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ISBN : 229014973X
Éditeur : J'ai Lu (23/08/2017)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 99 notes)
Résumé :
Les zombies ont envahi Paris. Un groupe de punks décide de profiter de la situation pour faire flotter le drapeau anarchiste sur la tour Eiffel. Mais, dans l'ombre, des rescapés du Medef ourdissent également un plan infernal.
Mêlant univers punk et humour, ce roman post-apocalyptique, ode à l'anarchie et à l'amitié, aborde aussi des questions de société.
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  02 juillet 2016
Les personnages:
Rien qu'avec leurs Prénoms, vous avez déjà une idée de ce qui vous attend : Deuspi et Fonsdé, le duo inséparable, Eva Miss Antitout, Kropotkine et son anarchisme, Mange-Poubelle et son accoutrement très spécial, Glandouille et Pustule avec leurs trois clébards. Voici donc le club des punks, le Collectif 25…Joyeuse bande de « timbrés » qu'on se plaît à voir ainsi mettre en scène, et se battre contre les zombies. On s'attache à leurs personnalités, on se boirait bien un petit coup avec eux, tellement ils sont sympathiques. Il forment une bande improbable de héros malgré eux, et ce qui fait tout leur charme…
« -On est des punks, pas des héros. » p271.
Ce que j'ai ressenti:…Un condensé d'humour et de tempo ravageur…
Encore une fois, c'est le mot Déjanté qui me vient à l'esprit après la lecture de ce livre! Décidemment, Karim Berrouka est un auteur à suivre pour ses délires!!!!J'aime sa folie, j'adhère à son style et je suis impatiente de lire son prochain livre, après les fées (cf Fées Weed et Guillotines), place aux créatures dégoulinantes et bouffeuses de cervelles….
Du coup, leur cervelle a largement dépassé la cote d'alerte toxicologique. Elle est habituée certes, mais ça ne l'empêche pas pour autant de se mettre en mode free party.
Paris, nouveau terrain de jeu des zombies, Paris mis à sac par une bande de dégénérés, Paris, ou la naissance hypothétique de l'Anarchie. Paris se voit endosser de nouvelles couleurs, de nouvelles odeurs, de nouveaux combats, de nouveaux hymnes. Autant vous dire, que l'Humour est de ses pages, qu'il est à prendre au second degré voire encore plus bas, (c'est combien déjà celui de la bière???!!!), qu'on est éclaté de rire à chaque réplique, qu'on se prend une belle dose de n'importe nawak délirante, acide mais salvatrice pour nos zygomatiques.
« Ligne de Speed, coke en stock, si je mens, je vais à Woodstock. »
Mais cette histoire c'est une révérence à la musique Punk. Il donne le ton et l'énergie aux pages qui défilent. Tout est dans la dynamique, les zombies se font dezinguer à tout va sous des airs inspirés, les anges ont des prénoms d'artistes populaires, les fleurs jaillissent des guitares sèches…Une sacrée ambiance, je vous le dis!!! Je ne connaissais aucune des chansons du répertoire keupon, mais l'auteur arrive à titiller notre curiosité, et si jamais un son inhabituel sortait de mes enceintes, il y serait sans doute pour quelque chose! J'ai beaucoup aimé cette touche musicale du roman, tout en rythme et en textes forts…
-Tu crois qu'ils kiffent le punk destroy?
-Ils avaient l'air…C'est bon à savoir.
Mais ce petit condensé d'humour et de tempo ravageur cache au détour des lignes, une belle métaphore de notre société actuelle. Derrière le côté complètement « barré », l'auteur nous met en garde avec intelligence et jeux de mots incisifs, des dangers de ce système capitaliste. C'est ce que j'ai aimé, cette histoire à double sens, derrière le divertissement, les petits clins d'oeil avisés, les dénonciations tout en humour et reparties hilarantes.
-Et ensuite, on libère Amour et Paix, enfermés dans cette boite depuis que Haine, Convoitise et Obscurantisme les y ont pris au piège?
En bref, une lecture estivale qui fait du bien au moral, un univers riche et affamé, une vision nimbée d'hallucinogènes, mais un très bon moment de lecture que je vous conseille!

Lien : https://fairystelphique.word..
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RosenDero
  11 décembre 2017
Les morts se relèvent.
Avides de chair humaine.
Mais les punks vont faire face.
Et le drapeau noir flottera sur Paname.
---
Attention OVNI en or massif.
Punks VS zombies ? Simpliste ? Oh, non ma p'tite dame ! Parce que ces zombies-là, voyez-vous, ils ont l'oreille musicale... Et que ces punks-là, croyez-moi, c'est des anti-héros qui fcukent le Grand Capital à coups de rangeots !
J'ai adoré cette lecture. Irrévérencieuse, emplie de rage, d'humour, intelligente, jouissive, aux messages forts et au suspens haletant, pleine de violence et de fureur libératrice, pleine de trips et de références musicales, cinématographiques, politiques, culturelles, historiques (j'en passe). Elle casse les codes, elle les reprend, les libère, les éparpille.
Ah quel bonheur, quelle plume, quelle maîtrise scénaristique, quel catharsis !
Merci Hyelana pour cette pioche de Décembre 2017 :)
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Igguk
  25 avril 2016
Ce qui est bien avec le club des punks contre l'apocalypse zombie, c'est qu'en ouvrant le bouquin on sait à peu près à quoi s'attendre : Des punks contre des zombies, ce qui a l'air rigolo (n'est-ce pas ?). le dernier roman de Karim Berrouka part donc sur le truc bien à la mode, du bon vieux mort-vivant des familles qui se traine et mange les gens.
Ce roman commence par la classique invasion de pourris dans la ville de Paris, gens qui paniquent, monstres qui les mangent joyeusement, beeeuuuuaaaaarrrrrg, et quelques chanceux qui arrivent à s'abriter à temps. La principale originalité de celui-ci est donc de proposer un casting de héros entièrement composé de keupons, les joyeux squatteurs du collectif du 25. Ça change déjà de la tendance générale à faire du mélange social dans ce genre de trucs, là pas question, c'est punk et c'est tout. On se retrouve donc avec Eva, Mange-Poubelle, Kropotkine, Deuspi et Fonsdé qui regardent la capitale partir en sucette du haut de leur squat. Puis à un moment il va quand même falloir sortir, surtout parce que y'a plus de bière ou de p'tits cachets qui font rire.
Bon, quand tu es sensible au No Future, que l'idéologie néo-libérale est ton grand ennemi, voir s'effondrer tout ça a un côté salvateur et t'as envie de marquer le coup, de faire des grosses conneries symboliques. Y'a un premier aspect clairement fun dans le bouquin de Karim Berrouka, les péripéties de nos héros à crêtes font rire, leurs premières virées en pays zombie sont un grand n'importe quoi de délires anarchistes. Tout ça brillamment soutenu par une écriture bien dans le ton, légère, drôle et qui se prend à moitié au sérieux. Voilà donc nos jeunes en marge qui profitent de l'absence de la police, leur grand ennemi, pour faire savoir au monde que non, punk is not dead.
Mais ce serait une erreur de résumer le club des punks contre l'apocalypse zombie à un simple délire de punks qui font les cons dans un Paris post-apocalyptique. L'écrivain connait vraisemblablement très bien cet univers, les personnages ne sont pas que des épaves qui font la manche devant le McDo du coin qu'on caricature souvent, chacun a sa personnalité, ses convictions, ses goûts et ses combats. On s'attache vraiment à la bande du 25 et ils sont bien plus fouillés qu'on pourrait le croire. Y'a beaucoup de références musicales qui me passait au-dessus parce que la musique punk n'est pas vraiment ma tasse de thé (ou ma pinte de binouze, c'est plus dans l'idée) mais ça crée vraiment un univers cohérent.
Quand on nous pose un livre avec un gros A encerclé sur un drapeau en couverture, c'est pas juste « fuck le système et bourrons-nous la gueule ! ». Y'a de ça, mais petit à petit le livre développe un sous-texte sur l'anarchie, la vraie, la notion politique originale qui s'oppose à l'élite dirigeante, une société auto-gérée fonctionnelle et saine. Parce qu'à travers ces gros délires, le roman a aussi un fond politique. C'est jamais lourd, ça n'enlève pas le fun global de l'aventure mais ça donne du corps à l'ensemble. Ça apparait souvent avec des ficelles énormes à prendre au 72e degré parce que le livre part vraiment dans des trips monstrueux, c'est très drôle mais ça fait sens. En plus de ça, on glisse au fil des pages dans une surcouche de mysticisme délirant absolument jubilatoire.
Quand vous découvrirez l'identité des « méchants » de l'histoire, ou les astuces que trouvent les humains pour manipuler les zombies, c'est du grand n'importe quoi, mais c'est aussi très parlant. le développement de thèmes comme la politique, l'entreprise ou les médias passe par des grosses vannes, mais il passe quand même. Si vous êtes politiquement très à droite et que l'humour vous froisse, vous apprécierez peut-être moins le voyage ou vous rirez un peu jaune, mais les autres s'amuseront énormément. le livre va parfois assez loin dans la représentation tranchée de certaines catégories (les flics ou les patrons, par exemple), mais on est pas exactement là pour jouer la nuance et la subtilité. C'est très punk, en fait.
Je suis pas un grand amateur de post-apo ou de zombies en général (j'en parle rarement ici, d'ailleurs), je trouve que les oeuvres traitant le sujet se retrouvent toujours plus ou moins à tirer sur les même cordes depuis 30 ans. C'est codifié, souvent déjà-vu, rarement inventif. Ça veut pas dire que tout ce qui touche à ce domaine me rebute, j'ai adoré Zombieland ou The Last of Us, mais il faut quelque chose de vraiment fort pour faire ressortir son histoire du lot. Et ce « truc », cette étincelle d'âme et d'inventivité, d'humour et de pertinence, je l'ai retrouvé ici.
Finalement plus punk que zombie, le club des punks contre l'apocalypse zombie de Karim Berrouka est un roman délirant, jouissif, qui ne se prend pas au sérieux mais nous dit quand même quelque chose. Parce que pour parler de la société, quoi de mieux que lui ravager la gueule et montrer ses entrailles qui puent ?
Lien : http://ours-inculte.fr/club-..
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boudicca
  25 février 2017
Marre des zombies ? Ras-le-bol de lire encore et encore la même histoire relatant le déferlement de hordes de morts-vivants et le combat des rares survivants ? Moi aussi, et pourtant je vous conseille vivement de vous laisser tenter par « Le club des punks contre l'apocalypse zombie », roman complètement déjanté récompensé lors des derniers Utopiales par le Prix Julia Verlanger. Bon, au niveau du pitch ça reste assez classique (l'apocalypse, les zombies, les survivants, tout ça tout ça...) mais du côté des personnages on a quand même du lourd ! Il y a d'abord Kropotkine (mon petit chouchou), un anarchiste convaincu et capable de vous réciter sans problème du Proudhon ou du Bakounine. Il y a aussi Eva, la grande révoltée du groupe multipliant les combats contre le sexisme, l'homophobie, l'expérimentation animale, le nucléaire... Et puis il y a les inséparables Deuspi et Fonsdé, toujours en train de planer, Glandouille et Pustule, les fameux « punks à chiens » du collectif, et enfin Mange-Poubelle, grand connaisseur de films d'horreur entretenant des rapports conflictuels avec le savon. C'est déjà un peu plus intriguant que d'habitude, n'est-ce pas ? Et bien dites-vous que l'intrigue est à l'image de ses personnages : c'est à dire que c'est le bordel. Seule ombre au tableau (mais qui prend de plus en plus d'ampleur au fil des chapitres), les visions complètement perchées qui assaillent nos héros et qui donnent lieu à une fin certes inattendue mais surtout très décevante.
Ces légers bémols mis à part, il faut avouer qu'on passe un bon moment en compagnie de ces punks bien décidés à instaurer un nouveau fonctionnement et à faire flotter le drapeau anarchiste sur Paris. Après tout, puisque la société était déjà pourrie avant l'apocalypse, pourquoi ne pas profiter de l'occasion pour se débarrasser des chaînes qui entravent l'humanité ? le patronat, la consommation à l'excès, l'abrutissement de la population par les médias... : Karim Berrouka tape sans vergogne sur tout ce qui constitue l'essence de notre belle société capitaliste... et ça fait plaisir ! « Deuspi et Fonsdé jubilent. C'est l'anarchie. Ce à quoi Kropotkine répond que non, ce n'est pas l'anarchie, c'est le chaos. Ils confondent tout, encore et encore, n'ont aucune conscience des réalités de la lutte sociale, l'anarchie ce n'est pas péter des rotules de CRS et brûler des commissariats, aussi plaisant que ça puisse être. » On sent que l'auteur a vraiment pris son pied à écrire son roman et son enthousiasme ne tarde pas à se communiquer au lecteur. Un lecteur qui assiste à certaines scènes d'anthologie particulièrement jouissives, à l'image de celle assez surréaliste où Fonsdé s'attaque à une Christine Boutin zombifiée. Sans oublier le passage où nos amis les anciens maîtres de la capitale se retrouvent obligés de détaler la queue entre les jambes en abandonnant leur place forte. Ou encore celui (ou plutôt ceux, parce qu'il y en a pas mal) où les forces de l'ordre en prennent pour leur grade.

Pas sûr que vous soyez susceptible à ce genre d'humour si vous comptez parmi les membres du MEDEF (quoique, on ne sait jamais...), en tout cas pour les lecteurs qui sont sur la même longueur d'onde, c'est un régal. Mais il ne s'agit pas du seul intérêt que possède le roman qui, comme on l'a déjà mentionné un peu plus tôt, fait preuve d'une sacré originalité, Berrouka n'hésitant pas à bousculer un peu la routine de l'histoire de zombie traditionnelle. le décor, d'abord, n'est pas tout à fait le même puisque l'action prend place dans Paris et met en scène certains de ses monuments emblématiques (qui résistent plus ou moins bien à la fin du monde). Au delà de l'aspect touristique, il est également intéressant de voir l'action se passer dans un pays où les armes à feu ne courent pas les rues : ça pousse les personnages à plus d'inventivité ! Et puis a-t-on déjà abordé dans un roman de ce type les difficultés posées par l'électronisation désormais presque systématique de tout ce qui nous entoure ? Non parce que les voitures à carte et les halls d'immeuble protégés par des portes à badges c'est bien, mais quand le courant finit par tomber en rade ça complique considérablement la vie des survivants. Autre nouveauté, et non des moindres : les zombies sont sensibles à la musique et sont capables d'adopter un comportement totalement différent selon qu'on leur jour du punk, de la musique classique, du rock ou du reggae. Voilà qui ouvre pas mal de perspectives, non ?
Dans la même veine que Fabien Clavel qui relatait dans « L'évangile cannibale » les aventures d'un groupe de seniors piégés dans un Paris envahi par les zombies, Karim Berrouka signe un roman qui sort largement des sentiers battus... pour le plus grand plaisir du lecteur qui passe un bon moment à se poiler devant les aventures rocambolesques de cet attachant groupe de punks.
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Tatooa
  17 juillet 2018
Encore un avis en différé...
Je me suis bien régalé à lire cette critique de notre société à peine déguisée. Ou pas du tout déguisée, en fait. Lol !
C'est dans une ambiance "keupon" complètement déjantée et délirante que l'auteur nous livre ses réflexions, avec dans le rôle des (anti) héros une bande de punks tous plus dingues les uns que les autres, dans les seconds rôles des patrons toujours aussi loin des réalités du monde (détruit, mais là n'est pas la question), et dans les troisièmes jusqu'aux millionièmes rôles des zombies bouffe-cervelle mélomanes.
C'est tour à tour drôle, sérieux, mystoque (le lapsus tombe à pic, j'ai pas fait exprès mais je le laisse, lol), complètement barré, mais carrément bien vu tout du long, sauf, peut-être, la fin qui m'a un peu laissée sur ma faim, je ne m'attendais pas à ça.
Mais le trip a été excellent, donc bonne note quand même !
Merci à RosenDero qui a donné ce livre en livre quête du challenge SFFF, sinon je n'aurais pas sauté dessus en le voyant chez mon vendeur d'occasions ! Un très bon moment de lecture et qui tombait bien pour me changer les idées en fin de journée !
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   11 juillet 2018
On s'est posé dans l'espace pique-nique, à peu près au centre du zoo. Il y a des tables en bois et des bancs où s'asseoir, juste à côté d'une jolie cascade. Le lieu est assez bucolique, et serait presque reposant s'il n'y avait pas, à quelques dizaines de mètres, une marée de zombies en mode vénération. Et, devant eux, droit comme un piquet de tente, Trevor, en bon général qui attend les ordres.
- Qu'est ce qu'on va foutre d'eux ? demande Eva. Je me trimbale pas une foule d'admirateurs en décomposition à travers tout Paris. Et j'en veux pas dans le jardin du Collectif.
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TatooaTatooa   14 juillet 2018
Quand Kropotkine a annoncé que chacun était libre de faire ce qu'il voulait, tant que cela n'empiétait pas sur la liberté des autres ou ne foutait pas en danger la survie de cette toute jeune communauté, la première requête a été de pouvoir prier. Evidemment. Quand l'homme ne sait pas ou ne sait plus, il se tourne vers Dieu... Qui n'en sait pas plus que lui, qui ne répond jamais, mais c'est toujours rassurant de savoir qu'il existe un être supérieur, sourd, muet et complètement désintéressé de ses ouailles, dans les mains duquel on peut mettre son destin. Et la seconde demande a été de pouvoir rebrancher des télévisions, des fois que les programmes auraient été rétablis. Un peu pour la même raison.
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TatooaTatooa   09 juillet 2018
Si Kropotkine a une petite expérience de la survie en milieu bouffe-cervelle, il n'en est rien de ses accompagnateurs : trois types de la sécu, dont un qui le garde en permanence dans sa ligne de mire des fois qu'il aurait envie de se faire la malle, et deux secrétaires. Ainsi l'ont décidé les patrons qui n'ont aucune idée précise de ce qui se passe à l'extérieur. Ils vivent toujours dans leur bulle, cultivant leurs rêves de grandes conquêtes capitalistes. Leur réalité se limite au nirvana qu'ils foulent de leurs chaussons dorés. Qu'importe si tout se barre en couille, si le monde tel qu'il était n'est plus qu'un champ de ruines. La réalité doit se plier à leurs desiderata, elle cédera, pas eux.
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RosenDeroRosenDero   08 décembre 2017
Des milliers de bouffeurs de cervelle empilés les uns sur les autres. Un truc immonde, purulent, avec des bras et des jambes qui s'échappent et brassent hypnotiquement le vide, des têtes qui émergent, les yeux clos et les mâchoires béantes déversant des ruisseaux de bave glutineuse. De temps à autre, les dents claquent, happant le néant, accompagnés par des bruits immondes et des raclements de gorge. Et le tout frémit, agité par des ondes qui parcourent lentement le charnier, comme si tout cela n'était qu'un seul être, démentiel, abominable, qui grogne et gronde, gémit et rugit, en s'abandonnant dans une torpeur commune. Le rêve ultime d'un fan de Lovecraft sous LSD.
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boudiccaboudicca   09 janvier 2017
Mange-Poubelle peut alors voir que des types armés de fusil sont postés sur les remparts et qu'ils ont des silencieux. Sacré orga, se dit-il, déçu de découvrir qu'une sorte de succédané de l'armée française ou d'organisation paramilitaire a survécu à l'apocalypse. Mais c'était à prévoir. Dans les Appalaches ou dans les plaines du Dakota, il n'aurait pas échappé à la case rednecks survivalistes. La version locale du con armé jusqu'aux ratiches, avec loi du plus fort et zéro projet de reconstruction sociale, est plus terroir et plus respectueuse de la vieille pierre.
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