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EAN : 9782843379307
272 pages
Éditeur : Anne Carrière (04/01/2019)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Après avoir rencontré Mir, un photographe indépendant, lors d’un reportage à Kiev, Violette décide de quitter Paris pour le rejoindre et s’installer à Berlin.

Violette et Mir, qui n’ont qu’un mot à la bouche : « Liberté ! », vont se chercher, se trouver, se perdre jusqu’à vivre une véritable histoire d’amour. « Pas d’attaches, pas de sentiment », semble être leur mantra. Mais avec l’âge, les questions existentielles se décalent…
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
elleaimelire
  12 juin 2019
Violette a rencontré Mir, photographe berlinois, lors d'un reportage à Kiev. Sur un coup de tête, elle quitte alors Paris pour s'installer dans la capitale allemande. Commence alors un jeu du chat et de la souris entre eux deux. A l'image d'une Berlin en pleine transition, ils se cherchent, se trouvent, se perdent. le maître-mot de leur relation est la Liberté avant tout. Mais jusqu'à ce que cette liberté empêche leurs sentiments de s'exprimer concrètement et entièrement. Jusqu'à ce que les frustrations entrent dans leur vie.
"Les Français jugent comme ils respirent. Ca marche pas ici. Berlin, c'est la liberté et la tolérance."
La couverture m'avait tapé dans l'oeil (Manon Bucciarelli a beaucoup de talents, souvenez-vous de la couverture d'Une Folie Passagère), le pitch de départ avait également tout pour me plaire. Je suis de cette génération Xenniale aussi. Celle qui est toujours entre deux eaux.
"Choisir c'était renoncer. La multiplicité des options était la croix de sa génération."
Mais dès les premières pages, j'ai senti que cette lecture ne se passerait pas comme escompté. Aussi j'ai hésité longtemps, très longtemps, avant de rédiger cet avis. Je me demande toujours s'il est utile de partager mes déceptions, je crois que c'est malgré tout enrichissant. Alors, je me lance et je vous explique rapidement mon ressenti sur l‘Heure d'été.
Tout d'abord, c'est incontestablement le style de l'écriture qui ne m'a pas touchée. Je n'ai pas du tout accroché à la plume de Prune Antoine. Trop feel good, pas assez fluide pour moi. Trop enjoué, trop tout ou pas assez. Ce n'est pas évident à expliquer. Mais le style a vraiment formé une barrière hermétique et infranchissable entre l'histoire et la lectrice que je suis. Je suis restée lointaine spectatrice. Dès lors, je n'ai donc pas pu m'identifier à Violette. Je ne l'ai pas trouvée attachante. Je n'ai pas su compatir aux situations dans lesquelles elle se trouvait, et pourtant j'aurais tellement voulu…
"Tomber amoureux de quelqu'un, c'est le trouver génial à chaque minute (grâce au kick hormonal des trois premières années). L'aimer, c'est le supporter après, quand il l'est moins (ou pas souvent)"
Ensuite, c'est l'introduction à chaque début de partie de nombreux et nouveaux personnages secondaires qui m'a perdue. Si cela fait partie des passages que j'ai pourtant trouvés agréables à lire, ces personnages n'ont finalement, à mes yeux, pas trouvé d'intérêt pour la suite de l'histoire. C'est pour moi vraiment dommage de ne pas avoir plus exploité ces personnages, ils auraient pu tant apporter au récit, le rendre plus riche, plus creusé, plus étoffé.
Quel dommage ! Tout cela a rendu ma lecture longue, et lassante, alors que le sujet et l'histoire avaient tout pour me séduire. Malgré tout, je sais que ce livre a eu de nombreuses belles critiques, il pourra vous plaire ! Je pars toujours du principe que la littérature est subjective. Que l'appréciation d'un livre dépend beaucoup du moment où on le lit. Et surtout qu'un livre qui fait l'unanimité, cela n'existe pas !
En résumé, l'Heure d'été a été pour moi une lecture longue et laborieuse, mais qui partait pourtant avec de belles promesses. Un rendez-vous que je considère manqué entre Prune Antoine et moi. Je suis restée à l'heure d'hiver.
***
Je suis assez frustrée quand je passe à côté d'un livre et j'aime beaucoup échangé avec des personnes qui ont des avis contraires au mien, c'est tellement enrichissant. Alors si vous l'avez aimé, dites-moi ce que vous avez aimé surtout !
Lien : https://ellemlireblog.wordpr..
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LettresItBe
  20 mai 2019
Journaliste française indépendante, grande spécialiste de l'Europe de l'Est et de l'ex-URSS, déjà récompensée par plusieurs prix, voilà que Prune Antoine débarque en librairie du côté des romans. Cette fois, la native d'Epinal nous embarque avec L'heure d'été du côté de Berlin où l'auteure a posé ses valises dans la vraie. Une histoire d'amour banale, une rencontre pas franchement trépidante. Et pourtant : attention, bijou littéraire !
# La bande-annonce
« Violette avait franchi la barre des trente-cinq ans : le début des problèmes. le moment de la grande question de la vie : môme ou pas môme ? Dans de rares moments d'enthousiasme, elle devait reconnaître qu'elle appartenait à cette génération de femmes à disposer d'un tel choix dans la décision d'enfanter. Normal qu'elle se tâte. »
Après avoir rencontré Mir, un photographe indépendant, lors d'un reportage à Kiev, Violette décide de quitter Paris pour le rejoindre et s'installer à Berlin. Dans cette ville-monde en transition, ils vont se chercher, s'aimer, se quitter, se retrouver jusqu'à ce que la réalité et la vie les rattrapent.
Alors que l'Europe s'enlise dans la crise économique, la crise des populismes, la crise des réfugiés, nous suivons la vie (presque privée) de Violette et Mir qui n'ont qu'un mot d'ordre : liberté ! Pas d'attaches, pas de sentiment, semble être leur mantra. Mais avec l'âge, les questions existentielles se décalent...
À un rythme effréné, les scènes s'enchaînent, étincelantes de vie, et Prune Antoine déploie son art de l'observation et des dialogues pour saisir son époque et dresser un portrait sans concession de la génération Xennials - celle née entre 1977 et 1983 -, de Berlin et de l'Europe d'aujourd'hui.
# L'avis de Lettres it be
Avec une présence dans la liste des 5 nominés pour le Goncourt 2019 du premier roman, il était difficile de ne pas entendre parler de L'heure d'été, premier roman de Prune Antoine publié aux Editions Anne Carrière. En tentant l'aventure, la première chose qui retient l'attention est bien la quatrième de couverture : Berlin, une rencontre amoureuse sur fond d'Europe qui se délite… Rien de bien neuf, à première vue, sous le soleil. Mais, parfois, tourner ne serait-ce que la première page d'un livre permet d'ouvrir bien des merveilles. Et fermer bien des a priori…
« Ses écrivaines favorites, Marguerite Duras, François Sagan ou Virginie Despentes s'étaient à peu près tues sur le sujet. Création ou procréation ? Même Annie Ernaux ne parlait guère de sa maternité, préférant raconter son IVG. Et la papesse des féministes, cette bonne vieille Simone de Beauvoir, n'en avait pas eu : pourquoi ? Ne voulait-elle pas ou ne pouvait-elle pas ? le mystère restait entier. Violette se demandait sérieusement si le Castor aurait accepté de se retrouver les quatre fers en l'air sur un siège rouge sang, pendant que l'existentialiste Jean-Paul s'astiquerait sur un porno de camionneur… Soumise à des injonctions contraires, Violette cherchait des réponses, au moins des indices. Comment ou pourquoi s'étaient-ils retrouvés là ? »
Dès les premières mots, dès les premières phrases, Prune Antoine mord et prend à la gorge. La langue est posée, naturellement mais avec vigueur. On sait que l'on va rire, on sait que l'on va passer un bon et agréable moment de lecture en compagnie d'une auteure qui nous fait face et ne s'efface pas derrière les facilités et les convenances. On sent d'emblée une véritable ambition littéraire : apposer un style, une vraie plume sur une histoire somme toute banale. Nous suivrons donc tout au long de ces 270 pages les décrépitudes de Violette et Mir, les deux personnages du roman, leurs amours contrariés etc. Comme dit, rien de bien exceptionnel. Et pourtant, le pari littéraire de Prune Antoine marche à merveille et donne envie de vivre tout cela de la première à la dernière page. On en a pour son talent !
« Devant la haute colonne dorée symbolisant l'indépendance de 1991, quelques mendiants éclusaient leur vodka trafiquée. Des nuées de wannabe working girls juchées sur des talons aiguilles se pressaient vers la bouche de métro. Si le paysage était resté le même, la longueur des jupes avait définitivement rallongé, témoignant d'une augmentation incontestable du PIB. »
Par simplicité, on pourrait dire qu'il y a du Houellebecq ou du Despentes chez Prune Antoine. Par facilité, on pourrait se contenter de saluer les saillies verbales, les acidités et les réflexions bien senties. Par concision, on pourrait féliciter l'auteure pour sa verve et son humour. Mais il y a tout cela à la fois, d'une façon si bien dosée et construite qu'il est impossible de ne pas tomber en admiration. Et si le véritable hommage pour traduire ce plaisir de lecture était de reconnaître qu'il y a, tout simplement, du Prune Antoine dans ce livre ?
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Marieemmy
  27 mars 2019

Après avoir rencontré Mir, un photographe indépendant, lors d'un reportage à Kiev, Violette décide de quitter Paris pour le rejoindre et s'installer à Berlin. Dans cette ville-monde en transition, ils vont se chercher, s'aimer, se quitter, se retrouver jusqu'à ce que la réalité et la vie les rattrapent. Alors que l'Europe s'enlise dans la crise économique, la crise des populismes, la crise des réfugiés, nous suivons la vie (presque privée) de Violette et Mir qui n'ont qu'un mot d'ordre : liberté ! Pas d'attaches, pas de sentiment, semble être leur mantra. Mais avec l'âge, les questions existentielles se décalent..
On suit les errements, désespoirs de cette jeunesse européenne confrontée à divers problemes actuels  tel l avortement, la difficulté de trouver un emploi stable, les fondements d'un couple stable..
Malheureusement je n'ai pas accroché du tout au style de cette auteure dont c'est le 1er livre. J'ai trouvé cela long même si bien écrit 
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unbrindesyboulette
  19 janvier 2019
« L'heure d'été » m'a fait connaître Berlin, une ville atypique selon Prune Antoine, une ville où tous les mondes se côtoient, où chacun pourra y trouver ce qu'il cherche, une ville que je souhaite pouvoir un jour découvrir. L'auteure se fait l'observatrice de la vie de Violette et de Mir. Ces deux là sont faits pour s'aimer mais ils vont le faire à l'heure de leur génération c'est-à-dire au jour le jour, pas de promesse, pas de longues déclarations d'amour… Chacun mène sa vie et chacun laisse une petite place pour l'autre dans son lit, dans sa vie! C'est la génération « je garde mon indépendance »! Prune Antoine met en avant cette génération Xennials (celle née entre 1977 et 1983), génération qui a grandi sans toute cette technologie mais qui l'a découverte et apprivoisée, qui a grandi avec la peur du Sida, qui a connu les grandes heures de la musique électronique, qui a testé les substances plus ou moins légales pour, à l'âge adulte, s'installer dans une vie avec travail et famille! Violette et Mir veulent rester ces « adultes en devenir » mais tout de même, la question se pose de leur mantra « la liberté » avec l'envie d'un enfant.
Dans « L'heure d'été », Prune Antoine dresse le portrait de notre société à travers la ville de Berlin: la recherche d'un travail, d'un appartement, les fins de mois difficiles, l'arrivée des réfugiés, la montée du mouvement populisme, les différences de classes sociales… L'auteure dit tout, sans détour et ça fait du bien. Prune Antoine a une plume qui nous emporte avec elle dans Berlin, une plume qui donne un bon rythme sans faiblir. Pendant ma lecture, je me suis retrouvée à certains moments étant de cette génération, certains souvenirs sont revenus et au final, nous aspirons à peu près aux mêmes choses!!! J'ai aimé la découverte de ce premier roman et la découverte aussi pour moi de la ville de Berlin!!
Lien : https://unbrindesyboulette.w..
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zebres16
  11 février 2019

L'heure d'été, c'est la photographie d'une génération. Avant 30 ans ou juste un peu après, ils souhaitent se détacher des valeurs de leurs ainés et se construire une nouvelle identité.
Dans leur vie personnelle, ne plus vraiment s'engager, devenir son propre patron, vivre ailleurs, dans une nouvelle Europe, elle aussi, en pleine mutation.
Les nouvelles technologies, les migrants, la politique et le retour au populisme, tous ces thèmes sont abordés dans ce livre, incarnés par Violette, jeune journaliste et Mir, photographe free-lance.
C'est pertinent, intéressant et finalement, si l'on était rattrapé par ce que l'on cherche à fuir….la stabilité, le devoir de mémoire et la famille ?
Un premier roman très réussi.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
FioritureFioriture   26 mars 2019
Tomber amoureux de quelqu'un, c'est le trouver génial à chaque minute (grâce au kick hormonal des trois premières années). L'aimer, c'est le supporter après, quand il l'est moins (ou pas souvent)
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elleaimelireelleaimelire   13 mars 2019
Les Français jugent comme ils respirent. Ca marche pas ici. Berlin, c'est la liberté et la tolérance.
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FioritureFioriture   26 mars 2019
Ou peut-être que vieillir, c'était arrêter de comprendre l'époque dans laquelle on vit ?
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