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ISBN : 2253010235
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1975)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 320 notes)
Résumé :
En Nouvelle-Guinée, une équipe de savants auxquels s'est joint le journaliste Douglas Templemore cherche le fameux « chaînon manquant » dans l'évolution du singe à l'homme. En fait de fossile, ils trouvent une colonie bien vivante. Une colonie de quadrumanes, donc de singes. Mais a-t-on jamais vu des singes troglodytes ? Enterrant leurs morts ?
Tandis que les hommes de science s'interrogent sur la nature de leurs « tropis », un homme d'affaires voit en eux un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  27 août 2017
Une équipe de chercheurs, accompagnée du journaliste Douglas Templemore est à la recherche en Nouvelle-Guinée, du chaînon manquant dans l'évolution humaine. Ils découvriront, bien vivante, une espèce inconnue, les « tropis », sorte d'individus quadrumanes possédant des rites funéraires. Nous y voilà ! Déjà, des industriels sans scrupules lorgnent une main d'oeuvre à bon marché…
On l'aura compris, l'intrigue, pour originale qu'elle soit n'est qu'un prétexte à un questionnement bien plus profond : qui est l'homme, cet « animal dénaturé » ?
Bien sûr, ce bouquin quelque peu iconoclaste, aussi bien dans le ton que dans le propos, n'a pas la prétention d'apporter de réponse à la question ; d'autant que les problématiques induites sont nombreuses : esclavage, euthanasie, clonage…
On est bien loin du « Silence de la mer »… Qu'importe, voilà un bouquin qui, même s'il pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses reste un de mes grands coups de cœur d'ado.
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Ziliz
  30 août 2013
Qu'est-ce qui distingue l'être humain de l'animal ? L'homme du singe, en l'occurrence ? La parole, l'art, les rites funéraires, l'organisation sociale, la fabrication d'outils, le rire, la capacité d'abstraction... ?
Voilà la question soumise à un tribunal anglais dans les années 50, à propos de Tropis - hominidés fictifs découverts en Nouvelle-Guinée - suite au meurtre de l'un d'eux.
Cette intrigue est prétexte à des débats foisonnants et passionnants. L'auteur retourne indéfiniment la question, à coups d'arguments religieux, philosophiques, scientifiques et juridiques. de quoi faire cogiter le lecteur sur les limites de chacune de ces disciplines (et sur leurs interactions, comme pour l'euthanasie, l'avortement, le clonage...). Et l'exercice est jubilatoire, surtout lorsque le débat se complique de considérations politico-économiques (esclavage, ici).
Bien que toutes ces questions m'aient intéressée, ce roman m'a semblé interminable, maladroit et lourd. Pas moyen de me persuader que l'intrigue se situait dans les années 50, tant les protagonistes, leurs dialogues, leurs idées - sur les ‘races' humaines notamment - semblent dater de l'époque victorienne.
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candlemas
  03 septembre 2017
J'aime beaucoup Vercors, et conserve un souvenir ému et puissant du Silence de la Mer. Mais ce roman fantastique et philosophique n'est pas à la même hauteur.
Les réflexions émaillant le récit, autour de la notion d'humanité, d'animalité, et des droits ou devoirs que le premier s'arroge vis à vis du second sont intéressantes, sans toutefois épuiser le débat.
Le récit fantastique lui-même semble très inspiré de Jules Verne dans le style, plus XIXème et victorien que XXème et Vercorien.
Ce n'est donc, en conclusion, pas désagréable à lire, plutôt bien construit, malgré des répétitions et lourdeurs, mais le thème passionnant, eût à mon goût mérité mieux.
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ATOS
  14 mai 2018
Sait-on soi même se définir ? Comment peut-on définir les autres vivants si nous ne pouvons nous définir nous mêmes ? Qui invente l'échelle ? Qui la construit ? Qui l'impose, pourquoi et à qui ? Qu'est ce qu'être humain ? Où commence la frontière ? Et cette frontière existe t elle ? Qui ou quoi sera dit un jour « être humain » , un jour « être une bête » ou un autre jour « n'être rien ». Où est la frontière ? Une peau ? La forme d'une oreille ? Un cri ? Un dieu ? Une morale ? Un livre ? Un gri-gri ? Un interdit ? Un acte civil ? Une âme bi-polaire tanguant entre le bien et le mal ? Où commence la nature et la dénature ? Qui sont les monstres ? Quels monstres se montreront dignes de rejoindre les autres monstres ? Qui devrait avoir le droit de soumettre et qui devrait n'avoir qu'un seul devoir : celui de se soumettre ? «  L'humanité n'est pas un état à subir. C'est une dignité à conquérir ». Se poser la question, douter, voilà peut être le début de notre humanité. Une pléiade de questions dans ce roman de Vercors. Des questions posées au lendemain de la seconde guerre mondiale et auxquelles il nous reste encore à répondre. Racisme, ethnocentrisme, eugénisme, colonialisme, identité, cultures, fascisme, libéralisme, Vercors explore, interroge à travers le devenir du peuple des Tropis.
Intelligence ? Force ? Croyance ? Savoir ? Où commence la nature , où commence le crime ? Qu'est ce qui nous donne le droit ? Nous légitime ? Nous permet ? Qui sommes nous au juste, au singulier, nous les hommes, animaux dénaturés empêtrés dans nos petits bouts de papier d'identité inventée ?
Il me revient une pensée de Pierre Desproges : « Remarquons au passage que si l'on dit « les animaux » au pluriel, on dit « l'homme » au singulier. Parce que l'homme est unique. de même, nous dirons que les animaux font des crottes, alors que l'homme sème la merde ." Chroniques de la haine ordinaire : le règne animal extrait.
« Tous nos malheurs proviennent de ce que les hommes ne savent pas ce qu'ils sont, et ne s'accordent pas sur ce qu'ils veulent être ». DM Templemore.

Astrid Shriqui Garain
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Sarah_DD
  03 juin 2008
Quelle fabuleuse réflexion sur l'origine des espèces, j'ai beaucoup apprécié le biais que propose ce récit. En fait il est multiforme. Il alterne les lettres, deux niveaux de récit, des dialogues,... Il y a quelques données chiffrées et datées, lesquelles s'intègrent très bien dans le livre. Les thèmes de réflexion autour de ce thème sont variés: origine des espèces, rapport entre le singe et l'homme, droit à l'exploitation des animaux, la question de l'âme spécifiquement humaine,... Les éléments du débat sont posés clairement, chacun s'y retrouve ou en tout cas a l'occasion de nourrir sa position. Je le recommande chaudement.
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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   30 août 2013
[expériences de Wolfe]
Il avait offert à ses chimpanzés un distributeur de raisins secs, qui fonctionnait avec des jetons. Les singes eurent tôt fait de savoir s’en servir. Ensuite il leur a offert un distributeur de jetons. Les singes le firent marcher et portèrent aussitôt les jetons dans le premier appareil. Ensuite il ferma l’appareil. Alors ces animaux firent provision de jetons et les cachèrent en attendant qu’il vienne le rouvrir : ils avaient réinventé la monnaie, et même l’avarice !
(p. 217)
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MimimelieMimimelie   20 octobre 2013
Ça explique, dit Sir Arthur, que l’animal n’ait pas besoin de fables ni d’amulettes : il ignore sa propre ignorance. Tandis que l’esprit de l’homme, arraché, isolé de la nature, comment ne serait-il pas à l’instant plongé dans la nuit et dans l’épouvante ? Il se voit seul, abandonné, mortel, ignorant tout – unique animal sur terre “qui ne sait qu’une chose, c’est qu’il ne sait rien” – pas même ce qu’il est. Comment n’inventerait-il pas aussitôt des mythes : des dieux ou des esprits en réponse à cette ignorance, des fétiches et des gris-gris en réponse à cette impuissance ?
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ZilizZiliz   28 août 2013
[débat sur la distinction animal/humain]
- Vous n'avez pas vu les castors construire leurs digues, changer le cours des rivières, transformer des marais nauséabonds en cités plus salubres que Bruges ou Venise ? Savez-vous que les fourmis font des conserves de champignons, qu’elles élèvent du cheptel ? Et qu’elles ont aussi leurs nécropoles ? Au-dessus d’un certain niveau d’industrie, il est difficile de savoir à première vue s’il s’agit d’instinct ou d’intelligence. Ce n’est pas sur ces choses-là que l’on peut asseoir un classement zoologique, réellement scientifique.
(p. 79)
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ZilizZiliz   28 août 2013
Quand on a découvert l’Amérique, la question s’est posée pour les Indiens : qu’étaient donc ces bipèdes, qui ne pouvaient, de l’autre côté de l’Océan, prétendre être les fils d’Adam et Eve ? On les appela « chimpanzés sans queue », et l’on en fit grand commerce. (p. 115)
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SpilettSpilett   27 septembre 2010
Le ciel est vide, c'est vrai, mais on a beau le savoir, on ne s'habitue pas. On ne s'habitue pas à ce que nos actes n'aient aucun sens ... - que les bons comme les mauvais engendrent au hasard les bienfaits ou la pestilence ... Dieu est toujours, toujours muet ... Nous n'avons, pour fonder le bien et le mal, que le sable mouvant des intentions ... Rien ne vient nous guider...
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