Cascasimir, il me permet de m'enrichir et aussi de faire une bonne analyse.
C'est un essai, l'auteur, c'est Peter Singer, que je découvre dans cette oeuvre. Je me le procure, donc le livre, en petit format, il contient 477 pages, c'est fait par les Éditions Payot & Rivages, Paris 2012. C'est une lecture intéressante, qui se fait chapitre, par chapitre, on peut y aller avec les thèmes qui nous intéressent aussi. Je constate que son écriture est très accessible, on comprend bien les sujets, qu'il aborde, les maltraitances, qu'il dénonce et les souffrances, qu'il évoque, face aux animaux.
Je transmets dont la table de matières, pour en donner une idée :
- Chapitre I : Tous les animaux sont égaux
- Chapitre II : Outils de recherche
- Chapitre III : du côté de la ferme usine
- Chapitre IV : Devenir végétariens
- Chapitre V : La domination de l'homme
- Chapitre VI : le spécisme aujourd'hui
Comme je peux voir, c'est une lecture difficile, dans l'ensemble. Il te fait amener à des prises de conscience, il touche le lecteur, il reste toujours dans le respect, il amène bien des faits. Je trouve qu'il transmet bien ses opinions, il nous amène à avoir une plus grande ouverture. C'est un peu long parfois, car je ne comprends pas, toujours ses notions, qu'il emploi, c'est peut-être le seul bémol, que je peux relever. Il mentionne aussi d'autres thèmes, qui me sont moins familiers, c'est plus douloureux à lire et c'est plus complexe, à mes yeux.
C'est un excellent outil, je le conseille, on peut s'acquérir, des informations, des connaissances, des faits, des vérités. J'apprécie beaucoup lorsqu'il se dévoile, qu'il dit, que lui-même est végétarisme. Ayant vu mes parents le devenir, je sais, que ce n'est pas toujours facile, de s'adapter, surtout quand tu vis en société. C'est réalisable mais tu dois te renseigner, pour ne pas avoir des lacunes, dans ton alimentation. Est-ce qu'un jour, tout individu, arrêtera de manger de la viande, pour le bien des animaux, est-ce que c'est possible ?
«Aucun livre ne peut rien s'il ne touche une corde sensible chez ses lecteurs».
Je reste simple dans mon ressenti, il y a tellement à dire, sur son livre. Il faut le lire et le relire pour comprendre, ce que, l'auteur lui-même, Peter Singer, veut nous partager. Je le félicite, qu'il nous offre : «La libération animale», il nous sensibilise vraiment, mais ce n'est pas toujours évident, quand on le lit. En trois mots : c'est pensant, c'est déstabilisant et c'est révoltant. On y aperçoit certaines images, qu'il nous démontre, qu'on ne veut pas vraiment voir !
Je mets donc 5 étoiles, pour toute la documentation, qui nous offre, c'est à mettre, entre toutes les mains, aux personnes, qui s'y intéressent.
Je suis contente de le lire, les échanges nous permettent de faire des découvertes. J'invite donc les lecteurs, à aller voir la belle critique de Cascasimir, celui qui me le réfère.
Siabelle
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keria31
  15 avril 2016
Ouah ! Quel livre ! Voilà un auteur particulièrement intelligent qui ne peut que déranger !
Je ne m'étonne plus de voir que Singer est considéré comme le "grand penseur" du mouvement de la cause animale. Mélange de critique sociale et de philosophie, "Libération animale" dénonce à travers 2 chapitres centraux, les mauvais traitements infligés aux animaux. Et le choix de l'auteur est particulièrement judicieux car plutôt que de dresser la liste des mauvaises pratiques, il sélectionne d'entrée de jeu les 2 activités les plus tragiques envers les animaux : l'expérimentation et l'élevage intensif.
Les descriptions sont dures, voire franchement abjectes : par moment, on croirait voir un mauvais film d'horreur. Il est surtout frappant de constater que des humains, reconnus pour leurs compétences comme les scientifiques, peuvent pratiquer des tests aussi basiques que ceux des chocs électriques ou de la chaleur dans un domaine aussi subtil que celui de la psychologie. Surtout qu'ils répètent plusieurs fois ce type d'expérience entre eux et sur plusieurs espèces... A lire leurs rapports, au final, il faut toujours aller plus loin, recommencer les tests (et donc, sous-entendu, faire toujours plus de victimes) alors même que les résultats sautent aux yeux. Perso, je n'ai pu m'empêcher de me demander si ce n'était pas d'abord, par sadisme plutôt que par quête de connaissance.
Quant à l'élevage intensif, Singer là encore, se montre perspicace en insistant sur les points qui sont les plus douloureux pour les animaux : la séquestration avec une forte concentration et l'usage de sols (grillagés ou caillebotis) inadaptés pour leurs pattes. De ces conditions, il se représente alors ce que les éleveurs et beaucoup ne veulent pas voir : la souffrance de ces bêtes. Car dans cette seconde partie du XX siècle, il faut reconnaître que peu d'esprits ont dû se poser ce genre de questions, même si l'exploitation du vivant a toujours fait partie de l'Histoire : les abattoirs, les centres d'expérimentation ont beau dater d'un siècle plus tôt et l'élevage remonter au début de notre civilisation, les gens ne se sont jamais trop intéressés au sort des animaux. C'est sûr, Singer est le premier a voir vraiment réussi à sortir le sujet de l'ombre dans lequel il était depuis lgtps englué au point de lancer le mouvement de la cause animale. Du coup, il montre ainsi l'envers du décor de nos sociétés occidentales (soi-disant si policées) : des sociétés qui cachent, derrière l'éclat des richesses et du savoir cumulés, ses milliards de victimes, à savoir les animaux.
Enfin la dimension philosophique vaut le détour : par l'originalité de sa pensée existentielle dans le chapt 1 qui engage une réflexion sur la réelle valeur d'une vie. Selon, Singer, celle-ci repose sur des critères qui dépassent les barrières traditionnelles du sexisme, du racisme et plus largement, de ce qu'il appelle le spécisme. Et il dresse, dans le chapt 4, un rapide historique des théories de l'homme sur ses rapports avec les animaux à travers des textes religieux et philosophiques qui vont de la Bible jusqu'à des auteurs du XIX. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la tradition chrétienne, en la matière, est mise à mal.
Bref, du haut niveau, un grand crû de la littérature d'idées qui depuis sa parution en 1975, devrait être incontournable. Un livre que je conseille absolument pour ceux qui veulent vraiment apprendre et "se dessiller les yeux" sur la société occidentale d'autant que, même, s'il est complexe par son sujet, il est selon moi, assez facile à lire par sa forme.
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sumitsuki
  20 février 2011
Le livre fondateur du mouvement éponyme. Avant il y avait les réformistes (ceux qui militent pour un meilleur traitement des animaux, plus humain, etc, mais pas pour la fin de l'exploitation animale), avec Singer voilà les abolitionnistes. Ceux qui veulent fiche la paix, *intégralement*, aux animaux. Un truc d'alien, en somme. L'homme relate les débuts de son combat, les incompréhensions totales, puis les visites de laboratoires, les vérités hurlantes ; et voilà que non content de militer pour les bêtes, il philosophe, et pas qu'un peu. Singer pose donc, avec ce livre qui est la bible des abolitionnistes, les fondements philosophiques de l'anti-spécisme, qu'il définit en miroir avec l'anti-racisme ou l'anti-sexisme. C'est une position radicale (on sait sur cette Clef l'attachement très positif relié à l'étymologie de ce mot), qui ne peut qu'aller vers le véganisme, qui a le toupet d'être cohérente, logique, et donc qui énerve tout le monde. Parce que, d'une cela remet salement en question la définition de l'humain – et Singer n'élude pas cette question-là – et de deux, cela emmerde à un point inimaginable les tenants de l'économie néolibérale. Au point que Singer est ciblé comme une des personnalités américaines les plus dangereuses pour la patrie.
Je dois dire que depuis à peu près un an, je tente en vain de terminer cet ouvrage. Non pas que je ne sois convaincue – au contraire, on l'aura compris – mais à cause de l'horreur pure des expériences décrites sur les animaux. Je n'y arrive pas.
Mais je continue de parler du livre et de me pencher sur ses aspects théoriques, parce que cela me semble un vrai pilier de la présente question.
Le reste de ma bibliographie thématique sur ma Clef...
Lien : http://laclefdefa.wordpress...
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PerleDulac
  07 janvier 2017
Je suis très surprise de voir que ce livre, qui est un ouvrage de référence dans le débat contemporain en éthique animale (pour reprendre les termes utilisés en 4e de couverture de l'édition de poche), ait si peu de lecteurs dans la babéliosphère et qu'il ait été si peu critiqué.
Je me sens éminemment concernée par la condition animale en tant qu'être humain. Et ce livre me conforte dans l'idée que nous devons absolument traiter les animaux comme nos semblables, nos égaux, et les respecter.
Au même titre que le racisme et le sexisme, le spécisme est un comportement que je n'arrive plus à admettre et j'ai énormément de mal à comprendre qu'il soit aussi répandu et communément accepté dans nos sociétés modernes.
Par chance, et grâce entre autres à ce genre d'ouvrage extrêmement bien écrit et accessible à tous, les mentalités commencent à évoluer et s'ouvrent au monde des animaux non-humains.
Je ne peux que vivement vous le conseiller, si vous voulez prendre conscience de ce que nous faisons subir aux animaux, comprendre ce qui dans notre Histoire commune nous a conduit à agir ainsi jusqu'à présent, et comprendre pourquoi/comment nous devons/pouvons modifier cet état de pensée.
En un mot, ce livre est indispensable.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
asn83asn83   12 novembre 2015
Je crois que nos comportements actuels vis à vis de ces êtres sont fondés sur une longue histoire de préjugés et de discrimination arbitraire. Je soutiens qu'il ne peut y avoir aucune raison - hormis le désir égoïste de préserver les privilèges du groupe exploiteur - de refuser d'étendre le principe fondamental d'égalité aux membres des autres espèces. Je vous demande de reconnaître que vos attitudes à l'égard des membres des autres espèces sont une forme de préjugé tout aussi contestable que les préjugés concernant la race ou le sexe.
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PerleDulacPerleDulac   07 janvier 2017
Sous la plupart des rapports, les êtres humains ne sont pas égaux ; et si nous cherchons une caractéristique qu'ils possèdent tous, il s'agira nécessairement d'une sorte de plus petit dénominateur commun, choisi si bas qu'aucun être humain n'en sera dépourvu. Le hic est qu'aucune caractéristique possédée ainsi par tous les êtres humains ne sera propre aux seuls êtres humains. Par exemple, tous les humains, mais pas seulement eux, sont capables de ressentir la douleur ; et alors que seuls des humains sont capables de résoudre les problèmes mathématiques complexes, tous les humains ne le sont pas. Il s'avère donc que dans le seul sens où l'on peut vraiment dire, en tant qu'affirmation de fait, que tous les êtres humains sont égaux, au moins certains membres d'autres espèces sont eux aussi "égaux" - c'est-à-dire égaux aux humains.
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PerleDulacPerleDulac   07 janvier 2017
Les humains tuent d'autres animaux par sport, pour satisfaire leur curiosité, pour embellir leurs corps et pour flatter leur palais. Les êtres humains tuent en outre des membres de leur propre espèce par cupidité ou par désir du pouvoir. De plus, les êtres humains ne se contentent pas de simplement tuer. A travers toute l'Histoire, ils ont montré une tendance à tourmenter et à torturer tant leurs semblables humains que leurs semblables animaux avant de les mettre à mort. Aucun autre animal ne s'intéresse beaucoup à cela.
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PerleDulacPerleDulac   07 janvier 2017
La télévision américaine diffuse presque chaque soir des émissions sur les animaux dans la nature (ou censés y être - ils ont parfois été capturés et relâchés dans des espaces plus restreints pour faciliter le tournage) ; mais le temps d'antenne consacré à l'élevage intensif se limite aux plus brefs des aperçus inclus dans les rares émissions "spéciales" portant sur l'agriculture ou la production alimentaire. Le spectateur moyen doit en savoir plus sur la vie des guépards et des requins qu'il n'en sait sur celle des poulets ou des veaux à viande.
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PerleDulacPerleDulac   07 janvier 2017
Il est vrai que bien des problèmes dans le monde méritent que nous leur consacrions notre temps et notre énergie. La famine et la pauvreté, le racisme, la guerre et la menace d'anéantissement nucléaire, le sexisme, le chômage, la sauvegarde de notre fragile environnement : tous ces problèmes sont des questions majeures, et qui peut dire lequel d'entre eux est le plus important? Néanmoins, si nous écartons de notre esprit les préjugés spécistes nous pouvons voir que l'oppression des non-humains par les humains a sa place parmi ces problèmes. La souffrance que nous infligeons aux êtres non humains peut être extrême, et le nombre d'individus impliqués est gigantesque : rien qu'aux Etats-Unis, plus de 100 millions de porcs, de boeufs et de moutons endurent chaque année les étapes décrites au chapitre III ; des milliards de poulets font de même ; et au moins 25 millions d'animaux subissent des expériences.
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Video de Peter Singer (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter Singer
Interview extraite du film d'Astra Taylor "Examined Life" sorti en 2008.
>Ethique>Autres normes éthiques>Attitude envers les animaux (10)
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