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Jean-Pierre Krémer (Traducteur)
EAN : 9782277301257
88 pages
Éditeur : J'ai Lu (01/11/1998)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Crime et chatoiement... Entre Margaret et Geoffrey, le torchon brûle. Altercations, menaces, tentative d'assassinat... Lorsque Geoffrey récidive et enterre la morte dans l'atre du grand hall à Brent'sRock, il est saisi d'effroi... Entre les vieilles pierres poussent inlassablement les cheveux d'or de Margaret...

Les sables mouvants ne sont pas moins traîtres. Enlisé dans une sombre histoire, alors qu'il séjourne en Ecosse, Arthur Markan voit son doubl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  04 novembre 2016
Chaque année, en cette période d'halloween, je me fais une petite sélection de livres (et de films) qui conviennent à l'occasion. Cette année, une lecture commune me fournira un roman d'Adam Nevill. Mais en attendant, j'avais envie de classicisme, d'ambiance gothique, de suggestion plus que de gore. Mon choix s'est donc porté sur ce petit recueil de 4 nouvelles de Bram Stoker.
La première nouvelle, "l'enterrement des rats" donne son titre au recueil. L'intrigue en elle-même n'est pas exceptionnelle mais la peinture des bas-fonds parisiens est saisissante. L'auteur excelle dans la description de ce monde glauque, sale et dangereux. L'atmosphère est très prenante. Grâce aux images et aux sensations nées de la plume de Stoker, cette plongée au coeur du quartier des chiffonniers est très immersive.
La deuxième nouvelle, "une prophétie de bohémienne" est la plus faible du recueil. Sincèrement, on peut sans regret faire l'impasse sur ce texte tant cette historiette est plate et insipide. Malgré sa brièveté, je me suis ennuyée.
"Les sables de Crooker" est peut-être la meilleure nouvelle du recueil. Ce récit permet à l'auteur de montrer l'étendue de sa palette. On connait tous le Stoker angoissant, le Stoker romantique mais on connait beaucoup moins le Stoker drôle. Oui, drôle. Cette nouvelle, qui prend comme point de départ le ridicule d'un costume écossais trop chargé, commence comme une comédie enlevée. La plume de l'auteur est sautillante, les situations vraiment amusantes, j'ai souri et même ri. Puis, le récit prend une autre direction, passant de la comédie légère au fantastique angoissant. Ce glissement de ton se fait de façon subtile, progressivement. Rien que pour découvrir un Stoker inattendu, cette nouvelle vaut le détour.
Enfin, "le secret de l'or qui croît" est une très bonne nouvelle. On retrouve ici le Stoker qu'on connait. Mais puisqu'il excelle dans ce registre, pourquoi bouder son plaisir ? "Le secret de l'or qui croît" est une petite perle gothique simple, élégante et sombre.
Sur les 4 récits compilés dans ce recueil, un m'a déçu mais les 3 autres vont du très bon à l'excellent. Je ne peux donc que conseiller la lecture de ce petit livre qui rappelle que Stoker n'est pas l'auteur d'un seul livre.
Challenge XIXème siècle 2016 - 16
Challenge Petits plaisirs 2016 - 46
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paulmaugendre
  25 janvier 2020
Le nom de Bram Stoker est indéfectiblement lié à celui de Dracula. Pourtant cet écrivain britannique, d'origine irlandaise, n'a pas écrit que ce roman emblématique de la littérature fantastique du XIXe siècle.
Il est également l'auteur de quelques nouvelles hautement recommandables dont les quatre qui figurent dans ce recueil et mettent en avant des thèmes différents, dont le fantastique n'est pas le moteur principal.
C'est l'horreur, le frisson, la terreur, la frayeur et l'angoisse qui imprègnent ces quatre textes dont la teneur n'est aucunement atteinte par la limite d'âge. En effet parfois, on peut lire, découvrir des nouvelles, et des romans, qui suintent d'une sorte de rance parce qu'elles ont mal vieillies. Où qu'elles reflètent un temps révolu. Ce n'est pas le cas avec Bram Stoker qui défie le temps, et dont les continuateurs ne font que reprendre des idées en les adaptant dans un langage plus en adéquation à notre époque certes mais parfois avec moins d'élégance. Mais bien évidemment, ceci que mon appréciation personnelle, et nul n'est obligé d'adhérer.

Dans L'enterrement des rats, le lecteur est invité à se rendre dans la banlieue sud de Paris, à Montrouge exactement. En ce temps là, cette commune dépendait en partie de la capitale mais le quartier qui nous intéresse s'étendait en dehors des fortifications. de nombreux endroits étaient restés à l'état sauvage, une étendue en friche couverte de misérables baraquements construits de bric et de broc, et habités par des miséreux, la plupart du temps des chiffonniers.
C'est dans cet univers que le narrateur, qui qualifie cet endroit de Cité des Ordures, déambule, s'arrêtant parfois, liant la conversation avec les résidents, qui se montrent aimables ou non. Il visite quelques-unes de ces masures, et récolte au gré de ses conversations des histoires à faire frémir. Mais tout ce petit monde ne se montre pas aussi prolixe, et parfois, il se demande s'il ne vaut mieux pas côtoyer les rats qui fourmillent jusque dans les bicoques que ces personnages à l'aspect aussi crasseux que leur âme.

Une prophétie de Bohémienne prend sa genèse sur un terrain communal où se sont installés des forains. Après un repas arrosé, les protagonistes décident de se rendre sur les lieux qui jouxtent leur maison, et se laissent prendre au jeu de la divination. En effet, une Bohémienne leur propose de lire les lignes de la main, mais pour l'un d'eux ses prédictions sont fort étranges. Elle déclame : Voici la main d'un assassin ! L'assassin de sa femme ! Etrange prophétie mais la Bohémienne a-t-elle fabulé, vu réellement ce qu'il va se passer, ou tout simplement été induite en erreur lors de sa prétendue vision ?

Passer ses vacances en Ecosse, voilà qui réjouit le brave Arthur Markam, commerçant de son état et Londonien pur jus, c'est-à-dire un cockney, l'équivalent du Parigot. Et pour faire honneur aux habitants de ce rude pays, il décide de s'habiller en costume traditionnel confectionné dans un tissu qu'il a lui-même dessiné. Il ne veut pas qu'on le confonde, avec son kilt et son tartan aux couleurs multicolores, avec l'un des représentants de cette fière contrée et qu'on l'accuse de s'être emparé des couleurs d'un clan ou d'un autre. Et c'est ainsi qu'il rejoint l'Ecosse, accompagné de sa famille, ainsi déguisé, avec épée, poignard, broche et bourse en peau de chèvre. Mais il ne faut pas jouer, lorsqu'on est touriste, avec les traditions. Et un jour, Markam se promenant, voit son double s'enliser dans des sables mouvants, Les sables de Crooken.

Enfin, le secret de l'or qui croît est un aimable (?) conte que n'auraient pas renié les frères Grimm, Andersen ou encore Charles Perrault. Lorsque Margaret et Geoffroy se marient, le village est étonné, car les deux familles entretiennent une solide inimitié séculaire, ou presque. Rapidement le torchon brûle et tout est bon pour entretenir la flamme de la discorde. Et lorsque Geoffroy décide de se venger d'un affront, il n'y va pas de main morte. Il brutalise Margaret qui décède en tombant sur une pierre du foyer. Il enterre le cadavre sous le foyer mais bientôt les cheveux blonds de la jeune femme commencent à pousser entre les interstices.

Quatre nouvelles différentes dans le fond et dans la forme, qui souvent prêtent à sourire mais entretiennent plus l'angoisse, la frayeur et la terreur que le fantastique proprement dit, sauf dans la dernière. Mais n'est-ce que divagations dans l'esprit des protagonistes ?
Ces nouvelles ont été éditées ou rééditées à de multiples reprises dans des recueils dont notamment au Fleuve Noir, Omnibus, accompagnés d'autres nouvelles et romans.
Librio, une collection à petit prix mais qui propose de remarquables ouvrages. La fête du lecteur impécunieux !

Sommaire :
L'enterrement des rats (The Burial of the Rats – 1874)
Une prophétie de bohémienne (A Gipsy Prophecy – 1883)
Les sables de Crooken (Crooken Sands – 1894)
Le secret de l'or qui croît (The Secret of Growing Gold – 1897)

Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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CelineTH7854
  25 avril 2020
Un plaisir de retrouver Bram Stoker, avec des nouvelles bien comme je les aime ! En particulier Les Sables de Crooken et le Secret de l'or qui croît...
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popsybulle
  19 juin 2017
Un bon livre dans l'ensemble avec des histoires plus intéressantes que d'autres.
L'univers de Bram Stoker est assez particulier et il faut dire que je n'y ai pas vraiment adhéré. Je lirai quand même Dracula qui est son oeuvre majeure.
L'écriture ne m'a pas vraiment séduite mais ce n'est qu'un question de goût.
Ce roman pourra plaire aux amateurs de fantaisie et au style " épouvante au 19ème siècle" (classique de l'épouvante).
Un assez bonne lecture. 12/20
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hellrick
  17 décembre 2019
Avec ce petit recueil à « pas cher », voici l'occasion de découvrir un auteur souvent résumé à son seul DRACULA.
La première nouvelle, qui donne son titre au recueil, suit un Anglais de passage à Paris en 1950. Il quitte les voies balisées et s'enfonce dans le quartier de Montrouge, peuplé d'une foule de chiffonniers façon cours des miracles. Notre touriste de la misère espère entendre des récits de la Révolution mais il tombe dans un piège et sur une bande de détrousseurs qui balancent les corps de leurs victimes aux rats. Une nouvelle à l'intrigue certes rudimentaires (une course poursuite dans les rues parisiennes les plus crasseuses entre un Anglais nantis et une horde de loqueteux assassins) mais à l'ambiance fort bien rendue avec cette horde de monstrueux miséreux plus agressifs qu'une meute de morts vivants. Très sympa.
« Une prophétie de bohémienne » traite donc, on s'en doute, de l'annonce faite par une bohémienne à un homme : il va tuer sa femme. C'est un court récit où le fantastique se réduit à cette clairvoyance et qui se veut surtout humoristique. Ca se lit, ça s'oublie mais ce n'est pas désagréable.
« Les sables de Crooken” joue aussi la carte de l'humour mais plus subtilement. le récit rappelle un peu le point de départ du récent film “Le daim” avec cet Anglais suffisant qui, parti en Ecosse, veut absolument porter le magnifique costume traditionnel. Sauf qu'il se rend ridicule mais, par vanité, continue de le porter en dépit des moqueries. Une histoire de double (doppelganger), de fantôme et de malédiction planant sur des sables mouvants ajoute un élément fantastique à ce récit.
La dernière nouvelle, « le secret de l'or qui croit » emprunte beaucoup à Poe mais annonce également d'innombrables récits ultérieurs (pensons simplement aux comics façon TALES FROM THE CRYPT) avec ses cheveux d'une jeune femme assassinée sortant des murs du salon où son amant l'a dissimulée.
Dans l'ensemble, ce petit recueil permet de découvrir Stoker, écrivain très connu grâce à DRACULA mais dont la popularité du Seigneur de la Nuit a aujourd'hui totalement occulté le reste de l'oeuvre. Or on apprécie ces nouvelles agréables, bien écrites, au style joliment recherché mais facile d'accès et pas du tout vieillot. Plaisant.

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
raynald66raynald66   11 décembre 2013
- Dois-je parler plus clairement ?
- Certainement. Nous autres, communs mortels, nous voulons quelque chose de précis. Les étoiles sont lointaines et leur message est quelque peu obscur.
La bohémienne frémit et se mit à parler d’une façon impressionnante :
- Voici la main d’un assassin ! L’assassin de sa femme !
Elle laissa tomber la main et détourna la tête. Joshua rit :
- Vous savez, dit-il, si j’étais à votre place, j’introduirais un peu de jurisprudence dans mon système de prédiction. Par exemple, vous dites que « cette main est la main d’un assassin ». Eh bien ! quoi qu’elle puisse être à l’avenir, ou devenir, pour le moment elle n’en est pas une. Vous devriez dire votre
prophétie dans des termes tels que : « La main qui sera celle d’un assassin », ou plutôt : « La main qui sera celle d’une personne qui sera l’assassin de sa femme ». Les étoiles, vraiment, ne sont pas très calées sur ces questions techniques.
La bohémienne ne fit pas de commentaire, mais, baissant la tête d’un air triste, elle marcha lentement vers la tente et disparut en soulevant le rideau.
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raynald66raynald66   11 décembre 2013
la situation était maintenant vraiment désespérée, parce que mes ennemis me bloquaient de partout. Derrière moi, le bruit des rames devenait plus rapide, comme si mes poursuivants sentaient que le dénouement était proche. Autour de moi, de tous côtés, c’était la désolation ; aussi loin que portait mon regard, il n’y avait ni toit ni lumière. Au loin, sur la droite, se dressaient quelques masses sombres, mais j’ignorais ce que c’était. Je fis une pause pendant un instant pour réfléchir à ce que je devais faire, non pour aller plus loin, mais parce que mes poursuivants se rapprochaient. Je pris ma décision rapidement. Je glissai en bas de la rive et entrai dans l’eau. Je me dirigeai droit devant moi afin de gagner le courant, m’écartant ainsi de l’eau immobile autour de l’île, certain, maintenant que j’étais dans la rivière, qu’il s’agissait bien d’une île. J’attendis qu’un nuage passât à travers la lune et laissât tout dans l’obscurité. Puis j’ôtai mon chapeau et le posai doucement sur l’eau pour qu’il flottât ; une seconde plus tard, je plongeai sur la droite, et commençai à nager sous l’eau de toutes mes forces. Je passai, je pense, une demi-minute sous l’eau, et quand je refis surface, aussi doucement que possible, je me retournai pour regarder en arrière.
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tomid37tomid37   23 mai 2017
Lorsqu'il crut entendre un bruit, comme si quelqu'un frappait à la porte, et leva la tête. Il cria presque sauvagement d'entrer, mais il n'y eu pas de réponse. Alors il oublia tout autour de lui, sombra dans la torpeur, mais brusquement il se réveilla pour voir, debout devant lui, un être, ou une chose, qui était comme le double délabré et fantomatique de sa soeur . Elle dévisageait son frère d'un long regard froid.
Et il dit :
- Pourquoi es-tu ici ? Tu es morte et enterrée .
- Je suis ici, Wykham Delandre, non pas par amour pour toi, mais parce que je hais un autre homme, plus encore même que je ne te hais .
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MercurialSpriteMercurialSprite   07 avril 2012
M. Arthur Fernlee Markam, qui loua la villa appelée La Maison Rouge au-dessus du village des Maisons-de-Crooken, était commerçant à Londres et, en véritable cockney, crut nécessaire, avant d’aller passer ses vacances d’été en Écosse, de s’habiller de pied en cap comme un chef de clan écossais tel qu’on en voit sur les gravures en couleurs et sur les scènes de music-hall.
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Moi, ce que j'aime, c'est les vampires... Tu as envie d'en apprendre plus sur Dracula ? Découvrir comment "Buffy contre les vampires" a révolutionné la télévision américaine et comment - aujourd'hui encore - cette série continue de faire parler d'elle à travers comics et albums ? Rencontrer Alana, héroïne du roman très inclusif de Cordélia, bref... Si toi aussi ce que tu aimes, c'est les vampires, cette vidéo est pour toi ♥ J'y parle même (un peu) d'Edward Cullen...
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