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ISBN : 2848655976
Éditeur : Sarbacane (06/03/2013)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 232 notes)
Résumé :
"Il faut que je vous dise...
J'aimerai annoncer que je suis le héros de cette histoire, mais ce serait faux. Je ne suis qu'un morceau du gâteau, même pas la cerise. Je suis un bout du tout, un quart de la famille. Laquelle est mon nid, mon univers depuis l'enfance, et mes racines, même coupées.

Tandis que ma frangine découvrait
le monde
le cruel
le normal
et la guerre,

ma mère et ma mère, chacun... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (124) Voir plus Ajouter une critique
canel
25 avril 2016
Joachim (17 ans) et Pauline (14 ans) ont deux mamans, mais pas de papa. Les mamans sont allées en Belgique quand elles ont voulu fonder une famille, la PMA n'étant pas autorisée en France pour les couples homosexuels.
Dire que Joachim et Pauline ont une vie facile serait mentir. A la maison, c'est chouette, la famille est unie : les mamans sont amoureuses, tendres avec leurs deux rejetons, très à l'écoute. Pas de problèmes. C'est plus délicat à l'extérieur. Joachim a vite su s'armer contre les quolibets, en imposer. Pauline en revanche se fait harceler depuis son entrée au lycée. Elle n'était pas préparée à ça, elle va mal, son frère assiste impuissant à sa dégringolade. Mais elle le supplie de n'en rien dire à leurs mères :
« J'ai peur, Joachim. J'ai peur et j'ai honte depuis deux longs mois, putain ! J'ai honte de ne pas arriver à réagir, honte de baisser la tête, et j'ai honte de ma mère ! Honte d'en avoir deux ! Tu sais ce que je pense, en fait ? Qu'elles auraient pas dû nous faire ça ! Qu'elles auraient pas dû nous faire du tout ! En tout cas, pas moi. »
Alors j'avoue, en tant que lectrice, face à la souffrance déchirante de cette jeune fille, j'ai pensé ça aussi, que ces deux femmes « n'auraient pas dû leur faire ça ». C'est dur, d'assumer une différence, pour les enfants. Ne pas avoir de père aussi, c'est dur, j'en connais qui claudiquent douloureusement à cause de ce trou béant... Bref, j'étais mal à l'aise à la lecture, gênée de penser que le mariage pour tous, ok, mais y a des limites (idem que pour la parentalité en solo)...
La grande force de l'auteur est de nous faire dépasser ce jugement, en douceur, subtilement...
Autres points très positifs : l'auteur montre le décalage entre garçon et fille amoureux pour « franchir le cap » (garçons, sachez "tenir le doberman en laisse", comme dit HFT). Elle évoque aussi le harcèlement entre adolescents, la difficulté à faire accepter l'homosexualité, l'obligation de faire des choix entre ceux qu'on aime, parfois, dans sa vie. Elle nous rappelle aussi que tous les enfants ont honte de leurs parents, pour une raison ou une autre :
« Ben moi, vous savez, mon père venait toujours me chercher au collège en bleu de travail. Un jour je lui ai demandé de se changer avant de venir, j'ai dit que ça craignait un peu qu'il se pointe comme ça devant mes amis... et ça l'a rendu fou. Il m'a parlé de la fierté des travailleurs. Il m'a dit que si j'avais honte d'avoir un père ouvrier, lui avait honte d'avoir une fille comme moi. Franchement, ça m'a calmée. »
Un excellent roman émouvant qui fait cogiter sur plein de sujets - à faire lire dès 14 ans.
• Merci, Manika, pour l'idée.
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Commenter  J’apprécie          430
claireo
13 octobre 2016
Excellent.
Des passages durs, d'autres plus légers, mais c'est un très bon roman, qui parle de sujets pas faciles, avec une écriture formidable.
Commenter  J’apprécie          351
Ancolie
27 novembre 2013
« Ma soeur est entrée dans ma chambre. C'était quelques jours après la rentrée. Elle s'est assise sur mon lit. Elle m'a regardé très sérieusement, a coincé sa mèche de cheveux derrière l'oreille et m'a demandé :
- Joachim, à quel moment tu as réalisé qu'on ne vivait pas au pays des Bisounours ? »
Joachim, sa soeur, Pauline, et leurs deux mères forment une famille heureuse, câline et respectueuse. Tout se passe bien jusqu'au moment où la confrontation avec les préjugés et l'homophobie bouscule ce bien-être. Pour Joachim, l'aîné, cela n'a pas été trop dur. Par contre, pour Pauline, la transition est brutale quand elle entre au lycée où elle est considérée comme un paria. Elle se replie sur elle-même, n'a plus le goût de rien et elle ne veut pas d'aide.
L'histoire est racontée par Joachim qui se doute du mal-être de sa soeur. Il nous parle également de son quotidien, de l'amour reliant ses deux mères et de ses émois de garçon.
J'ai beaucoup aimé ce roman. Par moment, il m'a fait penser à « La reine des mots » de Armand Cabasson pour le style et à « Déclaration d'anniversaire » d'Eléonore Cannone pour le fond.
Marion Brunet réussi le pari de prendre la place d'un ado. C'est d'une grande justesse, nuancé et souvent drôle malgré le thème du roman. Sans peine, on imagine cette famille prise aux mêmes problèmes qu'une autre si ce n'est qu'il n'y a pas de papa… L'écriture est belle et apporte de la clarté, l'auteure aime jouer avec les mots. Elle n'a pas peur de dire les choses comme elles sont et elle a évité le piège du ton moralisateur trop souvent utilisé quand on parle de tolérance en littérature jeunesse. C'est profond tout en gardant une certaine légèreté propre à l'adolescence. En trois mots : une jolie réussite.
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Commenter  J’apprécie          230
Clelie22
01 mars 2014
On peut s'écharper à longueur de repas de famille sur "faut-il autoriser le mariage homosexuel ?" (de toutes façons, maintenant, c'est fait...) et sur "faut-il autoriser l'adoption, la PMA et/ou la GPA pour les couples homosexuels ?", le fait est qu'il existe des couples homosexuels en France et des familles homoparentales. L'homosexualité est un sujet qui est de temps en temps abordé dans la littérature jeunesse mais généralement du point de vue des ados eux-mêmes, de la découverte de l'homosexualité, en somme. L'originalité de "Frangine" est de l'aborder du point de vue des enfants d'un couple homosexuel. Cela permet de désamorcer d'entrée de jeu la gêne ou le rejet de principe que peut parfois générer ce sujet.
Seconde originalité, le narrateur n'est pas véritablement le héros de l'histoire, comme il le précise lui-même :
"J'aimerais annoncer que je suis le héros de cette histoire, mais ce serait faux.
Je ne suis qu'un morceau du gâteau, même pas la cerise. Je suis un bout du tout, un quart de ma famille. Laquelle est mon nid, mon univers depuis l'enfance, et mes racines, même coupées.
Je ne suis pas le héros de cette histoire - parce que nous sommes quatre.
Etroitement mêlés, même quand on l'ignore, même quand on s'ignore."
Si le roman a pour sujet le harcèlement dont peuvent être victimes les enfants d'homosexuels, cela n'est pas raconté du point de vue de la victime mais de son frère, ce qui change des choix narratifs habituels de ce genre de romans. L'intérêt de ce choix, c'est qu'il retranscrit très bien l'impuissance que l'on peut ressentir lorsqu'un de nos proches est harcelé : la difficulté à se rendre compte de la gravité des faits, de la souffrance ressentie et, une fois que les yeux sont décillés, le sentiment d'impuissance et la colère. Ce que j'ai apprécié, également, c'est que Joachim, le grand frère narrateur, n'est pas celui qui arrive et défend sa petite soeur à coups de poing. Pauline va trouver elle-même le courage de s'imposer et de se défendre, réduisant ainsi son frère au rôle de spectateur, prenant en main sa propre vie.
Finalement, ce livre ne parle pas tant de l'homoparentalité que de la bêtise de certaines réactions et de la cruauté du harcèlement. Il fait un tour exhaustif de la question, montrant non seulement les réactions idiotes des adolescents mais aussi les attitudes contrastées des adultes, parents d'élèves, enseignants, grands-parents. Ce livre montre aussi ce que c'est que grandir, s'affirmer et peut, en cela, aider peut-être certains jeunes mal dans leur peau, qu'ils soient enfants d'homosexuels ou non. Par ailleurs, il aborde au passage d'autres sujets comme les amours adolescentes, les milieux sociaux défavorisés, etc. sans que cela parasite l'intrigue principale. Au contraire, tout cela forme un tout aussi riche et complexe que la vie elle-même.
C'est un livre solidement ancré dans notre époque mais qui, à mon avis, ne vieillira pas trop car il ne contient pas vraiment de références aux modes passagères (musicales et technologiques, par exemple). Et, malheureusement, je crains qu'il ne reste encore longtemps "d'actualité", tant que les gens n'auront pas compris qu'on peut désapprouver l'homosexualité sans rejeter les homosexuels et leurs enfants.
En ce qui concerne le style d'écriture, l'auteur a fait le choix de rendre la façon de parler d'un jeune, exercice casse-gueule s'il en est. Elle s'en sort pourtant avec beaucoup de justesse et en rendant parfaitement les émotions de Joachim. Enfin, elle réussit avec beaucoup d'efficacité (pas de longueurs) à donner vie et consistance à ses personnages et aux situations qu'ils vivent. le choix de faire parler un ado n'empêche pas Marion Brunet de montrer une belle plume, avec quelques phrases bien troussées. On pourrait chipoter un peu sur les quelques entorses qu'elle fait aux principes du narrateur interne (elle nous raconte des scènes auxquelles Joachim n'assiste pas et les pensées d'autres personnages qu'il ne peut connaître) mais la qualité de l'ensemble et la pertinence de ces passages-là (en particulier celui sur M. Martel) font qu'on lui pardonne volontiers ces écarts.
En résumé, j'ai plutôt bien aimé ce livre mais j'ai surtout apprécié sa subtilité, sa justesse de ton et sa qualité d'écriture, ce qui en fait un livre que je recommanderai volontiers aux lecteurs adolescents (à partir du lycée, cependant, à cause de quelques scènes explicites). Une petite réserve, néanmoins : le fait que le récit contienne des flash-back, des ellipses et des scènes focalisées sur d'autres personnages que le narrateur peut gêner les lecteurs peu à l'aise (je sais que ce genre de choses perturbe certains de mes élèves).
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DrunkennessBooks
19 août 2014
Merci aux éditions La Sarbacane pour cette découverte ! Frangine est un livre touchant qui aborde un sujet faisant l'objet de nombreux débats en France : les familles homoparentales. Sans aucun voyeurisme et avec beaucoup d'émotion, Marion Brunet met en scène l'une de ces familles.
Joachim et Pauline vont faire leur rentrée au lycée, l'un en terminale, l'autre en seconde. Si les choses se passaient plutôt bien jusqu'ici pour Joachim, Pauline, elle, va vivre une descente aux enfers. Pourquoi ? Prétentieuse, arrogante, superficielle et insupportable ? Non, elle n'est rien de tout cela. La raison alors ? Parce qu'elle possède deux mamans : Julie et Maline. Est-ce un mal ? Non, pourtant certains le pensent et ne vont pas hésiter à faire de cette première année au lycée un calvaire pour la jeune fille. Comment y mettre fin ? le soutien de sa famille va être déterminant pour l'aider à passer cette épreuve.
Une fois la lecture du roman commencée, je n'ai pas pu m'arrêter avant la fin. L'histoire est racontée par Joachim, le grand frère. Mais cela ne fait pas pour autant de lui le personnage principal. Si on se réfère au titre, on pourrait croire qu'il s'agit de Pauline. Mais c'est beaucoup plus subtil. Il n'y a pas vraiment de personnage principal. Frangine est avant tout l'histoire d'une famille. Comme toutes les familles, celle-ci doit faire face aux difficultés du quotidien. Mais s'y ajoute le regard souvent critique des gens. En effet, il n'est pas facile d'être un couple homosexuel et encore moins d'avoir des enfants. Sous prétexte de leur homosexualité, ces parents sont vus comme incapables d'élever des enfants. Aux yeux de certains, cela constitue même un crime ! Préjugés, insultes et rejet, c'est à cela que doivent faire face nos personnages mais pas seulement : soutien, amour et amitié sont aussi de mise.
En se concentrant essentiellement sur le ressenti de Joachim et Pauline, l'auteur aborde le thème de l'homosexualité de manière subtile et originale. Ici, la question n'est pas « est-ce que des parents homosexuels sont capables d'élever des enfants ? » mais plutôt « qu'est-ce que cela fait d'avoir deux mères ou deux pères ? ». Même s'il s'agit d'une fiction, le roman n'en est pas moins assez réaliste. Nous suivons donc l'évolution des deux adolescents durant le premier semestre de l'année scolaire. le récit est ponctué de souvenirs ayant marqué l'enfance de Joachim et qui permettent de mieux comprendre tous ces personnages. le dernier qui conclut le livre m'a d'ailleurs beaucoup touchée (en fait, comme tous les autres, mais celui-là encore plus).
Marion Brunet nous dépeint avec talent le portrait de cette famille pas comme les autres en mettant sans cesse en balance les différents univers :
- le lycée/la maison ;
- Joachim et Pauline/ Julie et Maline ;
- Julie/Maline ;
- Joachim/Pauline.
Nos quatre personnages forment une famille unie et heureuse. Ce n'est pas parce que leurs parents sont homosexuels que les enfants sont malheureux. Au contraire, Julie et Maline se sont attachées à leur offrir tout l'amour et le bonheur dont ils ont besoin et même plus. Mais voilà, le monde extérieur peut se révéler cruel. Et Pauline va très rapidement découvrir « qu'on n'est pas chez les Bisounours ». Face à l'incompréhension générale des autres élèves et aux insultes, Pauline se retrouve encore plus désemparée et isolée lorsque s'y ajoutent les menaces physiques. Souhaitant régler la situation par elle-même, Pauline se renferme, refusant d'en parler à ses parents ou encore à son frère dont elle est pourtant si proche. Joachim n'abandonne pas pour autant et jouera malgré tout son rôle de grand frère protecteur. En apprenant ce qu'il se passe, lui aussi se sent dépassé par les évènements. Alors quand il voit par hasard sa soeur recroquevillée par terre dans sa chambre en train de pleurer, il recule. Cette scène m'a vraiment marquée tellement elle est poignante. Pauline pleure, crie, exprime sa douleur... en silence. Et c'est ce qui fait la force de cette scène : personne ne peut l'entendre, pourtant cette souffrance est visible. Si Joachim décide d'ouvrir les yeux, il n'en va pas de même pour tout le monde, surtout au lycée. Ainsi, ceux qui se disaient amis avec l'adolescente lui tournent du jour au lendemain le dos, par peur d'être jugés eux aussi. D'autres préfèrent s'aveugler, tels certains professeurs qui, sachant les persécutions qu'elle subit, refusent d'intervenir. Il ne s'agit pas d'une volonté de nuire de leur part mais l'aveuglement dont ils font preuve peut se révéler aussi dévastateur que la violence.
Que l'on soit sensible ou pas au thème abordé, Frangine ne laissera personne indifférent. Plein d'émotions et de douceur, ce roman est un coup de coeur. Malheureusement, je n'ai pas le talent de Marion Brunet pour vous faire partager toutes les émotions ressenties lors de ma lecture. Alors, le plus simple est que vous vous lanciez vous aussi dans la lecture de Frangine, vous ne le regretterez pas, promis !
Lien : http://drunkennessbooks.blog..
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Les critiques presse (1)
HistoiresSansFin18 mars 2013
C'est l'histoire d'une famille « normale ». Quoique...Dans ce « quoique » se trouve toute la force du roman. Être issu d'une famille homoparentale ne semble pas si naturel que ça. Le point de vue adopté, celui de Joachim, permet de renforcer notre sentiment d'immersion [...] Il se fait la voix qui raconte et dénonce.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations & extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel24 avril 2016
Il a immédiatement été alpagué par un de ses collègues, prof de maths.
- Dis donc Antoine, tu tombes bien ! C'est quoi ces conneries ? Qu'est-ce que t'as foutu avec les Secondes 4 ? J'ai eu les parents d'une élève hier en rendez-vous. Tu fais de la propagande gay, maintenant ?
[...]
- Non, j'ai juste rappelé quelques principes de base concernant le respect, la vie en collectivité, le genre de 'conneries' qu'on est censés leur transmettre, tu vois ?
- Ah ben non, je vois pas, là. Les mômes ont retenu que tu voulais que les homos fassent des gosses, et que c'était exactement la même chose que des familles normales !
[...]
- Dans l'idée, c'est à peu près ça...
- Tu veux qu'on ait les associations de parents sur le cul ou quoi ? Franchement, je comprends pas. Tu les engueules parce qu'ils harcèlent une gamine, j'ai rien à dire, tu fais ton boulot. Mais qu'est-ce que t'as besoin d'aller leur mettre des idées qu'ils sont incapables de comprendre dans la tête ?
- Ils sont parfaitement capables de comprendre...
(p. 233-234)
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canelcanel23 avril 2016
- Ça a dû être horrible, d'être rejetée par ta mère.
Maman est venue s'asseoir à table, en face de nous. Elle a posé sa tasse devant elle, lentement. Je la sentais pleine de lassitude.
- C'est vrai. Au début ça m'a fait souffrir.
- Et maintenant ? Tu t'en fous ?
- On devient plus fort avec le temps. Quand on a une vie différente, on prend ces risques-là : rejets, ruptures, critiques. On peut regretter, se cacher dans un trou. Ou alors on décide d'être bien, on se bat et on mène la vie qu'on veut, la vie comme on l'aime.
Maman, sans avoir besoin de sourire, nous a englobés tous les deux [ses enfants] dans son grand regard d'amour.
- Ma vie avec Maline et vous, c'est la vie que j'ai choisie. Tant pis si je ne vois plus ma mère, je ne regrette rien.
(p. 119-120)
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DrunkennessBooksDrunkennessBooks19 août 2014
Il faut que je vous dise...
Raconter ma sœur ne suffit pas.
 Me raconter non plus. 
J’aimerais annoncer que je suis le héros de cette histoire, mais ce serait faux.

Je ne suis qu’un morceau du gâteau, même pas la cerise.
Je suis un bout du tout, un quart de ma famille. Laquelle est mon nid, mon univers depuis l’enfance, et mes racines, même coupées.
Je ne suis pas le héros de cette histoire – parce que nous sommes quatre.
Étroitement mêlés, même quand on l’ignore, même quand on s’ignore.
J’imagine que c’est pareil pour tout le monde : que c’est ça, une famille.
+ Lire la suite
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AnalireAnalire01 mars 2013
Les filles, quand c'est tes potes, elles sont normales, tu peux parler de trucs normaux avec elles. C'est après que ça fait flipper. Dès qu'elles sont [....] amoureuses, là, t'es mort. En plus, quand t'es pote avec une fille, t'es pas obligé d'écouter tous les trucs qu'elle a envie de raconter. Quand tu sors avec, si.
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orbeorbe09 mars 2013
J'ai lu dans son regard qu'elle était perdue. Que pour elle, rien n'avait été progressif. Et qu'elle était brutalement passée du pays enchanté aux terres menaçantes du Mordor - elle tombait de haut.
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