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Marianne Millon (Traducteur)
ISBN : 2742777334
Éditeur : Actes Sud (15/09/2008)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 120 notes)
Résumé :
“Je suis tombé amoureux d'une femme inconnue” : romancier à succès, Juan Cabo ne dispose que de ces quelques mots pour reconstruire son identité. Il les a couchés sur un carnet avant l'accident qui lui a coûté la mémoire. Mais l'inconnue est-elle une créature réelle ou de fiction ? De retour au “cercle littéraire”, où il a dîné le soir de la tragédie, Juan Cabo y rencontre une poignée de figures équivoques puis un détective spécialisé dans les affaires littéraires, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Malaura
  09 juin 2011
"Je suis tombé amoureux d'une femme inconnue".
Tels sont les derniers mots que le célèbre écrivain Juan Cabo a écrit dans son carnet avant de perdre la mémoire dans un accident de voiture.
Au sortir de l'hôpital, Juan Cabo se demande : cette femme est-elle fictive, personnage d'un nouveau roman, ou bien réelle ?...
En tentant d'élucider cette énigme pour reconstruire son identité, l'écrivain s'embarque dans une aventure délirante où fiction et réalité ne sont jamais là où on les croit.
Etonnant, captivant comme tous les livres du génial Somoza, "Daphné disparue" nous met dans un état de fébrilité littéraire, une avidité de lecture, une exaltation, proprement jubilatoires.
L'auteur, à l'instar d'un dieu facétieux, brouille les pistes, manipule protagonistes et lecteurs, nous entraîne dans le labyrinthe de la création, là où le fictif et le réel se confondent, pour démontrer, dans cet épatant jeu de pistes, le principe essentiel de l'écriture "comme façon de nous trouver nous-mêmes".
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Pirouette0001
  14 juillet 2017
Premier livre que je lis de cet auteur. A lire les quatrièmes de couverture, je m'étais toujours dit que ses livres paraissaient un peu intellectuels et c'est tout l'inverse. J'ai découvert une histoire passablement tirée par les cheveux et totalement inutile. A mes yeux. Vu les cotes obtenues d'habitude par les livres de cet auteur, c'est peut-être une mauvaise pioche et j'essaierai sans doute un autre un jour, mais celui-ci, franchement, n'en vaut pas la peine. Toujours à mon estime, bien sûr.
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Apoapo
  06 février 2016
Dans ce roman, qui précède La Caverne des idées et qui est donc le plus ancien disponible en français, se trouve déjà posée la problématique du dépassement de structure classique de la fiction : l'auteur (omniscient) crée un protagoniste et s'efforce de le rendre crédible au lecteur, ainsi que l'histoire qu'il narre (lui ou celui-ci, s'il est narrateur). Déjà dans ce roman les hiérarchies se confondent donc ainsi que les niveaux de narration et le statut du réalisme de chacun des éléments sus-cités : narrateur, protagoniste, personnages secondaires ; et la crédibilité est sans cesse mise en abîme, grâce à un habile jeu d'énigmes, de suspens pseudo-polar et de pistes brouillées...
La trame est pourtant relativement simple. Un écrivain devenu amnésique suite à un accident de voiture recherche sa mémoire à travers la personnification du contenu de la dernière phrase qu'il a écrite auparavant : "Je suis tombé amoureux d'une femme inconnue". Mais la "réalité" de cette "femme", se rend-il compte dès le début, est mise en doute par son propre statut d'écrivain. de plus, cette réalité textuelle, possède exactement la même valeur que celle de tous les textes d'autrui qu'il croisera au cours de sa recherche, qui, pour entretenir un suspens tout aussi fictionnel et textuel, sera parsemée de pseudo-crimes et de pseudo-personnages - qui sont peut-être autant d'auteurs... Un premier faîte de l'action consistera dans l'inversion entre recherche de la "femme réelle" et création de la "femme fictive", dans laquelle le rôle de l'écriture est, pour la première fois et pour le distinguer des autres personnages, le contraire du mensonge. La chute dépasse la révélation de la mystification - avec au passage la note de poétique fondamentale de l'ouvrage {position de l'auteur à l'encontre de son protagoniste ?} : "Aujourd'hui, le lecteur apprécie beaucoup plus le rabat que le texte. C'est le syndrome du Comment ça marche, tu comprends ? le public adore démantibuler un jouet pour voir comment il fonctionne" (p. 203) - et atteint l'inversion entière de la position du narrateur (protagoniste) avec celle de son personnage créé.
PS: J'adore le mythe de Daphné et ce prénom féminin est mon préféré.
PPS: Je suis d'accord avec la critique que l'auteur adresse, par la colère et l'ultime vengeance de son protagoniste, à l'économie de l'édition : nombreux sont les auteurs à succès qui se plaignent de ne plus avoir le temps d'écrire des oeuvres satisfaisantes...
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BrunoA
  08 avril 2013
Encore un roman de Somoza qui commence par un fait apparemment anodin et qui nous entraîne dans un univers incroyablement complexe et très bien construit.
Suspense et rebondissements sont au rendez-vous, et, comme dans ses autres romans, l'auteur nous déroute en nous faisant croire que l'on va comprendre avant de brouiller les pistes à nouveau.
On sonde l'âme humaine en même temps qu'on essaie de découvrir les fils de l'intrigue et qu'on progresse vers le dénouement.
A lire et à relire, sans réserve.
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zorazur
  14 novembre 2011
C'est une toile d'araignée d'une incroyable complexité, c'est un écheveau emmêlé par un fou, c'est une zone brouillée pour l'éternité. On croit, dans les premières pages, dans les premiers chapitres, retrouver l'inspiration géniale de "Clara et la pénombre" ou mieux encore, de "La théorie des cordes", et, plus on avance dans ce périple abracadabrantesque, plus on décroche. On va jusqu'au bout parce que c'est Somoza et que le seul fait d'avoir écrit "La théorie des cordes" en a fait un dieu vivant. Et arrivé à la dernière page du dernier chapitre, on se demande ce qu'on est venu faire dans cette odyssée sans queue ni tête où toute illogique nous échappe et où l'auteur se force à construire un invraisemblable jeu de piste qui échappe au lecteur. Certes Somoza a fait pire avec "La clé de l'abîme". Retrouvera-t-on dans son dernier roman "L"appât" la veine de ses chefs d'oeuvre ?
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   27 octobre 2008
Je ne savais pas encore qu'il y en avait un, bien sûr. Un mystère que j'allais devoir affronter. L'écrivain accepte avec effort les énigmes de la réalité : nous sommes si habitués à en inventer les arcanes que nous finissons par la confondre avec l'imagination. Mais pour toi c'est tout le contraire, lecteur. Reconnais-le : tu souffres de l'anxiété bachique de l'insolite. Le simple fait que les pages futures sont un secret te pousse à avancer. Parce que tu percevais déjà depuis le début de cette chose, qui n'est pas un roman, ni une chronique royale, ni rien qui y ressemble – je trouverai bien un nom pour le définir -, ce que je ne compris que longtemps après : tout au long coule, opalin, profond, le canal du mystère.
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AmbagesAmbages   20 mai 2019
(...) tous avaient un jour rédigé un poème, un récit, un journal personnel plus ou moins exalté de phrases heureuses. L'humanité était romancière.
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SachenkaSachenka   24 novembre 2012
Comme j'avais de la peine de penser à sa jeunesse (dix-huit ans, d'après Eustaquio), brisée prématurément, de façon rimbaldienne. "Et il ne sera même pas immortel après sa mort", me lamentais-je, car l'époque où la disparition d'un poète assurait sa pérennité était révolue. Au contraire, aujourd'hui les poètes s'accrochaient à la vie avec toute la fureur d'une vieillesse prolongée.
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corialacoriala   04 juillet 2012
La littérature est un commerce.....L'un écrit un livre; un autre le vend; un autre l'achéte, le lit et se distrait. Le livre se ferme, se laisse sur l'étagère et la vie quotidienne revient. Point. Il n'y a rien d'autre. Un livre n'est pas un être humain.
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AmbagesAmbages   09 mai 2019
Écrire, c'est nous transformer en permanence, une métamorphose incessante, le pouvoir des anciens dieux de l'Olympe.
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