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ISBN : 2070370224
Éditeur : Gallimard (12/04/1978)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 80 notes)
Résumé :
Dissiper les mystifications, dire la vérité, c'est un des buts que j'ai le plus obstinément poursuivis à travers mes livres. Cet entêtement à ses racines dans mon enfance ; je haïssais ce que nous appelions ma sœur et moi la "bêtise" : une manière d'étouffer la vie et ses joies sous des préjugés, des routines, des faux-semblants, des consignes creuses. J'ai voulu échapper à cette oppression, je me suis promis de la dénoncer.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
moravia
  19 septembre 2015
Par chance Simone de Beauvoir n'a pas persisté à se poser des questions existentielles (pourquoi suis-je moi ?) et employer le style du café de Flore ( "au sens où le hasard se définit par une rencontre signifiante de deux séries causales qu'aucune finalité n'orientait l'une vers l'autre...."), je n'aurai jamais avalé les 500 pages suivantes.
Rapidement le lecteur est plongé au cœur des années 60 et 70 qu'elle a vécu intensément par ses engagements et adopte un style proche du reportage.
Elle évoque le milieu littéraire de l'époque, ses amies, dans un récit toujours vivant. Elle parle de ses combats et précise sa position vis-à-vis du féminisme, analyse ses précédents ouvrages, n'hésitant pas parfois à modifier sa position. C'est ainsi qu'elle devient des plus critique face à la politique de Castro, de Mao et de la Russie Soviétique. À l'évidence elle opère une mise au point qui surprendra bien des lecteurs.
Ce livre prend la forme d'un bilan personnel qu'elle complétera neuf ans plus tard avec "La Cérémonie des adieux" dans lequel Sartre sera davantage présent.
Un témoignage très agréable à lire pour le lecteur qui souhaite se familiariser avec une époque durant laquelle un auteur français refusa le prix Nobel de littérature.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   25 septembre 2015
Naturellement, la presse a accusé Sartre d'avoir monté toute l'affaire par goût de la publicité. Elle a insinué qu'il avait refusé le prix parce que Camus l'avait eu avant lui ; ou parce que j'aurais été jalouse. Il fallait qu'il soit bien riche pour cracher sur 26 millions. Ce qui l'a davantage démonté, ce sont les lettres de gens qui lui demandaient de prendre l'argent et de leur en donner une partie, ou la totalité, ou même un peu plus : ils l'utiliseraient pour protéger les animaux, pour sauver une certaine espèce d'arbres, pour s'acheter un fonds de commerce, pour réparer une ferme, pour s'offrir un voyage.
Ils acceptaient tous les principes du capitalisme ; les grosses fortunes établies ne les scandalisaient pas ni que Mauriac eût consacré le montant du prix à se faire installer une salle de bain : mais que Sartre dédaignât une pareille somme les frustrait.
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moraviamoravia   30 septembre 2015
Si la rupture avec le passé est à la fois violemment désirée et rigoureusement interdite il arrive que le sujet se voie acculé au suicide. Ce fut le cas de Leiris, tel qu'il le décrit dans Fibrilles : il ne pouvait ni trahir la compagne de toute son existence, ni renoncer à la femme qui venait de lui ouvrir des horizons neufs. Pour ménager des êtres chers, accomplir un acte qui les déchirera, cela peut paraitre absurde. Mais l'absurdité est alors la seule issue.
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moraviamoravia   25 septembre 2015
Comme Sartre en arrivant au Japon avait dit pendant une conférence de presse qu'il estimait beaucoup les livres de Tanizaki, sa veuve nous a invité. Avant d'épouser l'écrivain, qui déjà dans sa jeunesse avait écrit des romans érotiques, elle était la femme d'un de ses amis ; pendant quelque temps elle a été avec le consentement de son mari la maîtresse de Tanizaki qui était lui-même marié ; il a envoyé sa femme vivre avec un autre de ses amis et il a épousé l'actuelle Mme Tanizaki.
L'histoire a fait un petit scandale dans les milieux littéraires. Dans "La Confession impudique" et dans " Les Mémoires d'un vieux fou" l'auteur décrit les expériences érotiques de sa vieillesse ; dans le premier roman, sa partenaire est sa femme ; dans le second, sa bru.
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moraviamoravia   26 septembre 2015
"Nous sommes des carcasses potentielles. Chaque fois que je vais chez un boucher, je pense qu'il est étonnant que ce ne soit pas moi qui sois à la place de l'animal" a dit Francis Bacon dans une interview.
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moraviamoravia   12 août 2015
J'aurais vite découvert la pauvreté de ses sentiments et intellectuellement il ne m'aurait pas satisfaite. J'aurais tenu à lui cependant, et aux enfants que nous aurions eus. J'aurais connu les déchirements qui sont ceux de tant de jeunes femmes, ligotées par l'amour et la maternité sans avoir oublié leurs anciens rêves.
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Videos de Simone de Beauvoir (82) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Simone de Beauvoir
Dans cet épisode de Réelles fictions, le professeur de littérature Pierre-Louis Fort parle d'Avant que j'oublie, un roman d'Anne Pauly. Il aborde l'écriture du deuil, le style particulier de l'autrice et le roman familial.
Réelles fictions est une série de podcasts qui présentent les cinq romans sélectionnés pour le prix Effractions. Ce prix récompense un roman qui entretient un lien fort avec le réel ; il est remis par la Bibliothèque publique d'information et la Société des Gens de Lettres pendant le festival littéraire « Effractions » en mars 2020.
Références citées dans le podcast : Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964. Jacques-Bénigne Bossuet, Sermon sur la mort : et autres sermons, Flammarion, 1996. Jacques-Bénigne Bossuet, Oraisons funèbres, Garnier, 1988. Albert Cohen, le Livre de ma mère, Gallimard, 1954. Annie Ernaux, La Place, Gallimard, 1984. Annie Ernaux, Une femme, Gallimard, 1988. Annie Ernaux, Je ne suis pas sortie de ma nuit, Gallimard, 1997. Philippe Forest, L'Enfant éternel, Gallimard, 1997. Stéphane Mallarmé, Pour un tombeau d'Anatole, Gallimard, 1961. Yaël Pachet, le Peuple de mon père, Fayard, 2019. Extrait lu : Anne Pauly, Avant que j'oublie, page 16 © Verdier, 2019.
Cet épisode a été préparé par François Patriarche. Lecture : Denis Cordazzo. Réalisation : Camille Delon et Renaud Ghys. Musique : Thomas Boulard. Merci aux éditions Verdier, à Inès Carme et à Blandine Fauré. Ce podcast a été enregistré dans les studios du Centre Pompidou.
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