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ISBN : 2264036672
Éditeur : 10-18 (20/02/2003)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 47 notes)
Résumé :
"Nous vivons tous dans une maison en feu, et personne pour éteindre celui-di, et pas la moindre issue, uniquement les fenêtres du dernier étage, par lesquelles regarder au-dehors, pendant que le feu consume la maison et nous-mêmes qui y sommes enfermés, pris au piège..." Ayant perdu le bon "usage" de l'amour et de la haine, les personnages de Tennessee Williams se débattent dans l'enfer des autres. Parce que "la vérité est au fond d'un puits sans fond...".
"P... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  02 avril 2017
On a tous en tête le maillot blanc de Liz dans le film vénéneux de Mankiewicz…
Mais voir au théâtre la pièce de Tennessee Williams – qui détestait cette brillante adaptation cinématographique de son oeuvre- est une expérience bien différente.
Plus d'images qui focalisent la vision en fixant dans la réalité ce qui est peut-être un fantasme ou une vérité relative . Plus de plans audacieux sur les rues blanches de Cabeza de Lobo : rien qu'une scénographie qui se ferme ou se dépouille au gré d'une parole toute proche de la folie et toujours ouverte à la poésie.
Violet Venable est une femme en bout de course, qui se veut la grande prêtresse de la mémoire de son fils, auquel elle voue un culte aveugle. Catherine, sa nièce, détient une autre vérité sur ce fils disparu, le bien nommé Sébastien : elle l'a vu mourir. Et n'a pu empêcher sa mort qui, à bien des égards, ressemble à un suicide ou à un sacrifice doloriste quelque peu pervers. Pauvre Sébastien, dévoré par les enfants pauvres qu'il a pourtant attirés à lui en les appâtant par l'entremise de Catherine vêtue – ou plutôt dévêtue- par le célèbre maillot blanc, devenu transparent dans les flots…
Dévoré…
Toute la pièce est sous le signe de la dévoration : dévoration naturelle – et hautement allégorique- des bébés tortues sur les îles Encantadas -au nom bien fallacieux- décimés par les oiseaux de mer, le jour de l'éclosion de leur oeuf protecteur. Dévoration incestueuse de Sébastien par une mère castratrice, prête à tout pour garder près d'elle ce garçon solitaire, ce garçon poète, à la sexualité refoulée, inavouable et tourmentée. Dévoration du fils par ces « ragazzi »… espagnols, (comme ce fut le cas plus tard par le poète italien, Pasolini sur les bords du Tibre) : un poète transgressif pris au piège de ses propres fantasmes. Dévoration de Catherine qui glisse insensiblement vers la folie -ou vers la lobotomie qui cruellement l'en délivrerait- pour avoir été l'appât manipulé de cette mise à mort.
La mise en scène de Stéphane Braunschweig est excellente : le décor, un jardin tropical et primitif – la jungle des pulsions humaines mises à nu- se transforme en cellule capitonnée pour agités au fur et à mesure qu'on entre dans les discours déments –ou réels ?- de ces deux femmes qui se disputent l'amour d'un homme qui, comme Tennesse Williams, n'aimait que les hommes.
Il était difficile d'oublier Kathrin Hepburn, la mère dévoreuse, Montgomery Clift le psy au regard fiévreux, et surtout Liz Taylor si charnelle et vibrante en Catherine Holly, dévastée par le chagrin et le remords.
Et pourtant, sur la scène de l'Odéon, les trois interprètes principaux de Soudain l'été dernier, y parviennent très bien : Luce Mouchet campe une mère dédaigneuse et vaguement snob, aveuglée et rigide, Jean-Baptiste Anoumon un docteur « Sugar » plus empathique et attentif que l'inquiétant Montgomery. Quant à Marie Rémond, c' est une étonnante Catherine, fragile, enfantine, nerveuse, agitée, angoissée - moins solaire et moins femme que Liz, et sans doute plus proche du rôle écrit par Tennessee en souvenir d'une jeune soeur schizophrène que leur mère, au grand désespoir du dramaturge, fit effectivement lobotomiser…
Elle fait complètement oublier Liz Taylor et m'a paru redonner au rôle, à la mise en scène , à la pièce toute sa vérité par une entière fidélité au texte, où les images naissent de la parole, et où la parole jaillit, irrépressiblement des profondeurs obscures de l'inconscient.
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Pachy
  27 novembre 2017
Soudain l'été dernier, son fils est mort. Mme Venable (Tante Vi) est dévastée. C'est le prolongement d'elle-même qui vient de lui être enlevé. Ce fils qu'elle avait façonné, ce fils qui ne montrait aucune vie privé, pas de vie personnelle. Quand madame Venable dit nous, en parlant de Sébastien, elle dit je. Il est mort loin d'elle, parti en voyage avec sa cousine Catherine. Tante Vi doit se venger, exterminer cette créature. Elle inagine un plan machiavélique.
Un docteur en chirurgie psychiatrique, travaille sur un procédé d'avenir, comportant de très gros risques, pratique des lobotomies sur des psychopathes criminels que lui envoie l'état. Lui promettant au docteur son aide financière pour ses recherches elle exige que Catherine soit lobotomisé.
Il règne une tension extrême tout au long de cette pièce. La vérité est enfouie sous un scénario qui laisse suer une angoisse qui n'a d'égal que l'envie pour le lecteur qui comprend que la vérité n'est pas celle que l'on nous expose.
Excellent pièce qui a connu une excellente adaptation pour le cinéma par Joseph L. Mankiewicz Elizabeth Taylor Katharine Hepburn Montgomery Clift.
Offrez-vous à vivre un grand moment théâtral suivi d'un même grand moment de plaisir cinématographique.

On peut cependant regretté des tirades de Mme Venable un peu longues dans son dialogue face au docteur dans le début de la pièce.
Le livre, lui, est suivi d'une seconde pièce : "Le train de l'aube ne s'arrêtera plus ici".
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LaetitiaTitia
  29 septembre 2016
Très belle pièce de théâtre !
Dès le début j'avoue avoir pris position pour Catherine, car les propos de Madame Venable me semblaient étranges, la relation très fusionnelle qu'elle avait avec son fils...
De plus les thèmes comme l'homosexualité étaient rarement abordés à cette époque.
De plus j'ai apprécié le dénouement qui est bien ficelé,
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Chrisland
  15 avril 2017
Lire les pièces de Tenessee Williams, lorsqu'on a vu, apprécié (parfois adoré) leur adaptation au cinéma, est-ce que cela a un sens ?
C'est une vraie question car, de tous les grands dramaturges américains, c'est bien lui dont l'oeuvre est la mieux mise en valeur, je dirais même magnifiée par ce support. Un tramway nommé désir, Une chatte sur un toit brûlant, La ménagerie de verre, La nuit de l'iguane... et Soudain l'été dernier.
Le succès de ses adaptations est sans doute dû essentiellement au fait qu'elles ont été réalisées par d'immenses metteurs en scène (Elia Kazan, Richard Brooks, Joseph Mankiewicz, John Huston), et interprétés par les plus grands acteurs et actrices de leur génération (Marlon Brando, Vivian Leigh, Elisabeth Taylor, Paul Newman, Ava Gardner, Katharine Hepburn, n'en jetez plus !), mais ce n'est pas la seule.
Dans le théâtre de Williams, il y a avant tout des ambiances, et elles ne peuvent être qu'amplifiées, sublimées par le cinéma. Et dans son théâtre, il y a énormément de non-dit, de "sous-texte", que le cinéma permet de traduire en image.
Lire la suite de ma critique sur le site le Tourne Page
Lien : http://www.letournepage.com/..
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rogermue
  02 juin 2013
Tennessee Williams, États-Unis, a écrit des pièces de théàtre à part.
Ses personnes centrales sont des hommes ou des femmes qui ont de grands problèmes psychiques.
Une pièce boulversante est Soudain l'été dernier - Suddenly last summer.
Adapté au cinéma.
Sujets: sexualité, homosexualité, tentative de dissimulation.
Pour plus d'information, voir lien.
Lien : http://fr.wikipedia.org/wiki..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
PetitebijouPetitebijou   28 avril 2011
Madame Venable

Enfin ! la vérité commence à sortir. Il y avait un accord entre nous, une sorte de contrat ou de pacte, qu'il a rompu l'été dernier quand il s'est détaché de moi et qu'il a décidé de l'emmener, elle, à ma place ! Quand il avait peur, quand je savais qu'il avait peur et de quoi il avait peur, parce que ses mains tremblaient et que son regard se tournait vers l'intérieur, je tendais ma main par-dessus la table et je touchais ses mains avec ma main jusqu'à ce que ses mains cessent de trembler et que son regard se reporte sur l'extérieur, et le lendemain matin, le poème se remettait à avancer. A avancer jusqu'à ce qu'i soit fini !
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michfredmichfred   02 avril 2017
Nous sommes tous des enfants, dans une immense école maternelle, où nous essayons d'épeler le nom de Dieu avec des cubes marqués d'un alphabet qui ne convient pas!
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michfredmichfred   02 avril 2017
Mais le ciel lui aussi grouillait…
Et la plage tout entière était vivante, tout entière – vivante ! avec les jeunes tortues qui se précipitaient vers la mer, tandis que les oiseaux planaient au-dessus d’elles, attaquaient en piqué, remontaient planer, puis attaquaient en piqué. Ils s’abattaient sur les jeunes tortues, les retournaient, exposaient leur ventre tendre, crevaient ce ventre à coup de bec, déchiquetaient et dévoraient la chair
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Videos de Tennessee Williams (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tennessee Williams
Micha Lescot lit 'Matin sur Bourbon Street' de Tennessee WILLIAMS.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature américaine en anglais>Littérature dramatique américaine (40)
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