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Michel Pagel (Traducteur)
EAN : 9782259200288
342 pages
Plon (02/06/2005)
3.53/5   32 notes
Résumé :
Nancy Underhill s'est suicidée. Rien ne pouvait le laisser prévoir, personne ne s'explique son geste. Une semaine plus tard, c'est son fils Mark, un adolescent de quinze ans, qui disparaît. Les deux événements sont-ils liés ? L'oncle du garçon décide d'enquêter sur cette double énigme. Peu à peu, il en arrive à la certitude que la clé de l'histoire se trouve dans une maison abandonnée du voisinage qui avait toujours fasciné Mark. En fouillant les mystères de cette r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Qu'il est dur de s'attaquer ainsi à une oeuvre que je qualifierai de "secondaire" de l'auteur après avoir été ébloui par ses précédents romans Koko, Ghost Story et Tu as beaucoup changé, Alison.

On retrouve ici Mister Underhill qui fut l'un des personnages principaux dans Koko, mais il a vieilli, a poursuivi avec brio sa carrière d'écrivain, et nous emmène avec lui à la découverte de ce qui lui reste de famille, dans la petite bourgade qui l'a vu naitre et grandir.

Le ton de l'auteur, l'atmosphère qui le caractérise si bien, sont bel et bien présents, pour mon plus grand bonheur. Il n'y va jamais avec des pincettes pour nous peindre un environnement propre à son Amérique bien profonde et ses quelques habitants désabusés, désillusionnés et pour certains, alcooliques et/ou racistes. D'ailleurs le petit passage narrant le tournage d'un grand film hollywoodien dans cette petite ville sous prétexte que les décors sont identiques au Chicago de l'époque des gangsters et de la prohibition en dit long sur la volonté de Straub de planter un décor qui n'a pas su évoluer avec le temps, qui est resté ancré dans un passé, et notamment au niveau des mentalités. Il accentue la chose avec son héros, l'écrivain qui est parti de là, qui brille dans le monde de la littérature et qui vit à Manhattan dans un beau loft, et qui a besoin, quand il revient visiter son frère, de louer une belle voiture un peu tape à l'oeil.

L'intrigue est bonne, fascinante, et le passage d'un point de vue à un autre, ainsi que les aller-retours dans le temps (on parle ici d'une semaine maxi en avant et en arrière) servent, à mon sens, l'intérêt de ce livre. Straub nous distille, de cette façon, inteligemment les indices et les clés de toute cette histoire. Et heureusement qu'il procède comme ça finalement, il peut ainsi cacher un léger manque de rebondissements et de suspense.

Et c'est vraiment, mais vraiment dommage, car le reste y est. On est plongé dans ce monde, on s'attache à Mark, le neveu du héros qui disparait mystérieusement. On vit avec lui la perte de sa mère et son ressenti vis à vis d'un père pas du tout aimant, et qui mène une vie de frustration et de jalousie.

L'histoire est à la fois belle et atroce, il y a de la poésie et du tragique. L'ambiance est à la hauteur, mais le dénouement est trop rapide et légèrement trop simpliste. Dommage !

Un bon petit bouquin rapidement lu tout de même.
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Cela faisait un moment que je n'avais pas replongé dans un Peter Straub et je l'ai retrouvé avec un grand plaisir. Une mère qui se suicide, son fils qui disparaît, et puis une maison abandonnée... l'atmosphère était installée, j'étais aussi à l'aise que dans des Charentaises.
L'auteur se fait encore un plaisir d'écorner l'Amérique du bout de sa plume incisive et c'est toujours délectable, sans être trop redondant. Après tout, avec Stephen King, on connaît le Maine aussi bien que notre pâté de maisons. Hollywood est égratigné aussi au passage, et j'ai bien aimé aussi.
Je ne suis pas raide dingue des allers-retours passé / présent, mais la construction est habilement menée et je n'ai pas du tout été perdue.
Les personnages sont magnifiquement rendus, on s'attache à Mark, je ne trouve rien à dire contre cet ouvrage qui semble en avoir déçu certains.
L'intrigue est également bien menée, le suspense bien présent, en gros tout ce que j'aime.
Bien sûr, la fin tombe un peu à pic, et si Peter Straub n'avait pas été le maître d'orchestre, j'aurais pu imaginer un soudain manque d'inspiration, mais à mon avis il l'a voulu ainsi. Et puis pour tout vous avouer, il m'est arrivé de lire des romans dont un épilogue avait été ajouté pour diluer le final... et total, j'ai préféré la fin abrupte de l'édition originale.
Il s'agissait cette fois encore d'une relecture, la nostalgie pointe toujours un peu le bout de son nez et il est possible que je me montre un peu partiale, mais je ne peux que dire que j'ai passé un très agréable moment.
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Très décevant... difficile d'écrire un avis ... Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Variétés 2015 (oui, je sais je suis en retard :-/ !!) et c'est parce qu'il est un des rares auteurs à avoir les mêmes initiales que moi que je l'ai lu. Ca aurait pu être une découverte mais non ce fut une déception, et pourtant il a eu un prix(?! - même pas envie de le compter dans mon challenge Atout Prix) et même le Grand Stephen King disait à l'époque que c'était son meilleur roman (?!)
Essayons d'argumenter tout de même à minima :
- L'intrigue est intéressante : une mère se suicide, sans trop de raison apparente (d'ailleurs, même si l'auteur trouve une explication, il ne revient pas dessus par la suite) et son fils disparaît quelques jours après. Cette disparition est-elle liée au suicide de sa mère ou à la disparition de 2 autres adolescents ?? suspense, suspense, ...
- Les personnages sont plutôt bien travaillés même si certains sont laissés de côté : le copain Jumbo, sa mère qui semble prendre de l'importance mais non pas du tout ... et le père de Mark (l'ado disparu) qui trop caricaturé à mon sens pour être authentique. Mais j'ai beaucoup aimé le personnage de Mark justement, qui prend de l'ampleur de la profondeur même, voire même de la hauteur (mais chut!!).
Le fait de raconter l'histoire du point de vue du père, puis de l'oncle et de l'adolescence grandit vraiment ce personnage car c'est lorsqu'il est narrateur que toute l'histoire est ressentie où les sentiments prennent de la dimension : de la compassion, de l'angoisse, de la plénitude, ...

Mais le gros hic se trouve dans la résolution de ses énigmes, sans pouvoir aller trop loin sans en dévoiler la fin, ça tombe à l'eau !!très clairement ! soit on va au bout du fantastique (à l'instar de King) ou soit on rationalise les événements, (sans donner de leçon non plus ...)mais là c'est plus de Marc Levy que du King !!
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J'ai lu cette oeuvre dans le cadre du challenge ABC, et je crois que si le challenge n'était pas en cours, j'aurais lâché bien avant la fin !!

Début plaisant, milieu pas terrible, fin approximative selon mes critères... on peut pas crier au chef d'oeuvre !! Bon tout n'est pas si noir, ce n'est pas non plus un bouquin bon à caler les pieds de meubles, il est globalement plaisant, si on a du temps à lui consacrer, contrairement à moi qui l'ai lu de façon extrêmement hachée...

Pour une critique plus fouillée, allez voir par là : http://pegpeg.canalblog.com/
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Très décevant de la part de cet auteur.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
- C'est exact, dit Pa. Vous êtes trop jeunes pour savoir ce que c'est que le sexe, les enfants, mais il n'est jamais trop tôt pour apprendre quelques faits. Le sexe est une activité que partagent les hommes et les femmes, sauf qu'on y prend plus de plaisir qu'elles.
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J’aime bien tes boucles d’oreilles, je trouve qu’elles te vont bien, mais chaque fois que je vois un jeune avec une boule métallique au bout de la langue, j’ai l’impression que ça doit être très inconfortable.Est-ce que ça n’est pas très gênant pour manger ? Ça m’ennuie vraiment de te le dire, mais moi, les piercings sur la langue m’évoquent de l’automutilation malsaine.
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C’était de très loin la plus belle femme que Mark eût jamais vue, même au cinéma. Ses cheveux roux d’aquarelle tombaient délicatement jusqu’en haut de sa gorge, et elle les peignait avec les doigts. En été, elle portait généralement un T-shirt ainsi qu’un short ou un jean, et le corps que couvraient ces vêtements serrés, décontractés, donnait parfois le tournis au garçon
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- Il. Était. Là, déclara Mark dans le murmure le plus fort qui fût. Debout près de la porte. Face au mur, si bien que je n'ai vu que son dos.
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« Qu'est-ce que tu veux dire par ce que certaines personnes appellent un fantôme ? »
Mark éclata de rire, avant de secouer la tête.
« Je veux dire, comme... quelque chose laissé derrière soi. Quelque chose d'assez réel pour que, des fois, on le voie.
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Vidéo de Peter Straub
Excerpt: Artist Talk | "In That Case: Anthony Discenza and Peter Straub"
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