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ISBN : 2207301052
Éditeur : Denoël (26/10/1967)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 262 notes)
Résumé :
Histoire du futur,
Cycle 01

Promu au rang de Technicien dans la hiérarchie de l'Éternité, Andrew Harlan est chargé de manipuler les réalités temporelles, pour le bien de l'humanité. Au cours de sa mission, il rencontre la curieuse Noÿs Lambent, une "Temporelle", quoique éternelle coquette, suivant la mode du 482ème siècle.
Se mêlent alors, dans une quête éperdue, désir de temps et désir d'éternité. Mais Harlan peut-il protéger Noÿs des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Fifrildi
  24 janvier 2018
Qui ne connaît pas Isaac Asimov? J'en ai très souvent entendu parler, mais je n'avais encore lu aucun livre de lui. Je me suis interrogée un certain temps sur celui que j'allais choisir pour entrer dans son oeuvre et finalement j'ai porté mon choix sur « La fin de l'éternité ».
Dans son science-fictionnaire, Barets le mettait en parallèle avec « La Patrouille du Temps » de Poul Anderson, cela tombe bien l'histoire est encore toute fraîche (cfr. critique du 6 janvier).
Manse Everard versus Andrew Harlan.
Manse est originaire du 20ème siècle et Andrew du 95ème siècle.
Manse est un Patrouilleur et Andrew est un Éternel (mais pas immortel ^^).
D'un côté les Danelliens, de l'autre le Comité Pan-temporel.
Les patrouilleurs protègent le passé tandis que les Eternels jouent avec le futur de l'Humanité.
« Nous travaillons pour mettre au point tous les détails de chaque moment du Temps depuis de début de l'Éternité jusqu'à ce que la Terre ne soit plus qu'un globe sans vie, et nous essayons de déterminer avec précision le nombre infini de configurations temporelles possibles et d'en choisir une meilleure que celle existante. Nous décidons alors à quel point du Temps nous pouvons opérer une modification minime pour supprimer cette dernière et la réintégrer parmi les probabilités. Et nous continuons ainsi « éternellement », cherchant ce-qui-pourrait-être et le substituant à ce-qui-est. »
J'ai mis un certain temps avant d'entrer dans l'histoire… peut-être à cause de ces deux semaines plongée dans le dernier roman de Paul Auster (ce n'est pas toujours facile de passer d'un univers à l'autre) ou peut-être parce qu'au début j'avais trop tendance à comparer avec Poul Anderson. Je me disais que sans contexte historique auquel me raccrocher qu'il m'était difficile d'imaginer tous ces siècles : le 575e, le 482e, le 100000e, …
Puis, à un moment donné je me suis rendue compte que j'étais à fond dedans. On se réveille ! Je ne trouvais pas Harlan très intéressant comme personnage jusqu'à ce qu'il devienne fou furieux et s'empare d'un fouet neuronique pour … ah oui c'est vrai je ne peux pas le dire ^_^
Bref, à partir de ce moment-là c'est devenu vraiment passionnant. Je me suis régalée.
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Masa
  27 mars 2016
Isaac Asimov est certainement l'auteur de Science-Fiction le plus connu et reconnue. Véritable visionnaire, cet immigré russe est devenu l'emblème d'une littérature américaine. Il était temps de me pencher un peu plus sur son oeuvre en général. Après un cycle de Fondation culte, mais qui m'avait laissé en demi-teinte, je me devais d'approfondir un peu plus ses récits. J'ai opté pour « La fin de l'Éternité » – Je pense avoir été influencé par ce titre.
Il ne faut pas se fier aux apparences. L'éternité selon le Docteur Asimov est l'endroit qui existe depuis le Big Bang (peut-être bien avant) et qui survivra bien après la mort de notre étoile – qui deviendra une naine blanche et non une explosion en supernova comme il le laisse présager dans son roman. Pour ce qui est de l'Éternité avec un « É » majuscule, il s'agit d'une sorte de fondation secrète qui oeuvre pour la stabilité de l'humanité. Elle agit avec ses propres règles et sa propre hiérarchie. Elle est constituée uniquement d'hommes et ils n'ont pas le droit d'avoir des relations (sauf par accord du conseil). C'est un peu une parabole de l'église ou même d'une religion. Quelquepart, je suis un peu déçu de ne pas voir une civilisation sur le déclin.
Le voyage dans le temps, à travers les siècles, est devenu possible à partir du XXIVème siècle – il faudra encore patienter pour chez nous.
À l'instar de son cycle Fondation, on retrouve une intrigue qui s'étale sur plusieurs millénaires. Toutefois, ici nous avons un personnage central bien présent. Autre fait déroutant est ces allers et retours à des siècles distants les uns des autres, comme si on était dans une cabine ascenseur et que chaque étage correspondait à une période de notre humanité.
L'histoire pourrait être un prétexte ou relayer au second plan, tant la plume du Docteur Asimov est davantage axée sur les théories scientifiques très abordables. le récit ne souffre en rien de lourdeur ni de redondance, mais d'une certaine lenteur. Les pièces se mettent très longtemps avant que l'on puisse comprendre le cheminement de l'auteur. Toutefois le tout se lit, étonnamment, avec une certaine facilité. Je trouve qu'il y a quelque chose d'hypnotique dans sa verve.
J'ai été comme happé par ses mots, ses tournures très scientifiques, pour au final ne pouvoir décrocher tant que les deux derniers tiers étaient intéressants. Cette fin qui s'étale encore laisse pourtant un agréable goût en bouche. L'histoire devient passionnante à lire avec ce destin qui l'Éternité met tout en oeuvre pour préserver et de l'autre l'envie de grandir. Il y a une certaine réflexion que porte l'auteur. On ne peut se poser des questions une fois que le livre est refermé. « La fin de l'Éternité » pourrait être aussi rappeler le grain de sable qui enraye la plus huilée des machines. Cela prouve que rien n'est totalement sous contrôle.
Pour le côté archaïque on pourra noter l'éternel ordinateur à carte perforée qui survit durant les siècles. C'est dommage, car l'ensemble reste relativement moderne.
On ne peut pas lire un récit de Isaac Asimov et un autre tant celui-ci tend vers le côté de la réflexion au détriment de l'action, d'une histoire fouillée et des protagonistes évolués. Pourtant, j'ai vraiment apprécié malgré ces lenteurs (qui ne sont pas synonymes de longueurs). Lire d'autres récits de Isaac Asimov, cela se pourrait, mais j'en ferai pas une priorité. J'ai été réticent, mais après les difficultés du début à comprendre, l'ensemble s'est avéré une bonne lecture.
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Pavlik
  29 avril 2014
La Fin de l'Eternité n'est sans doute pas le meilleur roman d'Asimov, mais possède néanmoins quelques atouts.
Parlons d'abord de ce qui fâche. Les personnages sont relativement insipides, leur psychologie très peu développée, ils ne servent que de faire valoir au déroulement de l'intrigue. Par ailleurs, un aspect technique trop présent gâche un peu le rythme, le pire étant que beaucoup d'éléments ont mal vieillis (on tire des leviers dans les machines temporelles!)
Le concept est pourtant intéressant : le héros, Harlan, fait partie de l'Eternité, une organisation secrète de scientifiques, qui interviennent dans les différentes périodes de l'histoire humaine, afin de la rectifier et de forger ainsi la trajectoire idéale, débarrassée des guerres et autres drames. Cette organisation est très hiérarchisée, avec à son sommet les Calculateurs, qui déterminent les réalités adéquates et évaluent leur impact sur l'avenir, par des calculs de probabilités, et les Techniciens qui modifient concrètement ces réalités, en voyageant dans le temps. Les Novices (dans notre réalité on appelle ça un stagiaire sous payé) constituent le bas de l'échelle. Bien sur, chaque changement de réalité "élimine" des individus, pour en sauver beaucoup d'autres. Harlan tombe un jour amoureux de Noys, et se rend compte qu'un changement de réalité programmé va la faire disparaître. Pour tenter de la sauver, il n'hésitera pas à enfreindre les lois très strictes de l'Eternité.
Le concept présente donc l'intérêt d'avoir des résonances philosophiques importantes mais l'intrigue, déjà lente à démarrer, s'embourbe, comme évoqué plus haut, dans des aspects techniques superflus. Néanmoins, ça vaut le coup de s'accrocher jusqu'au bout car la fin révèle quelques surprises que je ne dévoilerais pas, afin de ne pas déflorer l'histoire. Un roman à conseiller aux inconditionnels d'Asimov uniquement.
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odin062
  07 mai 2018
Après avoir exploré le cycle des robots et avant de me lancer dans l'oeuvre Fondation, j'avais cette envie de lire autre chose de Asimov. Je me suis donc lancé dans « la fin de l'éternité » sans savoir à quoi m'attendre. Je dois bien avouer que ce livre m'a un peu rebuté au début, pour ensuite me tirer par le neurone vers cette magnifique aventure dans le temps.
L'histoire repose sur l'idée qu'il existe un univers parallèle… Enfin ce qu'on appelle « l'éternité » et qui est un genre de coulisse de notre réalité et de biens d'autres. Les personnes oeuvrant ici veulent détruire tout « le mal » de l'humanité et rendre l'existence des hommes plus prospèrent.
Alors on se balade, au coté du personnage principal, du 19ème au 150 000ème siècle ce qui fout sacrément le vertige. Mais ici, Asimov ne va pas détailler les sociétés futures, ce n'est pas l'idée, mais plutôt partir sur une histoire menant à une réflexion profonde sur l'humanité et le progrès.
Pour rendre le tout plus « comestible » il y introduit des personnages rongés par le doute, pas forcément docile, qui nous mettent également dans une position de doute profond. La chute est assez surprenante. On ne s'y attend clairement pas et on prend tout de suite la dimension du bouquin.
Alors si j'avais une chose à lui reproché, c'est justement qu'on ne prend conscience de ça qu'à la fin. C'est intriguant, c'est même prenant au niveau neuronal (j'ai toujours était un peu pommé avec les romans traitant du voyage dans le temps) mais cela ne plaira pas à tout le monde. Rien que pour s'imaginer les lieux, il faut une bonne grosse dose d'imagination. Il n'en reste pas moins un roman SF d'une grande qualité !
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jwpack
  12 avril 2012
La blogosphère est en effervescence cette semaine : entre la lecture de certains commentaires de gens pour lesquelles on se questionne sur leur quotient intellectuel et les polémiques sur le web, il nous faut nous concentrer sur ce qui importe le plus, la littérature. Certains rédacteurs apprécient l'action et le sentiment qu'ils sont aimés ou détestés. Personnellement, j'adore ces deux extrêmes. Par contre le livre doit rester notre point de mire.
J'ai lu, il y a un temps déjà, un roman de science-fiction du très grand Isaac Asimov. Je ne l'avais malheureusement pas chroniqué, mais c'est ce que je fais pour vous, aujourd'hui. Je vous présente « La Fin de L'éternité », comme prévu au calendrier. Il fut publié en français chez Gallimard en 2002 et contient 256 pages.
Le moment où je vous donne mon avis
Lorsque j'ai commencé ce roman, je venais tout juste de lire le recueil de nouvelles littéraires : « Les Robots » du même auteur. Je voulais ainsi paver la voie au cycle de Fondation, chef d'oeuvres de la science-fiction, selon plusieurs. Je suis relativement mitigé quant à ce livre.
Il vous faut d'abord savoir que nous sommes face au voyage dans le temps. le personnage principal a comme rôle de modifier l'histoire pour éviter les désordres, les guerres et autres fléaux. le principe est excellent et l'écrivain prend le temps de préciser, presque techniquement, comment le tout fonctionne. C'est d'ailleurs, semble-t-il, l'un des angles que l'auteur privilégie grâce à sa formation scientifique.
Il vous faut donc vous attendre à des aspects plutôt barbants de la S.-F., des explications et des détours. Ces éléments ne sont pas légers. Par contre, le point ultimement positif est la finale. Ce que je ne peux vous décrire pour ne pas gâcher votre plaisir de lecture.
Tout le mystère réside dans certains laps de temps pendant lesquels la « police du temps » ne peut naviguer. L'accès est proscrit. Pourquoi? Que se produit-il dans ces ères? de plus, il est interdit au héros de se retrouver dans le passé avant une date limite, c'est-à-dire qu'il ne peut se rendre à notre temps moderne. On se questionne sur ces aspects durant une bonne partie du roman.
Les personnages ne sont pas vraiment attachants puisque toute la place est donnée à l'intrigue et aux interrogations. Nous suivons Andrew Harlan dans sa recherche des mystères de « l'Éternité » et dans la découverte de certaines imperfections. Ce sont les paradoxes que nous ressentons durant notre lecture. Pourquoi existe-t-il toujours certains défauts du « voyage dans le temps » dans le futur? Pourquoi doivent-ils constamment régler ou bien éviter les mêmes erreurs humaines?
Philosophiquement parlant, cette gestion du temps est intéressante. Nous exploitons ici quelques possibilités sur ce genre de contradictions et l'épilogue nous permet d'ouvrir d'énormes potentialités pour l'avenir. Notez qu'il y a une petite histoire d'amour sous-jacente, ce qui peut enchanter certaines personnes.
Le moment où il faut terminer la chronique
Je conseille ce bouquin aux adeptes de science-fiction qui adorent les aspects un peu plus techniques. Pour les gens qui n'apprécient pas nécessairement ce genre, je crois qu'Asimov a mieux à offrir avec ses nouvelles littéraires et son « cycle de Fondation ». Ce roman-ci ne fait pas partie d'un cycle quelconque, mais pourrait être situé avant Fondation. Pour ma part : 5 sur 10. Mitigé.
On aime : la science-fiction, le voyage dans le temps, l'aspect philosophique
On n'aime pas : les aspects trop techniques, les personnages effleurés
Lien : http://www.sergeleonard.net/..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
FifrildiFifrildi   24 janvier 2018
Et l'Eternité lui apparut avec une aveuglante certitude comme un dépotoir de psychoses qui allaient en s'aggravant, un enfer grimaçant de motivations anormales, une masse de vies désespérées arrachées à leur contexte.
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FifrildiFifrildi   22 janvier 2018
Il n'était pas rare de voir cette expression désemparée dans les yeux d'un éternel - plus de foyer, plus d'attaches, le regret obsédant, inavoué et inavouable du seul siècle auquel il ne pourrait jamais revenir.
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FifrildiFifrildi   24 janvier 2018
J'ai entendu dire, commença Twissell, que je suis né vieux, que je me suis cassé les dents sur un micro-Computaplex, que je garde ma calculatrice portative dans une poche spéciale de mon pyjama quand je dors, que mon cerveau est composé d'une infinité de petits relais-moteurs branchés sur un circuit de transmission et que chaque corpuscule de mon sang est un plan spatio-temporel microscopique flottant dans de l'huile de machine.
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zorazurzorazur   28 juin 2016
En balayant les désastres de la réalité, l'Eternité supprime aussi les triomphes. C'est en faisant face aux grandes épreuves que l'Humanité peut avec le plus de succès s'élever à de grandes choses. Du danger et de l'insécurité permanentes vient la force qui pousse l'Humanité à de nouvelles et toujours plus difficiles conquêtes. Pouvez vous comprendre cela ? Pouvez vous comprendre qu'en évitant les chutes et les misères qui assaillent l'Humanité, l'Eternité empêche les hommes de trouver leurs propres solutions, meilleures quoique amères, les vraies solutions qui viennent des difficultés surmontées et non de la dérobade devant l'obstacle.
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MasaMasa   24 mars 2016
« Il n’y a pas de paradoxes dans le Temps, mais seulement parce que le Temps évite délibérément les paradoxes. »
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Videos de Isaac Asimov (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isaac Asimov
À occasion de la troisième édition du festival Québec en toutes lettres Jean-François Chassay parle de l'auteur Isaac Asimov.
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