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EAN : 9782266149136
224 pages
Pocket (23/12/2005)
3.88/5   103 notes
Résumé :

Dans son Journal d'une apprentie chamane, Corine Sombrun racontait l'incroyable aventure qui l'avait conduite, sur les traces d'un chamane péruvien, au fin fond de la forêt amazonienne. Elle a poursuivi sa quête spirituelle en Mongolie auprès des chamanes Tsaatanes, qui vont lui révéler qu'elle est elle-même chamane et doit suivre leur enseignement. Commence alors pour elle une initiation qui comporte outre l'apprentissage des différents rituels, la vie ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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michfred
  04 juin 2021
Par le plus grand des hasards, j'ai regardé le film de Fabienne Berthaud, Un monde plus grand.
Ma curiosité ayant été éveillée par cette histoire vraie, entre chemin initiatique et investigation scientifique sur l'état de transe, je suis allée voir du côté de Corine Sombrun dont Cécile de France campait le personnage à l'écran et dont le livre a inspiré le scénario.
Bonne pioche !
Une ethnomusicienne parisienne, endeuillée par la perte de sa compagne, vient chercher une rencontre avec la disparue sous l'égide des chamanes de Mongolie... et se découvre elle-même chamane, à sa très grande surprise et à celle du chamane qu'elle est venue consulter : l'esprit du loup s'empare d'elle à la première consultation à laquelle elle assiste.
Aussi décide -t-elle de revenir se former, avec une femme chamane cette fois, et de partager sa rude vie et celle de sa famille pendant de longs mois.
Ce qui m'a plu, c'est le naturel de cet étrange journal de bord, factuel et concret malgré le contexte irrationnel. La transe chamanique fait bon ménage avec l'art de construire une yourte en pleine
tempête ou celui de traire un(e) renne !
Cela tient sans doute au ton du récit, plein d'autoderision et d'humour, comme si l'auteur mettait à distance son étonnante expérience sans vouloir se pousser du col, mais aussi plein d'une vraie attention aux autres -tellement autres et pourtant si proches- ainsi que d'une émotion sincère quand se renoue, régulièrement, le dialogue avec l'amie disparue.
Ce n'est ni un chef d'oeuvre ni un récit de voyage circonstancié et abouti : plutôt une sorte de bouteille... à la steppe, jetée avec désinvolture et simplicité, mais qui donne envie d'en savoir plus sur cette Mongolie des chants diphoniques et des transes tambourinées, des esprits hostiles ou amicaux, des dialogues avec les bêtes sauvages au fond d'un verre de vodka , avant que le tourisme et le mode de vie occidental, ces deux rouleaux compresseurs des cultures menacées qu'on sent déjà à l'oeuvre dans ce récit n'aient définitivement tout nivelé.
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MELANYA
  15 décembre 2021
"Mon initiation chez les chamanes : Une Parisienne en Mongolie."
Une ethnomusicienne française qui désirait suivre l'enseignement d'un chaman péruvien : une démarche pas commune. C'est ce qu'a fait Corine Sombrun en le retraçant dans un livre.
Puis d'autres ouvrages ont suivi, l'auteure étant devenue ainsi, une écrivaine-voyageuse. Elle a poursuivi en Mongolie, avec les chamanes Tsaatanes qui lui révèlent qu'elle est, elle-même une chamane car elle les aptitudes pour cela …
C'est un récit bien singulier de cette parisienne en Mongolie, pour son expérience intérieure. Elle doit suivre l'enseignement de ces chamanes et poursuivre cette quête initiatique, en découvrant une culture, la sienne.
Dans son ouvrage, elle nous fait part de son témoignage fascinant. On lit son apprentissage des différents rituels – la vie se passe en commun sous le tipi – on y voit des rennes, le dressage des chevaux, comment maîtriser le froid – la nature avec la steppe – l'expérience intérieure – la préparation du thé ou comment maintenir un tipi chauffé car, en Mongolie, il n'est pas étonnant de voir tomber la neige en plein été….
La famille d'Enkhetuya l'a adoptée et va l'initier à son « art » car l'Occidentale, c'est certain, a un don.
Le tout est raconté avec une bonne dose d'humour (il fallait le faire) et le lecteur y ressent tout un mélange d'émotions – le style est simple, il est aussi empreint d'une certaine autodérision : Corine Sombrun « ne se prend pas la tête ».
Ce livre a été adapté au cinéma et Cécile de France y interprétait le personnage de Corine Sombrun.
♥♥♥♥♥

Lien : https://www.babelio.com/monp..
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OSOLEMIO
  01 janvier 2020
Corine Sombrun, après une expérience chamanique en Amazonie et, surtout après le décès de son compagnon décide de partir en Mongolie à la recherche de son " aimé " disparu et de son "moi " profond !
Elle est adoptée par la famille d'Enkhetuya : une chamane qui va l'initier à son "art" car elle a deviné que cette occidentale avait un don !
Corine Sombrun nous fait partager ses aventures, la vie des Tsaatans qui sont simples, accueillants, généreux mais aussi la rudesse du climat d'altitude, les transhumances, les paysages purs, sauvages avec les yacks, les rennes et même les corvées pour vivre ( survivre ) !
Corine Sombrun avec un grand tambour en peau, une guimbarde, des grelots et un bâton va être initiée avec la chamane à vivre des transes et à dominer ses peurs....à devenir une "psychonaute" !
Au chamanisme culturel mongol s'ajoute le chamanisme cognitif qui va intéresser Corine Sombrun dans le but de partager et pratiquer ses acquis dès son retour en France et, surtout se servir de cet état de semi conscience pour faire évoluer le traitement des thérapies cognitives.
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Apoapo
  24 mars 2020
J'ai pris connaissance du travail de Corine Sombrun d'incitation de la recherche médicale à se pencher sur la transe chamanique, grâce à sa propre expérience d'initiation chamanique, suite à la très bonne adaptation cinématographique de cet ouvrage par Fabienne Berthaud : « Un monde plus grand ».
Dans la lecture, après un temps d'adaptation plutôt court à un style très particulier, fait de phrases extrêmement courtes, de descriptions apparemment d'une grande simplicité, j'ai apprécié d'abord le rythme de la narration qui « fonctionne », qui, tel un tableau impressionniste, prend sa cohérence dans le pointillé de ses touches de couleur, pourvu qu'on recule d'un pas.
La forme du journal intime qui conserve l'économie de mots des notes prises sur le moment, avec un intitulé de chaque entrée journalière par un « Extérieur » et un « Intérieur (de moi) », l'adresse à ce « tu » qui, on le comprend vite même sans avoir vu le film, se réfère au conjoint décédé, confèrent à la narration la progressivité de la prise de conscience de l'auteure de sa démarche initiatique, qui est vécue sans exotisme, sans aucun esprit « new age », mais à l'inverse avec tout le poids d'une lourde responsabilité qui comporte aussi un danger de mort très réel. Les multiples descriptions des cérémonies de transe sont magistrales, et elles aussi, dans leur diversité, entraînent le lecteur tout comme l'apprentie chamane dans une compréhension graduellement accrue des enjeux de son initiation. Entre ces cérémonies, les pas sur le quotidien de l'héroïne, dans la rudesse du milieu naturel et parmi les membres de la famille de la chamane qui prend la charge de lui transmettre son savoir, sur une période de trois ans, dont nous ne lisons que les deux premiers, montrent, sans la condescendance ni l'esprit d'aventure que l'on pourrait redouter chez un écrivain-voyageur, une étonnante capacité d'adaptation tout en gardant sa personnalité et une tout aussi remarquable capacité de communication sans connaître la langue – contrairement à ce que montre e film – même avant que n'apparaisse le personnage de Laetitia, la chercheuse française spécialiste du chamanisme mongole, qui traduit mais se tient en retrait, en posture d'observation scientifique non participative.
Enfin, la postface datée du « 28 juin 2019, 18 ans plus tard... », outre que pour mentionner avec une certaine désolation les ravages que le développement du « tourisme chamanique » a provoqués sur les personnes et les paysages dans ce laps de temps, est très intéressante dans la mesure où l'auteure explique sa démarche de sensibilisation scientifique après son initiation, et surtout les perspectives thérapeutiques de la transe en psychiatrie et en neurologie. Ce texte décentre encore plus le propos de l'égotisme que l'on pourrait craindre, et éclaire l'ensemble de l'ouvrage d'une lumière propre à « un monde plus grand ».
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SophieLesBasBleus
  05 décembre 2018
J'ai retrouvé avec un immense plaisir l'écriture de Corine Sombrun et la manière inimitable dont elle raconte ses aventures d'apprentie chamane. Guidée par un rêve, là voilà arrivée en Mongolie, dans la famille d'Enkhetuya. C'est la découverte d'une autre façon de vivre, âpre et joyeuse, en intimité avec la nature. Dès que le tambour chamanique résonne, les visions affluent et la narratrice, incrédule, apprend qu'elle possède des dons de chamane, qu'il lui faut exploiter, mais, avant tout, maîtriser. Enkhetuya sera son guide lors de ces transes provoquées par le son du tambour et de la guimbarde. Avec elle, Corine apprend à reconnaître les esprits et à communiquer avec eux. Ces états de conscience modifiée l'emmènent dans des voyages qui la relient aux forces naturelles et dans lesquels elle cherche éperdument à retrouver l'être aimé. Cette quête du sens d'une mort prématurée, ce désir vertigineux d'atteindre la personne disparue, prend, sous la plume de l'auteure, une dimension quasi mythologique et atteint ainsi une force d'émotion saisissante.
Gorgée de vie, de sensations, de couleurs et d'étonnements, l'écriture nous baigne dans le quotidien de cette famille aussi bien que dans l'étrangeté de l'expérience chamanique. Sans occulter ses doutes, ses questions, ni son scepticisme, l'auteure décrit son apprentissage avec une honnêteté sans faille. Ni prosélyte, ni dogmatique, ni didactique, le récit explore tous les aspects de cette expérience extraordinaire et laisse toute la place aux interrogations qui ne manquent pas de surgir. L'émotion jaillit à chaque page à travers des rencontres et des situations surprenantes qui, toutes, semblent prendre sens et définir des trajectoires qu'il appartient à chacun de suivre ou pas.
Un voyage et un récit pétris d'humanité et de toutes les énigmes qu'elle recèle encore.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
almoalalmoal   31 décembre 2020
Je sens que le son m'emporte. Mes yeux se ferment. Je glisse. Jusqu'à ce que Naraa se mette à me taper dessus. J'ouvre les yeux. Elle me parle ? "Reviens tout de suite ou je te fais sortir ! Balgir a dit que c'était dangereux pour toi d'entrer en transe..." Mes oreilles aspirent le son du tambour comme un vertige sonore. C'est terrible ce qu'a dû subir Ulysse avec les sirènes. Terrible. Frustrant. Insupportable. Je me mets en colère. J'engueule Naraa, je la supplie de me laisser partir dans le son. Elle s'en fiche. Elle continue de me taper. Ma tête va exploser. Laisse-moi plonger. Elle s'en fiche. Elle me tape. Jusqu'à ce que le tambour s'arrête. Comme une marionnette dont on aurait coupé les fils, je tombe dans le silence. Epuisée. (p. 59)
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rojomaxrojomax   23 décembre 2019
Tout ce que je sait, c'est qu'il faut attendre. Que ce soit le moment C'est ça le pire. Attendre. Je vais réfléchir. Non. Pas réfléchir. Surtout pas. Les réponses de la vie ne s'apprenne pas. Elles s'imposent. Comme celles de la mort. La questionner c'est s'inquiéter d'autre chose que de l'instant. C'est être en dehors de la vie. Et c'est perdre sont temps puisque la réponse arrive forcément.
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florinetteflorinette   07 avril 2013
J'ai quand même décidé de suivre le signe que j'avais reçu lors de ce rêve fait en Amazonie, ce rêve dans lequel un jeune homme me demandait d'écouter et de reproduire un chant diphonique. Le chant diphonique se pratique en Mongolie et chez les Touvas, une population de Sibérie. Pas en Amazonie. C'est un chant sacré, qui consiste en l'émission simultanée de deux sons. Je m'étais alors posé la question. Pourquoi avoir rêvé de cette technique mongole lors d'une initiation en Amazonie ? Était-ce un signe? Une piste à suivre ? J'ai tenté. J'ai décidé. De rencontrer des chamanes mongols et, sans espérer devenir leur apprentie, d'au moins enregistrer les cérémonies pour la BBC. Il fallait que je voie, que je sache, si c'était vraiment un signe ou si je devenais folle. De toute façon depuis ta mort je n'ai plus rien à perdre, je me fous des conséquences. Voilà.
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OSOLEMIOOSOLEMIO   01 janvier 2020
Je n'aurai jamais pensé lors de ces premiers voyages en Mongolie que " devenir ce que je suis" me conduirait à ces découvertes.
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polarjazzpolarjazz   15 août 2020
Laetitia me dit que je suis revenue exactement au moment où le tambour s'est arrêté. Je lui parle du jeune homme. On se pose des questions sur sa "qualité" d'esprit. On opte pour solution plus rassurante. Il est sans doute celui qui me représente. Mon "je" dans l'inconscient. La transe me permettrait d'entrer en contact avec lui. "Il" serait mon guide. Celui qui peut m'emmener dans toutes les dimensions de mon cerveau. Celui qui est déconnecté de mon mental. Celui qui sait toutes les choses que je ne sais pas que je sais. Peut-être le reflet de "moi". Dans le miroir.
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Videos de Corine Sombrun (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Corine Sombrun
Interview de Corine Sombrun sur la transe chamanique/cognitive
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