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EAN : 9782070139620
464 pages
Éditeur : Gallimard (10/01/2013)
4.27/5   199 notes
Résumé :
« Où s'achèvent les rêves, où commence le réel ? Les rêves proviennent de l’intérieur, ils arrivent, goutte à goutte, filtrés, depuis l'univers que chacun de nous porte en lui, sans doute déformés, mais y a-t-il quoi que ce soit qui ne l’est pas, y a-t-il quoi que ce soit qui ne se transforme pas, je t’aime aujourd’hui, demain, je te hais – celui qui ne change pas ment au monde. »

Jens le postier et le gamin ont failli ne pas sortir vivants de cette t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
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HordeduContrevent
  30 avril 2021
Il m'est souvent difficile de finir les pages d'une série qui m'a accompagnée des heures durant. Je clos là une trilogie particulièrement grandiose, avec des phrases bouleversantes, des sentences qui m'ont pour certaines touchée, pour d'autres transpercée. Avec ces paysages typiquement islandais emplis de glace, de montagnes vertigineuses, de neige sous toutes ces formes, de mer à la fois hostile et nourricière. Avec toute une galerie de personnages, souvent rugueux de prime abord, mais attachants qui ont tous eu leur lots de drames et de bonheurs.
« le coeur de l'homme », troisième tome de la trilogie de JK Stefansson, après « Entre ciel et terre » et « La tristesse des anges » doit-il son nom à une facette cette fois plus engagée, plus militante de l'auteur, plus introspective aussi ? En s'éloignant un peu des éléments naturels par rapport aux deux premiers tomes, il se concentre là davantage sur les injustices faites aux faibles, notamment aux femmes, aux artistes et aux pauvres. Comme s'il voulait davantage sonder le coeur de l'Homme, scindé en deux, oscillant entre bonheur et désespoir. Oui, JK Stefansson prend parti et donne la parole davantage aux opprimés. La musique, bien présente dans ce tome, et la poésie, encore et toujours, pour affronter la violence, l'égoïsme, les rumeurs et les préjugés, le pouvoir, la cupidité, la cruauté.
Et cette voix d'outre-tombe en filigrane, comme dans les précédents livres, qui nous ordonne de ne pas vivre comme un idiot, en oubliant d'être soi, en oubliant ses rêves. « Les rêves sont la lumière qui éclaire l'homme, la clarté qui le nimbe ; en leur absence il n'y a que les ténèbres ». Cette ritournelle nous met en garde
Mais comment survivre dans ce pays où même l'arrivée du printemps est compliquée et assassine les faibles : « il vient vers nous avec la lumière, les couleurs, le jaune des fleurs et les chants d'oiseaux, il verglace la couche de neige qui fond et se transforme en une insupportable soupe pendant quelques jours, l'humidité s'infiltre dans les fermes en tourbe dont certaines reposent encore sous le manteau neigeux, parfois profondément enfouies, les lits suintent, on est transi quand on s'endort, glacé lorsqu'on s'éveille, l'humidité s'immisce jusque dans les os » ?
Comment vivre dans une île où les étés sont si brefs et capricieux qu'on dirait parfois qu'ils n'existent pas ?
Comment vivre heureux dans ce pays rude, au début du 20ème siècle, lorsqu'on est différent, poète ou femme libre notamment ? le gamin n'a que la poésie comme arme, et la soif de connaissances pour unique horizon alors que pour être un homme, un vrai, et se fondre dans la communauté, il faut être avant tout viril, vulgaire, costaud, peu sensible. Les femmes indépendantes, non soumises, qui vivent comme bon leur semble, sans mari, en faisant fi des convenances et de la bienséance sont également très mal vues car normalement : « C'est toujours la femme qui doit courir de toutes parts et penser à tout le monde en même temps ; quant aux hommes, ils engloutissent le repas, debout, parfois le dos appuyé contre quelque chose, c'est une vertu que de manger vite, celui qui mange le plus vite est le plus homme parmi les hommes, la nourriture est là pour être déglutie, et non dégustée. »
Comment espérer dans un pays où l'on travaille dur et où l'on s'épuise au travail sous les ordres de quelques hommes puissants et démoniaques ?
Oui comment vivre heureux dans ce pays mais, bon, « le café et le courant marin du Gulf Stream font de ce pays, de cette île reculée, calcinée, battue par les vents, mais parsemée de vertes vallées qui sont comme des rêves entre les murailles rocheuses, une terre pratiquement habitable ». Nous pouvons ajouter la poésie, celle de JK Stefansson, mise en lumière par l'exceptionnelle traduction d'Eric Boury, qui réchauffe et fait oublier ces injustices. La beauté des femmes est toujours autant magnifiée, qu'il s'agisse de la mystérieuse Álfheiður aux cheveux d'un roux flamboyant et dont « les taches de rousseur qui lui barrent le visage en passant par le nez et les joues forment comme une ceinture d'étoiles », ou d'une simple serveuse « elle remplit les tasses, les verres de cognac, elle est jeune, ses mouvements sont fluides comme ceux d'une longue herbe oscillant au fond d'un ruisseau, elle ne lève jamais les yeux, ils n'ont pas l'occasion de voir ces yeux, ces deux joyaux bleus, et elle ne se laisse pas impressionner bien que tous la regardent, l'observent, tandis que la braise remonte en crépitant doucement le long de leurs cigares rigides. »
Reconnaissons que l'homme n'est pas vraiment mis à l'honneur dans ce livre et que l'auteur islandais est parfois même sans pitié : « Les hommes tiennent des propos incroyables avant d'assouvir leur désir ou pendant qu'ils le font, tout ce qui se murmure, les phrases haletantes, les serments abyssaux qui ne sont que surface n'ont plus aucune valeur lorsque tout est fini, qu'on a joui, que le membre n'est plus érigé, tout gonflé de désir, de volonté de vivre, mais qu'il pend, épuisé, comme un lambeau de peau entre les cuisses. »
Cette trilogie est rude, poétique et surtout profondément humaine. La lumière du gamin scintillera longtemps en moi. Laissons la parole à l'auteur pour clore ce ressenti, auteur que je considère comme un grand, très grand Ecrivain, il me semble que tout est contenu dans cet extrait : « La délicatesse est mon rêve le plus vrai, dit un très vieux poème, et ce vers scintille à travers le temps, c'est vrai, la délicatesse et la fragilité sont le coeur de l'homme, nous le percevons douloureusement au printemps, lorsque l'existence danse sur le fil du rasoir, entre vie et mort. »
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joedi
  17 janvier 2015
J'ai les larmes aux yeux, c'est un livre que je ne veux pas refermer, je ne veux pas que cette lecture soit finie, je relis plusieurs fois les dernières pages et déjà je sais que ces trois livres, cette trilogie, je la relirai.
Jens et le gamin ont survécu, au terme de leur longue chute, ils ont atterri sur le toit d'une demeure ; dans ce grand nord, les habitations disparaissent entièrement sous la neige. À son réveil, le gamin se demande s'il est encore de ce monde, s'inquiète de Jens plus mal en point. Dès qu'ils le peuvent, ils reprennent la route du retour ... C'est une histoire que je ne peux résumer, toute transposition ne pourrait rendre la force d'écriture et la poésie de Jón Kalman Stefánsson, je sais que je me répète puisque j'ai souligné ces mêmes qualités pour les deux tomes précédents, mais les mots ne sont pas assez forts pour décrire les émotions ressenties à la lecture de cette trilogie de Jón Kalman Stefánsson.
Cette trilogie composée de "Entre ciel et terre", "La tristesse des anges" et "Le coeur de l'homme" est un chef d'oeuvre, son auteur un Grand Écrivain !
«Où s'achève les rêves, où commence le réel ? Les rêves proviennent de l'intérieur, ils arrivent, goutte à goutte, filtrés, depuis l'univers que chacun de nous porte en lui, sans doute déformés, mais y a-t-il quoi que ce soit qui ne se transforme pas, je t'aime aujourd'hui, demain, je te hais — celui qui ne change pas ment au monde.»
[Chapitre I - § 1 - page 17]
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gouelan
  08 octobre 2015
Après un hiver qui n’en finissait pas, le printemps pointe timidement le bout de son nez. Timidement, car ici, en Islande, il n’est que le prolongement de l’hiver avec une légère amélioration. Mais cela suffit à la nature pour s’éveiller, aux hommes pour sortir de leurs tanières.
Le bonheur devrait être dans le cœur des hommes.
Mais, même en été on peut connaître des tempêtes. La neige a fondu, mais elle laisse une terre boueuse où l’on patauge.
Le gamin est à l’abri dans la maison des femmes qui l’ont recueilli. On l’appelle « le gamin », il ne porte apparemment pas de nom. Qui est-il vraiment et quel est son but dans la vie ? Un messager ?
Il écrit des lettres pour changer le monde, pour changer un destin. Ceux qui les reçoivent osent changer de cap, car ses mots sont si limpides et si puissants, qu’ils leur apportent la lumière, une étincelle d’espoir, une possibilité de bonheur.
Il vit comme une étoile qui scintille et, dans cette maison, entourée de personnages exceptionnels, étranges pour leur communauté, il apaise les souffrances.
Comment vivre dans ce pays, lorsqu’on est différent, qu’on n’a que les mots comme outils, l’émerveillement et la connaissance comme but, alors que pour être un homme, tout le monde le sait ici, il faut être viril, costaud, oublier la tendresse, ne pas s’attarder sur les faiblesses, les douleurs, les deuils. Un pays où les hommes sont écrasés de labeur par quelques hommes puissants, que l’argent et le pouvoir ont rendu démoniaques. Un pays où les femmes sont soumises et s’accommodent de leurs vies en oubliant leurs rêves.
Que valent la poésie et la musique dans ce monde où les rêves peuvent être assassins, où la délicatesse et la fragilité n’ont pas leur place?
Et pourtant, le gamin court, il vole. Il ne laissera pas le malheur le poursuivre, il laissera ses rêves le guider, ne se laissera pas façonner par la communauté, piégé par la coutume et les préjugés.
Une histoire bouleversante, avec des phrases grandioses, des mots qui nous dépassent, qui nous transpercent. Des mots, des notes de musique face à la cruauté, la cupidité, la violence, l’égoïsme et les préjugés, pour que l’homme n’oublie pas le bonheur de vivre, de respirer, de regarder, de s’émouvoir. Pour ne pas vivre comme un idiot en oubliant d’être soi, en oubliant ses rêves, en imitant son voisin.
« Le pire est de ne pas savoir vivre, de connaître toutes les notes, mais de ne pas saisir la mélodie. »
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sandrine57
  13 avril 2017
Miraculeusement rescapés d'une terrible tempête de neige, le Gamin et Jens le postier ont trouvé refuge à Sléttueyri, chez le médecin du village. Remis sur pieds, ils se séparent, Jens pour retrouver son père, sa soeur et, peut-être, la femme qu'il aime, le Gamin pour rentrer chez Geirþrúður où l'attend l'enseignement de Gislí , le directeur de l'école. L'hiver a enfin laissé la place aux printemps et le Village reprend vie sous un maigre soleil. Les hommes sortent de leur léthargie, pour le meilleur et pour le pire. le mode de vie de Geirþrúður , riche et indépendante, ne plaît pas aux maîtres du Village qui cherchent, et trouvent, le moyen de la faire plier. Pour protéger sa petite communauté, le Gamin n'a que les mots...Les mots font rêver, libèrent, apportent l'espoir d'une vie meilleure mais ils sont inefficaces face aux bas instincts de l'homme. Pourtant, le Gamin continue de les envoyer, pour sauver une femme, pour réunir des amoureux, et il en reçoit aussi, qui viennent de Sléttueyri, et d'une rousse aux yeux verts qui l'a sorti de l'hiver d'un baiser et a colonisé son coeur.
C'en est fini des voyages pour le Gamin. L'aventure cède la place à l'introspection et Jon Kalman Stefansson sonde le coeur des hommes qui sans cesse oscille entre bonheur et désespoir. C'est au premier que les hommes aspirent, malgré la boue, les tempêtes, les deuils, l'alcool, la violence mais parfois ils sombrent dans le second. Parce que les riches seront toujours plus forts que les pauvres, parce souvent le sexe prend le pas sur l'amour, parce que le courage parfois manque pour vaincre la peur. le Gamin amoureux des livres, étranger au monde viril qui l'entoure, cherche son chemin vers le bonheur. Pauvre, peu habile des ses mains, il est en marge, mais reste riche de tous les poèmes appris par coeur, fort de sa dignité, fier de ses mots qui peuvent sauver, consoler, dire l'amour.
Avec le coeur de l'homme, Stefansson clôt une trilogie rude, poétique et profondément humaine. Être soi pour ne pas se trahir, ne pas abandonner ses rêves, ne jamais renoncer à ses aspirations, voilà les leçons que la vie a inculqué à ce gamin dont le nom nous demeure à jamais inconnu et que l'on quitte avec tristesse. Il restera, de ces trois livres, la glace islandaise, les montagnes, la neige, la mer à la fois hostile et nourricière et une pléiade de personnages attachants, des hommes et des femmes rugueux qui ont affronté des drames, goûté des instants de plénitude, qui ont combattu la mort ou l'ont accueilli comme une délivrance. Un grand écrivain et un pur bonheur de lecture.
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sylvaine
  19 janvier 2021
Et voilà! le coeur lourd j'ai tourné la dernière page. Je n'étais pas prête à quitter le gamin. Une fois encore je suis revenue en arrière, mais la dernière ligne est arrivée et je me sens orpheline. Que c'est douloureux de quitter un tel univers.
Jon Kalman Stefansson est un grand, un immense écrivain.
Des personnages extraordinaires au sens littéral du mot.Un pays de neige , de glace, de mer, un pays dur et exigeant.
Une ronde de mots où le lecteur doit chercher son chemin. Une ronde de mots qui m'a touchée au plus profond. Une ronde de mots où le rêve tient toute la place« Les rêves sont la lumière qui éclaire l'homme, la clarté qui le nimbe ; en leur absence, il n'y a que les ténèbres, vous savez donc ce qui vous attend si vous cessez de rêver, vous savez aussi d'où vient la nuit en l'homme. »..
Je ne trouve pas les mots pour exprimer tout le bonheur ressenti à cette lecture. le coeur de l'homme est le dernier volet de la trilogie Entre ciel et terre, une trilogie qui a pris une place de choix dans mon coeur de lectrice.
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critiques presse (2)
Lhumanite   11 février 2013
La dimension lyrique et universelle de ce roman tient au climat métaphysique, voire chamanique qu’il instaure. [...] Une poésie anime la prose et la réchauffe. Le Cœur de l’homme multiplie les points de vue les plus variés d’existences dessinées par la géographie.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LaLibreBelgique   31 janvier 2013
Jón Kalman Stefánsson mêle, de sa plume experte et portée par une rare et somptueuse poésie, récit d’aventure et regards introspectifs.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (162) Voir plus Ajouter une citation
trust_metrust_me   10 février 2013
Nous ne savons jamais dans quelle direction la vie nous emporte, ne savons jamais qui survivra à la journée et qui y succombera, nous ne savons pas si le dernier adieu sera un baiser, une parole amère, un regard blessant, il suffit que quelqu’un ait un moment d’inattention, qu’il oublie de regarder à droite pour qu’il meure, et alors il est trop tard pour retirer des paroles malheureuses, trop tard pour dire pardonne-moi, trop tard pour dire ce qui compte, ce que nous voulions dire, mais que nous ne pouvions pas articuler à cause de notre cruauté, notre fatigue, notre routine, du temps qui manque, tu as oublié de regarder à droite, je ne te verrai plus jamais et les mots que tu m’as dits continueront de résonner en moi chaque jour et chaque nuit, et le baiser que tu aurais dû recevoir sèchera sur mes lèvres où il deviendra une blessure qui se rouvrira à chaque fois que quelqu’un d’autre que toi m’embrassera.
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joedijoedi   15 janvier 2015
Une nation qui traduit peu et ne puise sa richesse que dans ses propres pensées a l'esprit étroit, et si elle est nombreuse, elle devient en plus un danger pour les autres car tant de choses lui demeurent étrangères en dehors de ses propres valeurs et coutumes. Les traductions élargissent l'horizon de l'homme et, en même temps, le monde. Elles t'aident à comprendre les peuples lointains. L'homme est moins enclin à la haine, ou à la peur, lorsqu'il comprend l'autre. La compréhension a le pouvoir de sauver l'être humain lui-même. Il est plus difficile aux généraux de te pousser à tuer si tu comprends l'ennemi. La haine et les préjugés, laisse-moi te dire, sont les fruits de la peur et de la méconnaissance, tu peux noter ça quelque part.
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HordeduContreventHordeduContrevent   29 avril 2021
Si Dieu avait réellement voulu changer le monde, déclare Álfheiður, il nous aurait envoyé sa fille au lieu de son fils. La fille de Dieu aurait fait éclater au grand jour les plus bas instincts de l’homme, elle aurait été battue, souillée et humiliée, les Romains l’auraient violée avant de la crucifier. Elle aurait dévoilé ce que nous abritons de pire et cela aurait peut-être suffi à nous transformer. Vous, les hommes, n’auriez pu éviter de comprendre ce que signifie être une femme, ce que nous avons enduré, ce que signifie d’être toujours en dessous, de naître en individu de second rang. Mais Dieu ne comprend pas la femme, il a donc envoyé son fils.
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joedijoedi   07 janvier 2015
L'une des pires choses qu'on puisse imposer à un autre être humain est de pleurer en sa présence, voilà pourquoi nous pleurons le plus souvent seuls, cachés, comme si nous avions honte, et pourtant il y a sans doute en ce monde peu de choses qui soient aussi pures que les larmes nées de la douleur et du deuil, les convenances nous entraînent dans d'étranges directions.
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joedijoedi   13 janvier 2015
Peu de choses comptent autant pour l'être humain que le rire, tout autant que les pleurs, en fait, c'est bien plus important que le sexe, plus encore que le pouvoir, plus encore que l'argent, ce crachat du démon qui nous pollue le sang, celui qui ne rit jamais se transforme en pierre au fil du temps.
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Videos de Jón Kalman Stefánsson (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jón Kalman Stefánsson
Jón Kalman Stefánsson : Entre ciel et terre (France Culture). Diffusion sur France Culture les 19, 20, 21, 22 et 23 octobre 2020. Photographie : Jon Kalman Stefensson © Photo Roberto Frankenberg. Adaptation : Gabriel Dufay. Traduction : Éric Boury. Réalisation : Laurence Courtois. Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière. « Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts. » Parfois les mots font que l’on meurt de froid. Cela arrive à Bárður, pêcheur à la morue parti en mer sans sa vareuse. Trop occupé à retenir les vers du "Paradis perdu", du grand poète anglais Milton, il n’a pensé ni aux préparatifs de son équipage ni à se protéger du mauvais temps. Quand, de retour sur la terre ferme, ses camarades sortent du bateau le cadavre gelé de Bárður, son meilleur ami, qui n’est pas parvenu à le sauver, entame un périlleux voyage à travers l’île pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, ce livre dans lequel Bárður… Présentation du site Gallimard
Avec : Grégoire Monsaingeon (Narration), Pierre Rochefort (Bárður), Tom Boyaval (Le Gamin), Jean-Pierre Becker (Pétur), Laurent Mothe (Gvendur), Frédéric Rose (Einar), Emmanuel Lemire (Arni), Diana Sakalauskaité (Andréa), Pauline Lorillard (La mère), Blanche Cluzet (Helga), Clara Noël (Ragnheiður), François Chattot (Kolbeinn) et Myriam Ajar (Geirþrúður)
Musique originale : Quentin Sirjacq. Interprétation : le Quatuor Daphnis et Quentin Sirjacq Eva Zavaro : violon Yaoré Talibart : violon Violaine Despeyroux : alto Alexis Derouin : violoncelle
Bruitage : Sophie Bissantz. Prise de son, montage et mixage : Claude Niort, Étienne Colin. Assistante à la réalisation : Claire Chaineaux.
"Entre ciel et terre" est publié aux éditions Gallimard.
00:00 Épisode 1 : Nous sommes presque uniquement constitué de ténèbres - Autour de 1900, en Islande, Bárður et un garçon quittent au cours d'une nuit polaire leur fjord pour pêcher en haute mer le cabillaud.
25:10 Épisode 2 : "Le Paradis perdu" de John Milton - Ce matin, le vent souffle, et il va falloir ramer profond pour attraper des poissons et gagner de quoi vivre. Pour se donner du courage, le gamin a avalé un peu d’élixir de vie, et Bárður, lui, a relu quelques vers du Paradis perdu de John Milton.
49:44 Épisode 3 : Mon amour pour une vareuse - L’averse de neige se rapproche et réduit le monde, ils ne voient qu’à quelques mètres devant eux et tout ce qu’ils distinguent, ce sont des vagues qui grandissent, des creux qui s’approfondissent. La barque se soulève et redescend...!
01:14:17 Épisode 4 : L’enfer, c’est ne pas savoir si l’on est vivant ou mort - Le gamin ne s’est pas endormi au creux de ce trou dans la neige. Ce furent sa conscience et ses scrupules qui maintinrent le sommeil et la mort à distance.
01:38:33 Épisode 5 : Le gamin - En Islande, entre ciel et terre, il n’y a pas si longtemps, le gamin a perdu son meilleur ami Bárður, pêcheur à la morue mort de froid en mer, à cause de la poésie, à cause du "Paradis perdu" de John Milton.
Source : France Culture
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