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Albert Camus (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070297764
Éditeur : Gallimard (10/11/1977)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 39 notes)
Résumé :
«Les grandes révélations qu'un homme reçoit dans sa vie sont rares, une ou deux le plus souvent. Mais elles transfigurent, comme la chance. À l'être passionné de vivre et de connaître, ce livre offre, je le sais, au tournant de ses pages, une révélation semblable. Il est temps que de nouveaux lecteurs viennent à lui. Je voudrais être encore parmi eux, je voudrais revenir à ce soir où, après avoir ouvert ce petit volume dans la rue, je le refermai aux premières ligne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Hardiviller
  04 décembre 2017

L'instituteur D'Albert Camus ( Monsieur Germain ) qu'il remercia lors de son discours de réception du prix Nobel lui mit en quelques sorte , le pied à l'étrier
Jean Grenier , qui fut , son professeur , eut lui aussi une grande influence sur le devenir de Camus . Un livre de correspondance entre les deux hommes en atteste .
Albert camus a donc rédigé une préface pour l'édition ou la réédition de cet essai de Jean Grenier et ce genre de démarche dénote le respect que Camus avait de ces deux enseignants , chose assez peu courante de nos jours , ou bien peu d'auteurs " à succès médiatiques " oublient ceux qui ont patiemment contribué à leur ouvrir des horizons .
L'influence de Grenier est flagrante dans l'oeuvre de Camus , tant dans " Noces " que dans " L'Etranger " .
Ouvrage à conseiller par conséquent à tous les amateurs de l'oeuvre camusienne mais pas que . Quoi de mieux que les îles pour apercevoir de vastes horizons ?
Une autre importante influence sur Camus fut sa rencontre avec Rirette Maîtrejean ex compagne de Victor Serge , mais ce n'est pas l'objet de ce livre
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Thaddeus
  08 mai 2015
Que vaut un monde qui serait éternel? Que vaut des plaisirs infinis? Pas grand-chose. La beauté qui dépérit est la plus belle parce que plus fragile, plus précieuse. L'homme a besoin d'une fin.
Je ne sais si cela fut une révélation. Une chose est sûre; Jean Grenier sait mettre en mots les plus subtiles pensées et impressions internes. J'ai toujours cru que l'écriture était une traduction. Traduction de ces mouvements de l'âme en mots intelligibles pour cette Raison qui demande de la clarté. Ici nous avons affaire à un fin traducteur. Il nous donne un concentré de la pensée.
Comme des Don Quichotte nous allons, voyant ce qui n'est pas, ne voyant pas ce qui est, on se trompe sur le monde, mais c'est si beau se tromper. Joie délirante, que fais-tu là? Chavirer le monde trop sérieux.
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nath45
  20 juillet 2013
Que dire de cet essai, qu'il est exceptionnel, remarquable, touchant, intelligent.
Cet essai « Les îles » paru en 1933 pour la première fois, est un livre révélateur pour Albert Camus, d'ailleurs il en écrit la préface.
Jean Grenier nous donne à réfléchir, sur la nature, la nature humaine, la vie, les éléments qui font l'essence de la vie.
Sans oublier le style, une très belle découverte et un livre qui comptera pour moi et que je garde en livre de chevet afin de pouvoir le relire, m'imprégner de certain passage, de le savourer. J'ose reprendre les mots d'Albert Camus : « il est temps que de nouveaux lecteurs viennent à lui. Je voudrais être encore parmi eux, je voudrais revenir à ce soir où, après avoir ouvert ce petit volume dans la rue, je le refermai aux premières lignes que j'en lus, le serrai contre moi et courus jusqu'à ma chambre pour le dévorer enfin sans témoins ». Que dire de plus !
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bibifoc22
  30 juin 2017
Lire Les îles, c'est ouvrir un livre hors du temps, qui vous fait voyager autant qu'il vous ramène à votre vie quotidienne et votre condition humaine. Si Les îles ne sont pas une invitation au voyage _ et certains passages des Iles semblent aujourd'hui obsolètes, tant la part d' « étrangeté » de tel ou tel pays s'est diluée_ , ce livre est surtout une invitation à interroger l'Homme et son existence, à travers une écriture délicate mais simple, tout comme les expériences sur lesquelles il s'appuie : la mort du chat Mouloud, le passage devant un fleuriste ou la maladie d'un boucher. Jean Grenier fut un des maîtres et amis d'Albert Camus, qui lui rend un bel hommage dans la préface du livre. Et on retrouvera dans Noces de ce dernier, la description de la nature et de ses beautés comme autant d'occasions de définir ce qui fait l'homme et la réalité de sa vie.
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michelblondeau
  06 janvier 2014
Beau recueil de textes, entre mémoires et méditations. Un d'entre eux m'a particulièrement touché, où l'auteur évoque une expérience de non-dualité (il n'emploie pas ce terme, c'est mon interprétation). le voile sur le monde disparaît un instant, éclair sur le réel...
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ElisanneElisanne   31 mai 2012
"L'originalité de Grenier, il nous parle seulement d'expériences simples et familières dans une langue sans apprêt apparent. Puis il nous laisse traduire, chacun à notre convenance. A ces conditions seulement l'art est un don, qui n'oblige pas.Pour moi qui ai tant recu de ce livre, je sais l'étendue de ce don, je reconnais ma dette. Les grandes révélations qu'un homme reçoit dans sa vie sont rares, une ou deux le plus souvent. Mais elles transfigurent, comme la chance.A l'être passionné de vivre et de connaître, ce livre offre, je le sais, au tournant de ses pages, une révélation semblable.

Albert Camus (extrait de la préface)
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frikikofrikiko   19 janvier 2013
J'ai beaucoup rêvé d'arriver seul dans une ville étrangère, seul et dénué de tout. J'aurais vécu humblement, misérablement même. Avant tout, j'aurais gardé le secret. Il m'a toujours semblé que parler de moi-même, me montrer pour ce que j'étais, agir en mon nom, c'était précisément trahir quelque chose de moi, et le plus précieux.
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HardivillerHardiviller   10 novembre 2017

Il nous fallait , qu'un homme , par exemple né sur d'autres rivages , amoureux lui aussi de la lumière et de la splendeur des corps , vînt nous dire , dans un langage inimitable , que ces apparences étaient belles , mais qu'elles devaient périr et qu'il fallait alors les aimer désespérément . Aussitôt , ce grand thème de tous les âges se mit à retentir en nous comme une bouleversante nouveauté . La mer , la lumière , les visages , dont une invisible barrière soudain nous séparait , s'éloignèrent de nous , sans cesser de nous fasciner . " Les îles " venaient en somme , de nous initier au désenchantement ; Nous avion découvert la culture .
Albert Camus
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bibifoc22bibifoc22   30 juin 2017
Faut-il le dire ? Faut-il l’avouer ? Transplanté dans un pays du Nord, la vie me fut lourde et sans poésie ; sans poésie, je veux dire sans cette surprise qui fait qu’à chaque instant l’on découvre un aspect nouveau à ce qui est parfaitement monotone. Et moi, je découvrais un aspect monotone à ce qui était pour moi nouveau… Je me tournais vers ce qui pouvait le plus me rattacher à la nature : aux animaux qui passaient dans la rue (les chevaux et les chiens), aux arbres – il y en avait bien peu – enfin jusqu’aux plantes qui poussent derrière les vitrines des fleuristes. Quel étonnement le jour où je vis l’enseigne de l’un d’eux « Aux îles Borromées ! ». Vous imaginez comme dans cette ville au ciel sombre, aux pavés sales, aux maisons grises, cette enseigne pouvait détonner. Ce contraste m’éprouvait : je revoyais les trois îles que baigne le lac Majeur : l’île mère, l’île des pêcheurs, l’île de beauté, les palmiers, les orangers, les citronniers et les arbres de toutes sortes qui les couronnent. C’était une vision de paradis terrestre… Le ciel s’ouvrait pour moi, qui étais dans les limbes. Je respirais l’air chargé des fleurs de mimosas, de glycines et de roses, cet air trop lourd dans lequel volent les pigeons et les colombes d’Isola Bella. J’éprouvais ce bonheur physique dont tous les hommes aujourd’hui disent qu’ils ont honte, et qu’ils cherchent pourtant à s’assurer jusqu’en tuant les autres. Ce bonheur physique, qui figure pour ceux qui n’en peuvent connaître d’autres, l’équivalent du don, du génie et de la grâce : quelque chose de naturel et d’irrésistible.
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ElisanneElisanne   10 mai 2010
Il existe je ne sais quel composé de ciel, de terre et d’eau, variable en chacun, qui fait notre climat.
En approchant de lui, le pas devient moins lourd, le coeur s’épanouit.
Il semble que la Nature silencieuse se mette tout à coup à chanter.
Nous reconnaissons les choses
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Video de Jean Grenier (2) Voir plusAjouter une vidéo
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