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EAN : 9782203059313
109 pages
Éditeur : Casterman (19/04/2013)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 83 notes)
Résumé :
La Beauce, dans la fournaise d’un été caniculaire. Un Américain en fuite après un hold-up, Jimmy Cobb, s’efforce d’échapper à la gendarmerie lancée sur ses traces. Il vient de dissimuler son butin en l’enterrant à proximité d’une ferme isolée où il trouve refuge, in extremis. Il n’a pas vu qu’un enfant dissimulé dans le blé a assisté à toute la scène. Et ne sait pas encore que la ferme où il se cache est un modèle réduit de l’enfer.
Horace le tyran domestique... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  27 août 2014
Sous une chaleur écrasante et un soleil aveuglant, dans un champ de blé, Jimmy Cobb, costume cravate, vient d'enterrer une valise puis compte les pas qui le sépare d'un pylône électrique afin de retenir l'endroit où il a caché son butin. Très vite, il s'enfuit. Mais, c'était sans compter sur Chim, un gamin hardi, qui a évidemment tout vu. Aussitôt, il se met à creuser à l'endroit même, non sans avoir attendu au préalable le départ des cognes qui survolaient le terrain. le gangster, lui, va se réfugier dans la ferme voisine. Une jeune femme surgissant de la maison, la robe remontée aux genoux, lui fait un peu peur. Il faut dire que celle-ci propose aux ouvriers sur le toit de venir se rincer l'oeil. Dans la précipitation, il n'a d'autre solution que d'aller se cacher dans la porcherie. Il semble bien que ce ne soit pas son jour à ce Jimmy. En plus de cette Marie-couche-toi-là, prénommée Ségolène, qui ne pense qu'à se faire sauter, il y a Horace, le chef de famille, autoritaire, violent et voyeur, qui semble faire régner sa loi en interdisant à la vieille Gusta de donner à bouffer à son fils, Chim; sa femme, maltraitée aussi, qui ne pense qu'à lui faire sauter la cervelle et Socrate, le frère alcoolique. Mais, voilà, il semble que d'autres personnes plutôt mal attentionnées s'intéressent évidemment de très près au butin...
La Beauce regorge d'habitants quelque peu excentriques et un brin barrés quand même. Entre le tyran, la nympho, l'alcoolique ou les flics un peu con-con, on a une belle brochette de tarés. Seul le petit Chim, débrouillard et ambitieux, semble relever le niveau! Baru nous offre un huis-clos oppressant où chacun ne demande qu'à exploser. L'ambiance est étouffante, les nerfs à vif et les caractères très forts. Quand, en plus, il y a de l'argent en jeu, chacun y va du sien pour pouvoir en avoir une petite part. Baru met ici en image un roman de Vautrin et le rendu est assez bluffant. On se laisse emporter par ce scénario saugrenu et noir. Il a réussi à créer des personnages atypiques dans une atmosphère cinglante, déjantée et étouffante. le dessin, avec ses gueules remarquables et ses scènes de violence, est juste et les couleurs chaudes collent à cette ambiance.
Canicule... de saison...
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Crossroads
  11 août 2014
Après le livre puis le film, voici donc la BD éponyme crayonnée par un Baru toujours aussi inspiré.
Première planche, le ton est donné.
Un mec dans un champ écrasé de soleil.
Dans le rôle du soleil, le soleil.
Dans celui du gars en train de frire sur place, Jimmy Cobb et son petit milliard de centimes qu'il aimerait bien planqué à la vue de tous histoire d'en profiter ultérieurement. Seul petit bémol, la flicaille lancée à ses trousses qui semble ne pas vouloir en démordre. Ce champ paumé de la Beauce devrait faire l'affaire. Devrait car aux yeux d'un petit fouineur témoin de la scène, cette manne inespérée pourrait bien rapidement changer de pogne.
Flip, flip, flip ( pales de l'hélico bien évidemment ), direction la ferme la plus proche le temps de se refaire une santé et d'éviter ainsi la maison du même nom. le fol que voilà, à défaut de sanatorium, c'est dans une véritable poudrière prête à exploser que l'ami Jimmy vient tout juste de s'inviter.
La force de ce récit, une galerie de personnages qui se disputent le prix " j'suis l'plus barré du comté " .
Une nymphomane qui aimerait bien que Jésus cesse de lui balancer " des clous ! " lorsqu'elle le sollicite toutes les 23".
Un alcoolo notoire atteint de blenno, ouïe, ça pique !
Un vieux pervers arriéré et violent.
Un sale petit morveux à la syntaxe aussi aléatoire que sa personnalité un brin décalée de jeune parrain de la Beauce.
Puis il y a Jessie qui tente de surnager dans ce maelström d'anormalité. Peut-être la plus capable de secourir notre Jimmy au bout du rouleau. Dernière réplique offerte par Moltonel...
Les esprits s'échauffent d'autant plus vite que cette putain de canicule perdure. Toi l'octogénaire qui me lit, pense bien à boire tes 12 l de flotte journaliers. Dernière réplique offerte par Raffarin waterproof...
Bref, une histoire déjà lue ou vue qui tape fort et juste !
La patte de Baru immédiatement reconnaissable et appréciable pour les admirateurs dont je fais partie.
Une tension palpable qui va crescendo, un final qui explose tout sur son passage, cette nouvelle adaptation du roman originel de Vautrin est une réussite et graphique, et émotionnelle qu'il serait vraiment dommage de snober !
https://www.youtube.com/watch?v=JWqxnjHmAUo
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trust_me
  22 mai 2013
Un braqueur américain, poursuivi par les gendarmes et ses complices, planque le magot dans un champ de blé avant de trouver refuge dans une ferme beauceronne. le problème c'est que cette ferme est le repère d'une famille de tarés complets, aussi affreux que méchants. le maître des lieux, totalement abruti et ultra violent, son frangin alcoolique, un gamin souffre-douleur qui ne sera pas loin d'être au final le pire de tous, une nymphomane hystérique, une épouse presbytérienne et soumise qui finira par briser ses chaînes, j'en passe et des meilleures. le braqueur, une fois à l'abri des regards dans un grenier, découvre l'horreur et constate qu'il y a bien plus méchant et retord que lui. Tout cela va forcément mal se terminer. La tension monte, chacun en prend pour son grade et personne, vraiment personne, n'en sortira grandi…
Un polar brut de décoffrage d'une sauvagerie inouïe. Vautrin dresse le portrait de l'inhumanité. Il démontre qu'en fonction des circonstances, on peut finir par laisser libre cours à nos plus bas instincts. La ferme, lieu isolé dans un océan de champs de céréales, est une prison dont aucun des occupants ne peut s'échapper. Un huis clos permanent où les rapports de force semblent clairement définis. Cobb le braqueur agit comme un détonateur, il est l'étincelle qui met le feu aux poudres et révèle les autres à leur bassesse. La cupidité engendre une brutalité incontrôlable, les protagonistes agissant sans qu'aucune barrière morale ne vienne réfréner leurs actes. le résultat est saignant, noir de chez noir et, il faut bien l'avouer, par moments jubilatoire. Parce qu'il est évidemment impensable de prendre tout cela au premier degré. Seul le caractère grotesque, tragi-comique de l'ensemble et une pointe d'humour noir rend d'ailleurs la violence supportable.
Baru donne à ses protagonistes le visage de la laideur, déformant leurs traits en fonction de leur état d'esprit (colère, douleur, haine…). Il joue constamment sur le contraste entre la lumière éblouissante des jours d'été et la noirceur du propos. La douce chaleur estivale devient peu à peu poisseuse, irrespirable, étouffante. Son art du cadrage donne le dynamisme nécessaire aux nombreuses scènes d'action et malgré l'absence totale d'onomatopées, le lecteur discerne parfaitement le bruit et la fureur qui traverse toutes les pages. Un vrai tour de force graphique !
Canicule est un mélange réussi entre un récit d'action trépidant et une fable pessimiste sur la condition et la nature humaine. Une histoire déstabilisante qui, si on ne l'appréhende pas avec le recul et le second degré nécessaire, peut s'avérer fortement dérangeante. En tout cas, il n'y a pas à dire, c'est drôlement bon de déguster de temps en temps un petit noir bien serré comme celui-là. le genre de lecture qui me manquait depuis les adaptations des romans de Manchette par Tardi.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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alouett
  21 mai 2013
Dans un coin perdu en France, un morveux, une nymphomane, une quinquagénaire prête à tout, un fermier autoritaire – violent et alcoolique -, une vieille souillon et une truie vivent en huis-clos dans une ferme.
Presque tous les éléments sont réunis pour qu'un drame ait lieu. Il ne manquait plus que l'élément déclencheur qui allait mettre le feu aux poudres : Jimmy Cobb. Ce dernier, célèbre truand américain, est en cavale avec le magot d'un casse. Il cherche à se dérober à la battue policière destinée à l'appréhender et atterrit dans la grange de cette ferme. Il n'aurait pas pu tomber plus mal…
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Après "Pauvres Zhéros" (Pierre Pelot), "Canicule" est le second roman que Baru adapte en bande dessinée. A l'occasion de cette sortie, Baru a accordé une interview à ActuaBD.
« À partir du moment où l'on envisage le monde comme il est, c'est à dire sans faux semblants, on est dans la proximité immédiate de ce qu'on qualifie de roman noir. Pourquoi est-il noir ? Parce qu'il parle aussi des choses qui ne vont pas ! Mes choix de départ en bande dessinée m'emmènent vers ce type de récit, souvent écrit par des gens qui me sont proches (…) » (lire la suite de l'interview sur ActuaBD).
Cette bande dessinée est une adaptation du roman éponyme écrit par Jean Vautrin (1982), roman qui avait déjà été adapté au cinéma en 1984 par Yves Boisset (avec Lee Marvin dans le rôle de Cobb).
La vision d'un homme qui marche en plein milieu d'un champ de blé nous assaille dès la première page. Accablé par le soleil, il semble lutter contre l'épuisement. On remarque dès lors l'illogisme de cette apparition d'un mec vêtu d'un costard-cravate errant en pleine campagne. Déjà, Baru vient titiller le lecteur en l'inondant d'une chaleur accablante, on ressent tout à fait la difficulté de cet homme à se mouvoir. Imaginez la scène qui suit et durant laquelle il enterre son magot !… sous le regard du petit morveux dissimulé derrière les épis de blé. Déjà, on investit ces personnages, intrigué et curieux de connaître la suite.
Le style de Baru est mordant. Graphiquement, son trait est incisif, agressif, il n'épargne pas les différents protagonistes : ils sont laids, grimaçants, leurs visages sont déformés par les rides d'expression et/ou marqués par les stigmates de l'alcool.
Deux univers totalement opposés sont amenés à s'entrechoquer : d'un côté, on est en présence d'un gang organisé, petits mafieux habitués à imposer leurs propres lois et passés maîtres dans l'art de la manipulation. de l'autre, une famille de péquenauds dans laquelle les alternatives sont limitées : se noyer dans l'alcool, sombrer dans la folie ou se soumettre à la loi du plus fort.
" Ici, personne ne raisonne comme vous en avez l'habitude. Vous serez obligé d'en passer par quelqu'un, sinon, vous êtes un mort sur pied ".
Le rapport de force est déséquilibré, les dés semblent pipés d'avance pourtant, les événements qui vont avoir lieu déstabilisent le lecteur et le pousse dans ses retranchements. On a l'impression d'être dans une véritable poudrière. Rien ici ne permet au lecteur de marquer une pause pour reprendre son souffle. le récit est mené tambours battants. Cette impression est renforcée par le découpage effectué où de nombreux passages muets accentuent le rythme de lecture et relatent des scènes d'ultra-violence. de plus, les personnages parlent peu, ils ne prononcent aucun mot affectueux ; leurs répliques sont cinglantes, la violence verbale fait partie de leur quotidien. A chaque fois que l'on se prend de compassion pour un personnage, il se révèle par la suite être la même ordure que les autres.
Dernier contraste important dans cet ouvrage : le choix des couleurs posées à l'aide de lavis. Leur présence est inespérée, presque rassurante, pour ce roman noir. Elles imposent – sur ce dessin nerveux et intuitif – les teintes chaudes d'une chaleur écrasante. Cela renforce l'impression que l'atmosphère est électrique et que les nerfs des différents protagonistes sont à vifs.

Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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Yvan_T
  05 septembre 2013
Ce one-shot signé Baru inaugure une série d'adaptations de romans de Jean Vautrin en bande dessinée. Après l'adaptation sur grand écran par Yves Boisset (avec Bernadette Laffont, Lee Marvin, Victor Lanoux, Miou-Miou, Jean Carmet), c'est donc l'auteur de Fais péter les basses, Bruno !, L'autoroute du soleil et Pauvres Z'héros qui s'attaque à ce polar rural sous un soleil de plomb.
L'histoire de ce gangster en cavale qui se réfugie dans une ferme de la Beauce après avoir enterré son butin dans un champ avoisinant n'a certes rien de particulier, mais ce chassé-croisé de personnages hauts en couleur vaut néanmoins le détour. de ce chef de famille tyrannique et violent à cette nymphomane qui relève sa jupe au moindre courant d'air, en passant par l'oncle alcoolique et la mère haineuse, le casting est vraiment jubilatoire. L'arrivée de ce malfrat dans une ferme où régnait déjà une ambiance explosive va évidemment mettre le feu aux poudres.
Visuellement, le trait de Baru contribue à plonger ce huis-clos dans une ambiance étouffante et malsaine. L'auteur propose également une brochette de personnages aux trognes improbables, qui constituent l'attrait principal de cette oeuvre qui se lit cependant assez vite.
À découvrir !
Lien : http://brusselsboy.wordpress..
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critiques presse (6)
BDGest   20 août 2013
Canicule se révèle être un album rempli d'une énergie, peut-être pas positive, mais particulièrement jouissive.
Lire la critique sur le site : BDGest
LaLibreBelgique   14 juin 2013
"Canicule", adapté du roman de Jean Vautrin, ne pouvait pas trouver meilleur interprète. Maitre de la peinture sociale au couteau, Baru désosse victimes et bourreaux. Il raconte "sa" violence, "son" hasard, "sa" nature humaine, notamment.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Sceneario   03 juin 2013
Baru à le panache d’écrire et dessiner quand il a des choses à dire et cela sans jamais que son propos ne soit empesé par une envie de donner des leçons.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   15 mai 2013
Baru adapte Canicule, un roman de Jean Vautrin. Pour ce « traité de sauvagerie », comme il l’appelle, l’auteur adopte un rythme vif, cinglant, parfaitement adapté à ce cauchemar agricole.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BulledEncre   13 mai 2013
La mécanique Baru, faite d’observation sociale acérée et de rythme permanent dans la narration, épouse à merveille l’ambiance du roman original. Et la chaleur et la luminosité dévastant le décor rural de l’histoire sont tout particulièrement prégnantes.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Lexpress   06 mai 2013
L'atmosphère déglingue et romanesque de Vautrin -un polar noir sous le soleil tapant- trouve ici sa juste place grâce à un Baru qui cisaille les dialogues pour donner libre cours à son dessin magnifique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
voiliervoilier   28 octobre 2013
Le roman noir, c'est l'apprentissage sur le tas. C'est la vie sous la couverture. Dans l'ombre et dans la marge. Une discipline qui sied aux autodidactes, aux libres penseurs, aux doux dingues de l'utopie, aux fascinés de l'anarchie, aux ennemis de l'ordre noir.

Jean Vautrin (Les Temps Modernes, octobre 1997)
cité dans la bédé, signé Baru, en première page
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LadydedeLadydede   29 septembre 2013
Si quelque chose doit se passer entre nous, monsieur Cobb, ne vous y trompez pas, c'est moi qui choisirai l'heure et les modalités...
Commenter  J’apprécie          40
alouettalouett   21 mai 2013
Ici, personne ne raisonne comme vous en avez l’habitude. Vous serez obligé d’en passer par quelqu’un, sinon, vous êtes un mort sur pied
Commenter  J’apprécie          30
JulverJulver   01 mars 2014
AHOOUU...Déplanquez-vous, j'sais bien qu'vous êtes là!
J'vous ai pas donné aux flics...y faut m'récompenser!
'Savez, on voit pas que j'suis moche, quand j'suis su'l'dos!
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JulverJulver   01 mars 2014
Nom d'une bite Horace, tu bouges encore?!
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