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Édouard Jimenez (Traducteur)
EAN : 9782020130295
202 pages
Éditeur : Seuil (22/04/1992)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 15 notes)
Résumé :
" Bustos Domecq écrit comme un journaliste littéraire, usant et abusant de néologismes, de latin de cuisine, de clichés, de métaphores incohérentes, d'illogismes, de grandiloquence.
L'auteur et ses personnages sont tous des imbéciles, et il est difficile de dire qui est la dupe de qui. " Jorge Luis Borges
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Ambages
  27 avril 2016
Voilà deux auteurs qui se sont faits plaisir. Un livre somptueux écrit par Jorge Luis Borges et Adolfo Bioy Casares. Je regrette de ne pas connaître plus avant l'histoire de l'Argentine car j'ai dû manquer des choses, des jeux de mots incisifs. Des contes, des fantaisies qui dénoncent de manière « ubuesque » des attitudes ou retracent des heures douloureuses de l'histoire. Les mots sont drôles, mordants, ironiques pour décrire la stupidité... ou la cruauté. A cet égard « La fête du Monstre » a été difficile à lire car il y est question du meurtre d'un homme, parce que juif, par une bande d'extrémistes. Or les auteurs ont pris le parti de faire raconter l'histoire par l'un des tueurs. Effrayant ! Un fil conducteur au travers de ces histoires, les imbéciles mangent beaucoup et c'est raconté de manière truculente. « Par-delà le bien et le mal », est un récit très amusant qui, sous forme de lettres écrites par un argentin en voyage en France, explique sa rencontre avec un baron français dans un hôtel à Aix-les-Bains, un pur régal (le narrateur ne finira pas son récit et je ne dis pas pourquoi mais c'est cocasse). le monde de l'édition aussi intéresse les auteurs « toujours nous nous heurtons à un censeur qui choisit ou élimine » (extrait de « L'ennemi numéro 1 de la censure »). Un humour qui se rit des lettrés : « Il arriva qu'un magister pédant, comme il n'en manque point, lui jeta au visage quelque vers qui, eu égard à la synalèphe, se serait avéré mal compté. Telle fut la réplique, fameuse, de Zuniga : ''Mal compté ? Mal compté ? Je l'ai compté avec les doigts.'' Tout commentaire est superflu. » (« En établissant des responsabilités »).
Un livre qui dénonce la bêtise humaine, une écriture fameuse, grandiose. « On a bien raison de prétendre que celui qui n'apprend qu'une chose s'en souvient ; je n'ai pas encore oublié... » J'adore.
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zellereb
  27 novembre 2016
Ces nouvelles sont teintées d'humour noir , elles sont colorées, fortes, flamboyantes, rocambolesques. Elles portent un regard sur la société argentine de l'époque. Certaines se basent sur des faits divers et sur l'actualité politique. le texte est très ramassé, fruit d'un écrit commun.
Ce qui m'a surtout frappée dans ces nouvelles, c'est leur chute. Certaines avaient une telle portée, qu'elle m'ont mises en joie.
Pêle-mêle, on a une nouvelle sur les gauchos juifs installés dans la pampa, une autre qui se passe dans le milieu cinématographique où un scénariste vend ses textes à un groupe nommé « SOUPE », une nouvelle qui parle d'un homme courtisant une dame âgée, pas trop belle et très exigeante, une autre qui parle d'un complot dans un établissement thermal, une autre qui parle des coulisses d'une manifestation lors de la dictature de Peron, etc etc.…
Un bon moment à passer.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AmbagesAmbages   26 avril 2016
On n'y voyait goutte. Après un moment tout entier consacré à Froussardise, je chopai la vraie vérité. Il n'y avait plus âme qui vive et j'étais resté enfermé à l'intérieur, comme celui qui avait passé la nuit dans le jardin zoologique. A l'évidence, l'heure était venue de jouer le tout pour le tout ; je progressai à quatre pattes vers ce que je croyais être la porte et qui se révéla être un gnon. Les arêtes de la table basse perçurent leur tribut de sang et je faillis me confondre avec les dessous de l'ottomane. Un individu dépourvu de volonté - vous, Ustariz, par exemple - aurait essayé de se redresser sur ses pattes de derrière et d'allumer. Pas moi, je suis un spécimen particulier et ne ressemble pas au dénominateur commun : j’avançai dans l'obscurité le plus quadrupèdement du monde, ma raison sociale Tête S.A. conserve encore le souvenir douloureux des bosses qui ponctuèrent l'ouverture de chaque brèche. D'un mouvement du nez, je tournai le loquet et alors, mamma mia, j'entends monter dans l'immeuble désert l'ascenseur. Un Otis à capacité renforcée !
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AmbagesAmbages   27 avril 2016
« A lui qu'aura changé un mot
donneras de la bâtonne. »
Dans le premier de ces vers déjà classiques, le lecteur empressé notera une synalèphe, forme répudiée par l'oreille avertie de Zuniga. Dans le second, le terme bâtonne, peut retarder la progression. Deux conjectures s'offrent au lettré ; l'une, que le mot bâtonne, d'usage maintenant rare, constitue une précieuse relique du parler de l'époque, ne serait-ce que chez les villageois les plus rustiques ; l'autre, celle convenant le mieux à sa nature vigoureuse, que le Meunier voulut affirmer une bonne fois pour toutes que la langue lui appartenait et que c'était lui qui l'accommodait au gré de son humeur. 
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AmbagesAmbages   27 avril 2016
Quand la bouche se tait, le cerveau est en ébullition.
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zellerebzellereb   27 novembre 2016
La visite d’un jeune ami est toujours source de satisfactions. En cette heure alourdie par de gros nuages noirs, l’homme qui reste à l’écart de la jeunesse mériterait de se retrouver au cimetière.

A la vie à la mort
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zellerebzellereb   27 novembre 2016
Dans les grandes occasions, qui sait où chacun va puiser son courage !
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Videos de Jorge Luis Borges (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jorge Luis Borges
Jorge Luis BORGES – Une Vie, une Œuvre : 1899-1986 (France Culture, 1985) Émission "Une Vie, une Œuvre", par Florence Marguier, diffusée le 3 juin 2001 sur France Culture. Invités : Christian Bourgois, Pierre Bourgeade, François Marie Banier, Hector Bianciotti et Jacques Taroni.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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