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Isabelle Carron (Traducteur)
ISBN : 2253112127
Éditeur : Le Livre de Poche (07/06/2006)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 382 notes)
Résumé :
Un détective privé enquête à Cambridge sur des affaires criminelles qui n'ont jamais été éclaircies. Il doit remonter à des événements du passé, souvent très lointains, pour suivre les traces de la mystérieuse " Souris Bleue ". Les intrigues sont situées dans des milieux sociaux très divers, allant de la classe ouvrière à la gentry. Les drames les plus poignants alternent avec les épisodes désopilants. On retrouve le regard caustique de Kate Atkinson sur notre monde... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
carre
20 avril 2012
Le detective privé Jackson Brodie est chargé d'énquêter sur trois affaires de meurtres ou de disparitions non élucidés, notre héros va découvrir des liens invisibles entre les trois dossiers et il n'est pas au bout des surprises.
"La souris bleue" est un bonheur de lecture car Atkinson n'a pas son pareil pour nous mener dans des genres différents, ça démarre comme un recueil de nouvelles, puis glisse tranquillement vers le roman policier. Vous ajoutez à celà une sacrée dose d'humour, de légèreté, une pincée de poésie et pour la finition un plaisir jubilatoire à mélanger époques, intrigues et imaginaires.
Le lecteur lui se fait cueillir sans le voir venir, et referme cet excellent roman admiratif par le talent d'Atkinson.
Car force est de constater que la recette est sacrèment succulente.
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Marcelline
21 novembre 2012
Une construction pour le moins originale qui tient à la fois du puzzle, avec des pièces qui s'assemblent petit à petit, et de la pyramide, avec une tension qui va crescendo jusqu'au dénouement... voilà ce que je retiendrai, je crois, de ce livre qui m'a également surprise par le style de l'auteur: de l'humour, un langage parfois très cru et une dénonciation caustique de certains travers de notre monde moderne.
Au final, une lecture très prenante et une très agréable découverte de cet écrivain britannique, dont j'ai bien envie de découvrir ses autres romans.
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argali
28 mars 2014
Voilà un récit quelque peu déroutant. Il commence comme une suite de nouvelles policières sans lien les unes avec les autres pour devenir un roman où le personnage central est le détective privé qui mène l'enquête, Jackson Brodie. Je devrais dire les enquêtes car bizarrement, c'est lui que toutes les familles vont contacter pour résoudre leur affaire, de nombreuses années après les faits.
Dans chacune, un point commun : une famille en souffrance, des êtres dénaturés.
Dans cet immense puzzle déstructuré où les repères temporels se mêlent, on s'attache assez vite aux personnages à la psychologie délicatement estompée et terriblement juste. En quelques traits bien sentis, l'auteure nous dresse des portraits au vitriol et une satire sociale sans concession. Passages émouvants et drôles alternent permettant au lecteur de souffler malgré la noirceur de certains faits. le réalisme des situations, quel que soit le milieu social, donne envie de découvrir le fin mot de l'histoire et ce qui peut bien se cacher derrière les apparences. Car derrière l'enquête policière palpitante, il y a un regard incisif et lucide sur les relations familiales. Tout cela est décrit dans un langage d'aujourd'hui, direct et parfois cru sans jamais être vulgaire.
Enfin, le tout est parsemé de nombreuses références littéraires ou musicales qui m'ont donné envie de mieux connaître la culture britannique.
Un très bon roman qui me fera revenir vers cette auteure que je découvre.
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asphodele85
27 septembre 2012
Attention ! Livre gigogne où trois histoires vont s'imbriquer les unes dans les autres avec une aisance et une fluidité dignes d'un menuisier ébéniste ! le départ est déconcertant car Kate Atkinson nous livre à la suite, un chapitre après l'autre, trois histoires de trois familles différentes, comme s'il s'agissait de courtes nouvelles se déroulant à une époque antérieure. Il faut mémoriser les noms de personnages car on se doute bien que ce n'est pas innocent et qu'ils vont se croiser à un moment ou un autre...Coup de coeur pour l'humour de l'auteure qui dédramatise ces histoires de façon désopilante ! Merci à Syl., ma "swappée" qui me l'a offert !
Il y a Olivia, trois ans accrochée à Souris Bleue, sa vieille peluche en éponge qu'elle trimballe partout, disparue à Cambridge par une chaude journée de juillet en 1970. Ses soeurs survivantes, Amelia et Julia n'ont jamais oublié. Seule Sylvia, entrée au couvent ne semble pas affectée par l'évènement. Mais Sylvia a toujours été "spéciale". Comme Victor leur géniteur qui ne s'occupe jamais d'elles, "grand mathématicien", soi-disant : "Victor était un mathématicien qui vivait la vie raréfiée de l'esprit, dont sa famille était rigoureusement exclue. (...) et l'espace sacro-saint de son bureau représentait tout ce qu'il était - et n'était pas." p 17.
Il y a Laura, dix-huit en 1994 qui vit seule avec son père Théo, un gros nounours avocat qui adore sa fille cadette, l'aînée ayant toujours été très indépendante depuis la mort de sa femme quinze ans plus tôt. Malgré la protection omniprésente voire étouffante de Théo, Laura va mourir violemment sous les yeux du papa et l'enquête sera bâclée par la police.
Et enfin, Michelle, une adolescente qui se retrouve mariée et mère à dix-huit ans en 1979, qui à défaut d'avoir continué ses études veut devenir une parfaite "housewife" même si les pleurs incessants de sa fille lui mettent les nerfs à vif. Elle va péter les plombs et fendre la tête de son mari à coups de hache, comme ça, parce que le "lardon" s'est remis à pleurer et que c'est de sa faute ! Elle finira en prison mais que va devenir Tanya, le "lardon" ?
Apparaît alors, en 2004, Jackson Brodie, un détective privé, retiré de la police, fraîchement divorcé et qui ne parvient pas à accepter le remariage (et la transformation) de son ex-femme. Il a quelques casseroles lui aussi et bien que visiblement mal dans sa peau, affligé de maux de dents permanents, il est séduisant, attachant au point que Julia, l'une des soeurs survivantes va délicatement le surnommer Mister B. (si, si, ça ne vous rappelle rien ????). Jackson, qui vient d'ouvrir son cabinet n'a pour l'instant que des filatures insipides et des contacts avec sa dentiste, des relations tendues avec Josie, chaque fois qu'il vient chercher de Marlee, leur fille âgée de huit ans.
La Souris Bleue n'est pas qu'un roman policier palpitant, c'est aussi un regard perçant sur les relations parentales sur plusieurs générations. Plus particulièrement, la relation mère-fille. Dans l'adoration comme dans le rejet le plus total. Quand l'amour maternel peut se transformer en haine (la faute aux hormones ? En partie seulement...) : "Le bébé ressemblait à un colis livré à la mauvaise adresse, impossible de le retourner à l'envoyeur ou d'en repousser la livraison." (p.54)."Elle les aimait très fort, si, honnêtement. C'est juste qu'elle ne sentait plus rien." (p.63).
Jackson va donc hériter de ces affaires non classées pour certaines et jamais élucidées. Tout en essayant de ne pas se faire tuer et de rester un bon père pour Marlee qui, à huit ans est très éveillée mais se laisse facilement influencer dès qu'il y a du sucre en vue " Cette gamine avait une autouroute à six voies entre l'estomac et le coeur" p.76 . Et rester un amant à la hauteur (malgré ses quarante-cinq ans épuisés), car il est très demandé ce Mister B, il fait fantasmer même les vieilles filles vierges toujours coincées à l'époque victorienne : "Personne dans l'univers de Wharton n'avait vraiment envie d'être là, mais Amelia se serait débrouillée comme un chef dans un roman d'Edith Wharton." p.179. Mais la pauvre Amelia a eu une première expérience sexuelle à 35 ans, un peu traumatisante : " (...) et l'instant d'après, la chose devenue toute flasque glissa hors d'elle et atterrit sur sa cuisse comme un poisson rouge crevé." p.257. On comprend tout de suite de quoi il s'agit non ?
De flasbacks en forwards, nous ne sommes jamais perdus, l'humour sauvant les situations les plus sordides. Et il y en a un paquet ! le ton est drôle, le style contemporain est vert disons le, mais jamais vulgaire. Cet humour donne tout son souffle au roman, prend par la main ces vies déglinguées, à jamais brisées et leur permet de continuer à vivre sur le fil ténu de l'espoir. Kate Atkinson nous emmène dans la gentry ou dans des milieux défavorisés, voire très pauvres "cas sociaux". le livre est truffé de références musicales, littéraires, culturelles quand elle parle de lieux mythiques ou symboliques, de nombreuses séries TV anglaises, des films ; pour ces deux derniers aspects je n'ai pas tout saisi, ma culture britannique n'étant pas au top ! . Beaucoup de mots aussi "en français dans le texte" ... Je suis contente d'avoir gardé les 100 dernières pages pour le lendemain du RAT car la fin est surprenante ! Un livre foisonnant et irrésistible, un coup de coeur ! J'ai hâte de retrouver Mister B. avant qu'il ne prenne sa retraite en France...
Lien : http://leslecturesdasphodele..
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Aline1102
19 juin 2015
Encore un excellent roman de Kate Atkinson !
Plusieurs intrigues nous y sont relatées et, d'une certaine façon, toutes sont liées.
Mais ce roman est loin d'être un "simple" polar, même si Jackson Brodie est appelé en renfort pour enquêter sur les différentes affaires. L'intrigue policière ne m'a en effet pas parue centrale dans le récit : l'auteure semble plutôt insister sur les relations familiales qui forment le vrai coeur du roman.
De ce fait, nostalgie et émotion sont au rendez-vous. Plusieurs fois, la peine et la souffrance des divers personnages est presque perceptible, tant elle est bien décrite (et écrite !) par Kate Atkinson.
En bonus, j'ai apprécié le fait d'en apprendre plus sur Jackson (notamment sur ses relations avec l'une de ses compagnes, mais je ne vous en dit pas plus.
Une très belle histoire, pas facile à lire (certains passages sont très émouvants) mais extrêmement bien écrite et passionnante. Que demander de plus ?
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Citations & extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
tamara29tamara2918 octobre 2014
Amélia aurait aimé ne pas être trop prude, elle avait l'impression de s'être trompée de génération. Elle aurait dû vivre à une époque codifiée par le rang et des règles [...] Elle avait lu trop de Henry James et d'Edith Wharton. Personne dans l'univers de Wharton n'avait envie d'être là, mais Amélia se serait débrouillée comme un chef dans un roman d'Edith Wharton. En fait, elle aurait vécu heureuse dans n'importe quel roman écrit avant la Seconde Guerre mondiale.
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isabiblioisabiblio28 avril 2010
Les romans vous donnent une idée tout à fait fausse de la vie, ils racontent des bobards et laissent entendre qu'il y a un dénouement, alors qu'en réalité il n'y en a pas : ça n'en finit jamais...
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ChroniqueslitterairesChroniqueslitteraires17 juin 2013
Si seulement elle n’était pas aussi féconde. Elle ne pouvait pas prendre la pilule qui lui donnait de la tension, avait bien essayé le stérilet, mais il s’était déplacé, et Victor considérait les préservatifs comme une atteinte à sa virilité. Elle n’était que sa poulinière. Ses grossesses avaient un seul avantage : elles lui permettaient d’échapper aux assiduités de Victor. Elle prétendait que les rapports sexuels étaient mauvais pour le bébé et il la croyait parce qu’il ignorait tout – tout des bébés, des femmes, des enfants, tout de la vie. Elle était vierge en l’épousant et elle était rentrée de leur semaine de lune de miel au Pays de Galles en état de choc. Elle aurait dû le quitter séance tenante, bien sûr, mais Victor avait déjà commencé à l’épuiser, parfois elle avait l’impression qu’il se nourrissait d’elle
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Eowyn85Eowyn8508 janvier 2014
Sylvia avait récemment manifesté une obsession malsaine pour la religion : elle prétendait que Dieu lui avait parlé. Rosemary se demandait si c'était là une phase par laquelle passaient toutes les adolescentes, Dieu étant une simple alternative aux pop-stars ou aux poneys, et jugea préférable de ne pas tenir compte des tête-à-tête de Sylvia avec le Tout-Puissant. Les conversations avec Dieu avaient l'avantage d'être gratuites, alors que l'entretien d'un poney aurait coûté la peau des fesses.
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carrecarre20 avril 2012
Si on court à l'infini, on revient à son point de départ.
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Videos de Kate Atkinson (5) Voir plusAjouter une vidéo
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Case Histories, série TV, trailer (2011)
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