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ISBN : 2070197204
Éditeur : Gallimard (17/08/2017)

Note moyenne : 2.54/5 (sur 118 notes)
Résumé :
Nicolas, une quarantaine d'années, est compositeur de musique. Un jour, sa femme Mathilde apprend qu'elle est atteinte d'un grave cancer du sein qui nécessite une intense chimiothérapie. Alors que Nicolas s'apprête à laisser son travail en plan pour s'occuper d'elle, Mathilde l'exhorte à terminer la symphonie qu'il a commencée. Elle lui dit qu'elle a besoin d'inscrire ses forces dans un combat conjoint.
Nicolas, transfiguré par cet enjeu vital, joue chaque s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  17 août 2017
Il y a dix ans de cela, alors qu'Eric Reinhardt peine à finir son roman Cendrillon, sa femme lui annonce être atteinte d'un cancer du sein. Elle lui propose un marché : il termine son roman, elle guérit. le combat commence. Eric écrit fiévreusement et chaque soir lit à son épouse des extraits de son livre pendant qu'elle-même lutte pour sa survie. Finalement, Cendrillon est un succès, Margot est en rémission. L'amour et l'art ont guéri Margot, c'est ce que veut croire Eric qui, quand il rencontre Marie qui lutte contre un cancer du pancréas, croit être capable de la sauver elle aussi.
De cette expérience très personnelle, Eric voudrait faire un roman. Il en a déjà le titre, ''Une seule fleur'', le canevas, mais il n'en fait rien. Et puis l'idée revient. Ce sera La chambre des époux, l'histoire de Nicolas, un compositeur, et de sa femme Mathilde, Elle souffre d'un cancer, il écrit une symphonie et tous les soirs lui la joue. Elle guérit et quand il rencontre Marie, il croit pouvoir la sauver, en l'aimant, en la possédant, en luttant à ses côtés.
Alors bien sûr certains qualifieront ce roman gigogne de brillant exercice de style porté par un style magnifique et j'ai même pu lire qu'il s'agit là d' ''Une ode fascinante à la beauté, à l'art et à l'amour.'' C'est un point de vue et je le respecte mais j'ai tout de même une petite question pour l'auteur, l'éditeur et leurs amis critiques littéraires : et si ce roman était tout simplement un vaste foutage de gueule, une daube, du vide mis en page ? Personnellement, j'ai détesté cette mise en scène de la maladie, cette sublimation du cancer. Je n'ai pas cru un instant à ce romantisme bidon et à ces scènes de sexe ridicules. Non le cancer, ce n'est pas beau ! Même si on aime de tout son coeur le malade, il faut vraiment être tordu pour vouloir infliger un acte sexuel à quelqu'un qui dépérit sous l'action conjuguée de la maladie et de la chimiothérapie. Mais là encore c'est une question de point de vue...Par contre, il faut aimer Eric Reinhardt d'amour pour supporter son omniprésence tout au long du récit qu'il soit Eric ou Nicolas ou le pape, il est partout, il aime, il pleure et il guérit même avec sa semence, du moins le croit-il, bref il est Dieu tout puissant. Et son style ?Lourd et pédant. Les phrases sont looongues, le discours est précieux, le sens parfois s'égare dans une ennuyeuse logorrhée.
Je n'ai donc aimé ni le vrai faux roman, ni le roman dans le roman, ni le roman qui n'a jamais été écrit, ni rien dans ce livre prétentieux, auto-fiction où Reinhardt est présent jusqu'à l'overdose. Ce n'est bien sûr un avis qui n'engage que moi.
Merci tout de même à Babelio et à Gallimard.
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palamede
  28 septembre 2017
Bon... euh... je ne sais quoi penser de ce livre. Ce qui est évident c'est qu'Éric Reinhardt a choisi pour son dernier roman une construction très en vogue. Autofiction, mise en abyme, récit gigogne ne sont pas sans rappeler Celle que vous croyez de Camille Laurens ou D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan. Mais la comparaison s'arrête là, car le fond est bien différent.
Ode à l'amour, à la beauté, à l'art, La chambre des époux est en fait une longue et complexe digression sur le processus de création artistique stimulée par l'amour, lui-même stimulé par la crainte de la mort. Je m'explique : apprenant que sa femme est atteinte d'une maladie grave, Éric Reinhardt passe un pacte avec elle. Il consacrera toute son énergie à terminer son roman " Cendrillon ", en échange de quoi sa femme se battra de toutes ses forces contre son cancer. Une résolution qui fonctionne ; il finit son livre et sa femme va mieux. Ce qui lui fait dire : " Elle m'a donné la force d'écrire. Je lui ai donné la force de guérir. (…) C'est l'expérience la plus hallucinante que j'aie jamais vécue. "
Mais pendant cette expérience traumatisante, et stimulante intellectuellement, Éric Reinhardt imagine un autre roman avec pour héros des doubles de son couple. On ne voit pas bien l'intérêt d'un tel montage. Peut-être est-ce le moyen d'aller plus loin dans le dévoilement de soi. Reste que le sujet et la réflexion d'Éric Reinhardt sont intéressants, profonds même. Des phrases sont très belles et font sens (d'autres moins). J'ai même trouvé que, contrairement à certains de ses livres, le fait qu'il en soit le sujet permanent se justifiait ; il parle de son expérience, il se livre tel qu'il est (lui ou son double), paradoxal : tantôt arrogant, prétentieux, impudique, superficiel, tantôt dépressif, sensible, profond, inspiré.
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Nastie92
  26 août 2017
Allons droit au but : je n'ai pas aimé ce livre.
La quatrième de couverture est alléchante, et laisse entendre que le roman raconte l'histoire de Mathilde et Nicolas ; Mathilde se bat contre un cancer et Nicolas va la soutenir dans son combat, à travers l'écriture de sa symphonie.
L'idée de l'art comme lien entre la malade et son mari, comme vecteur de guérison, me plaît, et je suis ravie d'avoir l'occasion de découvrir Éric Reinhardt, auteur dont je n'ai encore rien lu.
À ce propos, je remercie vivement Babelio pour son opération Masse Critique, toujours très appréciée, et les éditions Gallimard pour leur envoi : recevoir un livre, avant sa sortie qui plus est, est toujours un grand plaisir.
Pourquoi, donc, n'ai-je pas aimé ce livre ?
Pour de multiples raisons, aussi bien sur le fond que sur la forme.
L'histoire n'est pas linéaire, différents récits sont imbriqués, façon "poupées russes". Cela ne me dérange en rien, j'apprécie même ce genre de construction, mais avec Margot, puis à travers les "doubles" que sont Nicolas et Mathilde, ainsi que dans la relation de Nicolas avec Marie, l'auteur ne parle finalement que de lui. Lui, lui et lui. C'est très nombriliste et ça devient vite agaçant ; du moins, ça m'a vite agacée.
Parce que dans chaque récit, c'est toujours le personnage masculin qui est mis en avant, c'est lui qui décide, c'est lui qui agit, bref, il fait tout tandis que les femmes ne sont là que pour leur maladie, et pour mieux mettre en valeur le héros masculin. On connaît tout ou à peu près tout de ses pensées, mais celles des femmes importent bien peu.
L'écriture m'a également beaucoup agacée. Il y a certes quelques jolies phrases au passage, mais diluées dans un ensemble qui ne me séduit pas, et que je trouve déplaisant. Beaucoup d'affectation et de phrases bien ennuyeuses à mon goût.
Je veux bien de longues phrases, mais à condition qu'elles aient une vie, une sincérité, une émotion qui les rendent attrayantes. Ici, j'ai eu la sensation tout au long du livre que l'auteur se regardait écrire, comme certains s'écoutent parler.
À l'inverse, certaines phrases sont comme inachevées, amputées. Cela peut être un effet de style, pourquoi pas, je n'ai rien contre l'innovation, mais leur accumulation dans certains passages fait déborder la coupe. (p 117 : "L'hypocondrie est la parfaite illustration de cette distanciation, scruter son propre corps en imaginant qu'il va te tendre des guets-apens, c'est un truc déjà un peu." ? p 118 : "Elle est tellement inadmissible l'idée que ta maladie." ?)
Un autre point m'a déplu également : l'auteur nous inflige des scènes de sexe à chaque occasion... et même quand il n'y a pas d'occasion. Je veux bien des scènes de sexe dans un livre, mais à condition d'y trouver un minimum d'humain, un minimum de sentiments, et un minimum de rapport avec l'histoire. Là, j'ai eu l'impression que le personnage / l'auteur se faisait plaisir.
Conclusion : pour ma rencontre avec Éric Reinhardt, c'est raté.
Le thème de ce livre m'a intéressée (l'accompagnement d'une femme mourante), mais la façon dont ce sujet a été traité et le style d'écriture ont fait que je n'ai pas été touchée comme j'aurais pu l'être, mais agacée. Dommage !
Au vu des différentes critiques, ce roman ne laisse manifestement pas indifférent : certains lecteurs aiment vraiment, d'autres n'aiment vraiment pas. Je fais partie de la seconde catégorie, et laisse désormais cet auteur à ceux qui l'apprécient.
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Lolokili
  01 septembre 2017
Il n'a peur de rien Eric Reinhardt, qui dans son tout nouveau roman associe, comme un défi, autofiction et double mise en abyme.
Pour le résumé de l'histoire ne comptez pas sur moi, ni sur une quatrième de couverture fâcheusement réductrice, car dans ce livre en réalité se déploient plusieurs histoires gigognes qui se croisent et se mêlent dans une construction paradoxalement remarquable d'évidence et de clarté.
Ici l'imaginaire intime de l'auteur se lâche plus que jamais. Sophistiqué, romantique et impudique, élégant, tranchant, tourmenté ou exalté parfois jusqu'à la maladresse, il suit inlassablement pourtant son fil conducteur, cette quête de la beauté universelle censée sauver le monde à travers l'amour et l'art.
D'aucuns s'agaceront donc éventuellement d'un certain idéalisme autocentré – voire bobo pour les simplificateurs les plus allergiques – sans percevoir peut-être l'autodérision et l'originalité qui façonnent l'esprit de ce récit très personnel. Bien heureusement je n'ai pas été de ceux-là, car après "L'amour et les forêts" et "Le système Victoria" Reinhardt m'a embarquée, une nouvelle fois.
Ҩ
Merci beaucoup à Charlotte (Babelio) et aux éditions Gallimard pour cette belle avant-première.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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nadiouchka
  25 novembre 2017
Voici encore un roman dont ma critique attendait sa publication car une rencontre était prévue hier soir avec l'auteur (toujours dans ma librairie préférée).
D'après la quatrième de couverture, on sait que ce n'est pas un roman joyeux. En effet, « La Chambre des Époux » d'Eric Reinhardt parle d'un couple dans la tourmente d'une grave maladie, le cancer du sein de Mathilde, épouse de Nicolas (compositeur de musique).
L'auteur (après avoir remercié la libraire pour l'invitation car, a-t-il noté, c'était bien la première à Marseille à l'avoir fait), a préféré nous lire de longs passages de son livre et à répondre ensuite à quelques questions. Cela a pu paraître étonnant mais ces lectures m'ont faite revenir sur certaines impressions que j'avais auparavant.
Eric s'est inspiré de son vécu avec sa femme (atteinte de la même terrible maladie) alors qu'il écrivait « Cendrillon ». Mathilde émet une condition : elle sera guérie lorsque Nicolas aura écrit une symphonie, rien que pour elle et qu'il lui jouera chaque soir dans leur chambre (la chambre des époux).
Ce livre est un ouvrage sur la puissance de l'art et de l'amour, ce qui pourrait sauver des vies. .. C'est aussi un roman gigogne (l'auteur dit : un roman puzzle).
La première partie est autobiographique (l'annonce de la maladie : « Son cancer lui est annoncé, à la suite d'une mammographie effectuée à son initiative en raison d'une grosseur, en décembre 2006. Comme cette tumeur d'un peu plus de quarante millimètres n'avait pas été détectée six mois plus tôt par le même examen, les médecins ont émis l'hypothèse d'un cancer à évolution rapide, éventuellement inflammatoire. » (page 11), puis la suite est plutôt une fiction (dixit l'auteur), notamment avec la rencontre de Marie (qui avait été atteinte elle aussi d'un cancer mais semblait guérie).
L'écrivain reconnaît prendre du plaisir à lire à haute voix ; d'ailleurs on y sent la musique du texte qui est très importante. Il n'aspire pas, en outre, à « un réalisme du langage ».
Là où je suis revenue sur mon premier ressenti, c'est sur le problème des longues phrases. D'ailleurs quelqu'un lui a demandé si son ordinateur comportait la touche de ponctuation : « . » ??
Eh bien, croyez-moi, en écoutant cette lecture, j'ai changé totalement d'avis car l'auteur, très sensible, y met de l'émotion, des silences, comme une sorte de ponctuation justement.
C'est ainsi que s'est opéré le miracle et j'ai mieux apprécié ce style.
Pour l'auteur, ce livre est comme « un long serpentin décrivant l'état intérieur ». Mais quand la santé de Marie s'aggrave d'un coup, les phrases deviennent plus courtes, hachées.
A noter aussi qu'il y a de nombreuses scènes de sexe mais c'est pour être encore plus avec Mathilde, au plus profond de son être.
Quant à Marie, chacun se fera son idée.
Malgré tout cet univers bien sombre, tragique, se trouve aussi de l'humour, du vrai, où l'auteur n'hésite pas à se moquer de lui-même tout en ne se gênant pas pour rire d'autres personnages. Par exemple lorsqu'il raconte sa participation aux Assises du Roman à Lyon : on rit aux éclats et pourtant cela pourrait ne pas sembler drôle car il est en pleine dépression et sa prestation n'est pas du tout appréciée. Mais on voit donc aussi le talent de conteur de l'écrivain (et on comprend pourquoi il aime tant faire des lectures).
On pourrait dire qu'Eric Reinhardt parle surtout de lui-même, c'est vrai ; l'intimité est souvent décrite mais ce qui est touchant c'est son amour fou pour sa femme.
D'autres écrivains auraient pu plonger dans le pathos, Eric a fait le contraire.
Au fait, et son livre « Cendrillon » qui était en cours d'écriture ? Eh bien il a réussi à le finir (grand succès) ainsi que sa symphonie pour sa femme qui guérit enfin, comme promis.
A signaler que je premier chapitre de la traversée de l'épreuve avait été publié dans « Inrocks » en 2007.
Au final, une rencontre bien intéressante et qui m'a permis de revenir sur un certain ressenti. D'où le formidable intérêt d'assister (quand c'est possible) à de telles rencontres littéraires dans un lieu privilégié plus intime que les grands salons et à attendre de publier la critique).
Merci Eric pour cette soirée, pour votre sympathique et amusante présence. Et oui, je confirme que l'on continue à rester amis en qu'on s'enverra quelques messages sur notre réseau social.
Mais aussi un grand merci à mes libraires, Agnès et Corinne (de « L'Attrape-Mots ») où elles se donnent bien du mal.
D'ailleurs, cette année 2017 est en train de se terminer avec les 15 ans d'existence de cette librairie.
Un petit répit bien mérité pour la fin de l'année avec l'espoir de reprendre à nouveau, en 2018, de bonnes habitudes et de si belles expériences et à présent il me reste à lire « Cendrillon ».
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critiques presse (4)
LaCroix   20 octobre 2017
Tiré d’une expérience intime, le dernier roman d’Éric Reinhardt entremêle des histoires d’amour chamboulées par la maladie et magnifiées par la quête de la beauté.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Bibliobs   28 septembre 2017
Dans l'osé "La Chambre des époux", l'auteur fait un récit exalté du cancer de sa femme.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   28 août 2017
L’écrivain raconte l’intense épreuve que fut, pour son couple, le cancer du sein de se femme.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Telerama   16 août 2017
Un compositeur écrit une symphonie pour aider une femme atteinte d'un cancer du sein à guérir. Une ode fascinante à la beauté, à l'art et à l'amour.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   21 octobre 2017
À présent le médiateur interroge l'écrivain écossais, lequel, à peine a-t-il ouvert la bouche, parle déjà de Joyce.
Putain.
Ça y est.
C'est parti.
Ils sont bien tous les mêmes décidément les écrivains, et quel que soit leur pays d'origine, incapables de cheminer en solitaire dans leur cerveau ne serait-ce que quatre uniques minutes pour en ramener une pensée bien à eux, amniotiquement certifiée authentique, arrachée à la douleur ou aux extases ou aux incertitudes de leur propre existence, même modeste et domestique ladite pensée mais au moins personnelle, intime, leur, non. Il faut toujours qu'à peine lancés, rapides et ponctuels, tel un livreur de pizza sur son scooter, ils vous livrent la Joyce quatre fromages, ou la Flaubert artichauts champignons en quatre minutes chrono, tout est déjà prêt il n'y a plus qu'à servir, l'Écossais prend la parole, enfourche son engin et livre en quatre minutes chrono au public des Assises la fameuse Joyce quatre fromages qui a fait la renommée de ses prestations internationales en langue anglaise.
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PiatkaPiatka   19 août 2017
Ce que j'aime le plus c'est terminer mes livres, c'est la montée en puissance progressive et le paroxysme que la rédaction du dernier quart me permet généralement d'atteindre dans une sorte d'embrasement de tout mon être en osmose avec la réalité extérieure, ce que j'aime c'est la libération, c'est l'apothéose finale, c'est l'orgasme des cinquante dernières pages, mais encore faut-il avoir la force de mettre en place le dispositif permettant cette soudaine combustion existentielle, ce qui me paraissait hors de portée désormais.
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Nastie92Nastie92   07 janvier 2018
Après la dernière note, un silence insolite s'était fait dans la salle de la Scala de Milan. De mémoire de spectateur, et Dieu sait qu'elle est élevée la moyenne d'âge des spectateurs de la Scala de Milan, et que cette moyenne d'âge fait remonter loin en arrière ladite mémoire des soirées mémorables de la Scala de Milan, on n'avait jamais entendu à la Scala de Milan un silence aussi massif, aussi profond, au sortir d'une symphonie. Elle avait très bien porté son nom ce soir-là cette symphonie (La Belle au bois dormant, je crois avoir omis de vous en donner le titre, pardonnez-moi), car les spectateurs pétrifiés ressemblaient à s'y méprendre aux sujets assoupis du royaume du conte, comme suspendus en plein mouvement, évanouis sur leur siège, immobiles, le regard fixe dirigé vers l'orchestre, avant de se lever d'un seul élan et applaudir en hurlant bravo ! bravo ! bravo ! pendant près d'une vingtaine de minutes, au gré d'une douzaine de rappels.
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palamedepalamede   26 septembre 2017
À mes yeux Marie était la seule personne autour de la table à être en vie. Les autres ne l'étaient pas, les autres étaient tous morts, et ils étaient tous morts de n'avoir pas frôlé la mort, de ne pas être revenus à la vie, et de n'avoir jamais compris de l'intérieur ce que cela signifiait d'être en vie. Être revenue à la vie avait fait que Marie était en vie, vraiment vivante.
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palamedepalamede   29 septembre 2017
Décider d’être deux plutôt que seul, fusionner et être plus fort et plus intelligent, plus enjoué, plus déterminé, plus patient, plus réfléchi, plus résistant, plus ingénieux, plus perspicace sur le chemin de sa vie parce qu’on est deux, parce qu’on a choisi d’emprunter à deux le même chemin tout en gardant ses rêves à soi et des visées distinctes, c’est une façon comme une autre, je crois, de concevoir l’amour, peut-être aussi la plus belle, peut-être même la seule en réalité.
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Videos de Eric Reinhardt (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric Reinhardt
Eric Reinhardt pour le livre qui a changé sa vie.
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