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EAN : 9782207112502
352 pages
Éditeur : Denoël (02/09/2012)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Open city dresse un portrait sensible et multiracial du New York Post 11 septembre 2011 à travers le regard d'un flâneur contemporain. Acclamé dans le monde anglo-saxon, il a été finaliste de plusieurs Prix, dont le prestigieux national Book Critics Award, avant d'être Récompensé du Pen/Hemingway First Fiction Award. Julius, un jeune Nigérian interne en psychiatrie, trompe sa solitude en déambulant sans but précis dans New York. Nous sommes en hiver : Julius vient d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
som
  09 juin 2013
Déambulation spatio-temporelle en compagnie de Julius, un jeune Nigérian interne en psychiatrie. La promenade commence à Manhattan, puis nous emmène à Bruxelles et en Afrique. Les déambulations solitaires sont, pour Julius, un support à méditation et à rencontres. Ses soliloques permanents évoquent magnifiquement l'architecture, la sociologie et l'histoire des différents quartiers de New-York d'hier et d'aujourd'hui. La voix des esclaves venus d'Afrique par bateau dans les siècles passés font écho à celles des nouveaux immigrants arrivés clandestinement. Qu'ils soient jeunes ou vieux, américains de souche ou pas, éduqués ou non, toutes les personnes rencontrées donnent à voir un regard décalé sur les valeurs de l'Amérique contemporaine. Entre adhésion et rejet, la frontière est parfois fragile. Leurs paroles expriment également, en pointillé, leur très grande solitude dans cette mégapole grouillante de monde.
A travers tous ces récits, Teju Cole aborde, par petites touches, de nombreuses thématiques : la musique (classique et jazz surtout), la crise économique, notre société de gaspillage, mais aussi l'importance de l'amitié face à la complexité de l'amour, le poids des origines et les questions de l'identité, qu'elle soit collective ou individuelle, les racines de l'extrémisme politique ou religieux, la ligne étroite entre normalité et folie. de ce foisonnement émerge la question centrale de l'acceptation de soi et des autres. Plusieurs options sont présentées, aucune voie n'est privilégiée. Au lecteur de poursuivre sa réflexion.
Il faut également insister sur la beauté de l'écriture : simple, fluide, parfois poétique, avec un art incroyable du fondu enchaîné qui nous fait passer en quelques mots d'un café internet bruxellois à l'oeuvre de Walter Benjamin, de la fraternité à une rixe.
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Cacha
  22 février 2018
Un chirurgien métis déambule dans les rues de New York puis de Bruxelles. Il nous raconte sa vie et ses rencontres. Les villes sont bien décrites, mais je n'ai pas trouvé un grand intérêt à cette lecture.
C'est un récit introspectif, avec quelques réflexions intéressantes sur l'Amérique de l'époque, le racisme, la politique internationale (sur la Palestine en particulier)...
J'ai cependant été choquée à un certain moment par la froideur d'un aveu, le personnage principal n'éprouvant apparemment aucun remords pour un acte criminel accompli dans sa jeunesse.
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VALENTYNE
  02 octobre 2014
Julius est métis (père Nigérian – mère allemande). Il a passé les quinze premières années de sa vie au Niger puis a obtenu une bourse pour étudier aux Etats Unis. Il est interne en psychiatrie à New York. Il déambule dans New York en nous faisant part de ses réflexions, sur l'identité, sur la musique (Mahler), sur son ami d'origine japonaise Saito, sur la mort de son père, sur les conséquences du 11 septembre 2001, sur la place des musulmans aux Etats Unis, ou en Europe ou en Palestine…
Lors d'un séjour de 4 semaines à Bruxelles, à la recherche de sa grand- mère maternelle, il rencontre Farouk, un jeune Marocain avec qui il sympathise, il rencontre également une retraitée américaine, une tchèque avec qui il a une rapide liaison. Sans avoir retrouvé sa grand-mère, il revient à New York, où il reprend son travail et ses déambulations (errances ? ) : pique-nique à Central Parc, une exposition du photographe Munkacsi, concerts…..
Mes impressions : une livre très introspectif, beaucoup de réflexions et peu d'action : je dois dire être un peu restée en dehors de ce livre. Je n'ai pas toujours compris les enchaînements de sa pensée, les allers-retours entre présent et passé. Julius m'a paru à la fois sympathique puis complètement hors de la "vraie vie" et pour tout dire même un peu à la dérive. Je l'ai trouvé touchant par rapport à certains trous de mémoires , antipathique à d'autres moments.
Une impression de lecture très mitigée donc malgré des pages très belles.
Lien : http://lajumentverte.wordpre..
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Bellonzo
  01 octobre 2014
Val Open cityTeju Cole et moi avons lu Open City de Teju Cole, jeune auteur américano-nigérian. Julius, mère allemande et père nigérian, vit à New York, psychiatre et chercheur, et passe de longs moments à marcher dans la ville. Julius parle assez peu de sa vie privée, c'est que l'homme est un solitaire. S'il arpente New York c'est tout en rêveries et en rencontres. Mêlant ses souvenirs d'Afrique et d'Europe, Bruxelles surtout où il vécut quelque temps et où il revient quelques mois, c'est cette partie qui m'a séduit le plus, une pérégrination cosmopolite dans cette ville, curieuse capitale transnationale, facilement brocardée mais si fascinante. Réflexion aussi sur le racisme, un peu confuse à mon esprit, et très légèrement condescendante m'a-t-il semblé, avec pas mal de références aux philosophes avec lesquels mes relations ont toujours été froides. Ainsi je n'ai pas toujours emboîté le pas de Julius avec un égal bonheur.
Quand il déambule dans New York City Julius croise des personnages très différents. Mais ne vous attendez pas à du "haut en couleurs", ce n'est pas le genre de la maison. Souvent marqués par une double culture ou une difficile acculturation, ces deux termes relevant parfois du pléonasme, le vieux professeur de lettres nippo-américain, le cireur haïtien, ont peiné à me passionner vraiment. C'est parfois ésotérique et pompeux, un dictionnaire peut s'avérer utile, ce qui ne me gêne pas, j'aime les dicos. Mais le holisme, j'en ignorais tout et après consultation je n'ai guère compris davantage. Les errances, mais le terme ne convient pas, de Julius, ne m'inciteront pas poursuivre avec Teju Cole dont c'est le premier roman.
Cet homme là est protéiforme, photographe, musicologue, je crois, au vu des influences de Mahler ou du jazz dans ses promenades urbaines. Passionné d'architecture aussi à l'évidence vu la construction du récit et les digressions sur le développement de la ville.Open City m'a trouvé un peu fermé. Si hommes et surtout idées y circulent, le sang manque, comme lymphatique. Julius, double de Teju, est un type brillant, trop pour moi. On a évoqué Dos Passos . Lourde hérédité sur laquelle je ne m'étendrai pas, ma lecture de la somme Manhattan Transfer étant ancienne, malgré un souvenir très fort de chef d'oeuvre dont à la réflexion je ne suis plus très sûr.
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Lilou789
  12 octobre 2014
Open City est un livre assez étrange. J'ai beaucoup accroché en lisant les premières pages. Cet homme, très attentif à ce qui l'entoure, regarde de manière moderne et presque détachée la ville qu'il foule des heures durant.
Pourtant, bien vite, je me lasse des divagations et grandes digressions. Les "je" se mélangent, les époques évoquées aussi.
Ce n'est pas un livre d'action, mais de réflexion intérieure. C'est en fait cette petite voix toujours présente dans notre tête qui livre ses états d'âme.
Le passage à Bruxelles parait plus structuré et structurant que le reste du livre. Les dialogues peuvent être parfois passionnants et les échanges riches.
Mais curieusement, je suis restée un peu en dehors de ce flot de pensées, car même s'il nous livre beaucoup de choses, Julius reste très secret, et ne nous dit rien de sa vie privée, ou par petites touches pudiques.
Bref, je n'avais jamais lu un livre comme cela, mais malgré une belle écriture et un style particulier, je n'ai pas apprécié pleinement la balade.
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critiques presse (2)
Bibliobs   04 août 2014
La beauté introspective du texte et l'omniprésence de la ville font du livre un étrange page turner qui marche vers nulle part.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LesEchos   29 août 2012
Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas lu un roman d'introspection aussi élégant et abouti. On pense à Musset, à Pessoa, à tous ces écrivains habités et malades de l'âme.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   02 octobre 2014
Les marches répondaient à un besoin : elles m’affranchissaient du cadre millimétré du travail et, quand j’ai découvert leur vertu thérapeutique, elles sont devenues normales et j’ai oublié ce qu’avait été la vie avant. Le travail était une école de perfection et de compétence, il n’admettait pas d’improvisation ni ne tolérait d’erreur. Mon sujet de recherche avait beau être intéressant – je menais une étude clinique sur les troubles affectifs chez les personnes âgées -, la précision qu’il exigeait était d’une complexité qui excédait tout ce que j’avais pu faire auparavant. Les rues servaient opportunément de contre-pied à tout cela. Toute décision – tourner à gauche ou non, me livrer longtemps ou non à mes pensées devant un immeuble abandonné, regarder le soleil se lever sur le New Jersey ou aller en bondissant dans l’obscurité de l’East Side en direction du Queens, était sans conséquence et rappelait du coup la liberté. J’arpentais les blocs d’immeubles comme si je les mesurais de mes enjambées et les stations de métro servaient de raisons récurrentes à ma progression sans but. Je trouvais perpétuellement bizarres ces quantités considérables de gens se précipitant dans des lieux souterrains et j’avais l’impression que toute la race humaine se ruait, mue par un étrange instinct de mort, dans des catacombes mobiles. En surface, j’accompagnais des milliers d’autres gens dans leur solitude, mais dans le métro, debout près d’inconnus que je bousculais et qui me bousculaient pour un peu de place et une bouffée d’air, tous, nous reproduisions des traumas non avoués et la solitude s’intensifiait.
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Lilou789Lilou789   12 octobre 2014
L'exercice de la psychiatrie revient en partie à voir le monde comme un ensemble de tribus. Prenons un groupe d'individus ayant un cerveau qui, vu leur conception de la réalité, est plus ou moins équivalent : les différences entre les cerveaux dans ce groupe ostensiblement normal, groupe témoin représentatif de la majorité de l'humanité, sont mineures. Le bien-être mental est mystérieux, mais ce groupe est assez prévisible et les maigres découvertes de la science sur le fonctionnement cérébral et les signaux chimiques s'appliquent dans les grandes lignes.
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Lilou789Lilou789   12 octobre 2014
J'ai perdu toute notion du temps devant ces images, je me suis enfoncé dans leur monde, comme si tout le temps entre eux et mois s'était évaporé. Aussi, quand le guide est venu me dire que le musée fermait, j'avais oublié comment parler et me suis contenté de le regarder. Quand j'ai fini par descendre l'escalier et sortir du musée, c'était avec l'impression de revenir sur Terre après un long voyage.
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Lilou789Lilou789   12 octobre 2014
Au début, je me confrontais au bruit incessant des rues, un choc après la concentration de la journée et la tranquillité relative, comme si quelqu'un avait rompu le silence d'une chapelle privée par le beuglement d'un poste de télé. Je me faufilais dans la cohue des chalands et des travailleurs, les travaux de voirie et les klaxons de taxis.
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gaillard1gaillard1   06 janvier 2017
Je suis sûr que tu connais l'idée de Paul de Man sur le discernement et l'aveuglement. Sa théorie porte sur une perspicacité qui peut réellement masquer d'autres choses, qui peut réellement être une cécité. Et à l'inverse, aussi, ce qui parait aveugle peut créer des possibilités. Quand je pense à la perspicacité qui est une forme de cécité, je pense à la rationalité, au rationalisme qui ne voit pas Dieu, ni les choses que Dieu peut offrir aux humains. En cela les Lumières sont un échec.
p.167
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