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Jean Gattégno (Traducteur)
ISBN : 2070340694
Éditeur : Gallimard (07/05/2009)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Qui se cache derrière les initiales W. H. dans la dédicace des célèbres Sonnets de William Shakespeare ? Un généreux mécène, un ami imprimeur, un jeune et séduisant acteur ou Shapespeare lui-même ? Pour Oscar Wilde, c'est sans aucun doute Willie Hugues, un acteur spécialisé dans les rôles féminins, qui fascina le Barde...

Passionné par le mystère de Mr. W. H., Oscar Wilde se lance dans une enquête érudite et troublante sur le monde du théâtre élisabét... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
09 mai 2016
On se croirait dans un cours magistral! On repasse les sonnets de Shakespeare au peigne fin, des sonnets aux mots forts , aux pensées alléchantes que Shakespeare a martelé pour apposer son éternité...en fait l'éternité de son âme troublée, l'éternité de son amour pour un certain Mr W.H dont l'identité est joliment énigmatique. Qui est monsieur Mr W H? Répondre à cette question, c'est s'imprégner l'univers de Shakespeare, ce qui conduit inévitablement à l'envoutement au trouble du syndrome Shakespearien...parfois on en meurt!!!
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MissSherlock
17 mai 2017
Le portrait de Mr. W.H a été une surprise car je pensais qu'il s'agissait d'un pur roman de fiction et pas d'un essai déguisé en roman.
Oscar Wilde se questionne sur le fameux W.H à qui Shakespeare a dédié ses Sonnets. de nombreuses théories ont vu le jour et Wilde apporte sa pierre à l'édifice sous couvert d'une conversation qu'il aurait eu avec un certain Erskine.
L'idée est plaisante sauf que je n'ai pas lu les Sonnets et que je ne suis pas une fanatique des analyses de textes - ça me vient de l'école.
Aussi, je n'ai pas pris autant de plaisir que je l'escomptais. Je me suis même ennuyée par instant.
Heureusement, Wilde est un fabuleux écrivain qui parsème son récit d'aphorismes brillants.
En outre, il est intéressant de voir l'auteur chercher à s'exprimer sur la prétendue homosexualité du Barde tout en évitant de se montrer trop clair à ce sujet. Il tourne autour du pot mais il est impossible de ne pas comprendre le fond du discours. Après tout, l'époque victorienne n'était pas la plus ouverte concernant l'homosexualité et tenter d'exprimer cette théorie était en soi culotté.
Même si ce n'est pas mon texte préféré De Wilde, je suis heureuse d'avoir fait l'effort de le lire, ne serait-ce que pour la beauté de certaines tournures de phrases.
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EmiLIT
27 mars 2010
"Heureux donc suis-je, moi qui aime et suis aimé
Où je ne puis changer, non plus qu'être changé."
Le narrateur apprend par son ami Erskine la terrible histoire de Cyril, jeune aristocrate qui est mort, choisissant le suicide.
Cet homme, jeune encore à qui la vie réservait tout, s'était pris de passion depuis toujours pour l'oeuvre de Shakespeare et particulièrement, ses fameux Sonnets.
Dans ses Sonnets, Shakespeare déclare son amour à un homme que l'on croyait être son protecteur, Lord Pembroke.
Pour Cyril, il ne s'agit en aucun cas de cet aristocrate mais d'un acteur méconnu, Willie Hugues. Il cherche alors tout ce qu'il possible de trouver comme élément pour étayer sa thèse, il va même jusqu'à produire un faux pour convaincre son ami Erskine et se donne la mort de désespoir.
Le narrateur est tout de suite fasciné par cette histoire et il se plonge dans la lecture des Sonnets, trouvant au détour de chaque vers des preuves de l'existence de Willie Hugues.
Ce mystérieux homme, susceptible de faire naitre une telle passion et une telle dévotion au si fameux barde, serait un acteur, de basse extraction qui pourvu d'une telle beauté, aurait l'habitude de jouer les personnages féminins dans les pièces de Shakespeare.
Cet essai romancé nous emmène à la découverte du théâtre Elisabéthain, théâtre dans lequel, les hommes devaient prendre la place des femmes, proscrites de ces lieux de perdition.
Surtout il nous permet de comprendre et de partager la passion qu'éprouve Wilde envers Shakespeare et plus généralement envers la beauté et sa présence dans tout art.
Ces Sonnets furent pour moi une découverte, le style précis et recherché De Wilde a permis de me les rendre accessibles.

Lien : http://l-ivresque-des-livres..
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Nono19
09 juillet 2015
Qui est le mystérieux W. H. à qui Shakespeare dédit ses Sonnets? Voilà la trame de l'enquête dans laquelle se lance Oscar Wilde. Sous couvert de la fiction, il nous emmène dans sa théorie. Et si ce W. H. était en réalité Willie Hugues, un jeune acteur appartenant à la troupe de Shakespeare? L'auteur se lance dans une grande analyse des Sonnets pour étayer son hypothèse.
Etant une vraie novice en ce qui concerne le théâtre et Shakespeare, ce fut une découverte tant au niveau de l'époque élisabéthaine qu'au niveau de la prose de Shakespeare (qui m'a paru à certains moments un peu indigeste).
Wilde nous balade dans cette époque où de jeunes hommes jouaient les rôles de Juliette, Desdémone, Ophélie, ... où le théâtre était vu comme un lieu de perdition et de débauche, où de jeunes garçons étaient parfois enlevés à leur famille sous prétexte de servir la Reine mais pour être en réalité enrolés dans une compagnie théâtrale :O, ...
Puis il y a l'enquête à proprement dite qui bien qu'intéressante pourrait se révéler être complètement fausse. Nulle trace de Willie Hugues nulle part sauf dans l'imagination du narrateur; Ce qui est troublant, c'est que les Sonnets pourraient être adressés à ce fameux Willie car avec l'explication De Wilde, toutes les pièces forment un tout cohérent. Cependant cela reste une hypothèse, certes logique, bien construite et plausible mais sans preuves, elle ne peut être promue au rang de vérité.
Ce court essai vaut la peine d'être lu même si j'ai dû m'accrocher à certains moments entre l'enquête sur W. H., les moeurs du théâtre élisabéthain, les pensées de l'auteur sur la beauté et les Sonnets de Shakespeare.
Mais je suis contente d'avoir fait l'effort :).
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Alcapone
14 juillet 2011
Qui est donc le fameux Mr W.H. à qui Shakespeare dédicace la première version de ses Sonnets ? Passionné par ce mystère, Oscar Wilde mène l'enquête. Les célèbres initiales de celui qui inspira l'un des plus éminents dramaturges anglais de l'ère élisabéthaine, appartiennent-elles à Henry Wriothesley (troisième comte de Southampton, protecteur de Shakespeare) ? Sont-elles celles de William Hall, libraire et begetter des Sonnets), William Hathaway (frère d'Anne Hathaway, épouse de Shakespeare) ou celles de William Shakespeare lui-même ? D'après la théorie De Wilde, il s'agirait de Willie Hugues, acteur spécialisé dans les rôles féminins qui inspira le Barde. Mais comment Wilde en est-il arrivé à ces conclusions ? C'est ce que traite ce petit roman, extrait des Oeuvres d'Oscar Wilde de la Bibliothèque de la Pléiade.
Plongé dans la peau de l'enquêteur, Wilde rencontre un certain Monsieur Erskine qui l'entretient au sujet de la théorie de Cyril Graham : ce dernier, croit fermement que derrière W.H. se cache Willie Hughes. Pour convaincre Erskine de sa thèse, Graham n'hésite pas à commander un faux portrait du comédien. Seulement, Erskine découvre par hasard le pot aux roses et refuse de prêter foi à ses convictions. Déçu, Graham se suicide et laisse une lettre à Erskine dans laquelle il charge ce dernier de partager son idée au monde. Intrigué, Oscar Wilde part en quête de la vérité sur cette affaire...
L'argumentaire de Wilde fourmille de références aux Sonnets. Misant sur une logique imparable, l'auteur confirme la connaissance qu'il a de l'oeuvre de Shakespeare et l'on découvre au fil de ses hypothèses une interprétation séduisante et érudite. Affirmant son idée que l'esthétique et l'éthique sont dissociables, Wilde signe grâce à ce roman une enquête fictive et littéraire digne des plus belles plumes de son époque. C'est un exercice de style dans lequel Wilde excelle et j'ai beaucoup apprécié cette facette qui m'était méconnue de l'auteur. Au fond, ce qui me plait le plus dans ce roman, c'est la part de mystère qui entoure W.H. Malgré la savante démonstration De Wilde à propos de l'identité véritable de W.H., il me plait à moi de croire que cet inconnu ne soit pas identifié. Ce qui importe, c'est finalement que l'oeuvre de Shakespeare est toujours vive dans l'esprit des nouvelles générations.
Lien : http://livresacentalheure-al..
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
MissSherlockMissSherlock16 mai 2017
Les grands événements de la vie nous laissent souvent indifférents ; ils s'effacent de notre conscience, et, lorsque nous y pensons, ils deviennent irréels. Les fleurs écarlates de la passion elles-mêmes semblent pousser dans la même prairie que les pavots de l'oubli.
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AurorumAurorum16 avril 2015
Les grands événements de la vie nous laissent souvent indifférents ; ils s'effacent de notre conscience, et, lorsque nous y pensons, ils deviennent irréels. Les fleurs écarlates de la passion elle-même semblent pousser dans la même prairie que les pavots de l'oubli. Nous déplorons le fardeau que représente leur souvenir, et nous avons contre elles des antidotes. Mais les petits détails, les détails sans importance, restent en nous. Dans quelque minuscule cellule d'ivoire, le cerveau conserve les plus délicates et les plus fugaces.
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NanneNanne05 novembre 2009
C'était un portrait en pied d'un jeune homme en costume de la fin du XVIème Siècle, debout à côté d'une table, la main droite reposant sur un livre ouvert. Il paraissait avoir environ dix-sept ans, et était, de toute sa personne, d'une beauté absolument extraordinaire, bien que manifestement un peu efféminée. En vérité, n'eût été le costume et les cheveux coupés court, on eût dit que ce visage, avec ses yeux rêveurs et mélancoliques, et ses lèvres rouges et délicates, était celui d'une jeune fille.
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StemilouStemilou14 novembre 2010
En Willie Hughes, Shakespeare trouva non seulement un instrument d’une extraordinaire finesse pour la présentation de son art, mais aussi l’incarnation visible de son idéal de la beauté, et il n’est pas exagéré de dire qu’envers de jeune comédien, dont les ternes chroniqueurs du temps oublièrent de citer même le nom, le mouvement romantique dans la littérature anglaise a une dette considérable.
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Nono19Nono1906 juillet 2015
L'Art, même l'art qui possède la portée la plus vaste et la vision la plus large, ne peut jamais nous montrer réellement le monde extérieur. Tout ce qu'il nous montre, c'est notre âme, le seul monde dont nous ayons vraiment conscience et connaissance. Et l'âme elle-même, l'âme de chacun d'entre nous, est pour chacun d'entre nous un mystère.
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