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ISBN : 2246807662
Éditeur : Grasset (14/01/2015)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 131 notes)
Résumé :
11 février 1910 : Ursula Todd naît et meurt aussitôt.11 février 1910 : Ursula Todd naît et meurt, quelques minutes plus tard, le cordon ombilical enroulé autour du cou.11 février 1910 : Ursula Todd naît, le cordon ombilical menace de l'étouffer, mais cette fois le médecin est là pour le couper, et Ursula survit.
Ursula naîtra et mourra de nombreuses fois encore ;à cinq ans, noyée ; à douze ans dans un accident domestique ; ou encore à vingt ans, dans un caf... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
paroles
  30 juillet 2017
Rejouer sa vie un nombre incalculable de fois afin de la rendre parfaite, ou tout au moins la plus heureuse possible, c'est un pouvoir qu'un certain nombre d'entre nous aimerait posséder.
Ce pouvoir, Ursula Todd en est doté, mais sans le savoir vraiment. Ce sont des moments fugitifs de déjà vus qu'elle ressent plutôt.
Si le postulat du début est assez original, il faut bien avouer qu'au bout d'un certain nombre de résurrections, j'ai commencé à bailler d'ennui, même si les espaces vitaux devenaient plus longs, passaient de la tragédie à l'héroïsme, et prenaient plus de consistance.
Bien sûr, il faut accorder à l'auteure son sens de l'Histoire. Elle met en scène la place de l'Angleterre dans le monde, la condition féminine, les deux grandes guerres et leurs dommages collatéraux. Son sens de l'humour n'est pas négligeable non plus.
Et surtout, il faut bien concéder à Kate Atkinson son pouvoir d'imagination. Mais ce n'est pas dans ce volume-ci qu'il m'a le plus séduit. Je vous conseillerais plutôt de le découvrir avec le titre "La souris bleue"

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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motspourmots
  10 février 2015
"Et si nous avions la chance de recommencer encore et encore jusqu'à ce que nous finissions par ne plus nous tromper ?"... Qui n'a jamais rêvé de pouvoir revenir en arrière, prendre d'autres options et infléchir la courbe du destin ? Qui ne s'est jamais demandé, après une sensation de "déjà vu" s'il n'avait pas déjà vécu une autre vie ? Kate Atkinson s'empare de la question et nous propose une subtile démonstration par l'intermédiaire de la vie ou plutôt des vies de son héroïne, Ursula Todd.
On retrouve ici tout le talent de Kate Atkinson pour plonger dans les arcanes d'une famille de la bourgeoisie anglaise, sa tonalité "pince sans rire" typiquement britannique et son approche pleine de tendre ironie. Mais cette livraison diffère beaucoup des précédentes et notamment de sa dernière série autour du détective Jackson Brodie. L'exercice est ambitieux mais difficile. Et si le plaisir de lecture est bien là, il est parfois perturbé par la peine à suivre clairement le cheminement de la pensée de l'auteure.
Ursula Todd est morte en venant au monde parce qu'une tempête de neige a empêché le médecin d'arriver à temps pour couper le cordon enroulé autour de son cou. Non, le médecin est arrivé, Ursula Todd est bien née... Et sa vie avance ainsi, soumise aux aléas mais également aux choix opérés à différentes étapes. Des options qui prennent une importance primordiale dans le contexte de l'entre-deux guerres puis de la seconde guerre mondiale ; de quoi faire sacrément réfléchir. Ursula mourra plusieurs fois, aura la sensation de connaître l'avenir, choisira un mari violent, épousera un nazi, ne se mariera jamais, s'engagera dans la défense passive pendant le blitz, décidera de tuer Adolf Hitler bien avant qu'il n'ait le temps de mettre en oeuvre ses sordides projets... Vous voyez, il faut suivre. C'est à la fois excitant et ... fatiguant. Peut-être parce que l'auteur pose un peu trop de questions, mélangeant destins personnel et collectif et finit par embrouiller un peu l'ensemble.
Du coup, l'impression reste mitigée. Se concentrer pour suivre le propos fait passer quelque peu à côté du récit lui-même pourtant fort intéressant avec tout un volet sur la vie quotidienne à Londres et dans la campagne anglaise pendant la guerre, sous les bombes. Dommage. L'idée était excellente, le résultat l'est moins. Reste un roman singulier qui mérite de trouver son public mais qui surprendra les familiers de Kate Atkinson.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Cigale17
  25 août 2018
J'avais adoré Les choses s'arrangent, mais ça ne va pas mieux, mais j'ai été déroutée par le début de ce roman…
Il faut bien avouer que ce personnage, Ursula (la petite oursonne), dont on croit qu'il est mort, mais qui revit plusieurs fois, dès sa naissance et au cours du roman, est particulièrement difficile à suivre au début ! Quand on admet qu'il y a plusieurs « possibles », tout se met en place, et on peut apprécier la fantaisie, l'humour, la profondeur de cette auteure.
En fait, il me semble que tout le monde s'est demandé ce qui se passerait si on pouvait, si on avait pu, vivre un tout petit instant de notre vie différemment. La question n'a pas fini d'être exploitée. Si j'ai bien compris, 4.3.2.1, le dernier Auster, travaille sur la même veine.
Les personnages présentés sont colorés, mais pas tous sympathiques, heureusement. La mère d'Ursula, Sylvie, est un personnage assez loufoque, pince sans rire, qui élève ses enfants comme on doit le faire dans « une famille chrétienne », d'après elle. La famille va traverser les deux guerres mondiales et subir de nombreuses « désagréments ». Si la Première Guerre mondiale affecte peu Ursula, elle vivra la deuxième sous les bombardements, à Londres pendant le Blitz, dans une de ses vies, alors que dans une autre, elle tirera sur Hitler dans son nid d'aigle… La vie à Londres est incroyablement crédible et réaliste : on attend, on entend, on tremble et la bombe tombe sur un immeuble proche ou sur le nôtre… Saisissant !
On comprend petit à petit qu'Ursula n'a pas de visions, mais que les différentes vies qu'elle traverse laissent des souvenirs en elle, ce qui l'aide à faire parfois basculer l'histoire. Ainsi, le héros du livre suivant, L'homme est un dieu en ruines, ne meurt pas de la grippe espagnole parce que, dans une de ses vies, Ursula pousse Bridget, la bonne, dans l'escalier : blessée, celle-ci n'ira pas à Londres, n'attrapera pas la grippe espagnole, et ne pourra donc pas contaminer Todd. Cet acte vaudra cependant à Ursula d'être suivie par un psychiatre pendant toute son enfance.
La créativité et l'humour de Kate Atkinson me comblent !
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mumuboc
  19 août 2017
Peut-on changer le cours de sa vie ? Peut-on rêver, peut-on avoir le sentiment de déjà vu ?
Voilà le thème de ce roman.
Ursula, l'héroïne de ce récit va nous donner plusieurs versions de vie, de sa vie et pas toujours dans le bon ordre. Il n'est question que de retour en arrière, principalement en 1910 au moment de sa naissance où il s'en est fallu de peu qu'elle se termine par sa mort. Puis en 1930 où elle décide d'assassiner Hittler, puis durant toute la deuxième guerre mondiale où à plusieurs reprises sa vie prend des chemins différents.
Nous la suivons au coeur de sa famille, entre ses parents, ses frères et soeurs tous avec des destins parfois changeants au fil des évènements.
Et c'est aussi le seul problème de ce roman : s'y retrouver au fil des 600 pages, ne pas perdre le fil car parfois le basculement se fait plus loin, bien plus loin et quand elle reprend le fil de sa vie il faut faire abstraction de tout ce qui vient de se passer, quoique certains personnages ou situations restent (ou pas) présents. A lire dans la continuité car les nombreux acteurs, les petits signes du destin etc.... seraient difficiles à suivre.
J'ai malgré tout bien aimé l'histoire, les nombreux détails et surtout la vie de cette famille Todd, avec ses joies, ses peines, cette si sympathique tante Izzy pleine de joie de vivre et de modernité. Peut être parfois un sentiment de longueur mais sûrement dû aux nombreux retours en arrière ou en projections vers le futur.
Lien : http://mumudanslebocage.cana..
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clairejeanne
  17 août 2017
Prix Costa (Costa book award) 2013
Qui est vraiment Ursula Todd ? La fille de Sylvie et Hugh Todd, leur troisième enfant, connaît une vie très particulière dès sa naissance mouvementée (février 1910). Est-elle morte avant d'être née ? le médecin a-t-il pu arriver à temps - malgré la neige abondante - pour l'empêcher d'être étranglée par le cordon ombilical ?
Dès le début de son récit passionnant, l'auteure, qui a eu sans doute plusieurs ambitions en l'écrivant, montre que trois fois rien peuvent changer un destin ; elle a choisi une personnalité singulière, une de celles qui ont souvent une impression de "déjà-vu" et qui plusieurs fois dans sa vie, échappera - ou pas - à la mort.
C'est un texte original, étonnant, qui nous plonge dans une famille nombreuse installée dans "une félicité semi-rurale" en Angleterre ; Sylvie est une bonne mère, très aimante et un peu loufoque, et les remarques qu'elle se fait à elle-même en aparté sur ses enfants ou sur sa vie sont très drôles, ainsi que ses discussions avec Mrs Glover la cuisinière ou Bridget la servante, un humour très british !
Tant bien que mal, Ursula - la petite oursonne - grandira, peut être, et se mariera peut être ou pas selon quelques orientations ou choix qu'elle fera ou lui seront imposés ; si elle vit, elle arrivera à la seconde guerre mondiale soit en Angleterre comme aide volontaire lors des bombardements, soit en Allemagne mariée à un nazi.
Et a-t-elle pu ou aurait-elle pu tuer Hitler en 1930 ? Car Ursula pressent régulièrement ce qui va arriver, ce qui peut arriver, mais n'arrive pas toujours à se protéger ou à protéger les autres ; par exemple, est-elle capable de faire "revenir" son frère très aimé dont l'avion a été abattu à la fin de la guerre ?
Sur une très bonne idée et avec son écriture de conteuse, Kate Atkinson nous livre ici l'histoire fascinante des différentes vies possibles d'un même personnage. Brillant !
Extrait (p 19) : "Une fille, Dr Fellowes ? Je peux la voir ? Oui, Mrs Todd, un beau bébé bien dodu". Sylvie se dit que le Dr Fellowes en rajoutait peut-être avec ses allitérations. Il n'était pas porté à la bonhomie dans le meilleur des cas. La santé de ses patients, surtout leurs entrées en scène et leurs sorties, semblaient avoir le don de l'agacer. "Elle serait morte étranglée par son cordon. Je suis arrivée juste à temps. Il s'en est fallu d'un clic."
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
cecilitcecilit   21 janvier 2017
-Comment allez-vous l'appeler? demanda Mrs Glover.
-Ursula, fit Sylvie. Je la prénommerai Ursula. Ça signifie oursonne.
Mrs Glover opina d'un air évasif. La bourgeoisie était un monde à part. Son solide gaillard de fils s'appelait simplement George. Prénom d'origine grecque signifiant celui qui travaille la terre, selon le pasteur qui l'avait baptisé, et George était effectivement laboureur dans le domaine agricole du manoir voisin d'Ettringham Hall, comme si son prénom avait déterminé sa destinée. Non que Mrs Glover ait l'habitude de penser à la destinée. Ni d'ailleurs aux Grecs.
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mumubocmumuboc   19 août 2017
"La vie de Pamela se poursuivrait après sa mort, ses descendants se répandraient de par le monde comme les eaux d'un delta, mais Ursula mourrait, ce serait fini. Un ruisseau à sec."
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sweetiesweetie   09 février 2018
Elle dînait plus tard que d'habitude car elle venait de fêter sa retraite - c'était un peu comme assister à ses propres funérailles sauf qu'on pouvait rentrer chez soi après.
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luocineluocine   26 juillet 2016
Le bébé emmailloté comme une momie pharao­nique fut enfin remis à Sylvie.Elle caressa douce­ment sa joue de pêche et dit « Bonjour, ma petite » et le Dr Fellowes se détourna afin de ne pas être témoin de démons­tra­tions d’affection aussi siru­peuse.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   21 janvier 2015
-Est-ce ce que serait une condition si déplorable ? D'être célibataire? dit Ursula en s'attaquant à son gâteau à la crème. Jane Austen s'en est contentée.
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Videos de Kate Atkinson (5) Voir plusAjouter une vidéo
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