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EAN : 9791033911227
320 pages
Harper Collins (11/10/2023)
4.13/5   67 notes
Résumé :
Entre-deux-tours de la présidentielle 2022.
Dans le 93, un dealer, un gitan, une prostituée et un chômeur sont tués à bout portant. Aucun n’avait d’ennemi connu. Tous vivaient des vies ordinaires, faites de petits trafics, de secrets, de rêves et de ratés.

À la Crim’, le groupe du commandant Delmas est saisi de l’enquête. Une enquête qui survient dans un moment crucial pour ce flic hors des clous, auquel on reproche son laxisme ou, en tout cas,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
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J'ai vraiment traîné a faire mon billet.
Parce que jusqu'à présent j'avais apprécié les romans de l'auteur, et que je me faisais une joie de plonger le nez dans son nouveau roman. Et surtout que je déteste donner un avis négatif sur une masse critique.

La quatrième de couverture me donnait en plus franchement envie.
Sauf que... La sauce n'a absolument pas prise.
La mise en place est d'une longueur sans nom, et j'ai vite perdu l'intérêt.

Je n'ai pas non plus tellement apprécié les personnages. Je n'ai pas trouvé d'affinités, ni eu d'empathie avec eux.

Néanmoins la fin du roman a quand même été plus intéressante, sans pour autant pouvoir rattraper les longueurs du début.
Ce qui est réellement dommage car j'apprécie le sujet de fond

Une lecture que je n'ai donc pas apprécié... Mais je remercie Babelio et les éditions Harper Collins.
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Nous sommes dans l'entre-deux tours de la présidentielle 2022. Osman Chakiri, un dealer de seize ans, est froidement abattu dans la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois. Puis c'est Freddy Weiss, un membre de la communauté des gens du voyage, qui se fait abattre en Seine-Saint-Denis également. Puis Madali Obadia, une prostituée. Puis Jean-Pierre Heurtet, un chômeur homosexuel. Ces meurtres sont-ils liés ? Par quoi ? le commandant Delmas et son groupe, de la Crim, sont saisis de ces affaires et enquêtent. ● Ce roman met en scène une enquête policière des plus classiques, à ceci près qu'elle insère dans un contexte réel de notre passé proche des éléments fictifs, réalisant une uchronie pour le moins bizarre à lire, car la fiction y paraît déplacée. ● Je me demande bien pourquoi les notes sont si élevées sur Babelio pour ce qui est un roman policier très moyen, qui n'arrive pas à la cheville de ceux des maîtres américains du genre. ● L'enquête progresse lentement, mais n'est pas désagréable à lire. En revanche, je n'ai pas du tout aimé la fin, certes inattendue (enfin, pas tant que ça) mais qui cède à la facilité ● En conclusion, un tout petit polar que je vais vite oublier…
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Il y a peu de temps, je vous avais parlé d'Ivan Zinberg et de son polar « Matière noire » que j'avais beaucoup apprécié. Il revient ce mois-ci avec la parution de son tout nouveau polar, « Au commencement » et je vous le dis direct : ce livre est une bombe !

Cette fois-ci, on fait la connaissance de l'équipe du commandant Delmas qui enquête sur des meurtres, aux premiers abords, sans lien : un dealer, un gitan, une prostituée et un chômeur. Alors que le second tour de la présidentielle de 2022 arrive à grands pas, ces assassinats ne sont pas sans rappelés ceux de Mohamed Merah et la piste terroriste est donc envisagée.

Franchement, si vous ouvrez ce livre : accrochez-vous bien ! L'enquête policière se déroule sur les chapeaux de roue. Aucun temps mort, pas d'ennui, aucune tergiversation. Ce page-turner vous accaparera dès que vous l'aurez entamé !

Alors que j'avais déjà beaucoup aimé « Matière noire », cette fois-ci, c'est le coup de coeur total. de nombreux rebondissements égrènent le récit et quant au final, n'en parlons même pas. Celui qui dira qu'il se doutait de la fin est tout simplement un menteur car c'est tout simplement impossible.

Je remercie Ivan Zinberg d'avoir écrit ce petit bijou de littérature noire ! Enfin presque je dirais plutôt… Car mon manque de sommeil à cause des heures d'insomnie de lecture ne m'a pas permis d'avoir une mine fraîche et lumineuse mais pour un si grand plaisir de lecture, c'est tout pardonné 🙂
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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Au commencement débute avec 2 meurtres, celle d'un jeune dealer et d'un gitan. Puis après avoir fait connaissance avec la brigade de Luc Delmas, ils vont être appelé pour un troisième meurtre, celui d'une prostituée tuée par balle. Ces meurtres sont-ils tous liés ?

Je connaissais déjà Ivan Zinberg avec son précédent livre Matière noire et quand j'ai appris qu'il sortait un nouveau livre j'ai aussi eu très envie de lire celui-ci.
Mon avis à propos de son précédent livre, si je me souviens bien, était que j'avais trouvé l'histoire longue avec ces multiples détails.
Dans ce livre-ci rien de tout ça, dès les premières pages j'ai été intriguée par l'enquête policière.
J'ai aimé suivre son déroulement plutôt classique et j'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur, qui se laisse facilement lire, ainsi que les personnages qui finissent par être attachants au fil des pages.
Et puis au milieu du livre tout s'enchaine et on est tenu en haleine pour découvrir une fin que j'ai trouvé plutôt inattendue, c'est le genre de déroulement que j'adore !
Donc comparé à son précédent livre, ici je ne me suis pas ennuyé une seule seconde.

En conclusion, Ivan Zinberg nous livre ici une histoire bien construite d'un sujet qu'il maitrise à la perfection ! J'ai tout simplement adoré !
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« Au commencement », la quatrième de couverture vendait un entre-deux-tour de la présidentielle 2022. Rappelez-vous, Emmanuel Macron faisait alors face à Marine le Pen. Ivan Zinberg décide d'utiliser ce moment précis de notre histoire commune pour asseoir son thriller. Plusieurs meurtres ont été commis dans le 93, département où, usuellement, les violences urbaines sont fortes : une prostituée, un dealer, un gitan, et un chômeur sont abattus à bout portant. C'est l'équipe de la Crime qui est chargée de l'affaire. À sa tête, le commandant Delmas, donc je reparlerai plus tard. Il apparaît que le tueur de ces quatre personnes tue de façon identique à un autre grand criminel de l'Histoire, Mohammed Merah.

Souvenez-vous de ce nom et de cette affaire. Nous sommes en mars 2012, et Mohammed Merah assassine alors 7 personnes, dont trois enfants de confession juive, et fait six blessés. Son modus operandi se fait à l'aide d'un scooter. Déplacer l'affaire Merah en 2022 en créant cette figure du copycat, pendant qu'une vraie menace que l'extrême droite puisse accéder au pouvoir était une idée fort intéressante. En plus de la peur qui peut s'abattre sur le département et y créer une véritable poudrière, « Au commencement » laissait entrevoir la possibilité d'un thriller socio-politique. Ce qui est, à mon avis, extrêmement intéressant dans le monde de la littérature noire en ce moment. (d'autant qu'Ivan Zinberg est Capitaine de police, au service des analyses des mouvements radicaux et des violences urbaines.)

« Première chose : je veux que vous gardiez en tête que la situation est potentiellement explosive. La presse pourrait s'en saisir, les politiques également. Je spécule, mais les ingrédients sont réunis pour que la mayonnaise prenne. »

Sauf que… à part ces quatre meurtres et l'enquête qui constituent les trois quarts de « Au commencement », les problèmes politiques sont finalement très peu développés. En revanche, une certaine conscience écologique, une volonté de changement et une prise de responsabilités face aux comportements humains envers la planète sont développées à travers le personnage de Luc Delmas. En quelque sorte, il fait figure de catalyseur d'une époque, d'un ras-le-bol manifeste, et d'une volonté de changement.

« Il se félicitait de ne pas voter et encourageait l'abstention. Quand il n'y aurait plus que dix pour cent de votants, on pourrait pointer l'illégitimité des dirigeants. Les obliger à réviser leur copie pour construire un autre monde. »

Je m'attendais à ce que le côté politique soit bien plus développé, et que, grâce à l'entre-deux-tours, la poudrière sociale exploserait face à ces quatre crimes. Il n'en est rien. L'enquête est assez classique, et se déroule de manière lente, sans rebondissement particulier, à part évidemment les meurtres successifs. de temps en temps, le lecteur découvre des transcriptions d'expertise psychiatrique, et cela depuis le début du roman, ce qui veut dire que l'assassin a été arrêté. Je ne divulgâche rien, on l'apprend dès la première page. On trouve également des extraits de rapport de police, ce qui n'est pas inintéressant, loin de là. Cela aide à comprendre la mécanique de la rédaction de tels documents et apporte donc à la fois réalisme et crédibilité.

« Au commencement » s'accélère dans les cent dernières pages, et je dois dire que je les ai lues avec une certaine frénésie. J'ai été saisie par le réalisme et la cruauté des dernières scènes. Est-ce une fin « facile » ? Chacun en jugera. Personnellement, je ne l'ai pas vue venir ! le principal reproche que je ferai à ce livre, se situe vraiment dans le peu d'utilisation de cette période politique charnière de l'entre-deux-tours où toutes les émotions sont exacerbées, ou la presse en profite pour pratiquer du voyeurisme à souhait et allume régulièrement des feux contribuant ainsi à rendre le climat plus anxiogène encore, et où deux clans d'électeurs s'affrontent réellement. Je n'ai pas pu m'empêcher de le comparer avec d'autres ouvrages de la même thématique, tels que le roman de Jerome Leroy « Les derniers jours des fauves », qui est à mon sens brillant.

Ivan Zinberg propose ici une uchronie non dénuée d'intérêt. Entre un terroriste ayant existé et un flic efficace, mais qui semble trop tendre pour vivre dans notre époque, l'auteur clôture « Au commencement » de manière saisissante. Moi qui d'habitude suis peu encline à me souvenir des fins, nul doute que celle-ci, je ne risque pas de l'oublier…


Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Être policier, c'est se trouver aux premières loges de la violence de nos sociétés. Je n'ai pas eu à chercher loin la matière première de ce roman. Tout est sous mes yeux, chaque jour. Il suffisait de raconter.
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Selon sa théorie, les flics possédaient un capital psychologique leur permettant de supporter leur métier : un quotidien de misère sociale, de violences, de souffrances, de tensions, d’affrontements, de scènes insoutenables…Tant que la jauge de ce capital était pleine, le policier tenait. Plus elle diminuait, plus la force lui manquait. Et, lorsque le quantum était dépassé, le policier se consumait lentement, imperceptiblement, jusqu’à la rupture.
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Un chaos intérieur, brutal. Malgré le supplice, la confusion, son cerveau lui fit comprendre qu’il allait mourir, là, dans un fauteuil défoncé, devant cette barre HLM. Quitter ce monde aussi tôt n’avait jamais été dans ses plans.
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VLEEL 271 Rencontre littéraire avec Ivan Zinberg, Au commencement, Éditions Harper Collins
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