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EAN : 9782330159856
208 pages
Actes Sud (05/01/2022)
4.25/5   26 notes
Résumé :
Psychanalyste, Simon a fait profession d'écouter les autres, au risque de faire taire sa propre histoire. À la faveur d'une brèche dans le quotidien - un bol cassé - vient le temps du rendez-vous avec lui-même. Cette fois encore le nouveau roman de Jeanne Benameur accompagne un envol, observe le patient travail d'un être qui chemine vers sa liberté. Pour Simon, le voyage intérieur passe par un vrai départ, et - d'un rivage à l'autre - par le lointain Japon : ses rit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
montmartin
  13 janvier 2022
Simon Lhumain va partir, quitter la ville qu'il aime depuis l'enfance. Il a besoin de commencer un autre chemin. Il a été un psychanalyste honnête, pas un faiseur de miracles. Se retrouver à l'aéroport avec une valise et un sac, juste un billet aller, pour le retour ce sera selon. Que tout soit nouveau, les visages, les vêtements, les enseignes dans les rues, l'architecture, découvrir !
S'intéresser à la culture traditionnelle. Simon se retrouve au Japon, dans les îles Yaemana. Un pays de traditions. Madame Itô tient une maison d'hôtes et collectionne les tissus anciens. Daisuke, son mari, répare les céramiques brisées, un peu comme Simon qui essayait de réparer des êtres brisés. Mais comment être sûr qu'un être humain a retrouvé une vie plus sereine ?
Jeanne Benameur nous offre un récit tout en délicatesse. le choix de l'auteure de nous emmener au Japon n'est sans aucun doute pas anodin. Pour Simon, ce pays est l'occasion de faire face à sa propre histoire, de faire une analyse personnelle sur son métier, ses amitiés, ses amours. Il va trouver une paix infinie, toucher la beauté du doigt. Les saveurs délicates des repas, les bienfaits des sources chaudes où l'on se baigne nu, la douceur des étoffes. Savoir écouter, ne pas poser de questions inutiles, laisser le silence prendre sa place naturellement dans une conversation. Une écriture, douce, sensuelle, poétique et élégante. Il faut prendre son temps pour lire et apprécier la beauté de la plume de Jeanne Benameur. Une fois de plus elle sait explorer l'âme humaine avec bonheur.
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Matatoune
  07 janvier 2022
Lors de cette rentrée littéraire hiver 2022, Jeanne Benameur n'hésite pas à proposer à ses lecteurs, souvent passionnés, deux livres, un de poésie et un autre, La patience des traces, un roman d'apprentissage autour d'un voyage initiatique.
Simon Lhumain est un psychiatre, devenu psychanalyste par goût depuis un certain nombre d'année. Un matin, sa tasse de café lui échappe des mains et se fend sur le carrelage. du coup, l'envie soudaine lui vint de cesser son travail. Les paroles, ça le connait, surtout celles des autres. Car, les siennes restent calfeutrées. En plus, depuis quelques jours, la fin d'une thérapie avec une patiente vient le hanter pour lui rappeler son échec.
Quitter devient vite une obsession ! Son ami Hervé organise son voyage et choisit Kyoto au Japon comme destination. Mais avant, il y aura les îles Yaeyama, une terre encore peu connue, idéale pour nager et marcher jusqu'à l'épuisement et découvrir une culture ancestrale.
Quelque fois un souvenir perturbe ses pensées, comme un scotch revient sous une chaussure, sans y prendre garde ! Simon s'est bien gardé d'aller jusque ce souvenir dans sa propre analyse. Mais, cette scène de son enfance avec Louise revient, encore et encore, surtout depuis l'épisode de la tasse. C'est Mathieu qui l'avait offerte à sa mère pour son anniversaire.
Simon qui ne voyage jamais va accomplir celui-ci dans ces îles perdues. Il abandonne une nouvelle relation avec une consoeur, Mathilde Mérelle, installée depuis peu dans sa ville. Il abandonne ses clients et leurs dossiers nombreux, seuls témoignages de son travail appliqué.
A travers la découverte de son lieu de retrait et grâce à la discrétion respectueuse et attentive de ses hôtes, il s'accorde le temps nécessaire pour redécouvrir son désir, celui d'avant les mots. Celui qu'il a enfoui profondément en lui. Car, après cette vie consacrée à l'écoute active des autres, Simon sent confusément qu'il est temps de regarder une partie de sa vérité et d'y faire face.
Avec son héros à nos côtés, Jeanne Banameur s'attarde autour de la collection de tissus ancestraux de Mme Itô Akido, son hôtesse ainsi que sur le travail de son mari, Dalsuke, céramiste spécialiste de l'art du Kintsugi. On se ressource sur les plages immenses à la mer translucide couleur turquoise avec sa mangrove aux arbres géants protecteurs et ces eaux chaudes d'une cascade en pleine jungle. Mais aussi, on découvre sur une une île toute proche une technique ancestrale de teintures de tissus aux plantes et notamment aux fibres de bananier.
Jeanne Benameur entraine son lecteur vers une introspection volontaire où les objets donnent sens, la parole, un précieux repère, et les silences, des soutiens. C'est une ode à la recherche de soi, seul et accompagné. Les mots y sont célébrés par la poésie de l'écrivaine. Ils sont posés avec justesse sur des maux décortiqués si justement.
Jeanne Benameur affirme par ce roman, encore très réussi, la nécessité de regarder en face sa vérité, celle qui fait souffrir, pas au point de devoir s'épancher dans un cabinet à heures régulières, mais celle qui laisse comme les cailloux du petit Poucet des images qui reviennent, encore et encore, jusqu'au moment où on accepte de les regarder en face. Elle soutient aussi que cet effort de méditation sur soi ne détruit pas mais, au contraire, éclaire le chemin qui reste à faire.
Jeanne Benameur promène dans ses livres et encore plus dans La patience des traces son amour de la liberté et son humanisme. L'écrivaine offre à son lecteur une histoire pleine d'espoir où il n'est jamais trop tard pour accomplir son désir personnel et singulier et l'assumer, rechercher la joie de l'échange et accepter l'apaisement que procure la contemplation méditative de la nature. Une bien belle façon de commencer l'année : Un vrai coup de coeur !
Lien : https://vagabondageautourdes..
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Passemoilelivre
  12 janvier 2022
Simon, psychanalyste en Bretagne s'apprête à prendre sa retraite, réfléchit au sens de sa vie, à ses amis, à ses patients et part sur une île japonaise pour faire le point. Il y est accueilli dans une maison d'hôtes par un couple passionné par leurs activités, collection de tissus pour Mme Ito Akido et Kintsugi (art de réparer des poteries brisées au fil d'or)pour Dalsuke, son mari. Dans une ambiance calme de repos, de bienveillance, de nature apaisante, Simon retrouve une sérénité qu'il avait un peu perdu. La belle écriture poétique de l'autrice est un enchantement pour le lecteur qui ressent aussi les bienfaits de ce voyage à la recherche de soi.
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jostein
  07 janvier 2022
Simon est psychanalyste. Dans son cabinet proche de l'ocean, il écoute à longueur de journée les mots qui délivrent les patients venus s'allonger sur son divan. Lui, ces mots qui libèrent, ils ne les prononcent pas.
Fils unique, Simon a passé son enfance avec Louise qui deviendra sa compagne et Mathieu, son meilleur ami. Aujourd'hui, il en garde des souvenirs, beaux et douloureux, et deux objets, une aquarelle et un bol.
Lorsque ce matin-là, il casse le bol offert par Mathieu à sa mère, il sait qu'il doit partir, faire une pause. Son ami Hervé lui prépare un voyage au Japon.
A l'aéroport, il croise Lucie F., une ancienne patiente qui le hante . Elle pensait enfin avoir trouver son « chez-soi », il l'a contrariée d'une phrase malheureuse. Elle n'est jamais revenue à son cabinet.
On ne peut ni prendre ni perdre ni avoir le temps. le temps n'est pas un objet, on le sait bien pourtant.
Dans les îles Yaeyama, auprès d'Akiko et de son mari Daisuke, le temps s'arrête. Alors Simon découvre la patience nécessaire à la réalisation de pratiques ancestrales. le bingata, technique de peinture du tissu ou le kintsugi, méthode japonaise de réparation des porcelaines demandent du temps.
Imitant la raie Manta, Simon comprend qu'il doit s'alleger des scories qui alourdissent son corps. Ainsi en réponse aux sourires de ses hôtes, entouré d'une nature luxuriante, le psychanalyste se libère de sa peur de parler. le corps accompagne la mémoire. Les blessures de Simon reviennent à la surface.
Ce voyage ouvre un chemin apaisant qui permet à Simon de trouver son histoire, d'accepter à défaut de pardonner. C'est un long voyage qui demande de la patience, du temps, le regard bienveillant de ceux qui ne jugent pas. Mais à la fin, on trouve son « chez-soi », cette paix avec laquelle on pourra enfin s'accorder la liberté d'être.
La patience des traces est un titre magnifique particulièrement bien choisi. Avec la douceur, la poésie et l'élégance de Jeanne Benameur, le lecteur accompagne dans un environnement apaisant et enrichissant la réparation de l'âme de Simon.
Un coup de coeur, bien évidemment.

Lien : https://surlaroutedejostein...
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Eimelle
  24 janvier 2022
Simon est psychanalyste, au bord de l'océan. Il vit seul, et lui qui a passé sa vie à écouter les autres voit venir le temps de s'écouter lui-même. Un bol cassé est le signal du départ. Il quitte son quotidien et part pour une île du Japon où il va enfin prendre le temps de se découvrir lui-même. On assite a une belle introspection et une lente libération. Il y a des blessures à cicatriser, d'amour et d'amitié… , des poids du passé dont il est temps de se libérer.
Au Japon, il découvre des traditions ancestrales, autour des tissus et des céramiques ( le kintsugi pour magnifier la réparation des porcelaines, le bingata pour embellir les tissus ), observe la nature , entre cascade et raie manta et se reconstruit peu à peu.
Un voyage intérieur entre poésie et quête initiatique , qui séduira encore plus les passionnés du Japon (on a très envie de découvrir ces îles Yaeyama !) C'est aussi une belle réflexion sur ce métier de psychanalyste et le pouvoir des mots, avec plus d'une citation à noter.
Lien : https://toursetculture.com/2..
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   13 janvier 2022
Son livre, lumineux mais parfois complexe - notamment vers la fin - se mérite, elle y joue avec subtilité des images qui révèlent, des silences qui disent et des mots que soufflent les amours perdus et les amitiés blessées.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
SudOuestPresse   06 janvier 2022
Avec beaucoup de poésie, Jeanne Benameur décrit le lent périple d’un homme blessé, vers lui-même
Lire la critique sur le site : SudOuestPresse
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
RainerRainer   22 janvier 2022
Adam et Ève.
Avant la chute, il les a toujours imaginés aimants, silencieux, tout à la joie sans alphabet du corps nu.
C'est si rare dans une vie.
Mais on ne sait pas s'en contenter, n'est-ce pas ?
Non,il faut mettre des mots. Et le paradis des corps silencieux et nus, c'est fini.
La pomme, c'est l'alphabet. Et on l'a tous mangée.
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DamePlumeDamePlume   18 janvier 2022
Toutes les tempêtes se calment. Il faut juste pouvoir attendre.
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montmartinmontmartin   11 janvier 2022
 De passer par toutes les étapes avant de tisser, cela permet de mieux connaître ce qu’on a entre les mains. Savoir ce qu’il en coûte de temps et d’effort pour obtenir le fil le rend précieux. On en connaît ainsi d’abord la valeur humaine et on aborde le tissage autrement. Ensuite le vêtement a le temps de se rêver, de se penser. Elle dit que l’inspiration lui vient au fur et à mesure de toutes ces étapes. 
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fanfanouche24fanfanouche24   12 janvier 2022
Toutes ces années à être le centre pour d'autres humains qui venaient jusqu'à son cabinet.Il n'est pas Jésus. Il n'est rien.Lui aussi cherche et ne trouve pas.(p.114)
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montmartinmontmartin   10 janvier 2022
Mathieu qui disait Tu vois, moi j’aimerais ça comme unique meuble si un jour j’ai une maison, une table où on fait tout, on mange, on travaille seul, on peut jouer aux échecs, lire, poser ses coudes et discuter avec des amis toute la nuit. Une maison c’est une table non ? 
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Videos de Jeanne Benameur (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jeanne Benameur
Jeanne Benameur vous présente son ouvrage "La patience des traces" aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire janvier 2022.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2593304/jeanne-benameur-la-patience-des-traces
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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