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EAN : 9782253125624
182 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1900)
2.81/5   59 notes
Résumé :
" Mon père m'a donné un mari, mon Dieu, quel homme, quel petit homme, qu'il est petit... " Et si le refrain devenait soudain réalité ? Léon, un jeune médecin, a épousé une femme plus grande que lui, la plantureuse Solange, dont il est fou amoureux. Il doit se hisser sur la pointe des pieds pour l'embrasser. Le couple s'aime, brave les moqueries et affiche fièrement sa différence. Hélas, à la naissance de leur premier enfant, un phénomène étrange se produit : Léon a ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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brigittelascombe
  02 décembre 2012
"Pour Léon le foyer n'était plus une oasis de tranquillité,mais une arène sanglante,un champ de mines où tous les coups étaient permis".
Quelle cruelle aventure que celle qui va peu à peu ratatiner Léon, un "bel homme" à la "fière allure", suite à son mariage d'amour avec Solange "une splendide créature au corps plantureux"!
Il est pourtant bardé de diplômes, intelligent,cultivé; seuls lui manquent quelques centimètres en taille par rapport à son épouse.Mais ce fossé va s'accroitre (au propre et au figuré) jusqu'à ce qu'il ne soit plus rien, un simple débris rejeté de tous,nié dans son statut d'homme et de père.
Sous forme de métaphore, cette fable des temps moderne traite d'un brûlant sujet de société: celui d'une nouvelle ère où le patriarcat dépassé, la femme (ici docteur en chirurgie dentaire) diplômée elle aussi utilise parfois l'homme comme un objet sexuel capable de lui faire des enfants,de lui donner du plaisir, puis son rôle de mère s'amplifiant elle peut, telle une "mante-religieuse" dévorer le pauvre "petit mari" (d'où le titre) et devenir toute puissante chez elle.
Fort bien écrit par la plume mordante de Pascal Bruckner (qui a obtenu entre autres le prix Renaudot pour Les Voleurs de beauté), l'angoisse qui monte crescendo est fort bien rendue: il passe des sobriquets perfides ("gnome maléfique", "époux farfadet") à la honte,infantilisé il est mis au même rang que la fratrie,réduit à son seul sexe il satisfait ses appétits insatiables, non respecté il n'est plus maître des décisions du foyer,culpabilisé il tombe dans la mélancolie,effacé il vit dans la clandestinité,non reconnu pour ses talents il devient paranoïaque puis combattif mais aveugle car toujours fasciné par celle dont il est dépendant il se laissera payer pour laisser sa place à un autre.
Le lecteur est ému et prend ce pauvre "petit mari" en pitié d'où le talent de Pascal Bruckner (dont chaque détail détail a été choisi très finement:ex elle est fille unique donc soumise à la pression de son père pour jouer le rôle d'un fils éventuel, il est orphelin donc en état de dépendance maternelle affective).
L'humour toujours présent fait que Mon petit mari ne tombe jamais dans le pathos...mais avec cordes et piolet, en arrive à naviguer au jugé sur un mont de Vénus des plus attirants!!!
On peut rapprocher Mon petit mari de le divin enfant de Pascal Bruckner (qui aborde le thème de la régression), de Alice aux Pays des merveilles de Lewis Caroll (pour la régression et le côté fantastique). Mais Mon petit mari m'a surtout évoqué La Métamorphose de Franz Kafka car Léon a du mal à se détacher de ses liens mortifères, il s'enferme dans cet huis-clos et s'y laisse enfermer,il subit une transformation physique et morale (touchant à son animalité étant réduit à manger dans la gamelle du chat!).
Après lecture on s'interroge: sur l'avenir des couples, sur les chances de perénnité d'un mariage,sur les rôles de chacun dans le foyer,sur les super-womans qui font peur aux hommes et sur le fait que nul n'est indispensable dans la vie.
Un excellent livre!
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domisylzen
  07 novembre 2015
Léon mesure 1,66 mètre et Solange, sa femme, mesure 1,80 mètre. Pourtant ils s'aiment. Mais un phénomène étrange se passe à la naissance des enfants. Au premier, Léon "perd" trente-neuf centimètres. Au dernier il ne mesure plus que dix centimètres.
Du coup, son autorité et ses responsabilités s'en trouve diminué, jusqu'à en être contestés.
Un conte sur la tolérance, sur le rôle du père dans la société. C'est tragique, tendre et cruelle, mais on sourit souvent car c'est bourré d'humour.
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manos
  18 juillet 2008
Léon, médecin, mesure 1 m 66, il épouse la sculpturale Solange, 1 m 80 et médecin également. le couple essuie moqueries et plaisanteries mais n'en n'a cure, ils sont amoureux. Les enfants arrivent bientôt et à chaque nouvelle naissance un phénomène extraordinaire se produit, Léon rétrécit. Il rétrécit tant et si bien qu'en quelques années il ne mesure plus que 10 cm. Léon va devoir apprendre à vivre dans un monde de géant.
Cette histoire m'a vraiment fait beaucoup rire, c'est burlesque mais aussi captivant, la vie tranquille de ce médecin se transforme en un combat quotidien. Comment tenir son rôle de père quand on ne mesure plus que 10 cm ? Ses enfants deviennent à ses yeux des "petits sauvages" cruels et jaloux. Comment se comporter aussi avec une femme géante qui doit maintenant tout assurer. La métamorphose de Léon va le "grandir", le rendre plus soucieux au sort des plus faibles et l'obliger à se dépasser. Cette histoire très drôle est également féerique, on retrouve un côté "ogresse" chez Solange, Léon vit dans un monde miniature peuplé d'insectes géants, il escalade la nuit le corps dénudé de sa femme, se dispute une maison de poupée avec ses enfants et conduit sa voiture miniature. On éprouve de la compassion et de la tendresse pour ce petit Léon martyrisé par ses enfants et terrorisé par son chat. Ce livre est une sorte de roman initiatique et une réflexion sur le mariage et surtout sur la paternité. On peut cependant regretter l'image caricaturale et sexiste de la mère toute puissante qui écrase et infantilise son malheureux mari. (Ah !ces hommes qui ont tellement peur pour leur virilité s'il se montre trop "maternant" et si ils ont des épouses solides, intelligentes et indépendantes). C'est en tout cas un bon moment de détente, inventif et très "visuel" mais à considérer surtout pour la forme plus que pour le fond un peu trop conservateur à mon goût.
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Malaura
  28 juillet 2011
Bien que ne mesurant qu'1,66 m, Léon épouse Solange, plantureuse jeune femme d'1,80 m.
Mais le couple s'aime et ne se soucie pas de cette différence de taille dans laquelle il voit plutôt un bon augure.
Hélas en fait de bonne chance, un étrange phénomène se produit.
Après la naissance de leur premier enfant, Léon se met à rétrécir et lorsque trois autres bébés naissent, il se voit réduit à l'état d'allumette !
Comment assurer alors son rôle de père et d'époux quand on a la taille d'un cure-dent ?
Utilisant le procédé de la transformation des corps, tradition littéraire qu'il a toujours affectionné, Pascal Bruckner écrit une fable sympathique, drôle, un brin cruelle.
A l'inverse de Swift ou de Rabelais, l'auteur s'amuse à faire vivre à son personnage la plus tragique des aventures - le rétrécissement - et démontre par ce biais que le pouvoir de l'homme dans son propre foyer tend de plus en plus vers le zéro.
Eh oui, s'en est fini du Mâle Dominant !
Pauvre Léon !
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Kittiwake
  10 mai 2011
Solange est mariée à un homme qui se met soudain à rapetisser…
Le sujet est simple, les situations souvent drôles, et parfois tragiques, mais derrière la fable, c'est toute la question de la place de l'homme dans la famille contemporaine, et de la difficulté du rôle de père.
On y retrouve aussi les thèmes chers à Pascal Bruckner, et en particulier la méchanceté intrinsèque de nos chères têtes blondes
C'est le thème d'un film, sorti en 2008
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   07 novembre 2015
- Votre brièveté prendra-t-elle du thé ou du café, ce matin ? Une miette de croissant, une goutte de jus d'agrume, un morceau de muesli ? C'est bon le muesli pour grandir …
Commenter  J’apprécie          70
mathilde50mathilde50   17 juillet 2013
Léon 1 m66 épouse Solange 1m80. Ils s’aiment et on rapidement un premier enfant. C’est alors que Léon diminue de 39 cm ! Au deuxième enfant, rebelote, Léon diminue encore…
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brigittelascombebrigittelascombe   02 décembre 2012
Pour Léon, le foyer n'était plus une oasis de tranquillité,mais une arène sanglante,un champ de mines où tous les coups étaient permis.
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brigittelascombebrigittelascombe   02 décembre 2012
L'inquiétude de Léon tourna à l'angoisse pure quand il apprit que cette fois elle attendait des jumeaux:un garçon et une fille lovés dans leur oeuf, bien au chaud,comme deux missiles dans leur silo.
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isabiblioisabiblio   13 avril 2010
Hier il s'était dépassé, pourquoi ne pas se dépasser chaque jour ? Frôler la mort suffit parfois à redonner goût à la vie.
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Vidéo de Pascal Bruckner
1982 : Dans le métro à Paris. Voir à 29.33.
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