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EAN : 9782370550309
311 pages
Éditeur : Le Tripode (04/09/2014)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Cette pensée de Robert Alexis parcourt du début à la fin "L’Homme qui s’aime". Le roman nous ramène au début des années 1890, à Paris. Au cours d’une soirée mondaine, un jeune dandy, riche héritier à la beauté « insoutenable », fait fortuitement une expérience qui le révèle à ses désirs les plus secrets. Dès lors, décidé à rester fidèle à ce qu’il comprend de lui-même, il va décider de vivre pleinement sa vie.

L’Homme qui s’aime est le neuvième roman ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
MarianneL
  28 juin 2014
«Vous ne pouvez être ce que vous devez être qu'après avoir plongé dans l'excès où se tissent toutes choses.»
Dans son neuvième roman, à paraître début septembre 2014 (éditions le Tripode), Robert Alexis revient aux sources de son oeuvre et déploie, de manière beaucoup plus extrême et ample, les thèmes de «La robe», son premier livre paru en 2006.
À la fin du XIXème siècle, dans le Paris mondain, un jeune homme à la beauté de statue antique, une beauté divine et mortifère qui l'empêche d'aimer tout autre individu que lui-même, va un soir vivre un événement qui restera en lui comme une ligne infranchissable, pour reprendre les mots du narrateur de «La Robe».
«Vous cherchez chez les autres ce que vous ne pouvez trouver seul, la confirmation que vous êtes la seule figure aimable, le seul être capable d'embraser votre coeur, chose tellement impossible n'est-ce pas ?»
Cet événement inattendu va profondément le déséquilibrer, faire éclater la représentation qu'il se fait de lui-même, révéler ses aspirations, de la plus pure à la plus perverse, de la plus raisonnable à la plus passionnelle, de la plus douce à la plus dangereuse, et radicalement infléchir son destin.
«- Ta beauté, ton invraisemblable métamorphose, et maintenant ce que tu m'invites à commettre avec toi… Tu es un monstre.
L'orchestre reprenait des airs connus. le ballet des serveurs, plateaux argentés, assiettes fumantes, composait une chorégraphie pour l'ouverture de la «Pie voleuse».
- Un monstre, dis-tu ? Mais toi, regarde-toi. N'étais-tu pas enfant tout ce que tu pouvais être plus tard, c'est-à-dire tout ce que les autres ont voulu que tu sois ? As-tu eu le choix d'être autre chose qu'une charmante demoiselle, bientôt la tendre épouse d'un mari parfait ? Si je suis un monstre, tu n'es qu'une marionnette, un être imaginé et mis en mouvement par des fils invisibles. Coupe ces fils. Reste.»
Ses aspirations complexes et contradictoires, c'est-à-dire humaines, à une forme de bonheur classique et de pureté originelle, à la soumission à l'autre, à une sexualité hors normes, à explorer les déviances les plus extrêmes, vont le conduire à mener une vie simple et proche de la nature, presque paradisiaque, dans les Pouilles, puis à plonger au plus profond de la dépravation dans Naples la vénéneuse, dans une ambiance qui rappelle «La Peau» de Curzio Malaparte.
«Comme ces gens, comme ces choses, j'étais emportée par une coulée de fange, anéantie par un naufrage qui emportait dans sa spirale l'espace et les matières, les âmes et les années… Mais, sur le seuil de l'hôtel, entre les deux palmiers nains aux feuilles blanchies de poussière, je me sentis soudain merveilleusement, délicieusement chez moi, parvenu au seul endroit qui restât acceptable.»
«L'homme qui s'aime» est un roman au-dessus d'un précipice, excessif et imparfait, qui agit comme un sortilège avec ses thèmes profondément troublants - la raison et l'excès, la pureté et l'abjection, le paradis et l'enfer - et sa langue magnifique, enchâssant différents récits qui viennent répéter, inlassablement, l'obsession de la passion et de la liberté.
«Les étoiles ? demanda-t-il. Savez-vous qu'elles m'effraient ? Ce que j'ai appris d'elles est une façon de m'en libérer, d'oublier l'infini, la nuit éternelle dans laquelle nous flottons d'une manière absurde, et pour tout vous dire, vous m'effrayez autant… On doit vivre avec ces étoiles, faire comme si elles n'étaient pas l'essentiel, nous réfugier dans les médiocres activités terrestres, des choses à notre portée quand, ailleurs, dans ces nuits si insupportables aux vivants que la nature a dû inventer le sommeil, résonne je ne sais quel mécanisme qui finira par nous broyer.»
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MesNouvellesLectures
  10 juin 2015
Nous plongeons dans un univers assez étrange, on s'en rend compte assez rapidement pendant la lecture. Nous allons donc suivre les aventures d'un jeune homme, un jeune dandy, assez imbu de lui-même, connu pour sa beauté plutôt unique. Mais malgré sa beauté et sa popularité, il sent qu'il lui manque quelque chose d'important.
Il est quelqu'un de plutôt solitaire, depuis son plus jeune âge. Car même ses parents le fuyaient à cause de son apparence « angélique » quand il était petit. Il n'est proche que de son majordome d'homme et il a aussi une grande amie, qui est d'une grande beauté elle aussi.
Lors d'une soirée où il arrive accompagné de sa fidèle amie, il va faire la rencontre d'une Comtesse et elle va chambouler sa vie. Forcé de se déshabiller par la Comtesse de Rouvres et de se travestir en femme, il va être choqué en découvrant son apparence. Il va tomber amoureux de l'image qu'il voit dans le miroir.
A partir de cette soirée, il va tout doucement changer, devenir quelqu'un d'autre, le femme qui était cachée en lui. Il va faire de nombreuses rencontres toutes différentes les unes des autres, et cela va lui permettre de s'affirmer et il va surtout faire de nouvelles expériences, qui je dois l'avouer sont parfois assez étranges. Il va profiter de son nouveau « lui », si on peux dire, pour devenir toutes les femmes possibles, de la plus sage, la plus noble à la plus dépravée.
J'ai bien aimé l'histoire en général mais en toute honnêteté j'ai fini par un peu décrocher, surtout lorsque ça se passe à Naples. Car je suis loin d'avoir tout compris à ce qu'il se passait, entre rêve et réalité.
Au niveau des personnages, le dandy m'a laissé un peu perplexe. Il est sympathique, ce n'est pas le problème, mais j'ai un peu de mal à comprendre toutes ses décisions et il philosophe un peu trop à mon goût. Sinon, j'ai vraiment apprécié son majordome, qui reste toujours stoïque et qui soutient toujours son maître/maîtresse, même au niveau psychologique.
Sinon je trouve qu'il y a pas mal de longueur à cause de toute la réflexion, entre autre. Même si ses réflexions sont loin d'être inintéressantes, elles laissent à réfléchir. Et je dois avouer que le fait de ne pas avoir compris une partie du livre m'a assez perturbée. Mais je dois dire que le personnage principal est vraiment un personnage hors du commun.
Au final, ma lecture m'a plutôt laissée perplexe. le début est assez intéressant mais je dois avouer qu'au fur et à mesure j'ai tout doucement décroché, sans parler de la fin assez accélérée et assez originale, dans un sens.. Je dois donc avouer que j'ai été plutôt déçue de ma lecture en général. Ce n'est pas le style de lecture que j'apprécie.
Lien : http://mesnouvelleslectures...
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Shool
  26 août 2014
"J'ai un immense besoin de vous. Il me faut un relai, un regard étranger par lequel je pourrais m'observer et jouir de ma personne. Voulez-vous être ce miroir ?"
Cette simple phrase me fait aimer ce livre. Il est comme un bonbon acidulé qu'on met sur sa langue en attendant que le temps reprenne son cours. Parce que oui, en lisant ce texte, le temps s'arête.
Nous sommes plongé au coeur de la fin du XIXe siècle et début du XXe dans un Paris qu'on n'a que trop peu l'habitude de savourer. Nous nous retrouvons avec un jeune homme imbu de sa personne, qui ne jure que par son physique, même si un miroir ne lui sert qu'à recoiffer sa tignasse. Il n'a jamais pu aimer parce qu'il n'a jamais trouvé personne dont l regard reflétait réellement tout l'amour qu'il se porte à lui-même. C'est là sa tragédie. Il ne peut aimer une femme parce qu'une femme n'est pas lui.
Pourtant, ...
http://lireaujourlejour.wordpress.com/2014/08/21/lhomme-qui-saime-robert-alexis/
Lien : http://lireaujourlejour.word..
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critiques presse (1)
Bibliobs   24 octobre 2014
Au menu: corsets, bottines et même fouet, mais point d’érotisme bébête. Au contraire, une interrogation très contemporaine sur la fameuse «théorie du genre» qui hérisse tant nos actuels dévots.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   15 novembre 2014
La mer, dans ses emportements, ne connaît plus de lois. Des vagues énormes martèlent la coque avec une furie où se lit l'inconsciente vitalité de la nature. Si nous avions à en souffrir durant ce voyage, vous me verriez délaisser les instruments dont nos jeunes capitaines sont si fiers et me soumettre à ce qui vit à l'intérieur de moi. Cet intérieur, que je ne pourrais traduire par des mots et encore moins enseigner, épouse l'extérieur formidable où se joue la vie d'un bâtiment et de son équipage. [...]
Je me fie au mystère qui habite mon âme, qui enchante de même la nature terrifiante.
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MarianneLMarianneL   28 juin 2014
Fausto m’obligea à courir. Au bout d’une allée tracée depuis des siècles entre les figuiers et les néfliers, dessinée de la terre à la mer par des milliers de pas laborieux, ceux des paysans allant remplir au rivage un panier de fruits de mer, ceux, plus nombreux, des pêcheurs de rougets connus depuis la Rome antique, était une vue magnifique sur une crique de rochers immaculés. En face était l’Albanie, la légendaire Illyrie, qu’on croyait deviner au loin, ligne tissée de coton blanc sous le volume immense de l’azur.
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PiatkaPiatka   14 novembre 2014
Les rêves ont cela en commun avec la folie que le plaisir de les vivre ne tient pas à ce qu'ils révèlent mais au fait de leur absolue présence.
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GODINHOGODINHO   16 juin 2015
" j'ai un immense besoin de vous. Il me faut un relais, un regard étranger par lequel je pourrais m'observer et jouir de ma personne.
Voulez- vous être ce miroir ?"
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PiatkaPiatka   21 novembre 2014
Il est des pleurs qui valent des combats.
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Vidéo de Robert Alexis
Christel Paris - Editions le Tripode .Christel Paris des éditions le Tripode vous présente : "La vie rêvée de Rachel Waring" de Stephen Benatar. Traduit de l'anglais par Christel Paris. Parution le 28 août 2014 aux éditions le Tripode. Rentrée littéraire 2014. http://www.mollat.com/livres/benatar-stephen-vie-revee-rachel-waring-9782370550293.html et "L'Homme qui s'aime" de Robert Alexis. Parution le 4 septembre 2014 aux éditions le Tripode. Rentrée littéraire 2014. Notes de Musique : Jared C. Balogh/A Compilation From Compilations Of Compositions/07 A TOUGH DECISION. Free Music Archive.
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