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ISBN : 2226043047
Éditeur : Albin Michel (20/07/1936)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 28 notes)
Résumé :

Lauréat du Prix Goncourt pour cet ouvrage émouvant, Maxence Van der Meersch conte l'histoire tragique de Karelina, timide paysanne au joli visage. Mariée de force à un colosse brutal, elle doit subir une vie faite d'expédients et les humiliations de son mari. Quand son bourreau est mis sous les verrous, elle s'enfuit. Elle trouve refuge chez son oncle Domitien, écrivain célèbre, dont l'épouse, Wilfrida, reç... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  04 avril 2016
Un beau livre sur la condition de la femme! Il retrace la vie tragique de Karelina, une paysanne soumise, une épouse battue, traumatisée, une amoureuse malheureuse, une mère affligée!
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ingridfasquelle
  10 juillet 2015
Maxence van der Meersch est l'écrivain des paysages et des gens de la Flandre. Il abandonne rapidement son métier d'avocat pour l'écriture: son premier roman, La Maison dans la dune, obtient un immense succès que connaîtront aussi les suivants, Quand les sirènes se taisent, sur les grèves ouvrières des usines textiles de Roubaix, et son tryptique autobiographique, La fille pauvre. Avec L'empreinte du dieu, Maxence van der Meersch a été lauréat du prix Goncourt en 1936. Salué par la critique, on l'a comparé comme un nouveau Zola.
Ce titre, réédité aux Presses de la Cité en avril dernier, est depuis devenu un grand classique de la littérature française.
Dans cet ouvrage émouvant, Maxence van der Meersch conte l'histoire tragique de Karelina, timide paysanne au joli visage. Mariée de force à un colosse brutal, elle doit subir une vie faite d'expédients et les humiliations de son mari. Quand son bourreau est mis sous les verrous, elle s'enfuit. Elle trouve refuge chez son oncle Domitien, écrivain célèbre, dont l'épouse, Wilfrida, reçoit avec joie la jeune femme, qu'elle considère bientôt comme sa propre fille. Les deux femmes ignorent alors qu'elles viennent de sceller leurs destins...
L'empreinte du dieu est comme une ode à une Flandre trop méconnue, à son horizon où de «grands nuages d'ouate découpent sur le bleu vif du ciel la blancheur de leurs cimes de neige», à son vent qui «passe comme une vague sur les avoines et les herbages», à sa terre «jalonnée de lignes de saules et de tilleuls», à la vie grouillante de ses rues, au courage de ses femmes et de ses hommes plus forts que toutes les lâchetés, les bassesses et les souillures. Aucun autre ouvrage n'aurait pu faire vibrer davantage mon âme et mon coeur de flamande !
Grâce à un sens aigu de la compassion, Maxence van der Meersch donne à voir, à travers l'histoire tragique de Karelina, l'existence rude de ces paysans durs à la tâche, attachés envers et contre tout à leur terre et à la mer. Hommage magnifique à la Flandre traditionnelle, j'ai souvent eu l'impression de revivre, entre ces pages, l'histoire de mes aïeux, de lire du Verhaeren en prose...
Même si les thèmes abordés sont empreints d'une morale un peu chaste qui n'est plus de mode aujourd'hui, il n'empêche que L'empreinte du dieu reste un roman de terroir âpre et magnifique dans lequel la beauté sauvage des terres déshéritées de Flandre occidentale le dispute à la solitude et à une vie entière faite de travail et de renoncement. Il y a dans cette tristesse indicible, dans cette beauté digne, un je-ne-sais quoi de revigorant, un optimisme qu'on ne saurait expliquer mais que l'on trouve, indéniablement, chez moi, en Flandre...
« le vent était tombé. Il faisait depuis trois jours un temps splendide, un de ces temps bénis comme on n'en voit qu'en nos contrées nordiques, plein de clarté pâle, de vapeur humide, de buées sur les ruisseaux et d'argent sur les herbes, de brumes lumineuses et dorées, comme si un vaste vélum de lin blanc, tendu dans la voûte du ciel avait diffusé et tamisé l'éclat du soleil.»
Maxence van der Meersch vous fera découvrir autrement et aimer les gens du Nord. L'empreinte du dieu est une merveille, un roman de terroir émouvant, à lire au moins pour les descriptions magnifiques des paysages de Flandre. Un roman dépaysant, à couper le souffle !
Lien : http://histoiredusoir.canalb..
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EricP
  22 juillet 2014
La frontière belge, des contrebandiers de tabacs, des combats de coq. Gomar le mari violent cabaretier et contrebandier aussi dresse des chiens pour le passage...Sa jeune femme Karelina le subit jusqu'au jour où il se fait arrêter par les douaniers français. Elle en profite pour fuir vers Anvers et son oncle van Bergen écrivain et sa femme Wilfrida. Goncourt 1936, du Maigret chez les flamands mâtiné de Zola. Idéal pour un soir de pluie. D'ores et déjà 100 pages...j'adore.
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Wyoming
  02 février 2018
L'écriture de Maxence an der Meersch est très belle, c'est un conte souvent tragique sur le sort d'une femme en souffrance conjugale. Les descriptions de l'environnement sont magnifiques et même si l'histoire reste banale, c'est un roman que l'on ne peut oublier par la puissance littéraire de son auteur.
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nandadevi
  28 octobre 2015
Découvert chez un bouquiniste dans l édition de 1932. Noir est le nord noir est le roman ! Je découvre l auteur depuis ma lecture de "Invasion 14" et j ai de plus en plus de plaisir à découvrir ce nord qui lui est si cher. Un auteur dont l écriture me fait penser à Emile Zola tant est grande la force descriptive. A (re)découvrir absolument
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   14 octobre 2014
Ah ! si tu savais comme c'est vite envolé, tout cela ! A vingt ans, on dirait que le monde est à vos pieds. A trente ans, on est bien content de ramasser un varlet ! J'en ai vu, j'en ai vu beaucoup... On ne vit pas dans les rêves.
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PiertyMPiertyM   14 octobre 2014
A moitié heureux, c'est être heureux. On ne l'est jamais davantage.
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rkhettaouirkhettaoui   25 décembre 2012
Le nom glorieux le laissait songeur. Il rêvait un instant au destin décevant du maître des paysages, obscur de son vivant, et presque dédaigné, et dont la gloire, lentement, et trop tard, montait depuis deux siècles. La même pensée douloureuse les laissait silencieux. C’était sa grande peine, à Van Bergen, de n’avoir pas vu venir à lui encore le grand rayonnement de la renommée, cette universelle célébrité pour laquelle, même en la dédaignant, tout artiste, au fond, travaille.
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PiertyMPiertyM   14 octobre 2014
C'est parce que la jeunesse demande trop qu'elle perd tout.

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rkhettaouirkhettaoui   25 décembre 2012
On dirait que l’air n’est pas le même, qu’on vit plus vite… Tout va vite. C’est comme dans les ports, on dirait qu’on vit avec la marée… Et des gens, tant de gens ! De partout ! Des marins d’Amérique et du Japon, d’Espagne, d’Italie, du Brésil, du Chili… Des nègres, des Chinois, des Américains, toutes les langues, tous les parlers… On dirait que ça touche à tous les coins du monde, Anvers…
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Videos de Maxence Van der Meersch (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maxence Van der Meersch
La maison dans la dune (1988), extrait.
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