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ISBN : 2350870839
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (07/05/2008)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 466 notes)
Résumé :
L'appartement correspondait pourtant exactement à ce que Pascaline, informaticienne de quarante ans, avait imaginé pour sa nouvelle vie de femme divorcée sans enfants. Un deux-pièces calme et clair donnant sur une rue animée. Mais à peine installée, elle apprend par une voisine qu'un drame s'y est déroulé quelques années auparavant. Comment vivre dans un lieu marqué par l'horreur ? Comment continuer à dormir dans cette atmosphère oppressante ? Et pourquoi Pascaline ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (100) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  10 avril 2017
Pascaline a 40 ans, elle exerce le métier d'informaticienne.
Après son divorce, elle trouve un petit appartement de deux pièces à Paris.
Lors de sa première visite, elle est enchantée par les lieux bien éclairés, dans un quartier calme. Elle peut redémarrer une nouvelle vie.
Dès le début de son installation, elle apprend que son appartement a fait l'objet d'une scène de crime.
A partir de ce moment, sa vie va se transformer en enfer : elle va ressentir des impressions plus que désagréables à l'intérieur de ses murs. Son passé, ses angoisses vont resurgir et engendrer une souffrance insoutenable.
L'ambiance du roman est lourde, le personnage central trop englué dans ses problèmes pour que j'aie apprécié le roman. Et pourtant, ce n'est pas la première fois que Tatiana de Rosnay donne une importance aux lieux dans lesquels habitent ses personnages.
Dans"Rose", nous étions en compagnie d'une charmante vieille dame qui ne voulait pas quitter son appartement pendant les travaux de Haussmann, dans "Le voisin" , nous étions en plein suspense avec l'habitant situé au-dessus de l'appartement de notre héroïne, dans "Elle s'appelait Sarah", la petite fille était revenue dans le logement où son petit frère avait été caché.
On peut dire que les habitations occupent une grande place dans quelques romans de l'auteure.
Ceci n'est pas un défaut mais une particularité.
Je dois rendre une vérité au récit :
Allez expliquer pourquoi un grand nombre de personnes se sentent tout de suite bien ou mal quand ils pénètrent dans certains lieux et je l'affirme : c'est mon cas et j'en ai déjà parlé avec d'autres. Parfois, on sait pourquoi, parfois pas. Mystère...
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araucaria
  13 décembre 2012
J'avais beaucoup aimé "Boomerang" du même auteur alors j'espérais beaucoup de cet autre roman. Trop peut-être. Je suis déçue. Je n'ai pas apprécié le voyeurisme de la protagoniste de l'oeuvre, ce côté malsain qu'elle a à se rendre sur les lieux de crimes sordides, jusqu'aux pourtours d'une prison. Ce livre est dérangeant. Je l'ai trouvé assez glauque. L'histoire provoque un malaise, un sentiment de mal être. le roman est bien écrit cependant, mais l'écriture ne m'aide cependant pas à aimer ce roman dont le fond fait d'obsessions, de folie, de névrose, m'a paru plus que sordide. Un livre déprimant... dans lequel je n'ai ressenti d'empathie pour aucun des personnages, sans doute parce que je ne suis pas amatrice des faits divers.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Croquignolle
  18 mars 2018
Première lecture de Tatiana de Rosnay et première surprise.
Comme le nom de cette auteure sonne doux à mes oreilles, je m'étais imaginé une plume paisible et sereine.
Dès la lecture de la quatrième de couverture de la mémoire des murs, j'ai bien imaginé qu'il n'en serait pas ainsi. Mais je n'ai pas pensé que je puisse entrer et vivre dans l'horreur et la folie absolue des premières aux dernières pages.
Tout est noir dans ce roman : les lieux, les personnages, les situations, les émotions. L'air ambiant est pesant et le souffle nous manque.
On aimerait faire une pause, ouvrir une fenêtre sur un soleil d'été étincelant. Impossible. Tatiana de Rosnay nous capte, nous triture, nous torture, nous jette et revient nous chercher. Inlassablement.
Ses mots s'adressent à la part la plus intime de nous-mêmes pour nous forcer à lever les yeux et regarder la réalité si sordide parfois.
On plonge dans un fait divers aux côtés de la folie de Pascaline. Et on essaie de se démener, de surnager pour l'empêcher de sombrer (et nous avec). Mais en vain. On assiste au naufrage.
Et on pleure devant notre impuissance.
Impuissance qui n'est pas celle de l'auteure qui, d'une main de maître, fait jaillir un univers dépaysant et dérangeant à souhait.
La mémoire des murs me donne envie de découvrir l'histoire des lieux que je hante à longueur de journées et de nuits. Que vais-je y découvrir ?
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Josephine2
  22 février 2017
Pascaline, 40 ans, bonne qualification, divorcée, emménage dans un nouvel appartement qu'elle aime beaucoup. Elle va vite découvrir qu'un crime s'y est déroulé.
Prise d'insomnies et de malaises, elle déménage à nouveau. Mais cet incident ne va pas la laisser indemne. Elle reste obsédée par ce qui s'est passé dans l'appartement qu'elle occupait précédemment et toutes ses fragilités vont remonter à la surface… Jusqu'à atteindre le point de non-retour.
Oui bon, pas plus emballée que ça, bien que j'aie beaucoup aimé « Sarah » du même auteur et que je vous recommande. En fait, cette histoire me semble trop invraisemblable.
Vite lu, vite oublié.
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Marcellina
  27 février 2017
Et là, j'angoisse…
Une descente aux enfers qui vous prend aux tripes, pas une rigolote comme celle d'Amélie dans « Stupeur et tremblements », pas une fantaisiste que l'on remonte facilement, une glissade glaçante qui interroge et d'où l'on ressort toute secouée.
J'aime les vieilles maisons ! Pour moi, elles ont toutes une histoire à raconter, gaie ou triste, peu importe finalement, ce sont leurs histoires. Et les murs parfois gardent en leurs briques quelques souvenirs, un sabot décoré, un bol en céramique légèrement ébréché, l'écho d'une sorcière qui fait encore peur aux voisins même si la dernière a été brûlée voilà quelques deux cents ans… Et pour moi, ça s'arrête là, des trésors amusants et quelques légendes du terroir.
Mais si l'horreur pouvait imprégner les murs, faire frémir les coeurs les plus endurcis, faire ressortir le drame d'une vie, alors, la folie guette et l'angoisse surgit.
Une plume admirable, un rythme affolant, une belle et triste histoire qui se lit d'une traite et continue à vous bouleverser même quand le livre est refermé.
Pas le genre de romans que je dois lire trop souvent, ça fait par trop grimper mon anxiété naturelle…
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   13 décembre 2012
Rue Nélaton. Il ne subsiste rien du Vél d'Hiv. C'est une annexe du ministère de l'Intérieur qui le remplace, une sombre bâtisse moderne qui mange tout un côté de la rue. En face, des immeubles anciens, datant de 1890, de 1910. Des immeubles qui ont tout vu de la rafle. Des immeubles qui devaient se souvenir. Il m'a semblé que les bâtisses dans mon dos exsudaient une tristesse indicible, et qu'il n'y avait que moi pour capter leurs stigmates. Il n'y avait que moi pour écouter et comprendre la mémoire des murs.
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sylviesylvie   15 janvier 2009
Chaque lieu avait désormais une histoire, son histoire, ses drames, ses peines. J'avais peur, une peur bleue, peur du bagage émotionnel d'un lieu de vie. Il me semblait que j'étais devenue une sorte d'éponge, de buvard, une antenne qui captait de façon surnaturelle tout ce qui s'était passé dans une maison. En pénétrant dans un appartement inconnu, j'ai constaté une chose étonnante : j'étais sensible aux odeurs, et ce que mon odorat débusquait en franchissant un pallier étranger reflétait aussi, à sa façon, un pan du passé. Des relents sucrés, lourds, fanés, faisaient surgir des histoires d'alcôve flétries, répugnantes, usées par les années; des effluves poussiéreux, faussement propres ; mêlés à des substances de cire liquide pour parquets, de nettoyant javellisé pour cuisines, ressuscitaient des intimités dont je ne voulais rien savoir : des cohortes de ménagères acariâtres, des conflits familiaux le matin au petit déjeuner, des maris grognons et nonchalants, comme le mien l'avait été, et une armada d'adolescents bruyants aux doigts gras qui maculaient les murs des couloirs.Il y avait aussi des odeurs qui me prenaient à la gorge, des exhalaisons de renfermé, de vie figée, de mouvements pétrifiés, et c'était ces odeurs là, ces odeurs étouffantes que j'avais appris à craindre, car je me doutais qu'elles avaient un lien avec un drame, un crime, un meurtre. "
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jeunejanejeunejane   10 avril 2017
J'ai fini par constater une chose bizarre. Au bureau, je me sentais bien. Ni frissons, ni nausée. Le vertige me prenait dès que j'arrivais chez moi. Je refusais de croire que c'était lié à mon appartement. Cet appartement, c'était mon nouveau départ. Ma nouvelle chance. Rien ne pouvait les gâcher. Alors je faisais avec.
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goodgarngoodgarn   02 janvier 2013
J'ai toujours été attirée par les maisons, les appartements, leurs secrets,.leurs mystères. Comment, lorsqu'on entre dans un endroit, on peut s'y sentir merveilleusement bien ou, au contraire, horriblement mal. Je ne parle pas de fantômes, d'apparitions, simplement de la sensation puissante qu'une demeure peut exercer sur vous, malgré vous.
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mumubocmumuboc   03 mars 2012
Après avoir emménagé dans son appartement Pascaline ressent un malaise.Elle apprend qu'un meutre a été commis dans celui-ci et elle se retrouve projetter face à ses angoisses, ses peurs, ses peines refoulées et elle sombre tout doucement dans la folie. Pour moi pas le meilleur roman de Tatiana de Rosnay. On sent déjà poindre son attirance pour les maisons, leur âme, ce qui s'y passe, lorsque l'esprit des habitants fait communion avec les prédécesseurs mais j'ai eu du mal à y croire. Elle évoque la rafle du Vel d'Hiv etc..... et il y a chez elle des thèmes répétitifs qui font que l'on ne trouve plus la joie de la découverte mais une répétition de ce que l'on a déjà lu.
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Videos de Tatiana de Rosnay (48) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tatiana de Rosnay
Retrouvez l'émission intégrale sur http://www.web-tv-culture.com/sentille-de-la-pluie-de-tatiana-de-rosnay-1255.html
Depuis le succès de son roman « Elle s?appelait Sarah » paru en 2007, Tatiana de Rosnay est devenu une auteur majeure de l?univers littéraire français, tout en précisant que ses ouvrages sont aussi traduits dans plusieurs pays. En témoigne l?effervescence autour de la sortie de son nouveau roman « Sentinelle de la pluie » aux éditions Héloïse d?Ormesson. Nous sommes à Paris, de nos jours. Il fait un temps épouvantable, la pluie ne cesse de tomber, le niveau de la Seine monte d?heure en heure. Mais il en faudrait plus pour empêcher les Malegarde de se retrouver. Paul et Lauren ont laissé pour quelques jours leur campagne de la Drôme où Paul est un arboriste célèbre. Il vient fêter ses 70 ans à Paris avec sa femme et ses enfants. Il y a Tilia qui vit à Londres. Mal mariée, elle garde les séquelles psychologiques d?un grave accident de voiture. Et il y a Linden, lui est un photographe de notoriété internationale, installé à San Francisco avec son ami Sacha, un homme qu?il n?a jamais eu le courage de présenter réellement à ses parents. Si les Malegarde se réjouissent de ses retrouvailles familiales, chacun sait aussi que la tension ne sera pas absente et que certains sujets sont à éviter. Quant à la météo exécrable, elle joue les trouble-fête et la Seine qui déborde dangereusement a bien l?intention de tenir le premier rôle. Fidèle à ses thèmes de prédilection, Tatiana de Rosnay nous parle de la famille, de ses secrets, de ses drames et de ses bonheurs. Elle aborde ici des sujets de société, l?homosexualité, le harcèlement moral ou la difficulté de l?échange intergénérationnel. Sous la plume de Tatiana de Rosnay, les Malegarde deviennent notre propre famille. Et face à la menace de la crue du siècle, au-delà des non-dits, des secrets, des rancoeurs, on peut espérer que l?amour familial sera le plus fort. « Sentinelle de la pluie » de Tatiana de Rosnay est publié aux éditions Héloïse d?Ormesson.
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