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Henriette Grindat (Illustrateur)René Char (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782070127788
80 pages
Éditeur : Gallimard (20/11/2009)

Note moyenne : 4.44/5 (sur 17 notes)
Résumé :
La Postérité du soleil est née de l'amitié qui lia après la Libération Albert Camus et René Char. La correspondance des deux écrivains fait plusieurs fois allusion à ce projet de « livre sur le Vaucluse » qui serait la trace fidèle de leur fraternité. Ils en escomptaient une « joie durable ». Mais le livre ne put paraître du vivant de Camus, bien que le manuscrit en fût prêt au début des années 1950, après que Char y eut apporté son « luttant et respirant » poème d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
fanfanouche24
  17 août 2019
Juste EXTRAORDINAIRE...!

J'avais réservé à ma bibliothèque cet ouvrage que je ne connaissais pas;
il est la collaboration la plus harmonieuse entre trois "belles personnes" en communion: les mots poétiques de Camus, les commentaires de la genèse de cette oeuvre commune de l'ami, René Char et les clichés noir et blanc extraordinaires d'une jeune artiste-photographe, Henriette Grindat... Je ne ferai guère de commentaire; il suffit de se laisser bercer par les mots des deux amis... et que notre oeil soit transporté, subjugué par la magie, la sobriété, les lumières de ces instantanés en noir et blanc !!
"Naissance et Jour levant d'une amitié- Postface de René Char
Camus me proposa de venir à l'Isle (où je lui demandai) et il arriva un matin. J'allais le chercher en gare d'Avignon. Ce devait être dans l'automne 1946. La belle animation de la fin de la guerre durait encore, quoique légèrement abaissée. Les rapports entre les gens qui s'étaient connus pendant la Résistance restaient chaleureux, empreints du besoin de se retrouver, peut-être plus de se voir que de se parler, de respirer l'air
nouveau, d'en étaler la liberté." (p. 72)
Un grand format, élégamment mis en page... de la beauté à l'état pur... il n'est pas besoin de discours , juste "savourer" !!
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Petitebijou
  14 octobre 2012
Projet commun de René Char, initiateur, Henriette Grindat, jeune photographe, et Albert Camus, contrepoint en mots, "La postérité du soleil" célèbre le Vaucluse, cher aux trois auteurs, à travers des photos en noir et blanc de paysages, quelques visages, avec pour héroïne principale la Sorgue.
Est-ce parce que je connais très bien cette région et que je ne peux en occulter les couleurs, est-ce parce que je trouve que Camus s'exprime mieux dans des textes plus longs, est-ce aussi parce que définitivement je ne suis pas une visuelle, je suis restée à la porte de ce livre, touchée par quelques photos, familière de la prose camusienne, mais quelque peu étrangère à l'harmonie de l'ouvrage. J'ai d'autres images en moi pour illustrer la postérité du soleil et celles-ci n'ont pas su m'accrocher.
Lien : http://parures-de-petitebijo..
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magdala
  22 mai 2012
Le Vaucluse vu par Albert Camus au travers de magnifique photos d'Henriette Grindat, le tout mis en livre par René Char; Qui peut faire plus belle éloge de cette Toscane Française. L'hommage de Camus au Vaucluse égale celle de Char à son ami Camus. un livre, où chaque page apporte un bout de bonheur, où le plaisir se ressent et nous saute aux coeur. Un seul bémol, beaucoup trop court. On en demande plus, beaucoup plus.
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StefanoCecoti
  09 août 2020
Amitié scellée dans la matière des mots, pour deux géants de la littérature française (Camus et Char), sur les terres lumineuses du Vaucluse, avec pour liant le support photographique fort d'Henriette Grindat.
Textes et aphorismes de Camus superbes, à lire absolument pour appréhender une autre facette de Camus ( une part retrouvée de Noces et annonciatrice de la sensibilité du posthume...Premier homme ?...)
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Elisanne
  02 juin 2010
superbe !!!
Camus, Char et les photos d'Henriette Grindat, un moment de pure poésie
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   17 août 2019
Naissance et Jour levant d'une amitié- Postface de René Char

Plus tard, filant ces souvenirs, Camus et moi nous plaisions à trouver que c'était certainement une chance que nous nous soyons approchés l'un de l'autre, puis affectionnés, dans les meilleures conditions, celles où la lenteur heureuse est promesse de durée, où la connaissance de soi se fait à l'insu de chacun.
LA POSTERITE DU SOLEIL naquit de la rencontre d'une jeune photographe, Henriette Grindat, du plaisir que Camus prenait de plus en plus à parcourir ce pays, et de mon désir, quand je vis les premières photographies d'Henriette Grindat, d'obtenir des images, des portraits, des paysages du Vaucluse qui différeraient des cartes-postales ou des documents de pure recherche que leur maniérisme involontaire exile aussitôt. (p. 74)
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fanfanouche24fanfanouche24   16 août 2019
Naissance et Jour levant d'une amitié- Postface de René Char

Camus me proposa de venir à l'Isle (où je lui demandai) et il arriva un matin. J'allais le chercher en gare d'Avignon. Ce devait être dans l'automne 1946. La belle animation de la fin de la guerre durait encore, quoique légèrement abaissée. Les rapports entre les gens qui s'étaient connus pendant la Résistance restaient chaleureux, empreints du besoin de se retrouver, peut-être plus de se voir que de se parler, de respirer l'air nouveau, d'en étaler la liberté. (p. 72)
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ElisanneElisanne   28 juillet 2010
Tout le long du chemin, des mûres sucrées et poussiéreuses.
Voyageur, qui reviens de loin, elles n’apaiseront pas ta soif ;
le retour est plus aventureux que les départs.
Mais la bouche et les mains sanglantes,
tu fuiras plus vite devant le soleil, vers l’ombre et le puits.
Le premier amour t’attend à la fin des jours.
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ElisanneElisanne   22 janvier 2012
j’ai senti parfois le goût vert et fugitif d’un bonheur immérité.
Ciel et terre étaient alors réconciliés.
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fanfanouche24fanfanouche24   16 août 2019
D'autres après nous encore recevront sur cette terre le premier soleil, se battront, apprendront l'amour et la mort, consentiront à l'énigme et reviendront chez eux en inconnus. Le don de vie est adorable. (p. 64)
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Vidéo de Albert Camus
Albert Camus et Jean Grenier : Découverte de la philosophie et de l'écriture (1955 / France Culture). Diffusion sur France III Nationale le 2 décembre 1955. Par Pierre Sipriot. Avec Albert Camus et Jean Grenier. Émission “Thèmes et controverses”. Présentation des Nuits de France Culture : « “Les grandes révélations qu'un homme reçoit dans sa vie sont rares mais elles transfigurent comme la chance, à l'être passionné de vivre et de connaître”, écrivait Camus dans la préface au livre “Les Îles” de son ami Jean Grenier, en 1959 : le professeur de philosophie qu'il a eu au lycée d'Alger à 17 ans, son ami pour toujours. Son influence est majeure sur le jeune élève, c'est lui qui lui confie un livre qui va le pousser à l'écriture : “La Douleur” d'André de Richaud. Camus lui fait lire ses premiers écrits ; il lui dédia son premier livre “L'Envers et l'Endroit”, “L'Homme révolté”. Dialogue entre ces deux écrivains et amis dans l'émission “Thèmes et controverses”, revue radiophonique des idées et des lettres, avec le producteur Pierre Sipriot. Albert Camus nous parle de son professeur, qui l'a passionné, de la lecture de son livre “Les Îles” qui est à l'origine de ses préoccupations d'écrivain, nous dit qu'un philosophe doit déranger les lieux communs. Jean Grenier nous parle de l'humanisme, de surnaturel, de divin, des racines célestes de l'homme, de courage, de la liberté ; qu'il préfère le sensible à l'intellectuel. “Nous avons commencé, en 1930, un dialogue qui n'est pas fini” écrivait Jean Grenier : une correspondance qui devait durer trente ans et n'être rompue que par la mort, l'accident du 4 janvier 1960 de Camus. Là, nous sommes en 1955, Camus est encore vivant, “L'Été” vient de paraître en 1954, écrit sous l'influence de Jean Grenier : « “L'Été” descend des “Îles” », comme il l'écrit. Il recevra le prix Nobel de littérature en 1957. Il nous lit le début de son livre “L'Étranger” et nous parle de “miséricorde” et de “douceur” : les derniers mots de cette archive. Éternel sur les ondes, comme dans ses livres, comme dans l'écriture. »
Source : France Culture
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