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ISBN : 2253154407
Éditeur : Le Livre de Poche (12/03/2003)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 84 notes)
Résumé :
Insupportable garnement, provocateur né, impénitent redoutable et redouté, jamais avare de sacrilèges… Tel a été Jean-Louis Fournier dans sa jeunesse, un épi constamment dressé sur la tête comme marque indélébile d'être retors, inscrit malgré lui dans un collège catholique, pour le malheur de ses enseignants. "J'irai certainement en enfer, bonne-maman le dit souvent." À vrai dire, le na... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  13 mars 2013
Après la lecture de « Il a jamais tué personne mon papa », tellement appréciée, c'est avec enthousiasme que j'entame « J'irai pas en enfer », puisque du père au Père il n'y a qu'un pas...
Je retrouve avec plaisir le petit Jean-Louis sur un sujet cette fois moins tragique et surtout quelque peu potache.
S'il prie et va à la confesse, Jean-Louis, c'est d'une part, pour obéir à la tradition familiale, mais aussi et surtout parce qu'il a peur d'aller "cuire dans les marmites de l'enfer". Pour le reste, il enchaîne les « bêtises/péchés » : il est renvoyé du lycée pour avoir déposé la statue de la vierge dans les WC. Il fait ses devoirs pendant la messe, etc.
Ce petit ce livre se déguste en une bouchée, comme une friandise ; tant pis pour le pêché de gourmandise.... même s'il est, à mon avis un peu plus faible que « Il a jamais tué personne, mon papa ».
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Croquignolle
  14 mai 2015
Un petit bijou souriant, qui m'a fait rire aux éclats ! Je suis un peu plus jeune que Jean-Louis Fournier et pourtant je me suis reconnue dans de nombreuses situations, plus loufoques les unes que les autres. A travers son regard d'enfant, spontané et taquin, j'ai redécouvert mes années de catéchisme, de rites religieux, de questionnements sous un angle décapant et plein de tendresse. Jean-Louis Fournier allie ton moqueur et respect profond pour nous livrer un roman délicat, délirant, déroutant, déridant... délicieux !
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gerry29
  10 juin 2010
Mon avis:

C'est frais, c'est bien écrit, c'est une très belle rencontre.
Au fur et à mesure de ma lecture, j'avais l'impression d'écouter mon père me raconter ses passages à confesses et l'entendre réciter son acte de contrition quand il était en culotte courte...

Ce livre est un joli pied de nez à l'école catholique d'autrefois, avec les curés en soutanes et les remontrances à outrance. L'époque révolue (?) à laquelle on faisait croire aux enfants que s'ils n'étaient pas sages, ils iraient tout droit en enfer... et que pour se rattraper il suffisait d'un petit tour au confessionnal...

Ici Jean-Louis Fournier nous évoque son enfance et ses bétises, et bien qu'il paraissait être un sacré garnement, on ne peut qu'en rire.

J'ai lu ce livre en 2 petites heures, et j'ai souris tout du long, rien que ça c'est du bonheur

Ma note: 9/10
A découvrir
Une lecture détente, rigolote, et fraiche.
Idéale entre deux gros bouquins
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kathy
  19 décembre 2018
Jean-Louis Fournier, distille peu à peu, avec ses yeux d'enfant, des souvenirs d'enfance en lien avec sa scolarité chrétienne. Il questionne la religion : paradis ? enfer?
Le paradis aurait sa préférence ! … Mais ses promesses sont souvent de courte durée… !
Il atteint, cependant, le paradis. Lorsqu'il découvre, au cinéma, la beauté de Luis Mariano ; lorsque Mendelssohn, entre en lui par les oreilles, et par tous les pores de sa peau ; lorsque l'orgue de l'Eglise de Saint-Nicolas-en-Cité résonne de ses improvisations empruntées aux oeuvres de Beethoven , Mozart…
Par ailleurs, le paradis, il le touche du doigt, au quotidien, avec curiosité, merveille et lyrisme. Un gros Larousse illustré, une bicyclette volante par fort vent, des volets que l'on ferme,… conviendront tout à fait.
J'ai adoré toutes ces petites anecdotes qui ont évoqué en moi l'Enfance.
Une écriture drôle, sincère, émouvante.
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Errant
  14 mai 2019
Ce recueil autobiographique d'anecdotes de l'enfance m'a plu par sa simplicité et sa candeur. L'auteur a une facilité déconcertante à extraire la substance de faits banals et de nous les présenter sous un coté amusant, sans prétention. Mais sous ce couvert bon enfant, il y a parfois une moquerie ou une critique plus signifiante, à l'égard de la religion et des religieux notamment. Fournier a aussi un incroyable sens de la chute qu'il met généreusement à contribution ici. Bref une lecture légère, qui accroche souvent un sourire, sans être toutefois dépourvue de sens. J'y ai goûté sans restriction.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin   19 novembre 2011
Je baisse la tête, confus, honteux. Je suis très mal à l'aise. Je pense à mes péchés : j'ai regardé longtemps dans le décolleté de la maîtresse quand elle se penchait vers moi ; j'ai piqué un paquet de Players à mon père ; j'ai mangé une plaque de chocolat... Quand je pense que c'est à cause de ces péchés là qu'ils sont en train de sanguinoler sur la croix. Ça me paraît un peu cher payer.
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CroquignolleCroquignolle   14 mai 2015
Quand le curé lève l’hostie vers le ciel, on doit baisser la tête. D’abord ce n’est pas poli de regarder Dieu dans les yeux, et puis Dieu éblouit, on peut devenir aveugle si on le regarde sans lunettes.
Quand le curé baisse l’hostie, tout le monde relève la tête, sauf moi. Ce jour-là, je suis resté la tête penchée, recueilli.
En vrai, j’avais mon bouquin d’histoire et géo caché sur le banc et j’en profitais pour apprendre ma leçon. Un curé qui me connaissait bien est arrivé par-derrière. Il s’est baissé, a pris mon livre, il est parti avec.
J’ai relevé la tête et je crois avoir vu, à ce moment-là, le grand Jésus en marbre me faire un clin d’œil, l’air de dire t’en fais pas.
Si Jésus n’est pas toujours d’accord avec les curés, ça change tout. Moi qui suis la victime des curés, je vais enfin avoir un allié de poids. Jésus, c’est quand même le patron. Les curés se servent de lui pour nous faire peur, peut-être qu’il en a marre de passer pour un gendarme.
Dieu, je crois pas qu’il soit très marrant. Jésus, c’est pas pareil. Il est plus jeune, il a moins de responsabilités, et puis il a une bonne tête, il fait artiste avec ses cheveux longs. Si on le voit jamais rire sur les images, c’est certainement que Dieu l’oblige à prendre un air sérieux pour les photos. Je suis sûr qu’il aime rire et faire des blagues avec ses douze copains.
J’ai regardé à nouveau la tête du Jésus et je lui ai rendu son clin d’œil.
Il est resté de marbre.
+ Lire la suite
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StockardStockard   19 novembre 2016
Quand je pensais avoir commis un péché mortel, j'avais très peur de mourir avant de m'être confessé. J'allais à confesse à pied. Je n'osais pas monter sur mon vélo, je marchais à côté. Je regardais sans arrêt en l'air pour voir s'il n'y avait pas des choses qui allaient tomber du ciel. Les malheurs, ça vient toujours du ciel. C'est peut-être pour ça qu'on les appelle des tuiles.
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SotekSotek   11 juin 2012
Je voudrais bien aller au paradis. Il paraît qu'au paradis, toutes les dames sont nues. J'ai vu Ève toute nue sur un tableau. Mais ça, c'est une pensée impure. Et pour aller au paradis, il ne faut jamais avoir de pensées impures. Ma situation est cornélienne.
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kathykathy   18 décembre 2018
Quand il y avait beaucoup de vent, je faisais des kilomètres sans pédaler. Je lâchais le guidon, j'ouvrais les bras en tenant les coins de ma cape, ça faisait comme une voile. J'avais l'impression d'être un cerf-volant. Je traversais à vol d'oiseau les champs de betteraves, les collines de l'Artois, j'étais bien dans le ciel.
Je déclamais du Racine aux betteraves, du Molière aux épis de blé. Je m'entraînais.
Je serai un grand comédien.
Le vent me portait.
J'étais ivre de vent. Le ciel était immense. Poussés par le vent les nuages faisaient du cent à l'heure.
Le vent n'était pas seulement dehors, il était aussi à l'intérieur de ma tête.
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Videos de Jean-Louis Fournier (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Louis Fournier
Comme Jean-Louis Fournier et Camille Laurens, l'écrivaine Évelyne Bloch-Dano, qui vient de publier "Une jeunesse de Marcel Proust" (Stock), nous a présenté trois objets qui comptent pour elle et nous parle, à travers eux, de sa manière de vivre le souvenir et la transmission.
En savoir plus sur "Une jeunesse de Marcel Proust" : https://www.hachette.fr/videos/evelyne-bloch-dano-presente-une-jeunesse-de-marcel-proust
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