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L. Lenob (Secrétaire)Charles Palliser (Préfacier, etc.)
ISBN : 2859405526
Éditeur : Phébus (04/11/1998)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 382 notes)
Résumé :
"La Pierre de Lune se vengera ! " Mais que veut dire le Brahmane mourant qui lance cet anathème sur la famille Verinder ? Vous le saurez en pénétrant dans le monde à tiroirs de ce roman dont l'héroïne, Rachel, une intrépide jeune fille de 18 ans, partage la vedette avec le Sergent Cuff, un policier de Scotland Yard aux manies surprenantes... et un diamant baptisé Pierre de Lune. Une enquête dans le plus pur style Collins, que vous vivrez aussi en compagnie du très é... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  20 novembre 2016
« le diamant de la lune tirera vengeance de vous et des vôtres. »
L'avertissement est pourtant clair ! Aveuglé par la cupidité, le colonel Herncastle choisit pourtant de l'ignorer, et profite de la prise par l'armée anglaise de la ville de Srirangapatna pour s'emparer du diamant du Dieu de la lune tant vénéré du peuple hindou. Dès lors, de retour en Angleterre, la malédiction jette son ombre sur le colonel dont la vie n'est plus que désillusions, amertume, jalousie, et fuite en avant pour échapper aux brahmines bien décidés à récupérer par tous les moyens leur joyau sacré. Dernière coquetterie avant de mourir : le colonel lègue la pierre de lune à sa nièce, la belle et vaporeuse Rachel Verinder. Avec la malédiction en prime !
Puis nous voilà projetés dans un de ces jours d'été qui s'étire à l'infini. Dans la belle demeure de Frizinghall, située au milieu des paysages riants de la campagne anglaise, on s'apprête à fêter l'anniversaire de Rachel et à lui offrir la pierre de lune. Elle est la petite princesse de cette journée. Elle est choyée, admirée, ses soupirants se pressent autour d'elle. La pierre de lune remporte un franc succès. Mais « à peine en prend-elle possession, que le diamant lui est volé la nuit-même, pendant son sommeil, dans un tiroir de sa chambre ». L'atmosphère change du tout au tout dans la belle demeure de Frizinghall qui bruisse désormais de rumeurs et de chuchotements. La noblesse, la droiture, la joie font place à la déloyauté, la bassesse et à l'amertume. La malédiction est à l'oeuvre…
Tous les protagonistes de cette triste histoire donneront dans un journal leur version des faits. Tout comme la pierre de lune qui change de teinte en fonction de son exposition, les points de vue des témoins directs de ce drame, même s'ils parlent du même sujet, seront bien différents. Une occasion rêvée pour Wilkie Collins de régler ses comptes avec drôlerie et espièglerie avec la bonne société Victorienne. D'aller faire un petit tour derrière les codes et les apparences pour montrer du doigt les basses ambitions, la sexualité refoulée, l'hypocrisie des bigots et le mépris envers les « classes inférieures ».
Parmi cette galerie de personnages, j'en retiendrai trois pour leur drôlerie, leur perspicacité, et leur originalité. Gabriel Betteredge, admirateur invétéré de Robinson Crusoé et persuadé de pouvoir prévoir l'avenir au milieu de citations du livre, fidèle serviteur jusqu'à la mort de la famille Verinder, mais tellement lucide sur la légèreté et le caractère oisif de ces nantis. Miss Clack, insupportable bigote, jalouse de la richesse de Miss Verinder et secrètement amoureuse du beau Godfrey Ablewhite. le sergent Cuff, mélange avant la lettre d'Hercule Poirot et de Joseph Rouletabille, brillant, déductif, sarcastique et totalement décalé, voire asocial. J'ai aussi une pensée émue pour les trois brahmines partis à la recherche du diamant volé et qui s'emmêlent souvent les pinceaux dans cette Angleterre dont ils ont bien du mal à comprendre les us et coutumes.
Un gros pavé jubilatoire, jouissif, réjouissant.
Challenge XIXème siècle



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Souri7
  07 février 2017
Durant la prise de Srirangapatna en 1799, le colonel Herncastle a dérobé et tué les protecteurs de la pierre de lune, considéré comme un objet sacré. de retour en Angleterre, celui-ci est traité comme un paria par les autres membres de sa famille. Bien décidé à se venger et se sachant condamné, le colonel Herncastle décide de transmettre la pierre de lune en héritage à sa nièce lors de son anniversaire. Cadeau bien évidemment empoisonné puisque depuis que cette pierre a été dérobée, des indiens semblent avoir tenté à plusieurs reprises de la récupérer…
Le jour de son anniversaire, Rachel Verinder se voit apporter par son cousin Franklin Blake la fameuse pierre qui semble avoir été précédée par trois mystérieux acrobates indiens. La soirée achevée, tout le monde pars se coucher et le lendemain matin, les habitants de la maison ne peuvent que constater une chose : la pierre a disparu.

J'avais entendu parler de ce livre considéré comme faisant partie des « 10 meilleurs romans policiers de tous les temps »… Personnellement je ne le classerai pas dans cette catégorie mais plutôt dans celle des romans les plus digressifs et partants dans tous les sens. 😓 Sérieusement, je m'y suis reprise à deux fois puisque j'avais déjà tenté une première fois de le lire il y a plus d'un an pour l'abandonner rapidement… j'ai retenté l'aventure en m'imposant un rythme de lecture sinon j'aurai encore renoncé.😟
Le récit se présente sous la forme de comptes rendus de différents protagonistes ayant été mêlés de près à l'affaire de la pierre de lune. Nous avons ainsi, le majordome, Betteredge qui radote sur Robinson Crusoé et part dans des digressions longues mais longues et sans intérêt avec l'histoire sur sa vie familiale 😒 , sa haine des étrangers, son respecter pour Milady ; Miss Clack la vieille fille pauvre mais bigote à souhait qui tente par tous les moyens de ramener les faits à elle et à Dieu ; l'avoué de la famille Verinder, Monsieur Bruff qui nous propose un compte rendu où il tente de se mettre en valeur tout en se dédouanant de tout ; le cousin Godfrey Abelwhite qui nous propose une version soporifique de ce qu'il sait ; le docteur Ezra Jennings, dont l'intervention est certes primordiale mais dont le passé est si obscur qu'il apparaît et disparaît du livre sans que le lecteur comprenne son passé ; l'autre cousin Franklin Blake qui passe une grosse partie du livre en mode « je ne comprends pas pourquoi Rachel ne m'aime plus » puis en mode « Je ne comprends pas pourquoi je m'enlise dans cette affaire ; et, ENFIN, l'inspecteur Cuff, qui arrive comme un héros ou un bourreau pour nous achever ou nous soulager avec sa résolution de l'affaire qu'il avait bien évidemment résolue depuis le début. Bref, différents récits à différents moments de l'histoire et un lecteur qui aurait adoré prendre par moment la poudre d'escampette pour fuir.

Le bilan est sans contestation : ENNUYEUX !!! 😰 Enfin, soyons juste, le récit commence réellement à devenir intéressant une fois que Franklin Blake décide de reprendre l'enquête… sinon le reste n'est qu'une succession de descriptions, de remplissage inutile qui alourdisse l'intrigue, de commentaires personnels… bref, d'éléments qui embrouillent le lecteur dans les détails. C'est simple, pour découvrir comment et par qui la pierre a été dérobée, il faut attendre les deux tiers du livre… et la manière risque de vous étonner par son côté mystérieux, voire alambiqué. La découverte enfin de qui est en possession de la pierre est le coup de grâce pour le lecteur avec la découverte du voleur dans une chambre d'hôtel étouffé par un oreiller. Une fin pathétique dans la même veine que ce livre.

Les personnages quant à eux sont purement des caricatures où certains traits de caractère sont étirés à l'extrême. Cela peut paraître au début amusant mais rapidement, le lecteur est vite lassé, voire gavé notamment avec le descriptif qu'ils donnent de la société victorienne de l'époque (xénophobie de Betteredge ou de Mr Bruff ; drogue avec Ezra Jennings le docteur; différences de classes sociales au travers de Betteredge, Franklin Blake.

Circonstance atténuante, l'histoire à l'époque parut sous forme de feuilleton dans un journal avant d'être éditée en roman. Un petit travail de relecture au préalable pour en supprimer les répétitions, les éléments descriptifs sans intérêt et l'alléger aisément d'au moins 200 pages n'aurait vraiment pas été du luxe. Malgré tous ces aspects négatifs, il faut reconnaître que ce livre comporte à lui seul les éléments qui seront repris dans les romans policiers postérieurs, à savoir la trame des romans policiers comme ceux d'Agatha Christie, Patricia Wentworth, ou Gaston Leroux, à savoir :de nombreux suspects, de nombreux rebondissements et un policier souvent caricatural. Heureusement que certains auteurs se sont inspirés de la structure du récit et non du contenu pour permettre l'apogée du roman policier.

Pour résumer : Un roman certes classique mais qui n'en est pas moins un roman « lourd ». Trop de descriptions, de digressions, de répétitions, de fausses pistes qui lassent rapidement le lecteur et le perdent. J'ai déjà eu le plaisir de lire d'autres livres de Wilkie Collins avec un grand plaisir, mais celui-ci je ne l'ai vraiment pas apprécié. Si ce livre était retravaillé dans une version plus « allégée » en supprimant juste quelques éléments de la narration, celui-ci serait vraiment beaucoup agréable à lire et à suivre.
Oui, ce roman est un « classique » mais cela ne signifie par pour autant qu'il est bon.🙄
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gouelan
  05 janvier 2017
Je suis tombée au hasard sur ce roman, en me demandant si le personnage Pierre de lune existait dans la littérature. Je pensais à un personnage un peu rêveur, un Pierrot de la lune.
Mais dans cette enquête, Pierre n'est pas un personnage, c'est une pierre de grande valeur aux éclats de lune. Elle porte en elle une malédiction hindoue qui poursuit les malheureux qui voudraient s'en emparer.
Un jour cette pierre est léguée par testament à Miss Rachel Verinder. Son oncle, ancien officier des Indes, avait-il de mauvaises intentions en lui offrant ce bijou si intimement lié à une divinité orientale. D'où lui vient ce diamant ?
Le soir de son 18e anniversaire, dans la nuit, la pierre de lune est volée. C'est le début de l'enquête.
Tour à tour, plusieurs personnages vont nous exposer les faits dans une lettre, afin d'éclaircir ce mystère. Gabriel, le vieux serviteur, fumeur de pipe et lecteur inconditionnel de Robinson Crusoé, est le premier à prendre la plume. Pittoresque et plein de charme, on ne s'ennuie jamais en sa compagnie.
Tout doucement l'histoire se déroule, à travers ces témoignages écrits, amusants parfois. L'inspecteur de police, la servante inconsolable, le fiancé et la bigote, tous ces personnages donnent au roman du dynamisme teinté du flegme et de l'humour anglais, mélangé à du laudanum, au cas où vous attraperiez mal à la tête. Un peu vieillot mais si charmant.
Roman qui mérite sa place de premier récit policier moderne écrit par cet auteur beaucoup moins connu en France que son ami Dickens.
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moussk12
  09 décembre 2017
Ce pavé de 611 pages a été pour moi, malgré quelques répétitions et quelques longueurs, un vrai régal.
Wilkie Collins, écrivain anglais du 19e siècle, était un fervent ami de Dickens, lequel, admiratif de son talent, a publié entre autres, Pierre de Lune, dans l'un de ses hebdomadaires, sous forme de feuilletons, très prisés à l'époque. Chaque semaine, les admirateurs se pressaient pour connaître la suite de ce roman policier.
C'est ce qui a peut-être poussé l'auteur à se surpasser en instaurant un véritable suspense à la fin de chaque chapitre. C'était nouveau à l'époque.
Pierre de Lune est l'histoire, et le nom, d'un joyau indien, si beau et si gros qu'il est lié au dieu de la lune.
C'est l'histoire de sa disparition et de la malédiction qui pèse sur celui qui le possède.
C'est l'histoire d'une famille, la famille Verlinder qui, sans le vouloir, deviendra détenteur de ce joyau.
Et cette histoire nous est contée par différents protagonistes, chacun leur tour et dans un ordre chronologique.
Et c'est ainsi que l'on se retrouve dans la peau du majordome Betteredge. Ce brave Betteredge ! Qui a vu grandir Miss Rachel. Dévoué à la famille, cet homme au grand coeur, respectueux des usages et traditions, conscient de la place qu'il tient au sein de cette grande maison, sera atteint de la "fièvre détective" lorsqu'il épaulera le sergent Cuff.
Alors que la scène de cette tragédie comique (car c'est ainsi que je l'ai ressentie) se déroulera ensuite à Londres, ce sera la récit de Miss Clack, qui nous fera avancer dans la découverte de la vérité sur la disparition de Pierre de Lune. Oh, cette miss Clack ! Qu'est-ce qu'elle m'a énervée ! Là, j'ai manqué de peu de refermer le livre. Une véritable fanatique religieuse. Avec ses belles paroles, ses bons sentiments, où l'on sent derrière l'intérêt et la bêtise. Une vrai folle. Capable de tout et dont les actes et paroles sont si lourdes de conséquences fâcheuses. Mais heureusement, les autre protagonistes finiront par voir clair en elle, ouf ! et s'en détacheront de manière brutale.
Puis, c'est au tour de l'avocat Bruff. Avec un grand soulagement, on suit ses implications dans l'affaire. Homme de loi, cartésien, loyal. Avec lui, on ne perd plus pied. Et ça fait du bien.
Enfin, Franklin Blake, amoureux éconduit sans raison. Mais est-ce vraiment sans raison ? Tout le désigne, mais on ne peut y croire. On ne veut pas y croire. Jeune homme fougueux, un peu aventurier, un peu romantique, qui n'hésitera devant rien pour reconquérir la belle Rachel.
L'auteur, Wilkie Collins, souffrait de la goutte et ne parvenait plus à soulager ses douleurs qu'en prenant de l'opium, dont il est devenu dépendant. Il serait mort reclus. Je ne sais pas si ses oeuvres sont encore connues aujourd'hui. Et reconnues.
Pour moi, ce livre est très moderne et mériterait de retrouver un large public.
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ladyoga
  19 décembre 2013
La Pierre de lune, the Moonstone, a été publié en 1868 sous forme de feuilleton. Il s'agit d'un des premiers romans policiers anglais, l'histoire de la disparition d'un diamant.
Littérature anglaise, 19ème siècle, une petite enquête policière, une belle jeune fille, quelques soupirants, tous les ingrédients sont réunis pour se régaler.
Effectivement, la lecture est très plaisante, d'autant plus que l'enquête avance sous la plume de plusieurs narrateurs.
Quel délice de suivre le vieux domestique Betteredge qui trouve l'inspiration dans Robinson Crusoé...
" - Que voulez-vous donc Betteredge?
Ce que je voulais? Je ne le lui dis pas; mais , à vous, je vais l'avouer : j'aurais tant aimé allumer ma pipe et lire un passage de Robinson Crusoé!"
Il a le privilège de nous entraîner dans cette histoire, et nous accompagne dans les dernières pages, ce qui m'a beaucoup amusée. J'aime quand le narrateur prend le lecteur à partie; les rebondissements, les fausses pistes, les suspects mettent un peu plus de piment â la lecture.
Le changement de narrateur est une bonne initiative, même si l'on reste dans un huis clos. Il permet d'avoir des points de vue bien différents et critiques de cette belle société anglaise.
Je reconnais quand même avoir détesté le passage raconté par la pieuse et insupportable Miss Clack. Je regrette également des erreurs de l'éditeur, des mots manquants pendant quelques paragraphes à deux ou trois reprises ( j'exige le sans faute sur ce point).
Pour finir, un très bon roman à déguster avec une tasse de thé.
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   23 octobre 2016
Le jour achevait de baisser, et un calme presque sinistre régnait sur cette plage déserte. Le mouvement de la mer s'élevant et s'abaissant au large sur le banc s'opérait sans bruit ; et dans l'espace qui était le plus rapproché de nous, l'eau gisait silencieuse, obscure, et sans un souffle de vent pour l'animer, des masses de varech à l'aspect verdâtre flottaient à la surface des flaques d'eau ; l'écume stagnante apparaissait de loin en loin, éclairée par les dernières lueurs du jour, qui s'éteignaient sur les grandes pointes de rochers, sortant hors de l'eau, au nord et au sud.
Nous étions à l'heure de la marée ; pendant que je regardais ainsi vaguement et dans l'attente, la face roussâtre des affreux Sables-Tremblants commença à frissonner et à s'agiter, seul et lugubre indice du mouvement dans ce lieu désolé.
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Eric76Eric76   16 novembre 2016
Il était là, l’ami fidèle des jours heureux qui ne devaient plus revenir ; il était là sur sa vieille chaise massive, se chauffant dans l’angle accoutumé, sa pipe à la bouche, son Robinson Crusoé sur les genoux, et les chiens, ses bons compagnons, dormant à ses côtés ! De la place que j’occupais, les derniers rayons du soleil projetaient mon ombre en avant, soit que les chiens aperçussent mon approche ou que leur odorat si développé l’eût flairée, ils se levèrent en grognant. Le vieillard se redressa à son tour, les apaisa d’un mot et, se faisant un garde-vue de sa main, fixa avec curiosité la personne qui se montrait à la grille.
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Eric76Eric76   18 octobre 2016
Vous ne voulez pas nous faire entendre, n'est-ce-pas, monsieur, que ces hommes eussent réellement assassiné M. Franklin, s'ils en avaient eu l'occasion, afin de ressaisir le diamant ?
- Fumez-vous, monsieur Betteredge ? me répondit le voyageur.
- Oui, monsieur,
- Avez-vous grand souci des cendres de votre pipe lorsque vous la videz ?
- Non, monsieur.
- Eh bien, dans le pays d'où viennent ces gens-là, la vie d'un homme importe aussi peu qu'à vous les cendres de votre pipe. Si un millier de vies les gênaient dans l'accomplissement de leur œuvre, et qu'ils pussent les sacrifier sans crainte d'être découverts, ils le feraient sans le plus mince scrupule. Le sacrifice de la caste est immense dans l'Inde, celui de la vie humaine n'est regardé que comme un détail insignifiant.
Je lui représentai qu'en ce cas ce pays n'était qu'un repaire de voleurs et d'assassins ! M. Murthwaite, lui, m'assura que c'était un peuple admirable, et M. Franklin, n'exprimant aucune opinion, s'occupa de nous ramener à la question principale.
- Maintenant qu'ils ont vu miss Verinder, parée de la Pierre de lune, dit-il, que reste-t-il à faire ?
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gouelangouelan   03 janvier 2017
Bien que me sachant innocent et malgré la certitude que l'abominable accusation qui pesait sur moi serait tôt ou tard écartée, un sentiment de bassesse honteuse m'emplissait l'âme qui, instinctivement, m'incita à ne pas faire signe à mes amis. Que de fois entendons-nous dire (presque toujours, il est vrai, par des observateurs superficiels) que le coupable a souvent le visage de l'innocent. Je crois infiniment plus vrai celui selon lequel c'est l'innocent qui peut avoir un visage de coupable. Toute la journée je refusai de recevoir les visiteurs qui se présentèrent, et je ne me risquai dehors qu'à la tombée de la nuit.
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ladyogaladyoga   10 décembre 2013
Ce que je lui racontai, je vais le coucher maintenant sur le papier, à votre intention. Je vous en prie, soyez fort attentifs, ou bien vous ne vous y retrouverez plus du tout quand nous arriverons plus avant dans l'histoire. Oubliez enfants, dîner, le chapeau à acheter, que sais-je encore? (...) j'espère que la liberté que je prends en vous parlant de la sorte ne vous choquera nullement. C'est ainsi seulement, il me semble, que je puis captiver l'attention de mon aimable lecteur. Seigneur! Même lorsqu'ils ont les plus grands auteurs entre les mains, les gens ne sont-ils pas trop souvent prêts à laisser vagabonder leurs pensées? S'agit-il d'un livre, la distraction est plus facile que s'il s'agit d'une personne...
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Bande annonce de The Moonstone (2016), mini série de la BBC et adaptation du roman de Wilkie Collins, paru en français sous le titre La pierre de lune.
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