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ISBN : 2253906891
Éditeur : Le Livre de Poche (30/01/2019)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 426 notes)
Résumé :
Quand l’enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l’époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d’écriture.
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Critiques, Analyses et Avis (169) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  07 janvier 2019
J'ai été touchée par Isabelle Carré. À travers son histoire, ses rêves ses questionnements, ses mots simples nous parlent. Et avec quel talent ! Sa petite musique personnelle, si belle, humaine, juste, nous atteint au plus profond. Les émotions de ses héros déjantés et dépressifs, de ses rêveurs en quête de sens, sont les nôtres. Celles de tout un chacun qui a compris qu'on ne réussit jamais mieux que ses rêves.
« Pourquoi est-ce si difficile de les laisser, d'accepter qu'on ne pourra pas les revoir car ils ne nous appartiennent plus, la porte s'est claquée pour toujours, le temps ne fera que nous en éloigner, à moins d'être un bon rêveur, celui qui se souvient toujours de ses rêves, de rêves si clairs et précis qu'ils permettent de s'y attarder encore, d'entrer à nouveau dans ces pièces de l'enfance, sans autre clé que le désir constant d'y revenir. »

Challenge MULTI-DÉFIS 2019
Challenge PLUMES FÉMININES 2019
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sylvaine
  10 janvier 2018
« On devrait trouver des moyens pour empêcher qu'un parfum s'épuise, demander un engagement au vendeur – certifiez-moi qu'il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l'odeur de leur mère, d'une maison, d'une époque bénie de leur vie, d'un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l'odeur de leur enfance…" Ce sont ces mots qui m'ont "accrochés" ! Je ne pouvais qu'ouvrir ce livre , c'était inimaginable de ne pas le faire. Comme j'ai bien fait !
Pantin 1969 une toute jeune femme confinée dans un minuscule studio au confort minimaliste attend la fin du terme. Isolée du monde par une famille « bien » elle est harcelée par ses proches ils veulent qu'elle signe …. Signera ou ne signera t'elle pas ? Elle n'aurait pas signé ,cette histoire n'aurait pas pu s'écrire…
Isabelle Carré se raconte , nous raconte elle , son père , sa mère , ses frères, sa maison, les années 70 , celles de son enfance . Une enfance pleine de rêves mais était-ce une enfance rêvée se demande t'elle. Nous la suivons discrète, toujours le sourire aux lèvres mais inconnue et incomprise de tous . C'est la rencontre avec le théâtre qui sera le déclic vital et lui permettra de VIVRE ... Une plume magnifique,un récit nourri du passé mais tourné irrémédiablement vers l'avenir . Alors lorsque j'ai découvert au fil des pages qui était l'auteure je me suis sentie mal à l'aise devant mon inculture cinématographique . Mais au fond n'était-ce pas là un cadeau ? j'ai ainsi pu profiter de ces pages sans arrière pensées ni influences diverses et variées. Je me dois de remercier les Editions Grasset via NetGalley pour cette lecture et surtout Isabelle. Carré pour ces pages lumineuses
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Gwen21
  28 mars 2018
Touchant, intime, parfois poétique... mais surtout soporifique !
La comédienne Isabelle Carré raconte et se raconte.
Se la raconte ?
Autobiographie ou roman, ce n'est pas clair mais ce n'est pas cela qui m'a vraiment dérangée pendant ma lecture. J'ai plutôt eu du mal avec le style que j'ai trouvé trop peu sûr de lui, je suis habituée à des plumes plus affirmées, plus téméraires, or l'excès de sensibilité qui transparaît dans le verbe d'Isabelle Carré - actrice que j'apprécie beaucoup au demeurant pour sa finesse de jeu - m'a très rapidement agacée. Sa narration m'a semblé surjouée, et au fil des pages, de plus en plus éparpillée. Sans doute était-ce l'effet recherché ? Entraîner le lecteur dans un rêve, ou plutôt dans les rêves de ses différents personnages, d'où le titre ? C'est exact que dans un rêve, on ne distingue pas de contours, de structure, on traverse un nuage, une pensée fugitive, on erre d'illusions en espoirs. Comme tout le monde, ça ne me déplaît pas, de temps en temps, de lâcher prise et de rêver, mais alors pourquoi confronter le rêve à la réalité et lui donner des visages si réels, ceux de ses propres parents et frères ? On sent tous les efforts déployés par l'auteure pour nous faire aimer ces derniers mais ça s'essouffle, l'ennui gagne du terrain.
Je ne peux pas dire qu'Isabelle Carré soit une bonne conteuse, j'ai surtout eu l'impression qu'il y avait dans son écriture davantage de bonne volonté et d'envie de bien faire que de talent. Je reconnais qu'il faut énormément de cran pour se mettre à nu ainsi, je veux donc voir dans ce premier roman un hommage, un peu bancal, rendu aux siens. Mais en ce qui me concerne, je continuerai à l'apprécier sur grand écran ou sur les planches, mais pas à travers ses pages.

Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge PLUMES FÉMININES 2018
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isabelleisapure
  27 février 2018
La vie d'Isabelle Carré a certainement davantage occupé les médias depuis la parution de son livre que durant le reste de sa carrière.
Car, mise à part son talent qui fait l'unanimité dans le milieu du cinéma et auprès du public, on savait bien peu de chose sur la vie privée de l'une des actrices les plus discrètes du cinéma français.
En refermant ce livre, que l'on qualifie de roman, mais qui est davantage une autobiographie, je me pose la question des motivations qui ont poussé Isabelle Carré à lever le voile sur sa personnalité.
Besoin de se livrer pour se sortir d'un passé douloureux et encombrant où envie de pénétrer « en littérature » ?
Qu'importe au fond, même si pour ma part, j'aimerais bien retrouver cette plume délicate et élégante dans une histoire de pure fiction.
Mais, patience. Je reviens donc à ces rêveurs qui ont façonné la jeune femme.
Avec une grande franchise, oubliant toute chronologie, Isabelle Carré évoque avec pudeur son enfance, puis son adolescence au sein d'une famille post-soixante-huitarde.
Avec délicatesse, elle évoque cette mère fragile, pour laquelle, la moindre action devient un combat.
Son père mettra des années à s'accepter tel qu'il est et à s'assumer.
Elle-même nous confie ses angoisses existentielles, ses rêves contrariés qui l'ont conduite à faire une tentative de suicide. Révélant cette part d'ombre présente en chacun, qu'elle dissimule au quotidien sous un sourire.
J'ai beaucoup aimé ce texte particulièrement touchant, teinté d'une certaine nostalgie.
A bientôt, Isabelle, au cinéma et je l'espère en librairie.
Merci aux Editions Grasset et à NetGalley.

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AudreyT
  11 février 2018
*****
Isabelle est une jeune fille qui qualifie elle-même sa famille de peu banale : elle vit avec ses deux frères et ses parents dans un immense appartement parisien aux murs rouges, aux tableaux peints par son père artiste, aux sons de la musique du moment et des frappes sur les touches de piano par son frère. Mais tout n'est pas simple, ni rose, ni fluide : sa mère semble parfois leur parler comme à des fantômes, les yeux vides, et son père s'enferme dans la salle de bain, à la recherche d'un corps de magasine. Isabelle se sent seule, abandonnée, et a du mal à trouver sa place. Ou sont les bras dont elle a besoin pour être réchauffée ? Ou sont les baisers qui lui assureraient qu'elle est une enfant aimée ?
Il est difficile de parler de ce premier roman, tant on le sent autobiographique. Et pourtant !!! Il est sublime !!!
L'écriture est maîtrisée, la narration navigue entre les époques, les personnages, les points de vue, sans que jamais le lecteur ne soit perdu. Isabelle Carré est une auteur pudique et douce, dont on imagine sans mal le sourire sur les lèvres quand elle écrit. Elle nous livre son enfance, son adolescence, sans jamais un mot déplacé, sans jugement de valeur ou accusions non fondées. Elle nous fait cadeau de ses blessures, de ses cicatrices et de ses failles. On ne l'apprécie que d'avantage.
Et si Isabelle Carré, de son écriture poétique, nous fait une place à ses côtés, c'est peut être qu'elle a tant cherché la sienne, qu'elle connaît le prix et la force qu'elle peut nous apporter...
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critiques presse (4)
Bibliobs   14 février 2018
L'actrice publie "les Rêveurs", un premier roman très autobiographique qui rencontre un joli succès.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   13 février 2018
Dans un roman autobiographique, l'actrice se remémore un passé douloureux. Elle universalise, avec une rare grâce d'écriture, ses doutes, ses peurs et ses fantasmes.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   09 février 2018
Isabelle Carré a pris la plume et publie "Les Rêveurs". Dans ce livre qui commence comme un roman, et qui s'achève plutôt comme un récit autobiographique, la comédienne raconte son enfance et son adolescence dans les années 70 dans une famille un peu décalée.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   17 janvier 2018
Isabelle Carré a fait de son enfance un roman: "Les rêveurs ne font pas que rêver, ils finissent par réaliser leurs rêves"
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (145) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   15 janvier 2018
Elle me tient par la main, et pousse en même temps mon frère dans son landau. Nous traversons la rue, nous marchons, personne ne parle. Les voitures roulent et les gens bougent en silence, c’est comme un film muet. Je n’ai pas encore remarqué, je crois, son regard fixe, sa démarche fantomatique, même si je sens qu’elle est loin, ses pensées l’ont encore capturée à des années-lumière, j’ai l’habitude… Oui, mais si loin, ce jour-là, qu’elle ne m’entend pas crier lorsqu’un passant m’arrache à elle…
Elle continue sa route, la tête bien droite, elle avance vers ce point mystérieux qu’elle fixe toujours, elle s’éloigne d’une marche régulière, presque mécanique, elle avance invariablement, sans enthousiasme ni détermination, sa trajectoire se dessine toute seule, elle n’espère rien, elle se déplace simplement vers autre chose, là où elle est censée se rendre, et ce rendez-vous, ce but quel qu’il soit, la laisse indifférente tout autant que ma disparition. Ma panique, mes efforts pour attirer son attention sont inutiles, aucun de mes hurlements ne l’alertera… Elle poursuit sa route, la poussette à la main, sans s’inquiéter de moi. Elle n’a pas senti ma main lui échapper, elle n’était que de l’eau ou du vent dans la sienne. J’ai six ou sept ans, et ce rêve revient de plus en plus souvent. Je sais bien que ce n’est qu’un cauchemar, mais il semble contenir une vérité que je ne saurais ignorer: ma mère ne me voit pas, elle ne me
sauvera d’aucun danger, elle n’est pas vraiment là, elle ne fait que passer, elle est déjà passée. Elle s’en va.
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palamedepalamede   31 décembre 2018
... derrière un rideau de chintz, se cachait une impressionnante collection de livres ... Ces livres en avaient vu d’autres, ils restaient là, quoi qu’il arrive, vivants, nous attendant patiemment ... Leur présence m’a toujours rassurée, et il m’arrivait d’en glisser un sous mon oreiller ou de m’endormir en le tenant serré contre moi, je devais imaginer que quelque chose d’eux infuserait pendant mon sommeil. Peut-être recevrais-je leur force de bons compagnons, me réveillant plus solide, imprégnée de leur savoir. 
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palamedepalamede   07 janvier 2019
... pour nos premières boums, nous préférons les Bee Gees, Bowie et Supertramp. Le film vient d’ailleurs de sortir, toute l’école en parle. Nous n’avons pas eu le droit d’y aller. « La Boum, Sophie Marceau, c’est vraiment trop tarte, allez voir Dersou Ouzala, il y a Orfeu Negro qui repasse, ou alors Vingt mille lieues sous les mers, Jonathan Livingston le Goéland, West Side Story… ! ». 
... Nous avions déjà rencontré les mêmes objections avec Goldorak, ainsi qu’un rejet définitif et sans appel des poupées Barbie : « Vous n’allez pas regarder ces merdes ! Les Barbies, c’est moche, c’est kitsch et misogyne, tu préfères pas un livre, bon sang pourquoi les enfants ont toujours un goût de chiotte ! 
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Gwen21Gwen21   21 mars 2018
Pourquoi n'ai-je jamais su quitter les lieux que j'aimais ? Pourquoi est-ce si difficile de les laisser, d'accepter qu'on ne pourra pas les revoir car ils ne nous appartiennent plus, la porte s'est claquée pour toujours, le temps ne fera que nous en éloigner, à moins d'être un bon rêveur, celui qui se souvient toujours de ses rêves, de rêves si clairs et précis qu'ils permettent de s'y attarder encore, d'entrer à nouveau dans ces pièces de l'enfance, sans autre clé que le désir constant d'y revenir.
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nelly76nelly76   10 juin 2018
A peine avons -nous fermé la porte d'entrée que toutes les lumières sont allumées. Quelqu'un passe sous nos fenêtres et semble hésiter avant de s'éloigner. Joue t- il à deviner ,comme je le faisais , le quotidien les habitudes des gens qui vivent ici.
Oui ,en observant la course des enfants et leurs glissades sur le parquet l'inconnu ,depuis la rue ,imagine quels gestes les parents échangent chaque soir en rentrant ,aiment-ils se raconter l'un à l'autre leur journée puis recevoir du monde à dîner, faire la fête ? Lisent-ils des histoires aux plus jeunes pour les endormir?Comptent-ils ensemble les étoiles au lieu de suivre naïvement la météo une en face deux derrière les nuages?....S'il y a plus de cinq étoiles dans le ciel,il fera beau demain....
Le passant s'est éloigné, je l'ai perdu dans la nuit.Ce n'était peut-être qu'une ombre ,comme un reflet, ou juste un souvenir, un très vieux souvenir de nous.
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Videos de Isabelle Carré (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Carré
Isabelle Carré, auteure du magnifique roman "Les Rêveurs", nous parle de sa lecture du roman de Jean Giono, "Que ma joie demeure".
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