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EAN : 9782493909213
272 pages
Collection Proche (11/05/2023)
3.52/5   4161 notes
Résumé :
C’est une femme toujours amoureuse de son mari après quinze ans de vie commune. Ils forment un parfait couple de quadragénaires : deux enfants, une grande maison, la réussite sociale. Mais sous cet apparent bonheur conjugal, elle nourrit une passion exclusive à son égard. Cette beauté froide est le feu sous la glace. Lui semble se satisfaire d’une relation apaisée : ses baisers sont rapides, et le corps nu de sa femme ne l’e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (758) Voir plus Ajouter une critique
3,52

sur 4161 notes
Au même titre que La vraie vie d'Adeline Dieudonné, je pense que ce livre - Mon mari de Maud Ventura - premier roman - va faire entendre parler de lui.

Singulier, innovant, original et déroutant à souhait. Bienvenue dans les méandres d'une épouse follement amoureuse de son mari. Tout, vous saurez tout sur l'amour et aurez le parfait mode d'emploi pour animer la flamme même après des années de mariage.

Maud Ventura explore dans un style aussi épicé qu'habile les trépidations limites schizophréniques d'une femme dépendante affectivement, dans un self contrôle à toute épreuve, une femme très belle et parfaite qui observe tout, codifie tout et ou rien n'est laissé au hasard. Chaque jour a sa symbolique au même titre que les couleurs, que les chansons que fredonne son mari, ou encore le montant du ticket de caisse. Rien ne lui échappe. Elle aime son mari comme au premier jour de manière dévote, obsessionnelle, maladive et terriblement égoïste. Son mari avant ses enfants. Son mari sinon rien. La vie ne vaut rien sans Mon mari. Tout est ritualisé chez cette femme pour stimuler son appétit affectif.

Je suis bien embêtée avec ce livre. Partagée entre l'exaltation (car ce livre est surprenant et exaltant) et la déception. Je m'explique.

J'ai adoré la plume tout à fait inédite de cette jeune auteure qui décrit vraiment avec panache la folie de cette épouse accro. J'aurai pu noter des tas de passages qui font mouche, le sourire aux lèvres ou l'admiration teintée de pitié pour cette épouse diablement inspirée et pitoyable.

Le hic c'est qu'à la moitié du livre, je me suis essoufflée peu à peu devant cette épouse qui ressasse comme un disque sans fin sur Mon mari. Les trémulations obsessionnelles autour de ce mari tournent un peu en rond sans réel fil conducteur qui m'aurait tenue en haleine. J'aurai aimé un changement de ton, une progression crescendo. C'est en somme toujours la même chose. Qu'à la fin cet amour borderline exacerbé a mis à mal mes nerfs et ma patience. J'attendais une fin surprenante et de ce côté là, je fus aussi déçue.

Je ne doute pas que ce livre va cartonner et rencontrer son public. Je pense qu'il le mérite vraiment. de mon côté, j'émets probablement le premier retour mitigé.
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Rentrée littéraire 2021 #19

De très nombreux romans analysent le microcosme du couple, questionnent la dépendance affective ou l'idéal de l'amour-passion, mais celui-ci le fait avec une drôlerie féroce tout à fait réjouissante. Ici le face à face conjugal devient un western où tout est rapport de force, feutré ou pas. Surtout, Maud Ventura a choisi un parti pris très intéressant. Elle interroge les écarts entre les vieux schémas patriarcaux et nos quotidiens 2021 en choisissant une héroïne à contrepied, très loin du post #metoo

Elle est FOLLEMENT amoureuse de son mari. Dans le sens complètement cinglée. Chez elle, l'amour confine à l'aliénation mentale, elle ne vit que dans la passion des débuts après quinze de mariage. Elle scrute chaque geste de son mari, surinterprétant tout, terrifiée à l'idée qu'il la quitte ou la désire moins, alors qu'elle semble posséder tout ce que la société valorise : la beauté, de beaux enfants, une belle situation sociale, un métier.

Maud Ventura a construit son roman sous la forme d'un journal de bord du lundi au dimanche, rempli de micro scènettes du quotidien qui nous font passer par les montagnes russes émotionnelles de l'héroïne. On rit beaucoup avec notamment l'histoire de la clémentine : dans un portrait-chinois le mari a choisi ce fruit pour représenter son épouse alors qu'elle aurait voulu être une gourmande cerise. Et ça l'obsède, la torture. Parfois, on pourrait presque se reconnaître dans ces travers et ses angoisses. Et puis, du rire, on glisse vers l'inquiétude car on sent le récit basculer très subtilement vers une forme de folie, comme dans un thriller psychologique. L'expression «  mon mari » envahit le texte, engloutit l'héroïne. Les enfants sont à peine évoqués, juste une obligation conjugale qu'elle n'a pas vraiment souhaité et dont elle s'occupe que de façon très matérielle, l'entièreté de son coeur étant pris par son mari, elle qui se voit en une nouvelle Phèdre ou la Marguerite Duras de l'Amant.

Forcément, il peut y avoir un côté répétitif à lire les plaintes de cette femme tellement dépendante qu'elle en devient monstrueuse. le récit s'essouffle un peu. Et forcément, on attend la fin, de savoir comment l'auteure pas se dépatouiller de tout cela. Il y avait beaucoup de façon de conclure ce roman. Maud Ventura a incontestablement opté pour la meilleure, pour le dénouement auquel on ne s'attend pas et qui régale, jubilatoire. Ce premier roman réjouissant est plein de fraicheur et ça fait du bien, jusqu'à sa couverture vintage juste parfaite !


PS : à lire en écoutant Amoureuse de Véronique Sanson

Quand je suis loin de lui
Je n'ai plus vraiment toute ma tête
Et je ne suis plus d'ici
Oh! je ne suis plus d'ici
Je ressens la pluie d'une autre planète

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Atteint par une certaine " fatigue de lire " liée à l'arrivée du printemps sans doute , au retour de certaines activités " extérieures " , je l'avoue ...ça coince un peu . Mais pas de panique, ça va revenir .Il suffit de faire preuve de patience ...Et puis , on n'est pas là pour battre des records de lecture mais éprouver du plaisir, et faire partager , non ?. Vaines tentatives et .... ah , celui - là. Pourquoi pas ? " Mon mari " . Ouais bon , pas de pot , moi , entendre parler d'un mari , c'est tout de même pas banal . Quoiqu'après tout , entendre parler d'un mari , ça peut m'aider à deviner les pensées de ma propre épouse. Bon , voyons ça de plus près. Elle est prof d'anglais . Ma femme l'était aussi ( pratique pour visiter Londres ...) . le couple a " ce qu'il faut pour vivre correctement " . Ben , je l'avoue , nous aussi . Ils ont deux enfants dont on ne parlera pas . Là , ça coince un peu car ...nous n'avons qu'une fille ...mais " le must " des enfa)nts pour des parents ...Ils sont mariés depuis 15 ans ...oh les gamins!Quinze ans ! Des " ados du mariage ". Nous ....46 ans . " Petits joueurs " nos héros .En même temps , nous avions fété nos ...15 ans de mariage ... Un signe ? Pourquoi pas . Bon , ça, ça va me plaire . Après tout , parler du couple , c'est parler un peu de chacun de nous , non ? Bon , le problème, c'est que c'est elle qui parle. D'ailleurs , y'a pratiquement qu'elle . On a beau être compréhensif, elle n'arrête pas de raconter sa relation ave son mari . C'est simple, elle ne voit que lui , ne parle que de lui , ramène tout à lui , délaisse tout pour lui , ne vit que pour lui . Bon , au début, c'est " cool " , on la trouve sympa cette nana , on se dit que , finalement , notre compagne , au début, c'était plausible , au bout de 15 ans , c'est " limite " ....au bout de 46 ans , je vous dis pas .Ce livre me plaît, puis m'agace , puis m'irrite et pourtant ....." pourtant ,je n'ai...aime que toi " . Un livre comme un couple : " au début, elle m'excitait , maintenant...elle m'énerve " .Oui , bon , ça , c'était avant...Tout ça pour vous dire que malgré une évidente bienveillance, c'est un peu long mais ....pas moyen d' arrêter ...Addictif . Un premier roman qui " a du coffre " ...avec une fin , " aux petits oignons " . Elle , on ne sait pas son nom , ( elle se prénomme comment votre épouse ? )Ah . Vous ne voulez pas le dire . Je vous comprends , surtout si elle se comporte comme " la dame du livre " . A moins que ..." Bon Dieu , mais c'est bien sûr " comme aurait dit l'inspecteur Bourrel ... Bourrel ? Vous connaissez pas ? Raymond Souplex ...Toujours pas ? ....Oui , évidemment. Bon , y'a internet , hein .Vous n'avez qu'à chercher ...Wiki ...machin ....
Et puis , attendez la fin. Ça vaut le coup .....
J'ai passé un très bon moment avec ce roman . Je ne dirai pas que c'est un chef d'oeuvre , pas même un vrai coup de coeur , mais un roman que j'ai lu en 2 jours , moi qui " trainais un peu des pieds " ...
Un premier roman très bien écrit, original, qui sort des " sentiers battus " en nous ramenant vers la complexité du couple et de l'intime . C'est un roman universel pour les couples , pour les femmes , pour les hommes , enfin les couples qui durent pas , ceux qui durent , ceux qui s'aiment , ceux qui s'aiment plus , ceux qui aiment " rigoler " , ceux qui aiment " se marrer " , ceux qui vivent dans l'anxiété, ceux qui ont peur ou ...pas . Bref , pour tous , quoi .
PS : Mesdames , oubliez la " dame de la couverture , je la trouve " coincée " , vous trouvez pas? .
Messieurs , allez y aussi , vous devrez faire preuve de patience ( ben , oui , hein , même combat , pas facile mais ..." tout vient à point pour qui sait attendre ....)
A bientôt, je crois que , grâce à ce roman , j'ai retrouvé...l'envie de ....Ben , vous n'avez qu'à compléter....
A très bientôt. Continuez à prendre soin de vous .Amicalement .
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A contre-courant de la tendance féministe et des revendications anti sexistes, la narratrice se déclare d'emblée attachée à son mari, amoureuse après des années de mariage, animée par une passion aussi torride comme au premier jour, une dépendance absolue aux sentiments qui les unissent encore, malgré les pièges de la vie à deux au quotidien, voire à quatre puisque deux enfants sont nés de leur union.
Un tableau idyllique, avec une héroïne que l'on imaginerait vêtue d'une jupe serrée et d'un twin set pastel, vantant les mérites d'un mixeur plongeur des années 50, comme le suggère l'image de couverture.

Pourtant la jeune femme n'est pas une épouse entretenue, elle est enseignante et traductrice.
Mais on perçoit rapidement que quelque chose cloche.

Peu à peu les couleurs du tableau se dégradent et des détails perturbent l'harmonie de ce bonheur en conserve. Les confidences révèlent une toute autre réalité. Une volonté de contrôle absolue, à la Bree van de Kamp, pour les aficionados des Desperates, une paranoïa avancée, un machiavélisme impressionnant, pour un récit réjouissant.

Notons l'humour du titre, qui donnera lieu sans aucun doute à quelques quiproquos lors des conversations entre lecteurs…

J'ai beaucoup aimé ce premier roman drôle et décalé. Et cette leçon finale : ne jamais se fier au apparence. Et surtout ne pas rater l'épilogue.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Lors de ma nouvelle crise existentielle, vous savez, celle qui me prend quasi quotidiennement à la fin de chaque lecture, quand le choix d'un autre livre est impératif, parce que bon, rester plus d'une dizaine de secondes sans livre en cours n'est pas tolérable, je me suis dit qu'entamer Mon mari ne serait pas une mauvaise idée.
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J'avais repoussé ce moment, je l'avoue, persuadée de m'ennuyer tout du long, parce que franchement, une femme qui parle de son mari pendant 350 pages, ça peut lasser un chouia.
Et puis total pas du tout, j'ai beaucoup aimé.
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Tout le monde ou presque connaît l'histoire, la madame elle aime son mari d'un amour fou, comme au premier jour, après 15 années de mariage, et n'a de cesse de traquer le moindre signe de non-réciprocité.
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Traductrice et professeur d'anglais à mi-temps, son obsession guide tous ses actes.
Entre les jours de la semaine qui portent tous une couleur, par exemple vert pour le lundi, jaune pour le mercredi, blanc pour le dimanche, lesquelles couleurs indiquant la façon dont va se dérouler la journée jusqu'aux moindres détails, ses petits carnets où tout est noté scrupuleusement (couleurs bien définies aussi pour les divers carnets), elle a de quoi s'occuper.
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Et donc, persuadée que Son Mari ne l'aime pas autant qu'elle, la moindre parole, le moindre regard, le moindre geste, prennent une dimension complètement disproportionnée et sont analysés sous toutes les coutures.
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Rien ni personne d'autre ne compte. Ses enfants, au nombre de deux, sont quasiment transparents. Elle les aime, bien sûr, mais de loin, au point d'ignorer complètement les liens qu'ils peuvent avoir avec leur père, entre autres.
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Mais bon, je ne vais pas trop vous en dire, et vous conseiller de lire ce bouquin.
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Pour un premier roman, je tire mon chapeau à l'autrice, parce qu'avec rien, elle a réussi à me tenir en haleine du bout de sa très belle plume.
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Un roman addictif, j'ai souvent souri, très souvent été stupéfaite par son comportement, mais à aucun moment je ne me suis ennuyée, guettant l'arrivée de chaque nouvel "ouragan" et ils sont légion.
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De plus, le livre est découpé en grands chapitres,un pour chaque jour de la semaine, mais les très courts sous-chapitres donnent de l'élan à la lecture et je n'ai pas vu les pages passer.
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critiques presse (7)
Elle
22 mai 2023
La solaire autrice de « Mon mari » n’a pas seulement signé un best-seller international. Elle prouve aussi qu’on peut parler de sa propre réussite avec charme, humour et naturel.
Lire la critique sur le site : Elle
Culturebox
07 janvier 2022
"Mon Mari", c'est l'histoire d'une femme qui a 40 ans, mariée, deux enfants avec une vie, en apparence, parfaite. Pourtant, elle a un problème : elle est follement amoureuse de son mari. "C'est-à-dire que toute sa vie tourne autour de son mari", explique Maud Ventura. Dans son roman, l'autrice aborde la thématique de la dépendance affective, de l'amour, de la passion et du fait de vivre pour quelqu'un d'autre.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique
21 octobre 2021
Un second degré subtil innerve le premier roman de Maud Ventura, "Mon mari".
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro
13 octobre 2021
Confession d’une femme, mère de deux enfants, obsédée par l’amour qu’elle voue à son mari.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde
01 octobre 2021
Ce récit hypnotique de la dépendance affective dit quelque chose de profond sur le couple.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs
22 septembre 2021
Un premier roman d’une drôlerie grinçante.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaTribuneDeGeneve
31 août 2021
Balançant entre Delphine de Vigan et Annie Ernaux, l’amoureuse de l’amour dose gnangnan et sociologie sous couverture orange. Pop, vitaminé, vintage.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
Citations et extraits (358) Voir plus Ajouter une citation
Je n'ai rien non plus qu'il puisse la calmer, car mon mari m'a tout donné. Je sais que nous passerons notre vie ensemble. Je suis la mère de ces deux enfants. Je ne peux rien espérer de plus, je ne peux rien espérer de mieux, et pourtant le manque que je ressens est immense et j'attends de lui qu'il le comble. Mais avec quelle maison, avec quel enfant, avec quel bijou, avec quelle déclaration, avec quel voyage, avec quel geste pourrait-il remplir ce qui est déjà plein ?
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Je m'approche de mon mari, je suis juste derrière lui, mon souffle dans son cou, l'idée m'effleure de le pousser. Est-ce que j'aurais la force de le faire passer par-dessus la barre d'appui ? Et s'il s'accroche à la balustrade, serais-je capable d'appuyer sur ses doigts pour qu'il tombe dans le vide ? Je sais que oui. Aucune lumière en face, aucun vis-à-vis compromettant, aucun voisin sorti promener son chien tardivement. Je sais que je ne risque rien. C'est à moi qu'appartient la décision : est-ce que mon mari mérite de vivre ? Je n'ai aucun mal à l'imaginer inconscient sur le sol, le crâne fracassé, le sang inondant son cerveau. J'ai encore moins de mal à m'imaginer en veuve inconsolable (le noir va bien aux blondes) – cette femme qui avait tout pour être heureuse, et dont un stupide accident a changé le cours de l'existence. J'hésite, renonce et recule. C'est sûrement une vengeance disproportionnée pour le punir de m'imposer de dormir les volets fermés.
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Ma fille apparaît dans l'encadrement de la porte. Une soirée en tête à tête avec mon mari, ce n'est quand même pas trop demander. On a déjà passé la journée à fêter son anniversaire.
Ma fille murmure qu'elle a mal au ventre. Elle s'assoit sur mes genoux avant d'enfouir son visage dans mon cou. La seule pensée que j'arrive à me formuler, c'est qu'elle est en train de ruiner mon maquillage. Pour la poudre de soleil que j'ai appliquée dans mon décolleté et sur mes joues pour me donner bonne mine, c'est raté.
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Nous trinquons au champagne, quand mon mari (avec un ton qui ressemble à de la connivence) ajoute : "Bienvenue dans la vraie vie ! " en s'adressant à Nicolas et Louise. Je ne sais pas comment interpréter cette expression. Qu'est-ce que mon mari entend par là ? À quoi la reconnaît-on, " la vraie vie " ? Nous discutons de leur nouveau statut de jeunes parents quadragénaires, des couches et des biberons. Sa coupe à la main, mon mari raconte la période où notre fils ne faisait pas encore ses nuits, pleurant des heures entières, nous gardant éveillé et impuissants. Il rassure Nicolas, lui répète que les enfants grandissent, que le manque de sommeil, les larmes et les cris ne durent pas éternellement. Est-ce que c'est ça que mon mari veut dire quand il annonce solennellement à ses amis qu'ils accèdent à " la vraie vie " ? Est-ce pour lui synonyme d'une vie sans fantaisie et trop contraignante ? Est-ce que " la vraie vie " signifie pour lui abandonner ses rêves et renoncer à sa liberté ?
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Les amoureux qui s'embrassent continuellement le font souvent pour masquer leur manque de conversation : quand on a une bouche collée à la sienne, difficile d'avoir une discussion profonde sur le sens de la vie. Avec mon mari, on n'a jamais eu besoin de s'embrasser pour combler le vide - c'est en tout cas ce que je me répète pour me rassurer quand Nicolas et Louise s'embrassent dans la cuisine après notre dîner : ils ont enfin quelques instants pour échanger en privé, et au lieu de cela ils préfèrent s'embrasser. Quelle drôle d'idée.
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Mon mari de Maud Ventura aux éditions Iconoclaste https://www.lagriffenoire.com/1088728-romans-mon-mari.html
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