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ISBN : 2221113780
Éditeur : Robert Laffont (07/01/2010)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 36 notes)
Résumé :
La cérémonie du congrès est extraordinaire : il s'agit d'un procès en impuissance durant lequel le mari est sommé d'honorer publiquement son épouse. En 1685, dans une atmosphère de haines religieuses et d'intrigues financières, Guillaume Vallade, héritier d'une riche charge de bâtisseur du roi, et sa femme Jehane, d'origine protestante, sont condamnés à subir l'épreuve du congrès. " Dresser, pénétrer, mouiller ", telle est l'injonction à laquelle Guillaume doit obéi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Malaura
  28 août 2011
1685 : pressions et persécutions contraignent les protestants à fuir la France. En aidant une famille protestante à quitter le pays, Guillaume Vallade, issu d'une riche lignée de bâtisseurs du roi, rencontre Jehanne et l'épouse.
Bien que convertie "de bouche", celle-ci demeure une fervente huguenote de coeur.
Le couple s'installe non loin de Versailles mais la famille de Guillaume ne voit pas d'un bon oeil cette union.
Afin de discréditer le jeune homme, sa belle-soeur Louise lui intente un procès d'impuissance.
Guillaume et sa femme doivent alors se soumettre à la cérémonie dite du "congrès"...
Dragonnages, révocation de l'Edit de Nantes, persécutions religieuses...Le règne de Louis XIV ne fut pas que "flamboyant".
L'auteur y ajoute un aspect judiciaire totalement méconnu et encore bien moins reluisant : la cérémonie du "Congrès"..ou comment un couple est sommé de prouver la légitimité de son mariage en pratiquant l'acte de chair devant un parterre de religieux, de médecins et de bourgeois et se soumettre à l'injonction obscène "Dresser, pénétrer, mouiller" afin de montrer à tous la virilité effective de l'époux.
Une parodie de justice délirante, complètement ubuesque et malheureusement réelle, que Jean-Guy Soumy réussit à aborder sans voyeurisme, avec gravité, pudeur et même poésie.
Un roman historique sombre, émouvant, délicat, empreint d'une belle sensibilité.
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JeanPierreV
  09 février 2015
Une découverte..passionnante
Le titre et la couverture ne m'auraient pas attiré, si ne n'avais pas entendu une critique à la télévision ....et j'ai appris - et je l'ai vérifié sur des sites et des documents historiques - que l'Église engageait, sous Louis XIV, à la suite de plaintes, des procès en impuissance, afin d'annuler des mariages et ceci dans le cas où le mari était impuissant et ne pouvait donner d'enfant au couple.
Cette décision s'appuyait sur un interrogatoire du mari et de son épouse puis sur des expertises de médecins vérifiant si Monsieur était capable d'avoir une érection.... sur commande, des examens menés par des marâtres quant à l'état de Madame....
Et si ces examens ne permettaient pas de décider, le couple devait alors subir l'épreuve du "Congrès". Devant une assemblée de médecins, d'hommes d'Église, et un public volontaire attiré par le spectacle,
Monsieur devait honorer publiquement Madame, le monde médical et l'Eglise attendant que l'acte soit accompli pour vérifier qualité du sperme du monsieur, la réalité de la pénétration, etc ....
"Dresser, pénétrer, mouiller"...beau programme ..
Tout est dit sur cette pornographie voulue par l'Eglise et cautionnée par le roi.
Bref une véritable épreuve pour un couple.
Surtout pour un couple comme celui de Jehane et de Guillaume Vallade qui s'aiment.
Leur histoire se déroule durant les guerres de religion:
Guillaume vit dans la vallée de la Creuse. Un jour une famille protestante, fuyant la France, en route pour la Rochelle où elle doit embarquer, se réfugie chez lui pour la nuit. Il les accompagne durant plusieurs jours et très attiré par la femme du couple, Esther, il lui promet de prévenir sa soeur Jehane, ayant abjuré et restée en France, du bon départ de la famille vers l'Angleterre.... Il épouse celle-ci, dans laquelle il retrouve Esther, contre l'avis de son père qui avait prévu pour lui un mariage avec une jeune fille d'une famille plus aisée.
Le jeune couple est monté à Paris, Guillaume s'étant engagé auprès de son père pour poursuivre les chantiers de celui-ci, architecte qui dirige et construit Versailles avec ses équipes.
Tout irait bien pour Guillaume si sa belle soeur, veuve, ne lorgnait pas, pour son fils, sur la totalité de l'héritage de son beau père très malade.
Seul moyen d'arriver à ses buts : faire condamner Guillaume et le déshonorer, devant l'Eglise, ses ouvriers et le surintendant qui le fait travailler pour le roi...et comme après plus d'un an de mariage ils n'ont pas encore d'enfant, elle dépose une plainte pour impuissance.
Guillaume a été blessé à l'aine à l'occasion d'un combat...le couple subira donc toutes les épreuves du congrès
J'ai découvert cette ignominie, ce viol entre époux, pratiquée à l'époque seulement en France, plusieurs sources la confirment. Des vies d'hommes et de femmes, des vies de couples brisées par des médecins, par des hommes d'Église au nom de connaissances approximatives, au nom de Dieu.
Je ne connaissais pas cet auteur.
Le roman qui débute sans trop de relief ni de force, quant à l'intrigue à mon goût, prend toute sa force à l'occasion des différentes épreuves du "Congrès", et devient bouleversant et dérangeant. Toute la bassesse et l'hypocrisie de la médecine alliée à l'emprise de l'Église dans la vie des hommes de ce 17ème siècle
Un bon moment de lecture, que je conseille vivement
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Herve-Lionel
  16 avril 2014
N°437– Juillet 2010
LE CONGRESJean-Guy Soumy – Éditions Robert Laffont.
Le titre paraissait dès l'abord un peu rébarbatif. D'après le dictionnaire, un congrès c'est une réunion de personnes qui se rassemblent pour échanger leurs idées ou se communiquer leurs études. Pourtant, la couverture du livre ne laisse aucun doute, il s 'agit d'une autre chose!
Cette histoire peu banale, dont le héros est aussi le narrateur, commence en 1684. Guillaume Vallade, fils d'un riche bâtisseur du Roi et membre de cette confrérie, reçoit chez lui, en Limousin, des fuyards Huguenots qu'il accompagne jusqu'à la côte charentaise en vue de leur départ en Angleterre. Parmi eux, Esther, une jeune femme mariée dont il tombe amoureux mais qui lui demande de rejoindre sa soeur, Jehane, qui est restée en France parce qu'elle a abjuré et qui deviendra son épouse. Cependant, le père de Guillaume avait prévu de marier son fils avec une fille élevée dans sa corporation mais ne peut s'opposer à cette union. Cela lui déplaît fortement et Louise, sa belle-soeur, qui espère évincer Guillaume au profit de son propre fils, va l'accuser d'impuissance. Il a en effet été gravement blessé au bas ventre et Jehane, victime des dragonnades, a été violée par la soldatesque et leur union n'a toujours pas produit d'enfant après plus d'une année. Seul un homme impuissant pouvait convoler avec un femme déshonorée!
Il y a donc un procès, précédé d'un interrogatoire et d'un examen intime où les juges ecclésiastiques posent des questions insidieuses où l'ironie le dispute à la concupiscence et à la curiosité malsaine, sous couvert, bien entendu du respect hypocrite de la légalité. Ces mêmes juges feront preuve d'un voyeurisme irrespectueux et lubrique pendant l'épreuve du « Congrès ». le père de Guillaume, mourant et sous l'influence de sa bru et de l'Église ne veut pas s'y opposer et abandonne son fils à la honte. de plus, Guillaume et Jehane, réfugiés près de Versailles, sont l'objet de pamphlets publics, perdant du même coup leur honneur et leur respectabilité. Ils sont de plus en plus considérés comme la proie pour ce tribunal ecclésiastique. le procès ne s'étant pas déroulé en leur faveur, ils devront apporter la preuve contraire en se soumettant à l'épreuve du Congrès: Les époux devront montrer devant une assemblée de médecins, de juges, de courtisans, de prêtres et la parentèle de la belle-soeur, qu'ils sont capables de relations sexuelles. Ils devront devant eux simplement faire l'amour! Guillaume doit donc « Dresser, pénétrer, mouiller », selon les termes de la procédure pour honorer publiquement Jehane! Une matrone devra se prononcer sur la consommation réelle de cette union manquant bien peu d'intimité et qui s'apparente à une mascarade judiciaire, un véritable viol public, une séance de pornographie sacrée... On imagine facilement l'issue de cette phase.
C'est vrai que la narration est un peu déroutante parce qu'elle mêle les époques et que Guillaume s'adresse à un loup, comme pour le prendre à témoin, ce qui hache un peu le récit. Mais ce que je retiens c'est le style fluide et poétique de ce roman facile à lire, découpé en courts chapitres et qui ne tombe heureusement pas dans le glauque (au contraire, la relation de l'épreuve du Congrès est faite avec beaucoup de retenue et de pudeur) comme cela pourrait se faire mais qui dénonce l'obscurantisme d'une époque où l'Église était toute puissante et le pouvoir du roi absolu.
La toile de fond de cette intrigue reste les querelles religieuses entre protestants et catholiques, mais aussi l'intolérance, la cruauté et la haine entre les hommes. Nous sommes à la veille de la révocation de l'édit de Nantes. C'est, certes, une fiction, mais elle s'appuie sur des recherches historiques et cette procédure dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle était inquisitoriale et dégradante, existait bel et bien dans l'ancien droit. Elle apparaissait dans différents dictionnaires et traités juridiques et fut supprimée. le tribunal ecclésiastique pouvait, en effet, se reconnaître compétent pour juger d'une telle affaire parce qu'il y avait remise en cause des liens sacrés du mariage et de l'obligation morale faite aux époux de procréer. En cas d'échec, l'impuissance du mari était avérée et le mariage était irrémédiablement annulé.
C'est aussi le procès de la convoitise familiale qui ne recule devant rien pour parvenir à ses fins puisque Guillaume est l'héritier de la charge paternelle dans la construction du château de Versailles.
Ce roman nous donne à voir (en est-il besoin cependant) une facette de la condition humaine, celle qui ne recule devant rien pour humilier et de détruire un homme au nom d'intérêts bassement matériels ou de vengeance personnelle même si ces attaques viennent de la famille dont on nous dit à l'envi qu'elle est une valeur sûre, une force, une grandeur, un refuge!
Cela a été pour moi un bon moment de lecture, même s'il a été bouleversant.



Hervé GAUTIER – Juillet 2010.http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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luocine
  05 mars 2016
L'avantage d'élargir sa blogo­sphère, c'est de trouver de nouvelles tenta­tions : la lecture de ce livre je le dois à « Et si on bouqui­nait un Peu » qui signe ses commen­taires « Patrice » sur mon Blog mais c'est Eva qui a écrit l'article qui m'a tentée. Son billet doit être bien fait car j'ai peu de goût pour les romans histo­riques et pour­tant je n'ai pas hésité une seconde. J'espère donc, vous donner envie à mon tour. Cet auteur nous fait revivre un fait histo­rique qui appar­tient à la face sombre du grand règne de Louis XIV. À la fin de son règne, ce grand roi devient bigot et révoque l'édit de Nantes. Pour le plus grand malheur des protes­tants installés en France qui avait gagné une certaine tran­quillité et pros­pé­rité. La France s'est ainsi privée d'artisans indus­trieux qui ont fait la richesse des pays qui les ont accueillis.
La famille que Guillaume Vallade (fils cadet d'une bonne famille catho­lique) va aider à fuir la France travaille dans des tapis­se­ries et sont « Lissiers » ou liciers . Il tombera éper­du­ment amou­reux d'Esther mais qui est mariée, elle lui confie sa soeur Jéhanne restée en France pour protéger leurs biens. Jéhanne a connu les dragon­nades et toutes les horreurs que la solda­tesque à qui l'on permet tout est capable de commettre sur une femme sans défense et d'origine hugue­note . Guillaume, fis du plus grand bâtis­seur de Versailles aurait dû connaître une vie facile, malheu­reu­se­ment, il sera la victime de la jalousie de sa belle soeur. Et c'est là que se situe le fait histo­rique du « Congrès ». L'église dans sa version la plus stupide a orga­nisé un procès pour prouver l'impuissance du jeune garçon, et annuler son mariage. La belle soeur compte ainsi faire de son fils le seul héri­tier des Vallade. Et donc, on oblige le jeune couple après moult examens de leur appa­reil génital de passer à l'acte devant une foule de méde­cins de gens d'église et de la partie adverse. On ordonne au présumé coupable de « Dresser, péné­trer, mouiller ».
Le roman évite tout passage voyeur, on est dans le drame de ce jeune homme chez qui ces inves­ti­ga­tions bloquent tout espèce de désir. Je ne veux pas divul­gâ­cher ce roman, la fin est triste autant que le début. le passage le plus tragi-​comique, ce sont les discus­sions des méde­cins entre eux, Molière n'est vrai­ment pas loin, sauf qu'ici ces ânes savants ont entre leurs mains la vie et l'honneur d'un jeune homme et d'une jeune femme. L'absurdité des lois reli­gieuses qui se mêlent de justice humaine sont révol­tantes. J'ai beau­coup apprécié la façon dont cette fin de règne et les diffi­cultés des uns et des autres sont décrites. Mais j'ai toujours les mêmes réserves pour ce genre de roman, j'aurais large­ment préféré lire le travail d'un histo­rien que ce sujet . Qu'est ce que c'est que cette histoire de « congrès »? Est-​ce qu'il y a eu beau­coup de cas de couples obligés à s'exécuter devant témoins? et le cas de ce Guillaume Vallade était-​il lié aux Hugue­nots?
Bref, je ne suis pas tota­le­ment en accord avec la partie romancée de ce texte mais très inté­ressée par la partie histo­rique, tout en ne faisant pas complè­te­ment confiance au romancier pour la véracité des faits. Compliqué ! mais c'est ce que j'éprouve à chaque fois que je ne suis pas totalement bien dans un roman histo­rique. Que ceux qui aiment le genre se précipitent et me disent ce qu'ils en pensent car c'est vraiment dans le style un bon roman même pour moi, la difficile.
Lien : http://luocine.fr/?p=5569
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Sanchan
  30 juin 2013
La France de Louis XIV n'est pas toujours aussi grande et brillante qu'on veut le croire. Jean-Guy Soumy nous offre un roman d'une grande cruauté et d'une immense beauté.
Dans les années 1680, Guillaume Vallade voit sa vie bouleversée. Cet héritier d'une des plus puissantes familles de bâtisseurs du roi, est blessé au cours d'un duel, une longue cicatrice lui barre désormais l'aine. En convalescence dans la maison familiale de Moutier-Rozeille, une nuit de l'hiver 1684, une famille frappe à sa porte. Ce sont des protestants en fuite, dans un climat de chasse aux non catholiques. Face aux persécutions et aux dragonnades, ils ont choisis de rejoindre l'Angleterre et demandent asile pour la nuit. Guillaume leur offrira cet asile, mais aussi son aide dans la fuite. Puis il épousera Jehanne, fille du fuyard restée en France après avoir reniée sa sainte religion pour protéger les biens de la famille. de retour à Versailles, Guillaume est très mal accueilli par sa belle-soeur qui a prit les rênes de l'entreprise familiale, et va fomenter contre le couple, une vengeance visant à les briser.
Comment parler de l'épreuve du Congrès sans avoir l'air d'un voyeur, ce qui rabaisserai le lecteur au niveau des spectateurs de l'époque? Et bien Jean-Guy Soumy y arrive parfaitement. Si le sujet peut paraître glauque, malsain, le traitement ne l'ai pas du tout. L'écriture y est proche de la poésie, sensible et sobre.
Vraiment loin d'un livre pornographique, nous avons là un roman qui se lit très agréablement, choc et critique parfaitement bien une horreur moyenâgeuse de l'Eglise Catholique en France, qui déshumanise.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
NanneNanne   29 janvier 2010
L'idée qu'il vient pour moi est absurde. Que pourrait bien me vouloir le loup ? Pourtant, elle m'a traversé dès le premier instant. Il y a si longtemps que plus personne ne s'engage entre les deux murets de pierres sèches qui mènent à la masure où j'ai choisi de me retrancher. Personne, sauf lui. Que sait-il de ma honte, de ma colère ? Il fallait bien que quelque chose arrivât. Que quelqu'un vînt. Que ce soit un loup ne me dérange pas. Je ne suis plus regardant, j'en ai perdu le droit. Je suis un homme prêt à admettre l'inconcevable pour peu que les mots qui le disent ne sortent pas des lèvres d'un prêtre, d'un juge ou d'un médecin.
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JeanPierreVJeanPierreV   09 février 2015
L'impuissant commet le plus affreux crime de mensonge ! J'accuse de stellionataires et d'imposteurs ceux qui font supposer de fausses marchandises pour véritables. En commettant cette mystification, ils deviennent faux monnayeurs! ....ceux qui s'enrôlent dans la milice sainte et sacrée de l'amour légitime sans les instruments dotaux nécessaires pour accomplir la solennité des noces doivent être punis d'infamie et de déshonneur (P.141)
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renoirrenoir   13 juin 2016
En chaque parole du juge, le poids immense de l'église. Alors que mes mots possédaient la fragilité des choses simplement humaines.
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