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Les chroniques de Bond Street tome 2 sur 2

Mathilde Despiau (Traducteur)Florence Schneider (Traducteur)
EAN : 9782226476869
384 pages
Albin Michel (28/09/2022)
4.11/5   19 notes
Résumé :
Que font des aristocrates désargentés pour garder leur standing dans le Londres du XIXe siècle ? Ils ouvrent un hôtel !

Une règle infaillible unit les associés de l'hôtel : chacun doit contribuer à sa bonne santé financière. Ce mois-ci, c'est au tour de Mrs Budley. Sans famille, la jolie veuve n'a d'autre solution que d'escroquer un vieux marquis aussi riche que gâteux, qui se révèle être... un charmant jeune homme ! De son côté, Sir Philip, soucieux ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  21 octobre 2022
Ce livre comprend le 3° et 4° tome de la série des Chroniques de Bond Street, consacré aux Parents Pauvres : des personnes "bien nées" qui pour des raisons X ou Y se sont retrouvées sans le sou, n'ont pas été aidées par leurs familles et ont décidé de s'associer en montant un hôtel (ce qui ne se faisait pas à l'époque, les aristocrates n'étaient pas censés travailler et encore moins servir les autres...)
Seulement, leur technique pour trouver des fonds laisse à désirer au niveau honnéteté, et ils doivent s'y coller chacun à leur tour. Dans ce tome 3, c'est Mrs Budley, à qui ses associés "ordonnent" de partir à la campagne, chez un vieux marquis, en jouant les parentes éloignées, dans le but de lui dérober deux ou trois babioles... Hélas, (ou tant mieux !), le vieux marquis a trépassé et c'est son jeune et beau neveu qui occupe les lieux.
Dans le 4° tome, c'est l'arrivée d'une jeune cliente de dix-neuf ans, à l'hôtel, bridée par sa mère qui pense que plus elle la maintient dans l'enfance, plus elle-même paraitra jeune. J'ai préféré cette histoire à la première.
Ce qui fait le sel de cette série c'est son énergie. Bien sûr la romance sert de fil rouge , mais ce qui évite le côté nunuche, c'est tout le reste. Toutes les petites intrigues, les rivalités, les jalousies, les manigances . Dés qu'un personnage sort par la porte, un autre arrive par la fenêtre : c'est une image, mais cela vous donnera le ton, on ne s'ennuie pas une seule seconde.
Et puis, M.C Beaton a fait des recherches sur l'époque de la Régence , et distille des petites anecdotes historiques sur tel ou tel objet, sans jamais verser dans la lourdeur.
Très énergiques, donc, mais aussi malicieuses, romantiques, légeres, et extrêmement distrayantes, ces Chroniques.
Un troisième et dernier livre devrait bientôt sortir, avec les tomes 5 et 6 . Trop hâte...
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Pluiedor
  23 octobre 2022
Il y a encore deux histoires dans ce volume:
- la Disgrâce de Mrs Budley
- Sir Philip perd la tête
Je vais dans un premier temps vous parler de "La Disgrâce de Mrs Budley".
A la fin du tome 1, les associés du Parent pauvre avaient tiré à la courte paille pour savoir qui devrait trouver l'argent qui devait les faire subsister pendant quelques temps. Or Mme Budley (j'aime mieux les abréviations françaises) avait perdu.
Sir Philip avait fort à propos entendu parler d'un vieux marquis sénile au fin fond de la campagne et avait décidé d'envoyer Mme Budley chez lui. Cette dernière était censée lui expliquer qu'elle faisait partie de sa famille, ce qu'il n'aurait pu nier, vu son état. Et bien évidemment, elle devait trouver de quoi remplir le double fond de la malle fournie par Sir Philip.
Le projet semblait florissant et sans danger. Mais lorsque Mme Budley arriva au château, ce fut un jeune homme séduisant qui avait succédé à feu son oncle qui l'accueillit, pensant que c'était une femme en quête d'un époux qui se présentait chez lui car, depuis qu'il avait hérité du marquisat et des propriétés afférentes, il était poursuivi par des mères désirant bien marier leur fille.
Désireux lui-même de fonder une famille, il proposa le mariage à Mme Budley qui, non seulement le déclina, mais lui avoua en outre le motif de sa présence.
De retour à l'hôtel, avec un chèque du marquis, elle s'attira l'hostilité de ses associés lorsqu'elle leur confia ce qu'elle avait fait.
Évidemment, la pauvre jeune veuve était tombée amoureuse du séduisant marquis, au point de se laisser glisser dans une sorte de dépression... car non seulement elle n'était plus une débutante mais une veuve, malgré sa jeunesse, mais en plus elle s'était attirée la disgrâce de l'aristocratie à cause de ses activités mercantiles.
J'aime toujours autant la plume de cet auteur, et j'espère que l'éditeur publiera toutes ses autres séries ( ainsi les Chroniques datent de 1993-1994 et n'ont jamais été traduites, et c'est le cas de la grande partie du reste de l'oeuvre)
voici ma critique sur Sir Philip perd la tête.
le vieux gentleman s'est amourachée d'une femme énorme, laide et vulgaire et l'a installé au Parent pauvre. Ses autres associés voient cette nouvelle venue, imposée dans leur hôtel, d'un très mauvais oeil.
Ils décident de tout faire pour que Sir Philip retrouve la raison et chasse cette créature intéressée de leur logis collectif.
Par ailleurs, Mme Carruthers emménage au Parent pauvre avec sa fille de 19 ans, Arabella, qu'elle s'obstine à dissimuler au monde dans le but de se rajeunir. Miss Tonks, touchée par la détresse de la jeune fille, devient son amie et met les associés sur l'affaire: comment contraindre lady Carruthers à laisser sa fille faire son entrée dans le Monde?
Lu en un jour, excellent, comme d'habitude. J'attends avec impatience le 3ème (et dernier, semble-t-il) volume.
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VirginieCM
  16 octobre 2022
Ce deuxième tome nous offre deux nouveaux récits, concernant deux autres des parents pauvres rencontrés dans l'opus précédent. C'est au tour de Mrs Budley de dérober un objet précieux à l'un des membres de sa famille. Or celle-ci, maladivement timide, ne sait vers qui se tourner, si tant est qu'elle l'ose… Sur les conseils de Sir Philip, elle accepte de se rendre chez le marquis de Peterhouse, un vieil homme apparemment sénile, qu'il sera donc facile de berner… Mais tout ne se déroule pas comme prévu, puisqu'au lieu du vieil homme prévu, elle se retrouve face à son héritier, beaucoup plus jeune, et moins crédule…
L'autre récit met en scène Sir Philip Sommerville, amoureux d'une femme plutôt vulgaire, qu'il souhaite intégrer au « Parent Pauvre »… Les autres membres fondateurs de l'hôtel n'auront donc de cesse de se débarrasser de celle-ci, une profiteuse, à leur yeux, cependant qu'ils aident une jeune lady à trouver l'amour…
C'est encore une fois, une lecture agréable, légère, qui fait du bien… Et qui fait la part belle à chaque personnage membre du « staff » de l'hôtel du « Parent Pauvre », même les plus timides, comme Mrs Budley, même les plus répugnants, comme Sir Philip ! Si les deux récits développent des aspects romantiques, très jolis, et que j'ai beaucoup appréciés, j'ai surtout beaucoup ri à la lecture du second, plus drôle car caricatural. le style de M.C. Beaton est toujours présent, et même si les histoires sont parfois cousues de fil blanc, ce sont de vrais récits « feel good » !
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Mulder_Ivy
  16 novembre 2022
Nous retrouvons la fine équipe avec à sa tête Lady Fortescue toujours aussi pragmatique et élégante, assoiffée de prestige, devenue maîtresse en affaire !
Suite des aventures des Chroniques de Bond Street où nos « Parents pauvres » se sont unis dans leur infortune pour leur salut – disons-le clairement, afin de remplir leurs estomacs affamés et mettre du bois dans la cheminée … et ont fini à la tête de l'un des hôtels les plus tendance de Londres.
Il s'avère que les finances viennent à nouveau à manquer et que c'est au tour de la charmante jeune veuve Mrs Budley de s'y coller pour renflouer les caisses. le plan du machiavélique et repoussant Sir Philip est simple, la jeter au château du gâteux marquis de Peterhouse dont il faudra se jouer. Mais, l'escroquerie tourne au vinaigre plus vite qu'une pie ne vole un bijou. le maitre des lieux n'étant plus de ce monde, elle se trouve face à face avec son neveu, jeune et fringant héritier qui se trouve être nettement mois crédule et impossible à berner. Ni d'une ni deux, elle est démasquée et avoue tout le plan de ses fieffés comparses. Pendant ce temps, le visqueux Sir Philippe s'amourache d'une femme vulgaire et vénale, plus flémarde qu'un tapis de salon. Nos impécunieux nobliaux ne la souffre guerre et montent un plan plus fourbe que Sir Philippe lui-même afin de lui ouvrir les yeux sur sa belle.
McBeaton nous immerge avec détails et délectation dans le Londres du XIXè et c'est un plaisir de lire les aventures extravagantes de nos excentriques bourgeois jamais à court d'idées pour s'en sortir. Sa plume est mordante et spirituelle, elle a l'intelligence d'entrelacer plusieurs générations de personnages, d'explorer richesse et pauvreté, espoir, ambition, amour et déshonneur, aventure et suspense. J'ai tellement hâte de lire la suite (et la fin, snif) de ces chroniques dans le troisième opus qui reprend les deux derniers livres : Colonel Sandhurst to the Rescue (1994) et Back in Society (1994).
Je suis totalement fan et vous ?
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AliceFee
  01 décembre 2022
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Les Chroniques de Bond Street 2 ?
"Même si je n'ai pas autant aimé que Agatha Raisin ou Hamish Macbeth, je m'étais quand même bien amusée avec les propriétaires farfelus du Parent Pauvre et j'avais hâte de les retrouver."
Dites-nous en un peu plus sur son histoire...
"C'est reparti pour les intrigues et différentes magouilles des propriétaires de l'hôtel afin de le maintenir à flot. Cette fois, c'est au tour de Mrs Budley de s'y coller..."
Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?
"J'ai un avis un peu différent sur les deux histoires. La première ressemble à ce qu'on a déjà lu dans le tome précédent. C'est amusant bien sûr, notamment les clins d'oeil aux contes de fées de notre enfance, mais c'est quand même un peu facile et cousu de fil blanc, même si je ne m'attendais pas aux derniers rebondissements concernant Miss Tonks.
le deuxième en revanche est bien meilleur. Je me suis régalée, sûrement parce que l'auteur se renouvelle comme elle sait si bien le faire quand elle veut. Plus question de voler, les manigances servent cette fois à rapprocher les amoureux (ou à les éloigner d'ailleurs). La jeune héroïne n'est pas l'une des propriétaires de l'hôtel, un autre bon point, et le jeune couple se lie avec nos aristocrates désargentés et les apprécie vraiment. J'ai beaucoup aimé cet aspect. C'est mon tome préféré jusque-là."
Et comment cela s'est-il fini ?
"Il ne reste que deux petites histoires à cette série et j'ai vraiment très envie de les lire, en espérant que, pour une fois chez M.C. Beaton, nous aurons enfin droit à une fin digne de ce nom."
Lien : http://booksaremywonderland...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   22 octobre 2022
Non que lady Stanton parût particulièrement nue, car elle avait enduit toutes les parties visibles de son corps d'une épaisse couche de blanc de plomb. Comme un certain nombre de ses semblables, elle ne pouvait rien laisser paraître sur son visage si ce n'est dans le regard ; ainsi fardé, l'on osait ni rire, ni grimacer, de peur de causer l'apparition de fissures dans le masque de céruse.
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iris29iris29   21 octobre 2022
Des verres lavés à l'eau savonneuse puis astiqués avec un chiffon doux n'avaient pas été jugés suffisamment brillants ; les deux femmes avaient alors été envoyées à la still-room, afin d'y préparer une pâte spéciale en mélangeant de la magnésie calcinée avec de la benzine purifiée, qu'il avait ensuite fallu appliquer sur tous les verres avant de les astiquer à nouveau.
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iris29iris29   22 octobre 2022
La rêverie était une chose merveilleuse, songea-t-elle non sans ironie, parce qu'on était libre d'écrire soi-même la pièce, de choisir les décors et de faire dire à l'élu de son coeur toutes les paroles charmantes qu'on souhaitait lui entendre dire.
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iris29iris29   22 octobre 2022
La chaleur était suffocante et dans l'air flottaient des relents de sueur, de corps non lavés, de fragrances à la mode ( "Douceur exquise", " Sans pareille", " Senteur d'Italie", "Eau de Carmes "ou " Jeune Demoiselle"),le tout mêlè à une forte odeur de musc provenant des pastilles que beaucoup suçotaient pour contrer la puanteur de leur dentition pourrie.
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iris29iris29   22 octobre 2022
L'impôt sur la poudre à cheveux avait été instauré en 1786, avec une taxe d'un penny pour chaque livre de poudre dont le prix n'excédait pas deux shillings. Pour les variétés plus coûteuses, la taxe était plus élevée.
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