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Erwann Perchoc (Traducteur)
ISBN : 2843449146
Éditeur : Le Bélial' (23/02/2017)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Cérès d’un côté, Vesta de l’autre. Deux astéroïdes colonisés par l’homme, deux mondes clos interdépendants qui échangent ce dont l’autre est dépourvu — glace contre roche. Jusqu’à ce que sur Vesta, l’idée d’un apartheid ciblé se répande, relayée par la classe politique. La résistance s’organise afin de défendre les Sivadier, cible d’un ostracisme croissant, mais la situation n’est bientôt plus tenable : les Sivadier fuient Vesta comme ils peuvent et se réfugient sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  01 mai 2017
Belle occasion que m'offrent Masse Critique et les éditions le Bélial' de lire mon troisième opus de la jeune collection « Une Heure-Lumière ». Occasion couplée à celle de retenter ma chance avec Greg Egan, un auteur qui m'attire mais me laisse frustré à chaque fois. le format court nous réconciliera-t-il ? Je crois, oui.
Ce qui me frustre chez Egan, c'est qu'il possède cette faculté formidable de construire des univers imaginaires à l'énorme potentiel d'évasion et qu'il la « gaspille » en se concentrant trop sur les atermoiements psychologiques de ses personnages. C'est une question d'équilibre en fait. Et pour moi la balance penche trop d'un côté.
Mais dans cette novella, l'équilibre est quasi parfait.
Le sujet du texte est avant tout sociétal et terrible. Il invoque la mémoire d'un passé pas si lointain de la première partie du 20ème siècle, quand on assistait à la libération de manière légale de sentiments de xénophobie ou de racisme ; quand les gouvernants et le vote démocratique autorisaient le peuple à haïr, voire à massacrer, une minorité désignée. Comment ne pas penser à l'affaire Dreyfus ou aux premières années du gouvernement nazi en Allemagne en lisant Cérès et Vesta ? Greg Egan n'oublie aucune composante de ces combats, en intégrant les tentatives de résistance de la minorité, la solidarité d'une partie modérée mais effrayée de la population et la pression politique imposée sur une nation étrangère prête à accueillir les réfugiés. Ce qui est horriblement bien décrit ici, c'est que la stigmatisation est organisée de manière légale, et que la résistance morale s'exerce illégalement, renommant spontanément les « résistants » en « criminels ».
Bien sûr, le texte sert aussi de signal d'alarme : ces tendances sont en train de réapparaître de nos jours, en particulier en Europe, en particulier chez nous.
Mais Greg Egan n'a pas oublié de soigner l'écrin SF de son histoire. La relation commercialo-symbiotique entre les astéroïdes Cérès et Vesta, le troc spatial qui les associe, sont étonnants et marquent l'imagination. Cela va d'ailleurs au-delà de l'emballage, car la relation qui unit les deux plus gros rochers de la ceinture d'astéroïdes intervient comme l'un des ressorts principaux de l'intrigue.
Des reproches cependant ? Disons que j'ai trouvé que par moments la technologie prenait trop de place dans les descriptions et en réduisait la force. La fin est aussi abrupte ; je ne peux pas m'empêcher de me demander comment ont évolué les relations entre Cérès et Vesta après ça. A mon avis, quelque chose a cassé.
Je n'irai cependant pas reprocher le fait d'avoir souffert à cause du thème et de la façon dont il est développé. le venin dystopique a pénétré mon sang et mis très mal à l'aise. le plaisir n'est pas le but ici ; c'est d'ailleurs une constante de la collection « Une Heure-Lumière » il me semble.
Je vais d'ailleurs enchaîner avec un bon vieux roman de Leigh Brackett pour me doucher la tête.
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Tatooa
  12 avril 2018
Retour vers Greg Egan, qui m'avait bien impressionnée avec son recueil "Axiomatique".
De nouveau on plane dans les stratosphères de la SF (voire dans l'intersidéral, mdr !).
Le thème de l'ostracisme pour cause de "race différente" et la propension de l'être humain à trouver un bouc émissaire à ses soucis (ici c'est pire, c'est à son ennui, en plus...) est bien évidemment à la base de ce court récit.
C'est donc dans un contexte épouvantable que G. Egan développe son histoire. Au début, les allers retours dans le temps sont un peu perturbants, on a des flash-backs nombreux et non signalés. Ce qui donne une lecture heurtée, qui m'a fait penser à une sorte d'accouchement. Et en fait, c'est un peu la métaphore qu'on a avec cet exil forcé d'une frange de la population qui refuse une loi totalement inique basée sur le délire d'un imbécile. Exil au départ de Vesta, encocooné pendant des années de transfert, pour revivre sur Céres... Comme souvent avec Egan, j'ai eu un mal fou à visualiser ce qu'il raconte, ses histoires d'échanges de cubes de pierre et de glace entre les deux astéroïdes sur des "voies automatiques" où elles se télescopent parfois, c'est quand même un truc assez balaise, mon imagination a été rudement mise à mal.
Il n'empêche que ça n'enlève rien à la force du récit, au fait qu'on est à peu près aussi mal à l'aise qu'Anna, la « Ceresienne », qui doit gérer, alors qu'elle est toute fraîche émoulue au poste, le débarquement d'une cargaison de ces exilés d'un ferry poursuivi par un autre vaisseau armé en provenance de Vesta. La prise de tête est assurée, la migraine aussi, et le constat que la débilité de l'être humain « en général » est plus forte que sa sagesse « en général » plutôt pessimiste, ce qui correspond bien à ce que j'en pense, toujours en général, lol. Greg Egan, c'est le "prends-toi ça dans ta goule" de la SF, il a l'art de pointer là où ça fait très mal... (Thomas Day est un autre auteur doué dans ce genre).
J'aurais juste apprécié que ce soit un peu plus long, qu'on aille un peu plus loin avec ces personnages.
Bref, cette collection « une heure lumière » de le Belial' fait partie de mes « must-have », que ce soit en papier ou en ebook...
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Igguk
  26 février 2017
Je vais pas vous refaire le coup de présenter la collection « Une heure lumière » du bélial, Cérès et Vesta est le septième donc vous devez commencer à piger le truc, novellas SF, couverture qui tue d'Aurélien Police, bla, bla, tout ça, tout ça…
Cette dernière parution est un récit de Greg Egan d'une centaine de pages, un auteur que j'ai jamais lu mais qui officie dans l'art de la hard-SF (ce qui n'est pas de la SF porno, non…). Les Cérès et Vesta du titre sont deux astéroïdes qui ont été colonisés par l'homme. Chacun manque de ressources dont l'autre dispose donc un commerce permanent existe entre les deux colonies sous forme d'un flux continue de roche et de glace qui fait l'aller retour entre les deux cailloux. L'histoire nous plonge dans une crise sociale qui prend place sur Vesta, où les descendants des premières familles de colons se foutent sur la gueule pour des raisons… un peu stupides… Jugez donc : Ils ont tout à coup décidé que les citoyens issus de la famille Sivadier devraient payer un impôt en plus parce que cette famille n'avait contribué à la colonie que par des brevets et trucs administratifs mais sans jamais vraiment mettre les mains dans le cambouis comme tous les autres, ce qui avait convenu à tout le monde à l'époque mais les nouvelles générations se disent que c'est naze.
Histoire de faire bien puant, les colons de Vesta peuvent reconnaitre les descendants Sivadier au premier coup d'oeil parce que c'est le futur et on a tous des google glass de la mort. du coup ça donne des lancers d'insultes dans la rue, des regards à la con et ce genre de joyeusetés, ambiance. Les concernés commencent à migrer sur Cérès parce que c'est vraiment la merde, ils utilisent pour ça le flux de rocaille commerciale comme monture en se cryogénisant et se collant dessus. Un peu roots mais ça passe. Dans ce joyeux bordel on suivra plusieurs points de vue : Tout d'abord Camille, une Sivadier de Vesta qui va commencer un mouvement de résistance pour lutter contre ces injustices. On aura ensuite le point de vue de Cérès par le regard d'Anna, responsable d'un des quais de Cérès qui récupère les réfugiés congelés pour les aider à se remettre de leur voyage et à s'intégrer.
Évidemment, le livre parle beaucoup de racisme avec cette transposition. C'est pas vraiment un problème d'origine ethnique ici mais on retrouve les mêmes mécanismes, l'exclusion à la gueule, les insultes et la citoyenneté à deux niveaux. D'un point de vue social et construction, le message passe bien, il est percutant et permet à l'auteur de pousser son sujet jusqu'au bout. le monde futuriste mis en place par Greg Egan est rudement bien construit et très réfléchi, on sent que le monsieur a de la bouteille dans le domaine. On a les détails technologiques et les petits gadgets bien vus, crédibles et qui donnent de l'épaisseur à l'univers. le roman suit la naissance de cette ségrégation et les conséquences sur les habitants des deux colonies, partant du cas de Camille pour partir ensuite sur des conséquences plus politiques à travers une crise bien tendue comme il faut avec sa cargaison de dégueulasseries révoltantes.
Le sujet est globalement très bien présenté et l'ensemble est crédible. L'ambiance SF est prenante et permet de bien se plonger dans l'univers. le problème que j'ai eu est assez commun a pas mal de trucs de hard-SF que j'ai essayé : Egan se concentre tellement sur la politique, la société et l'univers en général qu'il laisse un peu de côté la construction des personnages. D'après Apophis, c'est une caractéristique de l'auteur qui est bien connue mais ça m'a empêché de vraiment rentrer dans l'histoire et la problématique. Si je ne m'attache pas aux protagonistes, j'ai toujours du mal à me plonger dans un univers. Peut-être que les gros lecteurs de SF n'ont pas ce soucis mais je le rencontre régulièrement quand je lis ce genre.
Globalement, les personnages se résument à leurs prénoms mais on sait très peu de choses d'eux, il n'y a aucun effort de fait pour les rendre humains et créer de l'empathie chez le lecteur, laissant une impression de froideur qui me dérange toujours. Encore une fois c'est personnel, je ressens la même chose en lisant du Asimov ou du Simmons donc ça pourrait ne pas être un problème pour d'autres lecteurs, mais moi ça m'a bien sorti du truc. J'en avais rien à faire de Camille et de ces préoccupations, d'autant plus qu'elle fait pas les choix les plus subtils ni les plus malins dans son parcours (Je fais une mission de résistance dont je connais pas le but ni les instigateurs mais c'est pas grave).
Il faut aussi ajouter à ça une construction légèrement confuse, chaque chapitre change de point de vue entre Vesta et Cérès pour donner une vision globale du machin, mais ça encore ça va, c'est assez clair. Mais le plus perturbant c'est que les chapitres ne se placent pas dans la même époque, on change de chapitre et sans prévenir on s'aperçoit qu'on fait des bonds dans le temps, propulsant le lecteur deux ou trois ans plus tard sur Cérès sans prévenir pour revenir ensuite à l'époque d'origine en revenant sur Vesta. Ça s'explique parce que le mouvement de migration des réfugiés prend trois ans pour faire le voyage d'un astéroïde à l'autre donc on se balade dans le temps autant que dans l'espace. Finalement on s'y retrouve mais c'est pas super-fluide, moi qui était déjà pas super immergé, ça m'a un peu dérouté.
Cérès et Vesta est un récit de SF qui explore les problématiques d'exclusion et d'immigration avec pertinence et surtout une construction d'univers exemplaire. On a certainement là un grand auteur de SF mais le traitement secondaire réservé aux personnages m'a sorti de ma lecture, ce qui me fait dire que Greg Egan n'est peut-être pas un auteur pour moi (Et que j'ai décidément du mal avec la grosse SF hardcore qui tâche).
Lien : http://ours-inculte.fr/ceres..
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Maks
  28 février 2017
Autant le dire tout de suite, en tant qu'amateur de la collection "Une heure lumière" de chez le Bélial, je suis assez déçu de ma lecture.
Pourquoi ? Certainement car le récit prend des chemins difficiles dans lesquels on se perd entre les personnages, les politiques et même les lieux.
De gros points noirs qui m'ont gâché la lecture alors que pourtant il y a un fort potentiel.
Le dernier tiers du livre lui est juste épique et du coup cela est d'autant plus frustrant quand on a pas compris les deux premiers tiers de l'histoire pour cause de confusion. Je pense qu'il va falloir que je relise le début pour tout comprendre correctement, c'est une chose qui n'est pas normale et ne devrait pas arriver sur un simple texte de SF de 100 pages.
Pour conclure, vous pouvez vous lancer dans l'aventure mais prenez votre temps pour le lire en prenant soin de réfléchir à chaque détail sous peine de frustration.
Voir la chronique sur mon blog :
Lien : http://unbouquinsinonrien.bl..
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Lutin82
  16 août 2017
Cérès et Vesta sont 2 astéroïdes du système solaire qui partagent quelques similitudes, mais une vision de la vie divergente. Sur Vesta, l'ostracisme que subissent les descendants des Sivadier est arbitraire et imbécile, incompréhensible même (comme beaucoup de positions de cette nature). Non seulement cette politique publique se traduit par des comportements méprisables, de l'incivilité de base aux insultes, mais en sus une goute de ce sang dans vos veines vous expose à une taxe supplémentaire de 10% des revenus et ce, quelque soit votre position sociale. le pourquoi mérite d'être découvert à la lecture, sachez que le fondement reste mesquin.
Camille fait partie de ces personnes désignées par ce choix politique, aussi subit-elle régulièrement les assauts de la vindicte imbécile des abrutis. Son compagnon, Olivier, la soutient, et tous deux entrent en résistance civile. La tension devient telle que les descendants s'exilent volontairement vers une Terre d'accueil plus agréable et accueillante, la sympathique Cérès. le moyen est à la fois rudimentaire et élaboré, tout en présentant un risque certain ; ils deviennent des surfeurs, et voyagent dissimulés dans des blocs de glace à destination de Cérès.
La structure du récit n'est pas linéaire, et participe grandement à la montée en pression du lecteur. En effet, les chapitres alternent entre le parcours sur Vesta de Camille et de son compagnon pendant cette période, et l'attente de son arrivée par Olivier (qui a surfé avant elle) et Anna, la responsable du port cérésien.
l'émotion dégagée est palpable avec cette « apogée » finale. L'aspect science n'est pas le coeur de Cérès et Vesta, sans qu'il faille écarter d'un revers de la main ce que nous présente l'auteur. La faible gravité est prise en compte et l'immersion dans cette façon de vivre différente est réussie : locomotion, prise en compte de la circulation sanguine,…. La description de l'envoi des blocs de glace est particulièrement séduisante, et j'ai beaucoup aimé cet aspect du texte.
La fin est frappante mais tout est construit pour aboutir à cette ultime étape, histoire de marquer le lecteur. Trop.
Les intentions et les messages sont clairs, nets et appuyés, et la réalisation de l'ensemble un peu trop dichotomique, sans aucune subtilité ou nuance (dans la thématique). du coup, le texte m'apparaît un peu trop consensuel et presque moralisateur. Qui ne souhaite pas la paix dans le monde, le bonheur pour tous, la fin de la misère, l'éradication des maladies ? Hélas, la bonté et la tolérance ne peuvent pas être les seuls moteurs de notre monde.
Certes, l'auteur a le mérite d'aborder des thématiques politiques actuelles et loin de flatter la grandeur de l'homme, mais le format ne convient pas à l'ambition; le texte souffre donc de trop de coups de serpe.
Notez que je ne juge ici que le texte, non l'auteur, ni les thématiques abordées.
Magnifique couverture d'Aurélien Police.
Critique plus compléte sur mon blog
Lien : https://albdoblog.com/2017/0..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
MaksMaks   28 février 2017
Personne ne déchirera le contrat qui a défini ce monde pendant plus d'un siècle. Et personne ne m'ôtera le pain de la bouche sous prétexte que j'appartiens à la mauvaise famille.
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BazaRBazaR   01 mai 2017
Qui se soucie de justice lorsque les serveurs de jeu ne peuvent plus tourner ?
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TelKinesTelKines   14 janvier 2018
« Le Scylla devra émettre cette proposition à un moment où les gens à bord de l’Arcas se seront faits à l’idée qu’ils n’ont plus aucune autre alternative.
- Quels gens à bord de l’Arcas ? […] Ceux qui sont recherchés par Vesta, l’équipage qui a pris le risque de les embarquer, ou les autres passagers – qui n’avaient sans doute aucune idée de ce dans quoi ils étaient empêtrés ? parce que si tout dépend de ceux-là, ils préféreront certainement restituer les criminels de guerre le plus vite possible. »
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TelKinesTelKines   15 janvier 2018
« Ça aidera en tout cas à la démonstration.
- De quoi donc ?
- De mon engagement, malgré mes déficiences en matières d’ancêtres.
- Mais merde avec ça ! grogna Camille. Et merde à tous les crétins sur ce caillou qui ne peuvent s’empêcher de penser en termes d’ascendance. »
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ElyanElyan   13 mai 2017
Elle lui donna un coup sur le bras, assez fort pour le faire grimacer. "Ma dissonance est moins dissonante que ta dissonance.
- Une dissonance sachant sonner doit savoir sonner sans son son.
- Je te donne cent dollars si tu cries ça à la prochaine réunion de cellule, dès que Nicolas prononce le mot."
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Video de Greg Egan (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Greg Egan
Cérès et Vesta - Greg Egan Une Heure Lumière (Le Bélial') // 2017 // 144 pages
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