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ISBN : 9791025102978
Éditeur : French Pulp Éditions (29/09/2017)

Note moyenne : 2.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :
L’Italie des années de plomb. Tandis que les brigades rouges mettent le pays à feu et à sang, Marco, un jeune idéaliste, se compromet dans un braquage qui tourne mal. La suite sera une longue fuite qui, de la Corse à Paris en passant par Bourges, l’amènera à fréquenter tout ce que la France compte de groupuscules révolutionnaires… et les flics qui les infiltrent !
France, de nos jours. A la recherche de ce père pas comme les autres, Kloé va devoir se plonger... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
bdelhausse
  26 octobre 2017
D'abord merci à Babelio (Masse critique octobre 2017) et aux éditions French Pulp. Un livre de plus que je vais m'empresser de laisser dans une boîte à livres à deux pas de chez moi.
Intéressons-nous à French Pulp, une maison d'édition qui croit dans une nouvelle société participative... et qui s'engage à reverser une partie des bénéfices engendrés par la publication de chaque ouvrage à une association choisie par le parrain dudit livre. Cette approche me plaît énormément. Je souscris à ce credo de toute mon âme. Un rayon de soleil dans un monde de brute... Privé d'origine n'avait pas de parrain. Mais je leur souhaite -néanmoins- de plantureux bénéfices.
Voilà, je pourrais conclure ma critique ici... Et le livre? hurlent en choeur tous les Babéliotes babas bobos gauchos...
Vous voulez vraiment? Soit.
Masquées par une écriture sèche comme un vieux pain jeté aux pigeons (toute ressemblance entre le volatile et la personne ayant acheté le livre est purement fortuite, oeuf corse), l'intrigue et la structure du livre sont d'un indélébile classicisme. Un chapitre dans le présent (2014) et un chapitre dans le passé (1982 le plus souvent). Les récits s'entrecroisent, s'entrechoquent, se télescopent.
Le présent: une punkette née sous X qui joue de la basse dans un groupe de rock. A 32 ans, avec quelques économies, elle a décidé de trouver qui sont ses parents biologiques. Je redis bien 32 ans... car l'auteur se prend parfois les pieds dans le tapis et nous parle d'une "jeune fille" (p.14) ou laisse entendre qu'elle est dans la vingtaine (p.303 et d'autres). Je ne suis pas psychologue, mais cela me semble un peu tard pour décider de retrouver ses parents. Le seul fait d'avoir enfin un peu d'argent de côté n'explique pas tout. Mais le livre est truffé de ce genre de justfications un peu rapides et simplistes. Y compris dans la théorie du complot (qui permet de faire croire au lecteur que lorsqu'un état d'urgence est décrété au niveau régional par le préfet, on peut étouffer une prise d'otages dans un hôpital bondé et pris d'assaut par le GIGN, même en 1982...) et la manière dont l'auteur boucle sont récit. Je ne rentre pas trop dans le détail, mais je garde tout cela sous le coude si cela vous intéresse.
Le passé... un terroriste italien qui tue lors de sa première mission et est exfiltré en France. Il s'y fait oublier, acquiert une nouvelle identité et remet le pied à l'étrier dans l'ombre des groupuscules gauchistes, écologistes durs qui vont voir le jour fin des années 70.
Cela pourrait être sympa. Revisiter ces années noires, d'Ulrike Meinhof aux Brigades rouges. Quand l'action armée semblait être la seule option. Quand la société semblait ne laisser que cette échappatoire. Cela pourrait. Mais l'écriture sèche laisse en fait la place à trop d'approximations dans le récit. C'est haché, cela coince aux entournures. Par contre, on peut sans doute faire confiance à l'auteur pour avoir bien fait gaffe aux dates et à la succession des événements dans le passé (j'ai quand même de sérieux doutes, mais il faudrait relire le livre pour tout vérifier, et je ne suis pas maso à ce point-là).
Pourquoi tant de haine... Je me le demande aussi. Sans doute parce que j'ai été rapidement perturbé par les coquilles qui émaillent le livre. OK, il est noté "EPREUVE SERVICE PRESSE" sur la couverture. Les exemplaires destinés à la presse ne sont-ils donc pas relus? En effet, le livre que j'ai reçu était une épreuve non corrigée. Je ne pense pas que cela était mentionné dans l'opération Masse critique. Car je connais mes limites: quand je commence à compter et relever les coquilles, c'est que le roman va à vau-l'eau. Au-delà des coquilles, il faut bien être clair, c'est l'ensemble qui fait naufrage.
Je passerai donc sous silence les coquilles... pour ne pas lasser les aimables personnes qui m'ont lu jusqu'ici, comme de nombreux accords de participes passés loupés, un usage immodéré pour "à" au lieu de "a" et vice versa (dès la page 11)... A deux-trois semaines de la publication finale, je reste consterné par l'ampleur des coquilles, et leur nature. J'espère aussi que les mélanges de prénoms à répétition dans le chapitre 16 seront corrigés , idem pour les incohérences, par exemple où l'auteur en page 206 contredit une info donnée en page 89..., le fait qu'une punkette trouve un terroriste en planque là où les RG n'ont pas réussi, et (summum du summum pour un Belge...) Brel supposé chanter "Avec le temps, va, tout s'en va"... en page 152. (Alors que tout le monde sait que c'est Michel Sardou... humour, hein! c'est pour voir si quelqu'un lit toujours cette très longue chronique.)
Il est alors clair que ma note ne reflète pas la vraie valeur du livre, mais celle de l'exemplaire reçu... Mais ces coquilles n'expliquent pas tout. Globalement, je pense que le problème majeur réside dans une certaine indécision dans le choix de l'optique d'écriture... en clair, on passe très souvent du narrateur omniscient à un narrateur qui ne sait que ce que les personnages savent... On pourrait admettre ce genre de transitions, mais il faudrait sans doute mieux les gérer, car c'est complexe à mettre en place et clairement très risqué comme option. Rares sont les auteurs, même chevronnés, qui s'y risquent (et y arrivent).
Dommage, dommage, dommage. Ma déception est à l'image de ce que ce roman aurait pu être.
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jeandubus
  14 novembre 2017
Privé d'origine
Titre prémonitoire s'il en est puisque d'origine, c'est une jeune femme qui en est privée. L'auteur Jeremy Bouquin nous est présenté comme « un touche à tout auto-éduqué (…) », ce qui correspond très bien au ton général de ce polar au style vif plombé par une orthographe et une syntaxe catastrophiques.
Passons sur les innombrables recours aux yeux vissés ou rivés, sur les approximations d'un auteur qui n'a pas pris le temps de s'informer en profondeur sur son sujet (les brigades rouges et les groupuscules français, qui constituent un excellent support dramatique).
A forcer son style, J. Bouquin s'emmêle les pinceaux et commet bourde sur bourde, multiplie les invraisemblances et se trompe même en nommant ses personnages. A dessein je ne souhaite pas relever ici toutes les notes que j'ai prises au cours de ma lecture pour laisser à d'autres le soin de s'attacher à l'intrigue confuse et embrouillée.
Assurément, J. Bouquin connait mieux le milieu du rock que celui des révolutionnaires ; le premier chapitre en est un bon exemple qui est aussi le mieux écrit de tout l'ouvrage. Comme quoi, mieux vaut parler de ce qu'on connait plutôt que d'inventer sur ce qu'on ne sait pas.
Dommage car il me semble que cet auteur qui n'a pas connu l'époque dont il parle a un véritable potentiel pour peu qu'il ou qu'on le relise et qu'on l'assiste .
Merci à l'Editeur et à Masse critique pour cet envoi.
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EvadezMoi
  16 novembre 2017
Jérémy Bouquin revient ici avec deux personnages forts.
Tony, l'italien, qui voit sa vie complètement réduite à néant suite à ce casse qui a mal tourné. On va assister à sa reconstruction à force de courage et de persévérance. Tony va devoir oublier sa famille et ses rêves.
A travers lui, nous revivons cette époque fin 70 – début 80, alors que les Brigades Rouges, groupe extrême de gauche, fait couler le sang en Italie, mais aussi en France. C'est aussi une époque difficile au niveau économique et politique : les derniers colons d'Afrique du Nord sont rentrés en métropole, Giscard se nie dans le scandale des diamants, Mitterrand brigue la présidence. La génération baby boom découvre le chômage et la tension monte dans tout l'hexagone. L'auteur nous repeint ce contexte avec brio au travers de Tony, devenu Marco.
‘'L'Italie est en pleine tourmente, une « guérilla civile » disent même certains. Dix ans que cela dure, déjà. Depuis 1969 les brigades rouges et maintenant les « Prima Linea » posent des bombes, kidnappent. On ne parle que de cela. Attentat de la place Fontana à Rome, attaques de trains, braquages de banques…
Le chaos. La stratégie de la tension.
La police est sur les dents.
C'est le bordel.''
Kloé, elle, fait partie d'un groupe Rock qui vient de terminer une tournée triomphale. Mais depuis toute petite, sa seule obsession reste de retrouver ses parents biologiques. Sa quête d'identité la conduit à utiliser les services d'un détective privé qui essaiera de la persuader d'arrêter ses recherches quand il découvre que le père de Kloé est un terroriste recherché par Interpol.
‘'L'enquête est colossale, compliquée. Torturée.
Le privé avait tout de même réussi à trouver quelques pistes. Il avait rencontré des dizaines de personnes pour croiser les informations…
Il a même fait une recherche générale dans les faits divers des journaux de l'époque. le jour de la naissance de Kloé, l'hôpital avait été le théâtre d'un fait divers. Un e agression. On n'en savait pas plus.
Etrange, une page vide. Rien. Puis un entrefilet d'un journal. Juste un acte de naissance dans le quotidien local du coin.
Le Dauphiné libéré. Kloé est née dans le département de l'Isère. Pas loin de la tour du Pin (la sous-préfecture) en 1983, le 8 décembre.
Cette manchette, elle l'a déjà vue.''
Kloé est un personnage fort et déterminé. Une femme hors normes, comme souvent dans les romans de l'auteur.
Mais au-delà de ses personnages et de ces deux histoires, Jérémy Bouquin revient surtout avec un style qui m'a séduite dès le premier roman que j'ai lu de lui. Un style haché menu, ultra percutant, un peu comme un script de scénario. Des phrases très courtes, parfois même juste un mot. C'est très rythmé. Il a l'art de s'adapter à ses personnages et de savoir se renouveler sans cesse. Je vous conseille de lire « Une femme de ménage » paru également chez French Pulp en Mai. Un roman décalé mais d'une originalité rare.
Jérémy maîtrise tous les styles et il le prouve ici avec ce polar passionnant.

Lien : http://www.evadez-moi.com/ar..
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celine85
  07 octobre 2017
D'un coté, un homme qui refait sa vie sous une autre identité suite à un braquage qui a mal tourné. de l'autre, Kloé, une jeune bassiste qui fait appel à un détective privé pour enquêter sur son passé et connaitre ses origines.
2 époques, 2 histoires qui vont finir par se réunir.
La construction de ce polar, qui alterne ces 2 époques/histoires, apporte un vrai dynamisme. Même si on comprend rapidement comment elles sont reliées, des éléments viennent s'ajouter pour maintenir l'attention du lecteur.
Polar "classique", sans violence, au style fluide qui m'a fait passer un agréable moment.
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lcath
  25 octobre 2017
Pas mal, pas mal ce petit polar !
Sous le prétexte d'une naissance sous X , l'auteur nous ramène vers un passé proche, les années 80 et un milieu, celui des terroristes d'extréme gauche autrement appelés groupuscules révolutionnaires...
Kloé, bassiste d'un groupe punk-rock en pleine gloire est une enfant adoptée. Elle a décidé à l'aube de sa trentaine, de retrouver qui étaient ses parents. Pour cela, elle a payé un "détective privé", homme à tout faire, au comportement trouble et à la morale fluctuante. Celui-ci a pu lui fournir des informations, notamment sur son père qui est recherché pour crime terroriste en Italie...
Le récit se fait à deux voix et à deux époques, celle de Kloé aujourd'hui et celle de Marco en 80.
C'est bien fait , un peu lent au début du côté de Kloé, mais les évènements s'enchainent pile poil et à mi-parcours le rythme s'emballe . de la violence, des armes , des complots, mais pas que ... une happy end bienvenue sur fond d'histoire d'amour qui réhausse le récit d'une touche d'humanité.
Merci aux éditions" french pulp" et à Babelio masse critique, pour ce livre.

Lien : http://theetlivres.eklablog...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
celine85celine85   07 octobre 2017
Depuis, Jasper Zenderro avait enquêté. Plus exactement remué la merde. Il remontait de temps en temps à la surface avec quelques éléments.
Maigre.
Mais là, il avait du lourd, du neuf!
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celine85celine85   07 octobre 2017
Le groupe de cinq individus est entré dans la boutique. Tous cagoulés, certains avaient même des brassards. Rouges. Des révolutionnaires.
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