Quel drôle de livre... le fil conducteur est le chien errant; et l'auteur parcourt le monde à la rencontre de meutes de chiens, que ce soit dans des grandes métropoles ou dans des
zones défavorisées ou en proie à la guerre.
Au fil de ses pérégrinations,
Jean Rolin apporte des explications sur le modèle du chien errant (le chien féral ou féralisé, soit un animal domestique retourné à l'état sauvage), avec commentaires d'experts sur la possible filiation entre chien et loup, des références littéraires (
Flaubert en Egypte...), ou journalistiques (reporters au Sud-Liban).
Jean Rolin a certes écrit là un livre fort "érudit" sur le thème du chien errant, qui fourmille de références géographiques, historiques, et profite du regard de journaliste professionnel et grand baroudeur de l'auteur ...
Toutefois, à la fin des premiers chapitres, j'ai trouvé que le thème était vraiment léger et, à la longue, le récit devenait rébarbatif : - l'auteur cherche et trouve les chiens errants, - souvent à proximité des dépôts d'ordures - il se fait parfois menacer ou attaquer par un spécimen... - puis s'envole pour un autre pays autour du même canevas !
Et l'enchainement de certaines "histoires" semblait confus, anecdotique (la mention de la découverte d'une oreille desséchée de chien au centre d'Athènes (!).
MAIS heureusement, j'ai persisté dans ma lecture et terminé le livre finalement sans m'en rendre compte, car les pérégrinations devenaient peut-être plus intéressantes, ou le récit plus vivant, mieux construit.
Dans tous les cas, cette quête du chien errant s'accompagne de descriptions intéressantes des pays traversés et de leur contexte politique, et l'écriture de
Jean Rolin est fluide, précise, agréable à lire. "
Un chien mort après lui" étant le premier livre que je lisais de l'auteur (frère cadet d'Olivier...).
En résumé: ce livre s'adresse surtout aux adeptes de l'auteur et/ou aux personnes intéresssées par le thème si particulier des chiens errants (!), ou les amateurs de récits de
Voyages originaux !
J. Rolin nous emmène ainsi au Turkmenistan, à Moscou, à Bangkok, au Chili, au Sud-Liban, à Haïti, en Tanzanie, à Miami... En Australie, nous apprenons beaucoup sur le dingo et
La Clôture érigée sur 5400 km pour protéger le bétail en s'inspirant de
La Clôture anti-lapins.
En littérature,
Gustave Flaubert serait un des écrivains qui ont le plus décrit les chiens errants (salammbô, Voyage en Egypte) : plutôt des chiens libres que divaguant, à poils jaunes, immondes, dévorant les charognes de chameaux ou de cheval en commençant par les parties molles.
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