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ISBN : 2842302958
Éditeur : Hoëbeke (06/09/2007)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Recueil de photographies réalisées par Robert Doisneau sur les enfants de l'après-guerre qui ont inspiré à Cavanna un texte autobiographique.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  18 avril 2018
J'ai pour ce livre les yeux de Chimene.Il m'a été offert par une jeune stagiaire enseignante à qui j'avais modestement donné quelques conseils.Pour la petite histoire,je la rencontre encore parfois et elle a,à ma plus grande joie,tracé son chemin,un beau chemin.
Un livre qui s'intitule "les doigts pleins d'encre",soyons clairs,c'est pour les gens d'un " certain âge ". Oui,forcément ,aujourd'hui,l'encre,c'est un peu préhistorique pour nos jeunes et c'est bien légitime.
Et pourtant,moi,les doigts pleins d'encre...j'ai connu...Et c'était comme toutes les catastrophes,plus on voulait apporter une solution,plus ça s'aggravait....Le pompier de service,c'etait le maître ou la maitresse,pas toujours facile,mais bon...
Ce livre,il a été ècrit par Cavanna et les photos sont de Doisneau.Que dire de plus?
Nous sommes un certain nombre à nous retrouver dans cette
époque.Pas nos jeunes,mais un jour,leur tour viendra.
On trouve leurs comportements d'aujoud'hui bien critiquables, je suis le premier.
Et si on demandait à nos parents?Laissons les reposer en paix,nous n'étions pas(contrairement à nos dires)des anges,(il suffit de tourner les pages de ce livre) pourquoi nos enfants le seraient ils devenus?
J'adore ces livres d'une époque désormais bien révolue. C'est à chacun de nous de retrouver,de trouver ou d'envisager son histoire et ,à mon avis,les livres son faits pour ça.
Notre histoire nous appartient et l'important est de constater le chemin que nous avons pu parcourir.
Ne jamais oublier qui on est et d'où on vient.Quant à savoir où l'on va.....
Très beau livre,d'une merveilleuse justesse..pour qui s'y retrouvera.
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Ptitgateau
  13 juillet 2012
Merveilleux temps ou les enfants étaient … des enfants : ils possédaient alors la naïveté, l'innocence et l'imagination génératrice de rêveries grandioses. Un caniveau devenait le Mississipi, les terrains vagues, des champs de bataille, et le maître un puits de science que l'on respectait. Je me surprends moi-même avec mes pensées nostalgiques d'un temps où les enfants savaient jouer et tenir des jours entiers avec une boîte de conserve vide au lieu de s'abrutir avec des consoles, des ordis et autres machines qui à forte dose, font taire leur créativité. Ce livre m'a rappelé le temps, pas si lointain où nous tracions avec des restes de plâtre, des routes pour nos vélos, où nous jouions dans les chantiers (interdits de préférence), ou nous passions des journées entières à bâtir de pauvres cabanes et à évoluer dans des lieux qui étaient le pur produit de nos imaginations. C'est ce que j'ai retrouvé dans ce merveilleux ouvrage écrit par Cavanna sur fond de photos de Doisneau.
Le texte est plein d'humour et traduit merveilleusement bien la pensée des enfants de cette époque (années 50 ?) Les photos se regardent comme on lit des histoires : on note des détails qui appellent des souvenirs, on reste là, à penser, à réveiller le passé.
Cet écrit de cavanna n'est pas sans rappeler la guerre des boutons, par les bêtises imaginées par ces gosses de la rue pour se distraire, ni le petit Nicolas par la vision du monde que nous sert le narrateur dans de délicieux passages dont regorge cet exposé (voir citations).
Je vais m'attaquer sans tarder aux autres ouvrages de la série.

Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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paroles
  26 septembre 2015
La rentrée des classes vient juste d'avoir lieu et je profite des beaux jours de septembre pour flâner dans les vide-greniers. C'est là que j'ai déniché ce bel album photos de Doisneau et sous-titrées par Cavanna. "Anciens élèves de l'Université des terrains vagues, et parce qu'entre deux mots il faut choisir l'image, Cavanna et Doisneau se sont retrouvés pour fêter avec ce livre le jumelage de Nogent-sur-Marne et de Gentilly".
En plus de la vue, j'ai retrouvé en feuilletant cet album l'odeur de l'école, plutôt les odeurs, celles de l'encre, de la cire dont les petits pupitres sont encaustiqués, et puis bien sûr celle inoubliable du pot de colle blanche avec la spatule intégrée dans le couvercle. Vous vous souvenez ?
L'ouïe a également été sollicitée par le bruit de la craie qui grince sur le tableau, par les bruits intempestifs émis par des camarades plus dégourdies que moi et qui faisaient rire toute la classe quand la maîtresse cherchait d'où ils pouvaient venir.
Et bien sûr, j'ai retrouvé aussi l'heure bénie de la récré où enfin on pouvait crier, courir, sauter, faire des rondes. Et pour finir, il y avait la rue, ses trottoirs à parcourir à cloche-pieds, ses flaques d'eau à ne pas éviter, ses terrains vagues à découvrir la peur au ventre, car il y avait toujours quelqu'un pour raconter des histoires horribles à ce moment là.
De belles photos en noir et blanc et les histoires de Cavanna pour nous remettre en mémoire tous ces instants privilégiés de l'enfance, un beau voyage avec juste un petit bémol cependant, il n'y en a que pour les garçons dans cet album. C'est pas juste !

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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sultanne
  30 mai 2012
A mi-chemin entre le Petit Nicolas et La Guerre des boutons, Les Doigts pleins d'encre nous donne à voir la nouvelle génération d'après-guerre, dans un quotidien empreint à la fois d'innocence et de maturité. Il faut dire que la cette guerre aura marqué à jamais les tempéraments.
Avec cette ironie et cette tendresse qui lui sont si particulières, Doisneau revisite les lieux, les jeux, les ambiances d'après-guerre, à travers le regard de l'enfant devenu déjà grand. Le texte de Cavana, sans fioriture, témoigne d'une France marquée, profondément populaire, en reconstruction.
Les photos, nous les connaissons tous et, néanmoins, on se surprend à les redécouvrir à chaque coin de page ; l'expression est sauvage, intense, et l'instant, cristallisé, devient éternité... on en deviendrait presque nostalgique d'une époque révolue et qui résonne néanmoins dans les âfres de notre mémoire collective.
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zblurp
  06 avril 2019
ROBERT DOISNEAU (1912-1994)
A y réfléchir le saisissant talent de Robert Doisneau plonge ses racines dans un monde pour lequel il a de l'affection. Son regard rayonne de bienveillance...Mais Doisneau ne fait pas que d'exprimer de l'empathie...Son oeil saisit le mouvement...Le mouvement non pas figé mais saisi dans son immédiateté, séquence ultra-rapide s'enchainant immédiatement avec un autre déplacement aussi fugace... Sa photographie l'attrape dans son développement...Le cerveau fait le reste...Il enchaîne, recrée la site de l'action, lui redonne vie.
L'Art photographique (j'imagine que Dominique Larue a un certain nombre de choses à dire là-dessus) peut à l'instar de la peinture académique "tirer le portrait" créer un monde pictural ou (ce qui à titre personnel me fascine littéralement) se plonger dans la réalité pour l'extraiire, la surexprimer et lui redonner vie (Richard Powers, dans son "Trois fermiers s'en vont au bal" dit des choses exceptionnelles sur ce sujet à partir d'une photo d'August Sanders (1876-1964)". En ce sens, Doisneau reconstruit la réalité si fugace par essence dans le quotidien des gestes et des actions.
Enfin le choix des sujets (la vie de tous les jours de gens de tous les jours) traduit le goût pour ce que les femmes et hommes saisis ont de plus évidemment attirants : leurs expressions, sentiments, sensations, activités exprimés tel quel. La vérité en elle-même.
Ici il s'agit des mômes pétant de vitalité dans leur bonheur de vivre et leur boulot c'est à dire l'école. Là je ne suis plus "neutre".Je reconnais ce monde : c'est vraiment le mien, celui de la fin des années 50, début 60 du siècle dernier. Mon école-l'école Michelet, rue du Dr Bauer à St Ouen- mes potes à la vie à la mort, mes instits dont je me rappelle encore du nom, vaillantes et vaillant, sûres et sur de leurs missions, convaincues et convaincu du bien-fondé de l'instruction qu'ils délivraient, les cours de récrés, les bêtises, le foot dans la zone....ça ne me rend pas nostalgique, ça me rajeunit;
Avec un merveilleux texte de Cavanna en introduciton, vous avez un monde entre vos mains.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
PtitgateauPtitgateau   04 juin 2012
Les pauvres ont un plumier, creusé dans un bloc de hêtre et fermé par un couvercle coulissant qui se coince à tous les coups. Il y a aussi des plumier en carton bouilli verni noir avec des fleurs dessus, très jolis, mais ceux_là font gonzesse, on les laisse aux filles. Les riches ont des trousses en cuir imitation croco que tu dirais du vrai, avec dedans, des petites brides pour tenir en place les crayons et tout le bazar, vachement bien foutues, tiens, il y a la bride pour le taille crayon, la bride pour la gomme, la bride pour le compas, si tu te trompes et que tu essaies d'enfiler un truc à une place qu'est pas la sienne, ça marche pas, y a rien à faire, finalement être riche, c'est pas tellement marrant, en plus qu'ils ont des beaux habits qu'il ne faut pas qu'ils salissent, des pull-overs avec des dessins dessus, des pantalons de golf que nous on appelle des culottes à chier dedans, s'ils filent un coup de pied dans un gros caillou pour jouer au foot, crac, ils s'écorchent les belles tatanes en cuir jaune. Nous, nos affaires, on les bourre en vrac dans nos plumiers, nos tabliers noirs, on n'a pas les jetons de les dégueulasser, ils sont faits juste pour ça, et nos tatanes, c'est des galoches avec la semelle en bois, quand tu cavales sur les pavetons, tu dirais la grande guerre, et quand tu loupes le ballon, et que le copain prend ça sur l'os du devant de la jambe, là où qu'il y a juste la peau et pas de viande, qu'est-ce que ça fait mal, la vache !
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PtitgateauPtitgateau   06 juin 2012
Il y a aussi des animaux qui ne sont ni utiles ni nuisibles parce qu'ils ne servent à rien mais ne détruisent pas les récoltes, comme par exemple, la cigale et la fourmi. La fourmi est travailleuse, elle n'arrête pas de porter des bouts de bois sur son dos toute la journée en courant sur ses petites pattes. Nous devons admirer la fourmi et nous inspirer de la leçon qu'elle nous donne. La cigale est une grosse feignante qui ne pense qu'à rigoler et à chanter, on l'a appris dans une fable de La Fontaine qu'il fallait réciter par coeur. Le maître nous a expliqué qu'il fallait comprendre cette fable avec finesse parce que ça fait semblant de parler d'animaux comme la cigale et la fourmi, pour ne pas vexer les gens humains, mais que si tu es instruit, tu comprends que la fourmi, ça veut dire les enfants travailleurs et la cigale les gros paresseux, comme par exemple, les mauvais sujets au fond de la classe. Ça nous faisait réfléchir profond et on était bien contents d'être des bons sujets ou des moyens sujets, et alors on regardait au fond de la classe tous ces mauvais sujets qui allaient finir misérablement comme la cigale, peut-être même sur l'échafaud...
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PtitgateauPtitgateau   12 juillet 2012
Qu'est-ce qu'il a de la veine, Tarzan, de vivre rien qu'au milieu des bêtes, dans une forêt pleine de bananes, de noix de coco, d'ananas et de choses bonnes à manger que t'as juste à tendre la main pour les cueillir! Et ses copains, les éléphants, les singes, les gorilles, les lions, les tigres, les panthères! quand il est en danger, il gueule de toutes ses forces, il pousse son grand cri de guerre, hop, aussitôt ses copains les bêtes rappliquent de partout et il casse la gueule aux sales types. Tarzan, c'est le héros qu'on préfère, dans les bandes dessinées. On se dit entre nous que, quand on sera grands, on ira en Afrique, dans la forêt, et on vivra comme Tarzan. On comprend pas pourquoi nos vieux restent ici, à travailler comme des pauvres cons, dans le froid et dans la pluie, au lieu d'aller manger des bananes et se faire des copains chez les éléphants. En plus, c'est vachement nourrissant les bananes, et plein de vitamines, le maître nous l'a appris.
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PtitgateauPtitgateau   06 juin 2012
Y a aussi les carambars et les malabars, et aussi les cigarettes en chocolat, mais ça c'est pour les tous petits, les bébés. Nous on met nos sous ensemble et on achète des vraies pipes, on se les fume dans des coins secrets, ça donne mal au coeur, alors on a peur, on se dit que c'est le cancer du poumon qui rapplique, juste comme le maître a dit en classe, merde, vachement la trouille on a, faudrait le dire aux parents pour qu'il t'emmènent chez le médecin vite vite quand c'est pris au début, t'as une petite chance, oui mais faudrait avouer qu'on a fumé, et les sous, hein, où tu les as pris les sous, petit voleur ? Alors bon, on attend la mort et puis on se dit que crever pour crever, autant fumer la sèche jusqu'au bout, alors on dégueule, et justement c'est ça qu'il fallait, c'est le cancer qui s'en va, ouf, t'es sauvé, mais qu'est-ce que t'as eu peur !
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JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   18 avril 2018
Ce qui est bien,c'est la bande.Tu peux pas être de la bande si t'es pas de la rue.Les gars des autres rues,on les méprise ,c'est tous des pauvres cons.Ils ne viennent pas dans notre rue,même juste pour passer.Nous non plus ,on ne va pas chez eux.Ou alors tous en bande,avec nos lance-pierres et nos cache-nez tortilles serrés, pour punir ces dégonflés qui nous ont traités avec des gros mots degueulasses,suppose.
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Vidéo de François Cavanna
Les Ritals de François Cavanna. Adapté et joué par Bruno Putzulu. Grégory Daltin à l’accordéon. Mis en scène par Mario Putzulu.
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