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Hercule Poirot - Romans tome 12 sur 33

Louis Postif (Autre)
EAN : 9782253005469
218 pages
Le Livre de Poche (14/03/2001)
  Existe en édition audio
3.86/5   608 notes
Résumé :
Mr Shaitana est un bien étrange personnage : longue figure, moustache cosmétiquée et sourcils en accents circonflexes qui accentuent son air de Méphisto. Et Mr Shaitana, qui est véritablement diabolique, s'est plu, ce soir-là, à convier à dîner huit hôtes triés sur le volet : quatre spécialistes du crime et quatre personnes qui seraient - à ses dires - des criminels assez habiles pour ne s'être jamais fait pincer. Il ne faut pas trop jouer avec le feu, fût-on le dia... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (113) Voir plus Ajouter une critique
3,86

sur 608 notes

Mr Shaitana est un collectionneur un peu spécial et unique. Ce qu'il aime, ce sont les collections atypiques comme une ribambelle de meurtriers jamais arrêtés. Voilà pourquoi, quel plaisir pour lui d'organiser un dîner où sont invités quatre éminences du crime tel qu'Hercule Poirot, Ariadne Oliver (écrivain de roman policier), le superintendant Battle de Scotland Yard et le Colonel Race des services secrets ainsi que quatre éléments de sa collection : le docteur Roberts, le major Despard, Miss Anne Meredith et Mme Lorrimer.

Après le repas, Shaitana propose à ses "invités" de jouer au bridge. Pour cela deux équipes sont constituées : une table où nos détectives sont groupés et l'autre avec nos criminels. Shaitana décide de se reposer près du feu et de savourer sa soirée...

Vers minuit, quelle n'est pas la surprise de tous lorsque Shaitana est découvert poignardé dans son fauteuil.

Cartes sur table propose certes une enquête atypique et passionnante, mais j'avoue que ce n'est pas mon préféré d'Agatha Christie puisque l'assassin est assez facilement identifiable et l'assassiné antipathique au possible. 😕Les personnages suspectés sont caricaturaux au possible avec comme potentiels criminels, la jeune fille innocente, le soldat froid et distant, le médecin imbu de sa personne et la femme intelligente.

Du côté des détectives, ce n'est pas mieux avec l'auteur de romans féministe au possible; le superintendant persuadé de tout savoir, le colonel complètement effacé et un Hercule Poirot faisant chauffer ses petites cellules grises.

Heureusement, la trame narrative est plutôt dynamique avec des moments sympathiques comme l'achat de bas par Poirot. Sérieusement, imaginer un instant Poirot entrer dans une boutique de lingerie avec sa moustache et commander les bas les plus fins et les plus chers a dû le faire passer pour un pervers auprès des vendeuses.😝 Les autres assassinats qui émaillent le récit sont également un savoureux moment.

Cette intrigue est annoncée dans le précédent livre, ABC contre Poirot comme possible trame policière par Hercule Poirot. de plus, Agatha Christie semble jouer avec le lecteur avec d'une part, comme enquêteur une romancière de roman policier assez proche d'elle ; d'autre part, il est fait allusion à un autre livre lorsqu'Hercule Poirot montre un couteau à Rhoda Dawes qui aurait servi lors d'un meurtre dans un train par douze criminels : allusion au fameux le crime de l'Orient-Express.

Pour conclure, Cartes sur table nous offre une enquête atypique avec une victime atypique et des suspects atypiques. Inutile d'être un lecteur atypique, il suffit juste que vous soyez féru d'Agatha Christie pour apprécier ce roman policier.👍

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S'il est une loi du genre que dans chaque livre Agatha Christie respecte à la lettre et dans l'esprit, c'est bien celle-ci : une scène d'exposition qui soit marquante !

D'entrée de jeu les cartes sont données !

Si le point essentiel sur lequel repose l'histoire est toujours un peu le même, des ingénieuses combines et des points de détails sous différents camouflages, font que chaque roman Agatha Christie est unique !

Hercule Poirot emprunte encore et toujours des chemins de traverse et joue aux confidences pour confidences afin d'amener les personnages à se confier.

Le scénario s'enchevêtre subtilement et parvient à créer quelques surprises.

Ce qui est remarquable, au-delà du caractère intemporel du style, c'est le sujet de la culpabilité que la reine du policier n'hésite pas à aborder frontalement.

Comme toujours chez Agatha Christie il y a une pointe de racisme et de misogynie, les femmes sont vraiment perçues comme le sexe faible, même si plusieurs d'entre elles cherchent à s'affirmer comme des égales des hommes.

Avec un grand plaisir on retrouve la romancière Mrs Oliver, qui est une sorte d'alter ego de l'écrivaine anglaise, faisant preuve d'intelligence et de détermination pour s'imposer dans le monde très masculin de la littérature policière.

Rondement mené, ce « polar » paru en 1936 arrive encore à surprendre et à séduire.

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Il y a bien longtemps que je n'avais lu un Agatha Christie avec Hercule Poirot comme personnage central.

Ici un mort, 4 coupables potentiels, 1 coupable réel. Et en face 3 enquêteurs (4 au début mais l'un d'entre eux quitte rapidement l'histoire) : notre détective belge, le superintendant de Scotland Yard, et Mme Oliver (qui écrit des romans policiers), qui ont la particularité d'avoir été présents à la soirée de l'assassinat.

La présence de ces deux autres enquêteurs donne un autre souffle au récit. Et je l'avoue j'ai aimé me faire balader du début à la fin ! C'est un plaisir que l'on sait avoir avec Agatha Christie !

En fait je ne cherche même pas à savoir qui est le coupable, j'attends juste le déroulé de la conclusion toujours surprenante et pourtant si rationnelle !

Bref un roman que j'ai apprécié.

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Lorsque que Poirot rencontre M. Shaitana, une vague connaissance, collectionneur de son état, celui-ci lui propose un diner bridge un peu particulier, huit invités, quatre éminents spécialistes du crime et quatre supposés meurtriers impunis.

La belle affaire, Hercule Poirot accepte.

Parmi les spécialistes, Poirot, Mme Oliver (le double littéraire d'Agatha Christie), le colonel Race et le superintendant Battle de Scotland Yard. Chez les meurtriers supposés impunis, deux femmes et deux hommes.

Les parties de bridge se terminant, M. Shaitana qui semble s'être endormi dans son fauteuil est en fait mort. Assassiné. Une goutte de sang au niveau du coeur laisse supposer que l'arme du crime serait une sorte de poinçon, pièce de collection appartenant au défunt.

Une fois n'est pas coutume, l'autrice, cette chère Agatha, nous gratifie, ici, d'un avant propos attirant l'attention du lecteur sur le fait que le raisonnement sur cette enquête sera exclusivement psychologique. Dont acte!

Là où les policiers rechercheront plutôt des faits, Poirot, lui, s'intéressera, non pas au passé des supposés assassins mais à la partie de cartes et à la mémoire des jeux des uns et des autres ainsi que sur l'endroit, le mobilier, les objets se trouvant dans l'appartement de feu Shaitana.

Certes le détective appliquera cette méthode déductible qui fait sa renommée mais non point en travaillant les suspects sur leur passé (ce qu'il découvrira) mais sur ce qui se passe dans leur tête.

Il s'agit d'une enquête au scénario original qui change de ce que l'on peut connaître du personnage et de ses habitudes, moins insidieux, plus écouteur (ou écoutant) Poirot démontrera les raisons et façons de commettre ses méfaits de l'assassin de M. Shaitana, mais aussi du passé des suspects. Ce ne sera pas sans faire des dégâts et des dommages.

Tenant compte de l'avertissement de la romancière je pensais tenir la solution et bien, non, je me suis fait avoir et remonter au sprint.

Comme d'habitude!

Un bon moment de lecture.


Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Qu'il est bon de prendre un livre tout en sachant que du début à la fin de l'histoire vous allez vous faire balader.

Mission accomplie une fois de plus par celle qui mérite vraiment son surnom de »Reine du crime ». En effet, tout au long de cette enquête, pas un instant je n'ai soupçonné le véritable coupable.

Cette histoire est d'ailleurs machiavélique. Comme se veut d'ailleurs l'organisateur d'une soirée fort particulière, monsieur Shaitana. Sous un aspect qu'il essaye d'orienter vers le démoniaque ( après tout même son nom semble l'indiquer puisque Sheitan signifie diable en arabe), ce dernier se fait fort d'organiser une soirée où la moitié des protagonistes seront des meurtriers qui n'ont jamais été « pincés » et l'autre partie des invités sont quant à eux des spécialistes du crime. Ne soyez pas donc étonnés si l'un des invités n'est rien d'autre que notre ami Hercule Poirot, le célèbre détective aux brillantes petites cellules grises.

Cependant, Shaitana , sous ses dehors un peu machiavéliques va se retrouver victime de ses agissements puisqu'il va être assassiné par un de ses invités presque au nez et à la barbe de Poirot. Il n'y a que quatre suspects, tous en train de jouer au bridge au moment fatidique, et Poirot « sait » que l'un d'eux est coupable même s'il n'y a aucun n'indice. de plus, vu le profil des suspects, il n'y a aucun risque que le coupable se désigne spontanément ou soit pris de remords.

Il va s'en suivre une enquête tres compliquée menée par Poirot et les trois comparses qui l'accompagnaient. Si l'intérêt de notre belge à moustaches pour le jeu de bridge semble dur à suivre, je n'ai pas douté un instant que cela allait l'aider à démasquer le coupable. Un peu dur à suivre d'ailleurs cette partie car je n'ai absolument aucune notion de ce jeu de cartes. J'en aurais juste retenu qu'un des joueurs peut « faire le mort »….ou tuer …..

Challenge Agatha Christie

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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation

[...] Les assassins ressemblent fort aux honnêtes gens et rien ne les en distingue dans la vie courante. Ce sont très souvent des gens charmants, polis et raisonnables.

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Les lecteurs adorent les poisons indécelables, les inspecteurs de police stupides, les filles attachées dans des caves pleines de gaz méphitique, ou se remplissant d’eau – manière bien mal commode de tuer quelqu’un en réalité – et le héros qui vient tout seul à bout de trois à sept méchants. J’ai écrit jusqu’à présent trente-deux romans tous identiques en réalité, comme M. Poirot paraît être le seul à l’avoir remarqué, mais mon unique regret, c’est d’avoir fait de mon détective un Finlandais.

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« Mon cher monsieur Poirot !» dit une voix douce et ronronnante, une voix aux intonations étudiées, où il n’y avait rien d’impulsif ni de spontané.

Hercule Poirot se retourna et salua en serrant cérémonieusement la main de son interlocuteur.

Une expression inaccoutumée se reflétait dans l’oeil du petit détective belge. On eût dit que cette rencontre inopinée éveillait en lui une émotion d’une qualité rare. « Ce cher monsieur Shaitana ! » répliqua-t-il.

Tous deux firent une pause, tels des duellistes se mettant en garde. Autour d’eux évoluait une foule londonienne élégante et des voix murmuraient :

« Ravissant, exquis !

— De petites merveilles, n’est-ce pas ? »

Cela se passait à l’Exposition des Tabatières de Wessex-House, à Londres. Prix d’entrée : une guinée, au bénéfice des hôpitaux londoniens.

« Monsieur, reprit Shaitana, quel plaisir de vous voir ici ! Personne à guillotiner ou à pendre en ce moment ? C’est donc la morte-saison dans le monde du crime ? Ou bien doit-on commettre un vol ici, cet après-midi ?… Cette éventualité me réjouirait énormément.

— Hélas ! monsieur. Je me promène ici en simple bourgeois. »

L’attention de M. Shaitana fut un instant distraite par l’apparition d’une charmante jeune personne avec, d’un côté de la tête, une touffe de bouclettes et, de l’autre, trois cornes d’abondance en paille noire.

« Chère amie, lui dit-il, pourquoi n’êtes-vous pas venue à ma magnifique réception ? Un tas de gens m’ont adressé la parole ; une femme m’a même demandé : « Comment allez-vous ? »

Elle a ajouté : « Au revoir et merci ! » mais la pauvre venait sans doute d’une cité-jardins.»

Tandis que la charmante personne répondait comme il sied, Poirot se permit d’observer l’ornement hirsute qui ombrait la lèvre supérieure de

M. Shaitana.

Une belle moustache… une très belle moustache, peut-être l’unique moustache à Londres comparable à celle de M. Hercule Poirot.

« Mais elle n’est pas aussi fournie, conclut le détective en lui-même. Décidément, elle ne vaut pas la mienne, mais elle retient tout de même le regard. »

Toute la personne de M. Shaitana commandait l’attention, et à juste titre. Il s’évertuait à jouer au Méphisto. Grand et mince, le visage long et mélancolique, les sourcils très accentués et d’un noir de jais, il arborait une moustache aux pointes raidies par le cosmétique et une petite impériale noire. Ses vêtements, d’une coupe exquise, vraies œuvres d’art, affectaient une certaine bizarrerie.

Tout Anglais de bonne souche se sentait pris d’une irrésistible envie de lui botter le derrière. En le voyant, les hommes disaient invariablement :

« Voilà encore Shaitana, ce sacré métèque ! »

Leurs épouses, leurs filles,.

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"Vous éveillez en moi un souvenir, monsieur Poirot.

- Vous pensez à Sherlock Holmes, n'est-ce pas ? Le curieux incident du chien dans la nuit. Le chien n'avait pas aboyé. C'est le curieux de l'histoire. Hum...que voulez-vous, je n'hésite pas à emprunter parfois les petits trucs des autres.

- Laissez-moi vous dire , monsieur Poirot, que je ne sais où vous voulez en venir.

- Je m'en félicite. Entre nous, voilà comment je m'y prends pour produire mes petits effets."

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-Je ne crois pas qu'il brillait par la bonté, observa Mrs Oliver,

-Non, dit Poirot, mais il était vivant et le voilà mort. Comme je lui en faisais la remarque, j'adopte envers le meurtre une attitude bourgeoise. Je ne puis donc que le désapprouver.

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