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EAN : 9782246826712
Éditeur : Grasset (10/02/2021)
3.31/5   13 notes
Résumé :
Jeune fille au parcours scolaire sans faute, Melissa paraît s’intégrer au mieux dans la vie professionnelle… sans réellement trouver sa place. Fragilisée par un manque d’assurance sociale, elle perd le fil, se lie avec une autre jeune femme, désorientée comme elle, qui l’entraîne à de mystérieuses réunions. Dans ce groupe aux visées douteuses, animé par un gourou manipulateur, Melissa se soumet à un cadre rassurant et s’engage corps et âme dans un mouvement politiqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
fuji
  13 mars 2021
Mélissa jamais là où il faudrait, où elle devrait !
L'incipit de ce livre est juste une merveille car le talent de Carole est là, avec une économie de mots elle vous flingue, vous met hors combat. Quand vous reprenez votre souffle c'est pour plonger dans cette histoire, vous savez celle qui est évoquée régulièrement dans les médias sans que vous ayez le temps d'en saisir les tenants et aboutissants puisqu'une info chasse l'autre.
Mehdi 18 mois est MORT.
Mais pourquoi ce petit être qui aurait dû avoir la vie devant lui, meurt dans les bras de sa mère par une nuit glaciale dans l'indifférence de tous ?
Mélissa Carpentier est issue d'un milieu simple, où la vie s'écoule au fil des jours et des transformations de la société. Picorer des instants de partage pour en faire des boulettes de bonheur car comme souvent dans les milieux simples, l'amour et la fierté sont taiseux.
Mais elle a « la chance » de faire des études :
« Sans le vouloir, sans y avoir mis une volonté de fer, j'avais eu une scolarité exemplaire et ce fut tout naturellement qu'au moment de décider d'une orientation, on m'avait conseillé de viser les grandes écoles… » et ce sera le sésame pour le saint Graal d'une classe préparatoire à Paris et ainsi de voir que la vie est différente voire multiple.
Et son corps la trahit, celui qui a évolué et qui a été accepté devient un objet encombrant dans ce lieu de haute culture. Il est hors cadre.
Alors elle crée son blog où sous le pseudo d'Artémis elle se fait flamboyante.
Là cachée derrière son écran elle a toutes les audaces. La liberté derrière un miroir aux alouettes. Mélissa/Artémis brille, brille !
Dans la réalité c'est une jeune femme qui a le savoir mais pas le savoir-être ni le savoir-faire, indispensable pour un bon développement en société.
C'est la fracture : elle n'est plus du monde des siens et pas de l'autre monde non plus.
Mélissa passe de l'autre côté du miroir, le virtuel pour sésame.
Ainsi enrôlée et valorisée Mélissa se perdra avant de s'être connue.
Cet enrôlement, où elle se croit reconnue et appréciée, annihile tout jugement chez elle jusqu'au drame.
Mehdi est MORT.
Disparaître, Mélissa s'y emploie.
Commencent ses errances et sa naissance.
Où mieux qu'aux USA, pays protéiforme pourrait-elle errer ?
Il lui faudra du temps pour apprendre à dire NON.
La rencontre de Melissa et Jane est très belle car c'est l'acceptation de l'autre avec bienveillance donc un véritable échange.
Je n'ai jamais eu d'empathie pour cette jeune fille, au cours de ma lecture. Elle est le symbole de toute cette jeunesse qui flotte à côté de ses pompes et pour qui c'est toujours la faute des autres si…. S'ils n'ont pas de boulot, s'ils ne sont pas reconnus et j'en passe. Mais c'est de ceux-là dont on parle toujours. Alors qu'il y a des jeunes qui se dévouent dans des associations pour apporter un peu de réconfort à ceux qui en ont besoin et ceux-là demeurent invisibles.
Toute l'énergie qu'ils dépensent en négatif sans voir que leur meilleure aide se trouve tout simplement au bout de leur bras, et qu'il faut retrousser ses manches, penser par soi-même, et que c'est cela la vie, des périodes de bonnes choses, de moins bonnes, de rencontres et d'échanges.
J'ai aimé ce livre pour ce qu'il dit de notre société avec force comme toujours chez Carole Zalberg, qui sait dire avec cette économie de mots qui est sa marque. Format court, mots et images percutants. Narration dense, intense qui vous fait vibrer et vous interroge.
Chez Carole il y a toujours la lumière au bout du tunnel.
Ici c'est un exemple de l'abjection qui devient quasi quotidienne. Des adolescents qui tuent d'autres adolescents sans conscience qu'ils sont dans la vraie vie. Ce n'est pas de cette société que je veux.
Un livre à inscrire dans les lectures du collège et lycée pour une réflexion avec à l'appui des coupures de journaux relatant des cas similaires pour faire émerger des consciences, c'est un travail qui se fait pour les horreurs de la seconde guerre mondiale, mais il faudrait s'attaquer à notre monde quotidien.
Il serait temps de réinventer notre société en mettant l'humain au coeur de la nature et la nature dans son coeur.
Utopique ? Il est l'heure d'ouvrir le débat.
©Chantal Lafon
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jg69
  02 mars 2021
Mélissa, une jeune femme au physique quelconque, issue d'un milieu modeste, provinciale diplômée d'une école parisienne renommée "un des hauts lieux où incubent les futures élites" peine à trouver sa place dans sa vie professionnelle. Incapable de s'adapter, de prendre des initiatives, elle est paralysée par la peur d'échouer. Elle n'est à l'aise que lorsqu'elle s'exprime derrière son blog sous le pseudo d'Artémis.

Cette "diplômée déçue et déclassée", qui n'a pas été embauchée à la fin de sa période d'essai, va trouver un petit boulot alimentaire et se lier d'amitié avec une collègue qui va l'entrainer dans une mystérieuse réunion d'un groupe animé par Marc, un leader qui a tout du gourou. Mélissa trouve un sens à sa vie au sein de ce groupe, elle pense que Marc l'a révélée à elle-même, elle se sent son élue "Rien ne compte que réorienter vers elle le regard de celui qui l'a pour ainsi dire créée". Tombée dans les filets de ce gourou manipulateur, elle s'engage dans ce groupe politique aux actions violentes et extrémistes. Jusqu'au jour où, lors d'une action contre les migrants, elle se trouve mêlée à la mort d'un enfant. Au lendemain du drame, Mélissa quitte tout et part pour les États-Unis.

Après un prologue d'une puissance inouïe, Carole Zalberg nous raconte le destin de Mélissa, une jeune femme poussée par son manque de confiance en elle, son besoin d'être aimée, sa fragilité à se corrompre auprès d'un gourou qui attise la haine. Après cette période d'égarement, Mélissa part immédiatement pour prendre du recul. Obsédée par l'image de la femme berçant son enfant sans vie, son enfant mort de froid, elle est accablée de culpabilité, de dégoût et de honte. Commence une période d'errance qui va la mener de New-York à Key West puis en Alaska avec ses ombres sur les talons. "Une cavale, un effacement, une remise à zéro de tous ses compteurs intérieurs". Partie avec son ami Kiki, elle continue seule, jusqu'à ce que le hasard des rencontres l'amène à Jane, une femme lumineuse avec qui elle développe une magnifique relation au-delà des générations. Sa fuite, d'abord expiation d'une faute qui l'obsède, se transforme peu à peu en rencontre avec elle-même, en réinvention et en prise de conscience.

A mots comptés et soigneusement choisis, dans une langue d'une jolie musicalité envoûtante parfois un peu lyrique, avec une lenteur étudiée et une narration qui fait alterner le "je", le "elle " et le "tu", Carole Zalberg trace les chemins et les rencontres qui vont transformer la "Melissa qui était un brouillon", la Mélissa au corps plus souvent consommé que désiré, la jeune femme qui a eu l'impression d'être un "corps outil ", en une femme réconciliée avec elle-même. Une histoire qui se termine de façon lumineuse en Corse la "terre choisie" de Carole Zalberg. J'ai aimé le regard plein de bienveillance que Carole Zalberg porte sur son héroïne dont elle explore avec subtilité et sensibilité la psychologie.

Un roman court mais dense qui porte un regard sur la jeunesse d'aujourd'hui. Une forme d'alerte sur les dérives de la radicalisation, sur le piège du populisme, sur les conséquences des mauvaises rencontres "Tout est faussé par cette guerre incessante de phrases et d'images sorties ensuite de leur contexte, distordues à l'infini, reprises parfois d'un continent à un autre".

PS : le petit enfant mort dans les bras de sa mère avait dix-huit mois, il s'appelait Mehdi.

Lien : https://leslivresdejoelle.bl..
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jostein
  03 mars 2021
Melissa Carpentier est née dans une famille modeste. Ses parents, peu démonstratifs, ne lui apprennent pas les gestes de l'amour mais lui inculquent que « continuer l'école est un privilège ». Une leçon bien apprise puisque la jeune fille parvient à intégrer une classe préparatoire et monte à Paris.
Carole Zalberg fait de son personnage un anti-héros. Mélissa n'est pas vraiment belle. Plutôt charpentée et d'allure grossière. Ses premiers pas dans le monde du travail révèlent rapidement une incompétence à la prise de décision. Elle n'est pas embauchée à l'issue de sa période d'essai.
« Elle avait acquis des compétences impressionnantes mais elle était incapable de les exercer. »
Sans travail, elle retourne chez ses parents. Comme tout jeune actif ayant goûté à la liberté, elle n'y trouve plus à sa place. Ce sera donc un retour à Paris et l'enchaînement de petits boulots alimentaires. La jeune femme est une proie facile pour Marc, un leader charismatique proche du gourou qui l'embarque dans une révolte anti-migrants. Lors d'une manifestation contre l'ouverture d'un centre d'hébergement d'urgence pour les sans-abris, Mélissa est involontairement responsable de la mort de Mehdi, le jeune enfant d'une migrante. Pourtant, amoureuse de Marc, elle s'entête à se croire élue. Jusqu'au jour où Marc la prend sans sentiment pour évacuer sa rage contre son adversaire.
« L'enfant mort gisait sous sa pensée en berne.»
Melissa a besoin de fuir, de repartir à zéro pour effacer sa honte. Elle suit un ami fortuné à Manhattan puis se perd à Key West au milieu des marginaux. Ses rencontres jalonnent un parcours de rédemption, notamment auprès de Jane, la mère d'un homme qu'elle a accompagné en voiture jusqu'à Tacoma. Elle ira toujours plus loin jusqu'en Alaska se guérir au coeur d'un monde sauvage loin du marigot parisien où les combats et les conflits perdurent.
« Tout est abîmé : le débat, les manifestations, la démocratie. Tout est faussé par cette guerre incessante de phrases et d'images sorties de leur contexte, distordues à l'infini, reprises parfois d'un continent à l'autre et commentées jusqu'à l'usure. »
Mais si l'éloignement aide à se réinventer, seul son retour aura valeur de confirmation.
Loin du déterminisme social, le roman de Carole Zalberg montre que chacun peut s'égarer en croisant les mauvaises personnes. Mais les actes commis pèsent sur la conscience et le chemin peut être long avant de retrouver le droit d'aimer le beau. le roman est le récit de ce chemin. En campant un personnage peu charismatique, avec une narration à la seconde personne, je n'ai ressenti que peu d'empathie pour Mélissa. La rencontre avec Jane était un beau moment qui aurait pu me faire basculer si il avait été plus long et plus profond. Bien évidemment, je suis toujours sous le charme de la sensibilité et de la poésie de Carole Zalberg mais Mélissa ne m'a pas bouleversée.
Lien : https://surlaroutedejostein...
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soniaboulimiquedeslivres
  12 février 2021
Comment passer totalement à côté d'un roman….Je ne vais pas m'appesantir sur une chronique déjà difficile à rédiger.
Le résumé m'intéressait et m'a donné envie de découvrir cette histoire. Nous faisons connaissance avec Mélissa, jeune étudiante issue d'un milieu modeste qui cherche sa place dans un univers dont elle ne connaît pas les codes. Une mauvaise fréquentation et tout bascule. Mélissa adhère à un groupuscule fasciste. La mort d'un bébé de 18 mois, l'envie de Mélissa d'attirer l'attention sur elle, la jeune femme change et s'humilie un peu plus chaque jour. La culpabilité la ronge. Comment s'en sortir ?
Ce roman est une photographie malsaine mais pourtant bien réaliste de notre société. Comment des gens cultivés et équilibrés peuvent soudainement basculer dans l'horreur, se laisser influencer par des êtres manipulateurs et abjects ?
Je n'ai pas réussi à ressentir quoi que ce soit pour Mélissa. Son parcours, son caractère, sa fragilité avaient pourtant tout pour plaire. La thématique avancée est intéressante à plus d'un titre. Mais le style d'écriture m'a dérangée. La narration a deux voies (alternant le ELLE et le TU) m'a vraiment perturbée et agacée. de ce fait, ma lecture n'a pas été linéaire et j'ai été frustrée par ce que j'assimilais à un déséquilibre narratif visant à apporter du rythme. La mayonnaise n'a pas pris de ce côté là…
Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce roman, ce n'est pas parce que je ne l'ai pas aimé qu'il en sera de même pour vous !! Je n'ai pas la science infuse, vous le savez. Ce roman trouvera son lectorat, et n'hésitez pas à commentez si vous l'avez apprécié !!
Je remercie NetGalley et les Éditions Grasset pour cette lecture.
#TesOmbresSurLesTalons #CaroleZalberg #Grasset #NetGalleyFrance #RentréeLittéraire
Lien : https://soniaboulimiquedesli..
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ceciloule
  13 février 2021
Carole Zalberg dépeint de son écriture chantante une jeune femme fragile qui, peu à peu, va retrouver la paix. Ainsi elle devient réellement adulte après un choc, et construction et reconstruction se font simultanément, loin de Paris, dans les étendues américaines. le lecteur regrette cependant que le traumatisme choisi ne soit pas le bon : Melissa entre et sort trop facilement de sa fascination pour la secte qui la détruit et lui permet de se refaçonner (plus d'infos : https://pamolico.wordpress.com/2021/02/13/tes-ombres-sur-les-talons-carole-zalberg/)
Lien : https://pamolico.wordpress.c..
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critiques presse (1)
SudOuestPresse   03 mars 2021
Comme dans « La Trilogie des Tombeaux », Carole Zalberg, fine analyste de la psyché humaine, s'intéresse à la détresse de ces femmes qui flottent à côté d'elles-mêmes.
Lire la critique sur le site : SudOuestPresse
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   27 février 2021
Ça te changera les idées, c’est pas bon de ruminer son mauvais foin comme une vache. Elle n’avait pas relevé l’indélicatesse de la comparaison ni ses sérieux doutes sur l’authenticité de l’expression. Elle devait bien admettre que depuis le début du week-end, elle n’avait rien fait d’autre que passer du lit au frigo, au lit, à la salle de bains pour une désastreuse séance de chasse aux points noirs – ce qui, si c’est possible, l’avait à la fois détendue et énervée –, au lit de moins en moins accueillant, jonché de miettes et de papiers froissés, draps moites repoussés en boule avec des vêtements enfilés et ôtés au fil de ses sautes d’humeur. Elle avait griffonné sans conviction et réalisé quelques vidéos de sa chambre, de la vue sur des pavillons et des champs tristes, de ses pieds trop grands, images déjà déprimantes sur lesquelles elle posait comme un linceul une voix off d’outre-tombe. Elle avait bien tenté de regarder le journal de midi avec son père mais avait vite été exaspérée par sa manie de tout commenter dès le lancement des sujets, sans écouter un mot, ne cherchant donc pas du tout à être informé mais conforté, plaquant simplement ses discussions de moins en moins accueillant, jonché de miettes et de papiers froissés, draps moites repoussés en boule avec des vêtements enfilés et ôtés au fil de ses sautes d’humeur.
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rkhettaouirkhettaoui   26 février 2021
Continuer l’école était un privilège. Point. Pas question d’avoir des difficultés ou de se plaindre. Là encore, j’avais tellement intégré cet état de fait que rien en moi ne regimbait. Je n’étais pas brillante, je ne crois pas. Juste assez appliquée pour réussir même dans les matières qu’à priori je n’aimais pas ou ne maîtrisais pas d’emblée, comme la chimie, qui m’impressionnait, ou les langues, pour lesquelles je n’avais pas d’oreille (sans doute par manque d’occasions d’en entendre et plus encore d’en pratiquer).

Sans le vouloir, sans y avoir mis une volonté de fer, j’avais eu une scolarité exemplaire et ce fut tout naturellement qu’au moment de décider d’une orientation, on m’avait conseillé de viser les grandes écoles et donc de tenter les concours. Conseil que j’avais suivi non par conviction d’être meilleure que d’autres mais parce que je n’avais alors ni rêves
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rkhettaouirkhettaoui   26 février 2021
Elle sait écouter, s’intéresse sincèrement à ses interlocuteurs qui s’en trouvent comblés, s’ouvrent à elle comme fleurs au soleil. La rumeur lui était favorable. Puis on lui a demandé d’agir, de fournir des outils et des solutions, ainsi qu’elle s’y était engagée. Son effroyable peur de se tromper a pris le dessus et tout s’est grippé. Elle sent l’agacement monter autour d’elle. Puis ce sera le doute et enfin, la répudiation. Elle a déjà vécu un tel enchaînement mais elle est incapable de l’empêcher. Dans de nombreux domaines, elle sait quoi faire mais elle ne sait pas faire. Oh, dans le cadre connu de l’école – oui, ce qui lui était apparu comme un territoire attirant mais illisible et vaguement hostile lui est maintenant une famille –, elle avait accompagné toutes les initiatives, s’était investie sur tous les fronts.
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rkhettaouirkhettaoui   26 février 2021
Certains se méfiaient mais il faisait vraiment trop froid pour ne pas céder à la perspective d’un vrai repas et d’un toit, même à partager entre mille.

Une fois sur place, pourtant, ils n’ont pas été accueillis mais repoussés avec violence par un groupe vociférant : riverains aux rangs gonflés par quelques activistes en tenue de combat, tous brandissant de laides pancartes où s’affichait sans honte leur haine des étrangers. On ne voulait pas d’eux dans ce quartier cossu. Les ombres les plus inquiètes et découragées, n’attendant pas que les forces de l’ordre leur ménagent finalement un accès, ont aussitôt regagné l’ombre des recoins.
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rkhettaouirkhettaoui   27 février 2021
Ses vidéos intimistes et décalées, où s’incarnent et se fertilisent des contradictions : origines populaires et acculturées, esprit vif et boulimique, nourri de tout ce qui passe à sa portée, goût pour l’effort mais rejet viscéral de la compétition, sentiment de malaise en milieu urbain ultracodifié et regard sophistiqué, analytique et sensible, nourrissent son blog très suivi. Elle y est, sous le pseudo d’« Artémis », une petite reine des mots et des images, décide, ose et entreprend. Est, là, dans cette virtualité, le produit brillant, en constante ébullition, de son parcours exemplaire.
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Videos de Carole Zalberg (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carole Zalberg
Rencontre avec Carole Zalberg “Tes ombres sur les talons” (Grasset) Rencontre présentée par : Pierre Mazet
Jeune fille au parcours scolaire sans faute, Melissa paraît s'intégrer au mieux dans la vie professionnelle… sans réellement trouver sa place. Fragilisée par un manque d'assurance sociale, elle perd le fil, se lie avec une autre jeune femme, désorientée comme elle, qui l'entraîne à de mystérieuses réunions. À travers la trajectoire individuelle de Melissa, Carole Zalberg aborde ici la question de la radicalisation, des rêves déçus, de ces dons que la société ne sait pas toujours exploiter, décourage souvent et, pire, pervertit.
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Inédite édition de l'Escale du livre, du 24 au 28 mars 2021 et durant tout le printemps https://escaledulivre.com/
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© musique : Hectory - Réalisation et sound design : Grenouilles Productions - création graphique : Louise Dehaye / Escale du livre 2021 - Inédite édition
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