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EAN : 9782290149737
412 pages
Éditeur : J'ai Lu (23/08/2017)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 161 notes)
Résumé :
Les zombies ont envahi Paris. Un groupe de punks décide de profiter de la situation pour faire flotter le drapeau anarchiste sur la tour Eiffel. Mais, dans l'ombre, des rescapés du Medef ourdissent également un plan infernal.
Mêlant univers punk et humour, ce roman post-apocalyptique, ode à l'anarchie et à l'amitié, aborde aussi des questions de société.
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Critiques, Analyses et Avis (78) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  22 janvier 2020
Drôle mais space.

On est à Paris. L'apocalypse zombie est arrivée. Tout le monde s'entre-dévore dans les rues. Tous ? Non, un squat de punks résiste encore (un peu par hasard croyez-vous?) à l'envahisseur. Et en plus ils ont des visions qui leurs sauvent les miches et leurs donnent la marche à suivre.

Ça fuse. Tous les paragraphes, toutes les phrases voire tous les mots, le roman entier est construit sur le style, le langage décalé des kepons toxicos, fuck le système.
Ce qui avait un certain charme au début, on renouvelle indéniablement le genre, a fini par m'agacer franchement en milieu et fin de roman.
Avec le côté surnaturel (plus encore qu'un bon vieux zombie ? ), mystique, esprits frappeurs et plus si affinité, ça m'a achevé.
Attention, le tout est parfaitement raccord, dans le style décalé, encore qu'un bon client bouffeur de curé pourrait y trouver à redire, mais si je suis ok pour renouveler le genre zombie, je ne suis pas prêt à le dénaturer.

J'étais pas prêt, je ne suis pas prêt à trop sortir des codes.
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ange77
  20 janvier 2019
📖 « C’est un putain de conte de fées cette histoire de zombies ! »

Retrouver (aussi rapidement) la plume philosophe et argotique si plaisante de Karim Berrouka fût, en plus d'un plaisir certain, complètement désiré et assumé.
Ainsi, après « Fées, weed et guillotines » et « Pourquoi dans les grands bois aimé-je à m'égarer » (nouvelle issue du même univers, non critiquée pour ma part), et bien malgré la pile pléthorique de livres qui m'attend toujours, je voulais encore lire de ce style « écrit-parlé » bourré de verlan et de bons mots qui le caractérise tant.
Ça me manquait, tant ça se lit comme du p'tit lait ! ;-)
📖 « De toutes les matières, c'est la grise que j'préfère. »
[Bob Zombie]
Allez ! C'est r'parti pour un tour !
Pas de fées cette fois, encore moins de guillotines - ni de preux chevaliers (quoique...) de la table ronde -, rien de tel ici. Enfin si... peut-être un peu de weed, quand même ^^
En revanche - et vous l'aurez deviné sans trop de difficultés - ; des Punks, ça oui, à foison, et des zombis en veux-tu en voilà des pleines pelletées !

📖 « Dans la rue, des groupes de types en lambeaux errent en bavant. Pas d'évolution de ce côté-là, si ce n'est qu'ils ont arrêté de bouffer les passants.
Probablement parce qu'il n'y a plus de passants. »

C'est toujours aussi drôle et déjanté, barré, complètement fou... mais qu'est-ce que ça fait du bien ! Toujours autant. C'est vrai quoi, il faut rire ! - et on ne le fait plus aussi souvent qu'on devrait aujourd'hui... Heureusement, un bon bouquin comme celui-ci, ça peut aider ! - Bien qu'on ne le qualifiera peut-être pas de « feel-good » non plus =)
Après, j'avoue, l'humour en question n'atteindra peut-être pas tout le monde.
Et, une bonne connaissance de l'univers keupon des années 80 s'avèrera, sinon obligatoire, toujours la bienvenue -> Licence « No Future » préférable, mais pas indispensable.
(Pour rappel, Karim Berrouka n'est autre que le chanteur d'un groupe punk de cette décennie ; Ludwig von 88.)

📖 « Nuit tranquille.
Dehors les morts-vivants font ce qu'ils font de mieux : ils errent comme des damnés. Vers une heure, coupure de jus. L'électricité a rendu l'âme dans le quartier. Il va falloir sortir les lampes de poche, puis se remettre aux bougies quand on aura épuisé les piles.
L'apocalypse, c'est d'un prévisible... »

L'équipage du Collectif 25 - petit collectif qui deviendra Grand... - se compose des inséparables Deuspi & Fonsdé, du duo de punk à chien ; Glandouille & Pustule (et c'est pas le nom des chiens hein, qui par ailleurs sont trois), de l'anarcho-punk et très cultivé Kropotkine, du freegan nommé Mange-Poubelle du fait qu'il ne conçoit pas trouver sa nourriture ailleurs (que dans les poubelles donc), et de sa fervente « opposante » avec qui il adore se prendre la tête ; la défenseuse patentée des droits de l'homme, de la femme, des enfants, des animaux, de l'amour, de la nature, de la liberté, de la vie, etc... bref, la militante écolo-punkette Eva (pourvue, accessoirement, de ses spikes jaune citron).
Cette joyeuse bande va surtout devoir survivre dans une atmosphère post-apocalypse, enfin libérée du carcan de la surconsommation et des autres dérives de l'humanité, au profit de l'anarchie - mais organisée, l'anarchie... ou à tout le moins ; autant que faire se peut - et où les « comme morts qui marchent » vont se révéler... comment dire ? On ne peut plus surprenants. Musicalement parlant en tous cas. Le tout, entre autres quête mystique, trips hallucinatoires et visions salvatrices...
Mais je n'en dirai pas davantage.

📖 « Quelle merde la fin du monde... »

À votre tour d'aller zoner chez les zombies, avec le collectif évidemment !
Zombiesque lecture à tous et toutes =))
📖 « Le monde n’est pas mal fait, il est juste parfait dans son cynisme. »
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RosenDero
  11 décembre 2017
Les morts se relèvent.
Avides de chair humaine.
Mais les punks vont faire face.
Et le drapeau noir flottera sur Paname.
---
Attention OVNI en or massif.
Punks VS zombies ? Simpliste ? Oh, non ma p'tite dame ! Parce que ces zombies-là, voyez-vous, ils ont l'oreille musicale... Et que ces punks-là, croyez-moi, c'est des anti-héros qui fcukent le Grand Capital à coups de rangeots !
J'ai adoré cette lecture. Irrévérencieuse, emplie de rage, d'humour, intelligente, jouissive, aux messages forts et au suspens haletant, pleine de violence et de fureur libératrice, pleine de trips et de références musicales, cinématographiques, politiques, culturelles, historiques (j'en passe). Elle casse les codes, elle les reprend, les libère, les éparpille.
Ah quel bonheur, quelle plume, quelle maîtrise scénaristique, quel catharsis !
Merci Hyelana pour cette pioche de Décembre 2017 :)
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Stelphique
  02 juillet 2016
Les personnages:
Rien qu'avec leurs Prénoms, vous avez déjà une idée de ce qui vous attend : Deuspi et Fonsdé, le duo inséparable, Eva Miss Antitout, Kropotkine et son anarchisme, Mange-Poubelle et son accoutrement très spécial, Glandouille et Pustule avec leurs trois clébards. Voici donc le club des punks, le Collectif 25…Joyeuse bande de « timbrés » qu'on se plaît à voir ainsi mettre en scène, et se battre contre les zombies. On s'attache à leurs personnalités, on se boirait bien un petit coup avec eux, tellement ils sont sympathiques. Il forment une bande improbable de héros malgré eux, et ce qui fait tout leur charme…
« -On est des punks, pas des héros. » p271.
Ce que j'ai ressenti:…Un condensé d'humour et de tempo ravageur…
Encore une fois, c'est le mot Déjanté qui me vient à l'esprit après la lecture de ce livre! Décidemment, Karim Berrouka est un auteur à suivre pour ses délires!!!!J'aime sa folie, j'adhère à son style et je suis impatiente de lire son prochain livre, après les fées (cf Fées Weed et Guillotines), place aux créatures dégoulinantes et bouffeuses de cervelles….
Du coup, leur cervelle a largement dépassé la cote d'alerte toxicologique. Elle est habituée certes, mais ça ne l'empêche pas pour autant de se mettre en mode free party.
Paris, nouveau terrain de jeu des zombies, Paris mis à sac par une bande de dégénérés, Paris, ou la naissance hypothétique de l'Anarchie. Paris se voit endosser de nouvelles couleurs, de nouvelles odeurs, de nouveaux combats, de nouveaux hymnes. Autant vous dire, que l'Humour est de ses pages, qu'il est à prendre au second degré voire encore plus bas, (c'est combien déjà celui de la bière???!!!), qu'on est éclaté de rire à chaque réplique, qu'on se prend une belle dose de n'importe nawak délirante, acide mais salvatrice pour nos zygomatiques.
« Ligne de Speed, coke en stock, si je mens, je vais à Woodstock. »
Mais cette histoire c'est une révérence à la musique Punk. Il donne le ton et l'énergie aux pages qui défilent. Tout est dans la dynamique, les zombies se font dezinguer à tout va sous des airs inspirés, les anges ont des prénoms d'artistes populaires, les fleurs jaillissent des guitares sèches…Une sacrée ambiance, je vous le dis!!! Je ne connaissais aucune des chansons du répertoire keupon, mais l'auteur arrive à titiller notre curiosité, et si jamais un son inhabituel sortait de mes enceintes, il y serait sans doute pour quelque chose! J'ai beaucoup aimé cette touche musicale du roman, tout en rythme et en textes forts…
-Tu crois qu'ils kiffent le punk destroy?
-Ils avaient l'air…C'est bon à savoir.
Mais ce petit condensé d'humour et de tempo ravageur cache au détour des lignes, une belle métaphore de notre société actuelle. Derrière le côté complètement « barré », l'auteur nous met en garde avec intelligence et jeux de mots incisifs, des dangers de ce système capitaliste. C'est ce que j'ai aimé, cette histoire à double sens, derrière le divertissement, les petits clins d'oeil avisés, les dénonciations tout en humour et reparties hilarantes.
-Et ensuite, on libère Amour et Paix, enfermés dans cette boite depuis que Haine, Convoitise et Obscurantisme les y ont pris au piège?
En bref, une lecture estivale qui fait du bien au moral, un univers riche et affamé, une vision nimbée d'hallucinogènes, mais un très bon moment de lecture que je vous conseille!

Lien : https://fairystelphique.word..
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Igguk
  25 avril 2016
Ce qui est bien avec le club des punks contre l'apocalypse zombie, c'est qu'en ouvrant le bouquin on sait à peu près à quoi s'attendre : Des punks contre des zombies, ce qui a l'air rigolo (n'est-ce pas ?). le dernier roman de Karim Berrouka part donc sur le truc bien à la mode, du bon vieux mort-vivant des familles qui se traine et mange les gens.
Ce roman commence par la classique invasion de pourris dans la ville de Paris, gens qui paniquent, monstres qui les mangent joyeusement, beeeuuuuaaaaarrrrrg, et quelques chanceux qui arrivent à s'abriter à temps. La principale originalité de celui-ci est donc de proposer un casting de héros entièrement composé de keupons, les joyeux squatteurs du collectif du 25. Ça change déjà de la tendance générale à faire du mélange social dans ce genre de trucs, là pas question, c'est punk et c'est tout. On se retrouve donc avec Eva, Mange-Poubelle, Kropotkine, Deuspi et Fonsdé qui regardent la capitale partir en sucette du haut de leur squat. Puis à un moment il va quand même falloir sortir, surtout parce que y'a plus de bière ou de p'tits cachets qui font rire.
Bon, quand tu es sensible au No Future, que l'idéologie néo-libérale est ton grand ennemi, voir s'effondrer tout ça a un côté salvateur et t'as envie de marquer le coup, de faire des grosses conneries symboliques. Y'a un premier aspect clairement fun dans le bouquin de Karim Berrouka, les péripéties de nos héros à crêtes font rire, leurs premières virées en pays zombie sont un grand n'importe quoi de délires anarchistes. Tout ça brillamment soutenu par une écriture bien dans le ton, légère, drôle et qui se prend à moitié au sérieux. Voilà donc nos jeunes en marge qui profitent de l'absence de la police, leur grand ennemi, pour faire savoir au monde que non, punk is not dead.
Mais ce serait une erreur de résumer le club des punks contre l'apocalypse zombie à un simple délire de punks qui font les cons dans un Paris post-apocalyptique. L'écrivain connait vraisemblablement très bien cet univers, les personnages ne sont pas que des épaves qui font la manche devant le McDo du coin qu'on caricature souvent, chacun a sa personnalité, ses convictions, ses goûts et ses combats. On s'attache vraiment à la bande du 25 et ils sont bien plus fouillés qu'on pourrait le croire. Y'a beaucoup de références musicales qui me passait au-dessus parce que la musique punk n'est pas vraiment ma tasse de thé (ou ma pinte de binouze, c'est plus dans l'idée) mais ça crée vraiment un univers cohérent.
Quand on nous pose un livre avec un gros A encerclé sur un drapeau en couverture, c'est pas juste « fuck le système et bourrons-nous la gueule ! ». Y'a de ça, mais petit à petit le livre développe un sous-texte sur l'anarchie, la vraie, la notion politique originale qui s'oppose à l'élite dirigeante, une société auto-gérée fonctionnelle et saine. Parce qu'à travers ces gros délires, le roman a aussi un fond politique. C'est jamais lourd, ça n'enlève pas le fun global de l'aventure mais ça donne du corps à l'ensemble. Ça apparait souvent avec des ficelles énormes à prendre au 72e degré parce que le livre part vraiment dans des trips monstrueux, c'est très drôle mais ça fait sens. En plus de ça, on glisse au fil des pages dans une surcouche de mysticisme délirant absolument jubilatoire.
Quand vous découvrirez l'identité des « méchants » de l'histoire, ou les astuces que trouvent les humains pour manipuler les zombies, c'est du grand n'importe quoi, mais c'est aussi très parlant. le développement de thèmes comme la politique, l'entreprise ou les médias passe par des grosses vannes, mais il passe quand même. Si vous êtes politiquement très à droite et que l'humour vous froisse, vous apprécierez peut-être moins le voyage ou vous rirez un peu jaune, mais les autres s'amuseront énormément. le livre va parfois assez loin dans la représentation tranchée de certaines catégories (les flics ou les patrons, par exemple), mais on est pas exactement là pour jouer la nuance et la subtilité. C'est très punk, en fait.
Je suis pas un grand amateur de post-apo ou de zombies en général (j'en parle rarement ici, d'ailleurs), je trouve que les oeuvres traitant le sujet se retrouvent toujours plus ou moins à tirer sur les même cordes depuis 30 ans. C'est codifié, souvent déjà-vu, rarement inventif. Ça veut pas dire que tout ce qui touche à ce domaine me rebute, j'ai adoré Zombieland ou The Last of Us, mais il faut quelque chose de vraiment fort pour faire ressortir son histoire du lot. Et ce « truc », cette étincelle d'âme et d'inventivité, d'humour et de pertinence, je l'ai retrouvé ici.
Finalement plus punk que zombie, le club des punks contre l'apocalypse zombie de Karim Berrouka est un roman délirant, jouissif, qui ne se prend pas au sérieux mais nous dit quand même quelque chose. Parce que pour parler de la société, quoi de mieux que lui ravager la gueule et montrer ses entrailles qui puent ?
Lien : http://ours-inculte.fr/club-..
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Citations et extraits (95) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   23 janvier 2020
Ne sortez pas de chez vous, barricadez-vous, n’ouvrez à personne, surtout pas à vos voisins, nous avons la situation en main, l’armée rétablit l’ordre, le président est en lieu sûr, les chiffres du chômage sont encourageants, la reprise succédera à l’austérité, l’État français ne se laissera pas intimider par des actes commis par un groupe de terroristes sanguinaires, l’avenir est radieux…
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TatooaTatooa   14 juillet 2018
Quand Kropotkine a annoncé que chacun était libre de faire ce qu'il voulait, tant que cela n'empiétait pas sur la liberté des autres ou ne foutait pas en danger la survie de cette toute jeune communauté, la première requête a été de pouvoir prier. Evidemment. Quand l'homme ne sait pas ou ne sait plus, il se tourne vers Dieu... Qui n'en sait pas plus que lui, qui ne répond jamais, mais c'est toujours rassurant de savoir qu'il existe un être supérieur, sourd, muet et complètement désintéressé de ses ouailles, dans les mains duquel on peut mettre son destin. Et la seconde demande a été de pouvoir rebrancher des télévisions, des fois que les programmes auraient été rétablis. Un peu pour la même raison.
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fnitterfnitter   24 janvier 2020
Quand l’homme ne sait pas ou ne sait plus, il se tourne vers Dieu… Qui n’en sait pas plus que lui, qui ne répond jamais, mais c’est toujours rassurant de savoir qu’il existe un être supérieur, sourd, muet et complètement désintéressé de ses ouailles, dans les mains duquel on peut mettre son destin.
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TatooaTatooa   11 juillet 2018
On s'est posé dans l'espace pique-nique, à peu près au centre du zoo. Il y a des tables en bois et des bancs où s'asseoir, juste à côté d'une jolie cascade. Le lieu est assez bucolique, et serait presque reposant s'il n'y avait pas, à quelques dizaines de mètres, une marée de zombies en mode vénération. Et, devant eux, droit comme un piquet de tente, Trevor, en bon général qui attend les ordres.
- Qu'est ce qu'on va foutre d'eux ? demande Eva. Je me trimbale pas une foule d'admirateurs en décomposition à travers tout Paris. Et j'en veux pas dans le jardin du Collectif.
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TatooaTatooa   09 juillet 2018
Si Kropotkine a une petite expérience de la survie en milieu bouffe-cervelle, il n'en est rien de ses accompagnateurs : trois types de la sécu, dont un qui le garde en permanence dans sa ligne de mire des fois qu'il aurait envie de se faire la malle, et deux secrétaires. Ainsi l'ont décidé les patrons qui n'ont aucune idée précise de ce qui se passe à l'extérieur. Ils vivent toujours dans leur bulle, cultivant leurs rêves de grandes conquêtes capitalistes. Leur réalité se limite au nirvana qu'ils foulent de leurs chaussons dorés. Qu'importe si tout se barre en couille, si le monde tel qu'il était n'est plus qu'un champ de ruines. La réalité doit se plier à leurs desiderata, elle cédera, pas eux.
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