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Francis Kaplan (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070322785
Éditeur : Gallimard (12/02/1985)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Quel sens revêt l'avènement de la démocratie, faisant triompher l'idéologie du peuple souverain ? Vient-il consacrer la puissance de l'État en lui apportant sa légitimation ? Ou introduit-il la légitimité d'un contre-pouvoir qui vise précisément à empêcher l'unification dans l'État souverain des forces actives d'une nation, intégrées au système de la compétence, à dissocier ainsi LES pouvoirs, à les limiter, c'est-à-dire à les contrôler.

Le sens de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
GaelM
  19 avril 2014
Recommandé par E. Chouard à une de ses conférences… après avoir lu, je comprends mieux pourquoi ! C'est une bombe à penser. Alain taille en charpie les tyrans et les moutons qui les suivent. Il essaye d'expliquer à quel point resistance et obéissance doivent s'équilibrer si on veut préserver la liberté et l'ordre tout à la fois. Parfois un peu intellectuel ou obscur, mais 9 fois sur 10 magistral !
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Bis0unoursBis0unours   06 août 2014
On se demande souvent pourquoi les réactionnaires se fient à des traîtres, qui ont suivi visiblement leur intérêt propre, et vont ingénument du côté où on sait louer.

Mais justement la trahison est une espèce de garantie, si l'on ose dire; car l'intérêt ne change point; il n'est pas tantôt ici, tantôt là; il tire toujours à droite.
En sorte que celui qui trahit le peuple apparait comme dominé pour toujours par le luxe, par la vie facile, par les éloges, par le salaire enfin de l'Homme d'Etat.

L'autre parti n'offre rien de pareil. Il n'y a donc point deux tentations, il n'y en a qu'une. Il n'y a point deux espèces de trahison, il n'y en a qu'une.

Toute la faiblesse de n'importe quel homme le tire du même côté. La pente est à droite.
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moklosmoklos   21 septembre 2007
Je ne dis pas seulement que je n’ai aucune confiance dans aucun genre de chef ; ce serait peut dire. Au fond je suis assuré que tout chef sera un détestable tyran si on le laisse faire. Pourquoi j’en suis assuré ? Parce que je sais très bien ce que je ferais si j’étais général ou dictateur. Les passions qui se rapportent à ce genre de métier ne sont jamais qu’endormies. Quel bonheur d’avoir une garde de fidèle ! Qu’il est agréable de ne jamais revenir sur un ordre ; de ne plus y penser ; d’écraser tout ce qui résiste, comme une grande machine qui passe ! Quel bonheur aussi de jouer le grand jeu, de défier, de risquer de braver !
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Zora-la-RousseZora-la-Rousse   06 mai 2012
Le sommeil est bien plus tyrannique que la faim. On conçoit un état où l'homme se nourrirait sans peine ; mais rien ne le dispensera de dormir, si fort et si audacieux qu'il soit, il sera sans perceptions, et par conséquent sans défense, pendant le tiers de sa vie à peu près. Il est donc probable que ses premières inquiétudes lui vinrent de ce besoin-là ; il organisa le sommeil et la veille : les uns montèrent la garde pendant que les autres dormaient ; telle fut la première esquisse de la cité. La cité fut militaire avant d'être économique. Je crois que la Société est fille de la peur, et non pas de la faim. Bien mieux, je dirais que le premier effet de la faim a dû être de disperser les hommes plutôt que de les rassembler, tous allant chercher leur nourriture justement dans les régions les moins explorées. Seulement, tandis que le désir les dispersait, la peur les rassemblait. Le matin, ils sentaient la faim et devenaient anarchistes. Mais le soir ils sentaient la fatigue et la peur, et ils aimaient les lois.
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Bis0unoursBis0unours   05 août 2014
La force des méchants, c'est qu'ils se croient bons, et victimes des caprices d'autrui. Aussi, parlent-ils toujours de leurs droits, et invoquent-ils perpétuellement la justice; toujours visant le bien à les entendre; toujours pensant aux autres, comme ils disent; toujours étalant leurs vertus, toujours faisant la leçon, et de bonne foi.
Ces accents, ces discours passionnés, ces plaidoyers pleins de mouvement et de feu accablent les natures pacifiques et justes.
Les braves gens n'ont jamais une conscience si assurée; ils n'ont point ce feu intérieur qui éclaire les mauvaises preuves;
ils savent douter et examiner [...]
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moklosmoklos   21 juin 2008
Le mouton est mal placé pour juger; aussi voit-on que le berger de moutons marche devant, et que les moutons se pressent derrière lui; et l'on voit bien qu'ils croiraient tout perdu s'ils n'entendaient plus le berger, qui est comme leur dieu... Les choses sont ainsi par la nature; car il est vrai que le berger pense beaucoup aux moutons et au bien des moutons; les choses ne se gâtent qu’à l'égorgement mais c'est chose prompte, séparée, et qui ne changent pas les sentiments.
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