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ISBN : 2848658207
Éditeur : Sarbacane (06/01/2016)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 97 notes)
Résumé :
Ils sont sept.
Sept qui se rencontrent en manif, dans la révolte, dans le désordre, refusant la vie qu'on leur impose. Ils décident de vivre ensemble, en squat et en meute.
Et au coeur de la meute, il y a Jeanne et Basile, qui découvrent l'amour, celui qui brûle et transporte.
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Critiques, Analyses & Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
petitsoleil
19 mars 2016
Un livre percutant, émouvant, poignant.
Percutant oui, on prend des coups, aux côtés des sept personnages, Jeanne et Basile, Jules et Lucie, Marc, Tonio, Alison. Ces sept-là ne se connaissaient pas tous, mais vont former une bande très solidaire après une manif.
Jeanne et Basile ont le coup de foudre. Il y a aussi des coups de matraque, un certain réalisme dans les manifs, leur mode de vie qui refuse les évidences d'une société trop étouffante pour eux. Des coups de gueule, des révoltes de Marc et des autres, de Tonio au Pôle Emploi.
Il y a aussi des coups de coeur amicaux, amoureux.
Ce livre est réaliste, mais aussi plein d'émotions, de nuances, et les sept personnages sont bien différents, chacun a son parcours, sa personnalité.
A lire ! Coup de coeur !
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canel
09 janvier 2017
Dans 'La Belle de Fontenay', JB Pouy fait dire à Enric :
« Des jeunes qui [manifestent] même s'ils ne savent pas trop quoi défendre, s'ils ont de bonnes bouilles, des visages qui espèrent, c'est toujours dangereux, c'est toujours des esprits prêts à aller de l'avant. [...] J'espère toujours que potentiellement, ils peuvent foutre un bordel d'enfer. Ce qui, a priori, me ravit. »
Bien d'accord ! Et c'est sans doute pour ça que j'ai vite adopté cette petite bande de 7 rebelles des deux sexes - 6 jeunes et 1 moins jeune.
Jeanne et Alison rencontrent Basile et ses potes au cours d'une manif, ils sympathisent. Pourquoi ne pas rejoindre leur squat ? Les deux filles ont envie de sortir du rang, la perspective d'une vie tracée et rikiki à l'image de celles de leurs parents les débecte.
Un roman à découvrir dès le lycée. Rébellion, anarchisme, vie en squat, abandon d'études qui 'ne mènent à rien' (et un petit boulot où on est exploité, ça mène à quoi ?), histoire d'amour et d'amitiés... Voilà de quoi faire rêver les ados qui ont envie de tout n!quer, ils se défouleront par procuration. Mais pas seulement ! La force de cet ouvrage est de montrer également le point de vue parental, ainsi que les revers de la médaille d'une vie 'libre', sans adultes, apparemment idyllique - ceci sans ton moralisateur.
Excellent ! Ma fille de quinze ans, qui lit à reculons depuis quelque temps, a autant aimé que moi. ♥
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orbe
07 janvier 2016
Lors d'une manifestation un peu musclée, Jeanne rencontre Basile, un jeune homme qui vit sa vie au gré des rencontres et de ses envies.
Autour de lui gravite un groupe d'amis qu'il va lui faire partager. Il y a Marc et ses colères contre la société, Tonio et ses blessures sans oublier la rage d'Ali. A cette troupe disparate va s'ajouter un nouveau couple formé par Jules, qui se sent attiré par la terre et Lucie.
A sept ils vont tenter de prolonger la lutte contre une société dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. Aux valeurs individualistes ils vont opposer la force de la communauté et des liens que l'on peut tisser entre hommes en dehors de l'argent.
Tous ensemble ils se préparent à la prochaine grande manifestation sans savoir qu'elle va déclencher un véritable cataclysme au sein de leur clan...
Un livre dont je me suis demandée s'il dépeignait la jeunesse d'hier, d'aujourd'hui ou de demain tant les questionnements qui sont portés sont intemporels.
C'est à la grande interrogation sur les fondements même de notre société que l'auteur nous interroge. Pas étonnant qu'elle prenne pour héros des jeunes adultes qui n'ont pas encore été happé par le système mercantile de notre société.
Un propos qui résonne particulièrement suite à une année 2015 riche en événements, de la COP 21 aux attentats. Car c'est de liberté qu'il s'agit avant tout dans ce récit et la question principale est celle de la lutte.
Mais au lieu de nous servir un discours formaté, Marion Brunet nous montre, sans juger, des êtres qui ont leurs faiblesses, leurs moments d'hésitations, leurs doutes. Tous, à un moment de l'histoire vont se demander si le chemin et bien le bon.
Puis les personnages dépassent leurs deuils et leurs frustrations, et l'espoir renaît...
Alors c'est sûr qu'il y aura des sacrifices mais ils sont le prix à payer pour avoir une vie différente, plus humaine !
A lire !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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leslecturesdeVal
15 janvier 2016
Mon avis: Alors comment vous dire, Marion Brunet, c'est 4 Livres lus d'elle, 2 Pépix et deux Exprim', au total 4 coups de coeur, pas facile de commencer cette lecture car après Frangine et la gueule du loup qui m'avaient émue au plus profond, j'avoue que j'avais une réelle appréhension pour commencer cette lecture, j'avais une partie de moi qui désirait plonger dedans à tout pris et mon autre partie qui me disait oui mais là, c'est pas possible de retrouver ces émotions que tu avais déjà eu avec les deux autres et bien SI, c'est tout à fait possible j'avoue, dès les premières pages j'ai été complètement happée par l'histoire, j'ai adoré les personnages, le ton si singulier de ce roman et la plume de Marion, Wow, une merveille !!! Je suis encore toute chamboulée par cette histoire, j'ai pleuré, j'ai ri, j'ai eu peur aussi pour nos 7 compagnons mais j'ai passé un réel moment de bonheur, Marion, a encore réussi à m'épater par ses mots, sa justesse et le réalisme qu'elle met dans ses romans, je suis bluffée... Je remercie donc, Marion Brunet pour son histoire et les éditions Sarbacane pour ce partenariat mais aussi et surtout pour avoir toujours des romans grandioses à nous présenter.Du coté de l'histoire: Nous rencontrons dans ce roman, sept personnages, tous aussi différents les uns des autres, ils viennent pas des mêmes quartiers, n'ont pas la même vie et sont même pas du même age, ils n'ont à priori rien en commun, mais voilà qu'une manif à lieu et après les assauts des forces de l'ordre, le chaos de la fuite, les mises en garde à vue, ils vont enfin faire connaissance et, rapidement ils vont devenir amis car même si pour la plupart ils sont complètement différents, il y a bien une chose qui les rapproche : leur volonté à tous de se révolter contre ce système qui les empoisonne. Ils vont alors décider de trouver un squat pour vivre tous ensemble, abandonnant pour certains, famille, amis et études. Mais voilà, malgré cette entente, les amours naissants, la révolte qui les anime ne va pas tout arranger, entre manifs plus ou moins musclées, coups de gueule, rébellion pour le maintien de leur squat, rien est facile pour cette bande de copains qui ont décidé de tout plaquer pour vivre ensemble autrement... du coté de l'écriture: Je vous avoue qu'il n'est pas évident pour moi de faire cette chronique, ce livre m'a tellement bouleversée que les mots ne viennent pas forcément comme je voudrais, j'essaie d'être au plus juste avec mes sentiments sans dévoiler ce qu'il faut que vous ressentiez vous même et je m'excuse par avance si tout est un peu brouillon, en désordre (oui elle était facile, je vous l'accorde). J'ai tout aimé dans cette histoire, les personnages attachants, et notamment Jeanne et Basile que j'ai trouvé exceptionnels mais je n'oublie pas non plus Marc et Tonio, très différents mais que j'ai adoré également, j'ai vraiment aimé leurs caractères.
Parlons de l'écriture de l'auteure, elle est juste, elle est vivante, elle est mature, elle nous fait rêver mais aussi pleurer en très peu de temps nous passons, d'un sentiment à l'autre, nous ne lisons pas ce livre, nous le vivons, c'est ce qui fait la force de cette histoire, Marion Brunet nous conte pas une histoire qu'elle a écrite mais elle nous la fait vivre, avec elle, avec tous ses personnages, fictifs je vous l'accorde mais tellement réalistes. Cette histoire nous prend aux tripes et même si vous n'êtes pas spécialement ancrés dans les convictions de nos jeunes héros, vous ne pouvez que les suivre, ils sont à nos cotés ou nous à leur coté je sais pas bien mais on y est, là dans ces manifs, dans ces révoltes de soi, du système qui ne leur convient pas... Ce roman c'est un Hymne à la vie, à ses convictions, à ses valeurs, c'est une course à la liberté qui ne sera pas sans douleur, sans peine mais elle sera également remplie d'espoir et d'humanité.
Passons à la couverture maintenant: j'adore!! j'adore!! j'adore!! Reflétant à merveille l'histoire, elle est pour moi une des plus belles que j'ai vu dans cette collection qui pourtant depuis quelques temps me fait me régaler, je les trouve au fil des sorties, de plus en plus jolies, travaillées mais celle-ci, Oh mon dieu !! j'ai carrément craquée dessus et ce petit coté tout satiné, tout doux, en contraste avec l'histoire, j'adore...
Passons à la bande son également: j'ai beaucoup aimé retrouver des chansons que je connaissais mais également j'ai découvert des morceaux dont j'ignorais l'existence jusqu'à présent et qui sont vraiment très très bons. En conclusion: Dans le désordre est une lecture, intense, émouvante, hallucinante de réalisme, la plume de Marion Brunet est à tomber, j'ai encore en mémoire ses deux autres romans de la collection Exprim' et celui-ci rejoint également le fond de mon coeur, j'ai vraiment été touchée, émue aux larmes par l'histoire de notre petit groupe de " révolutionnaires" qui demandait simplement à vivre leur propre vie, loin des stéréotypes imposés par notre société.
Marion Brunet m'avait dédicacé ce livre lors de notre rencontre au Salon de Montreuil, et cette petite dédicace n'était pas si anodine que ça car en refermant le livre, je peux le dire oui, ce désordre à été intense et merveilleux, cette histoire m'a transportée, révoltée, mais elle m'a fait réfléchir également, j'ai adoré et si vous n'aviez qu'un seul livre à acheter en 2016, moi je vous dis foncez !!! C'est absolument celui-ci qu'il vous faut....
C'est un gros, énorme, gigantesque coup de coeur une fois de plus, ce roman restera vraiment gravé dans mon coeur.
Lien : http://aupaysdelire.blogspot..
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letilleul
19 janvier 2016
Tous les ingrédients de l'adolescence fantasmé sont dans ce roman ! Rassemblés par un sentiment de révolte et de liberté, on découvre petit à petit sept personnages qui expérimentent la vie en groupe dans un squat. Et à travers cette synergie, nous avons la terriblement romanesque histoire d'amour de Basile et Jeanne ! Autant vous prévenir ce livre se lit d'une traite rythmée par une alternance d'écriture trash, franche, directe et Écriture douce et Poétique. Une nouvelle fois, Marion Brunet nous offre un roman qui amène le lecteur expérimenter sa propre réflexion , pas lisse, pas conventionnelle. Une ode à la liberté !
Lien : http://www.liresousletilleul..
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Les critiques presse (3)
Ricochet29 avril 2016
Si on aime à penser Marion Brunet prenant le parti de ses héros, son roman est suffisamment subtil pour laisser libres des interprétations plurielles, complexes.
Lire la critique sur le site : Ricochet
HistoiresSansFin08 mars 2016
Un récit qui sort des sentiers battus et ne dit pas que les militants sont de dangereux personnages, en marge de la société par simple caprice.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Telerama03 février 2016
Un roman fougueux et virtuose.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel25 décembre 2016
- Mon copain s'est fait embarquer aussi, glisse Lucie. C'était fou ! Je voulais pas le lâcher mais le flic m'a frappée pour le hisser dans le camion. J'ai pensé qu'il allait m'arrêter, mais non...
- Ah, mais ça c'est parce que t'es une fille.
- Hein ? Depuis quand ils arrêtent pas les filles ?
- Si, des fois ça arrive, évidemment. Mais moins souvent. Parce que les flics sont de gros sexistes : pour eux, t'es pas vraiment une militante qui sait ce qu'elle fait, t'es forcément une suiviste qui baise avec un gauchiste, point barre.
- C'est débile !
- A moins que t'aies le crâne rasé, look black-bloc, et que tu leur jettes des parpaings dans la gueule ! En gros, tu les inquiètes pas parce que t'existes pas. Tu captes ?
- C'est vachement rassurant comme analyse, ironise Jeanne.
- Attends mais pour eux, la guerre c'est la guerre : un truc de couillus. Quelques coups de matraque pour vous apprendre à rentrer chez vous, mais c'est juste préventif... l'idée, c'est que vous devriez rester à la maison pour nous préparer des pâtes, tu vois. Pour le retour des guerriers.
[...]
- Et ça t'amuse?
- Mais non, t'énerve pas... Jeanne, c'est ça ?
- Oui.
- C'est juste pour dire que ces bâtards sont débiles. Je connais des filles plus enragées que n'importe quel mec.
(p. 20-21)
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canelcanel08 janvier 2017
- [...] J'ai cru que je pouvais faire confiance à ce connard [d'instituteur]. J'ai tout balancé. J'ai expliqué que ma mère se faisait défoncer la gueule tous les jours, et que pour mes frères et moi c'était à peine moins souvent, et que si on y échappait, c'était souvent parce que ma mère s'était interposée pour prendre les gnons à notre place. Parce que le paternel, c'était deux gros poings au bout d'une machine à pas réfléchir. Il avait tellement de rage et tellement pas d'éducation qu'il pouvait pas faire autrement. Il savait rien de rien, mon père. Sauf qu'il avait tout donné pour qu'on quitte l'Italie, tout. Et la misère qu'il trouvait en France, c'était la même, exactement la même, que celle qu'on avait quittée. Bref, cet instit'... Bon, il a sûrement fait ce qu'il a pu, mais... il a convoqué la mère, direct. Elle captait rien, ma mère, elle parlait même pas un italien correct, elle baragouinait un patois vénitien. [...]
Ma mère, quand elle a su pour la convocation, elle a mis sa plus belle robe et elle est allée au rendez-vous en me jetant des regards furieux sur le trajet de l'école, et en me demandant quelle bêtise j'avais faite pour qu'elle soit convoquée comme ça. Et quand le maître a commencé à parler des violences... comment t'expliquer ? J'ai vu tellement de terreur sur son visage, et tellement d'incompréhension - on ne parle pas de ce qu'il se passe à la 'casa', surtout pas à un étranger, comment j'avais pu ? Alors j'ai eu peur. Et j'ai nié.
- Comment ça ?
- J'ai dit que j'avais menti. Que j'avais tout inventé, pour me faire remarquer, pour faire comme mon copain.
- Mais il t'a cru ?
- Oui. C'est ça le plus fou, et le plus triste, dans cette histoire. Il a pas vu les cernes de ma mère, son regard coupable, son silence coupable. C'est comme s'il était soulagé de m'entendre dire ça. Il m'a hurlé dessus, m'a traité de menteur, et il a continué de le faire durant toute l'année... devant les autres élèves. C'était mort : j'étais un menteur. Je suis plus vieux [que toi] tu sais, à l'époque, passer pour un menteur, c'était vraiment la honte.
- Et ta mère ?
- Ma mère, elle a rien dit jusqu'à la maison. Et puis avant d'entrer, elle m'a retenu par le bras et m'a glissé 'Grazie per tuo padre', merci pour ton père. Voilà. C'est tout ce qu'elle a dit. Et elle a continué à prendre des coups, et à serrer les dents. Sans pleurer. Parce que chez moi, c'est pas juste les hommes qui pleurent pas, tu vois. C'est tout le monde.
(p. 83-84)
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canelcanel13 janvier 2017
- Tu te plairais aux Fauvettes, toi... [...] Un squat rural. Vingt ans qu'ils existent, avec des hauts et des bas, des gens qui passent, d'autres qui restent...
- Ils cultivent ?
- Bien sûr. Répartition du travail selon les compétences de chacun, tâches collectives... une organisation beaucoup plus complexe que la nôtre.
- Tu y as vécu ?
Tonio ne répond pas tout de suite, comme s'il n'avait pas entendu la question. Il va simplement chercher la réponse très loin, au coeur de ses souvenirs. Difficile de savoir s'ils sont bons ou mauvais, lorsqu'il souffle :
- Oui. Mais c'était il y a longtemps. J'y passe régulièrement.
- [...] Pourquoi t'es parti ?
Le visage de Tonio se fend dans un grand sourire.
- Déjà, ils sont végétariens ! Et tu vois, moi, le boeuf, je pourrais le manger encore vivant. Les galettes de boulgour, les lentilles marinées, le riz sauvage qui croque sous la dent, tout ça...
Tonio ricane et ça résonne caverneux. Ses yeux brillent de malice tandis que son rire vire à la toux, encore.
- Au bout d'un an, j'aurais pu bouffer un gosse ! Et puis, c'est pas assez... punk, pour moi.
- Punk ?
- Comment t'expliquer ça ? En fait, eux font le pari de vivre hors de la société. Moi, je préfère vivre dedans, mais à ma façon, quitte à foutre le bordel. Tu vois ?
- Tu veux dire que c'est un îlot de résistance, mais que ça sert à rien parce que personne le sait ? Toi, t'as envie de mettre sous le nez des cons leurs vies de cons !
- Même pas. J'aime les gens, et la plupart de ceux qui ont une vie de cons ne l'ont pas choisie, et n'ont même pas les moyens de s'en rendre compte.
(p. 93-94)
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petitsoleilpetitsoleil19 mars 2016
- Ca a pas l'air de les déranger, les caméras, constate Jules en regardant les étudiants entrer et sortir en grappes.
- Quand tu penses qu'on parle de privatiser la fac et que personne n'en a rien à foutre ...
- Non, je crois pas qu'ils s'en foutent. C'est juste qu'ils ont d'autres priorités.

Eux, les autres. Comme une nouvelle frontière impénétrable. Ils éprouvent la marge avec une certaine jubilation, mêlée à du regret. Marc dirait sans doute : Les barricades n'ont que deux côtés, mais Marc manque de nuances. Sa rage est pure, totale, en accord avec ses idées, et celui qui ne pense pas comme lui devient vite un ennemi de classe,. Un ennemi à combattre, un collabo. C'est ce qui lui donne de la force.
Jeanne, elle, se sent parfois coupée en deux, entre les convictions qui l'animent, l'exaltent
- et le doute, porteur d'immobilisme.
+ Lire la suite
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petitsoleilpetitsoleil19 mars 2016
Jeanne se tait. Parfois, elle se sent comme une éponge.
Une oreille géante. Ca coule en elle, la vie des autres.
Elle pense que sa vie à elle n'a pas été troublée de heurts affreux. Sa vie à elle a été si courte, et sans mort, et sans drames. Elle pense qu'elle n'a rien à raconter.

Au pire : le divorce de ses parents, et sa mère installée loin, pour le boulot d'abord. Sa mère qui a refait sa vie, c'est comme ça qu'on dit, comme si la première était défaite. Dix ans d'écart avec un petit frère qu'elle connaît à peine, la rancœur au début, et puis le lien effiloché, l'absence.
Des brutalités intimes comme n'importe qui d'autre, quand passent les années, se passent les étapes.
Quelques humiliations et des échecs sans conséquences.

Pour Jeanne, ce qui arrive aux autres est toujours pire.
Alors elle écoute, et c'est là son courage, son importance. (...) Elle se dit que peut-être, elle est là pour ça : recevoir le trop-plein, le pas-assez, le vitriol qui a blessé les autres, et leurs larmes d'anciens enfants.
Chacun y trouve son compte, et elle devine sans en saisir tous les contours ce que cela a de terrible.
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Vidéo de Marion Brunet
Bonjour à tous ! Voici un TAG qui devrait vous plaire, je vais vous parler de 10 romans qui m'ont fait ressentir 10 émotions différentes (et bien plus que 10, évidemment). Bon visionnage, à très vite et bon week-end ! ♥ TAG PKJ : http://www.pocketjeunesse.fr/livres-j...
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Livres cités : London Panic - Un garçon si gentil - Digitale - Dans le désordre - Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre - Le cercle secret - Sunshine - Les intrigantes - N'aie pas peur de savoir - Maintenant qu'il est trop tard.
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