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EAN : 9782266232364
528 pages
Pocket (11/04/2013)
3.7/5   80 notes
Résumé :
Dans les profondes forêts du Maine, les corbeaux attendent, comme toujours, dans le sillage des prédateurs...
À Pastor's Bay, Randall Haight tente de refaire sa vie. Enfant, il a assassiné une fillette, mais dix-huit ans de prison n'ont pas effacé sa faute. Les lettres anonymes s'amoncellent depuis son retour. Engagé pour en trouver l'auteur, le privé Charlie Parker découvre un client trouble et une ville livrée à ses démons. Une jeune fille vient en effet de... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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Pas de temps mort dans cette enquête à plusieurs visages.

Le livre est un questionnement sur l'identité et sur les différents visages que peuvent prendre les hommes.

Quelle facette de nous révélons-nous vraiment ? Certains ont des personnalités en forme de poupées russes qui se recouvrent les unes les autres au point de tromper leur communauté et leur entourage et de s'y perdre soi-même.

Écriture clinique et froide, à la lisière de l'ésotérisme avec des descriptions longues, riches, mais qui décrivent si bien les lieux et les atmosphères que l'on se prend à les reconstituer mentalement avec une facilité déconcertante (point assez rare pour être souligné), John Connelly sait poser ses situations.

Âpre, sec et efficace, ce roman est passionnant, l'intrigue haletante et la fin surprenante. Même si des indices sont judicieusement disséminés, impossible de trouver le coupable jusqu'au dernier chapitre sans que cela soit abracadabrantesque ni capillo-tracté (je me fais plaisir sur les mots là) mais simplement évident.

Les personnages sont superbement écrits et construits. John Connelly est un orfèvre de l'âme humaine. Il sait créer des personnages crédibles et d'une consistance rare. Pendant la lecture, on les sentirait presque respirer à nos côtés. 3,5/5

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Une légende raconte que les corbeaux surveillent pour les loups. Qu'ils les guident vers leurs proies, qu'ils mènent le malheur vers les plus faibles.

Peut être alors que les habitants de Pastor'bay, une bourgade déshéritée du Maine coincée sur une presqu'île, auraient ils dû prêter davantage attention à ces oiseaux de mauvaises augures qui depuis quelques temps hantaient les cieux des environs.

Peut être auraient-il compris que le malheur avait jeté son dévolu sur leur communauté, et qu'installés sur les branches comme des gardiens silencieux, les oiseaux noirs étaient aux premières loges, à attendre que le spectacle s'offre à eux.

Charlie Parker est un ancien flic devenu détective privé, qui vit avec l'ombre de sa femme et le fantôme de sa petite fille, assassinées toutes deux quelques années plus tôt.

Aussi quand son amie, l'avocate Amee Price le sollicite pour enquêter pour le compte de son client Randall Haight il ne peut qu'éprouver un certain malaise face à cet individu victime d'un chantage, mais dont le passé judiciaire ravive chez lui une colère sourde.

Car « il y a des vérités si terribles qu'il ne faudrait pas les prononcer à voix haute, des vérités si épouvantables que le simple fait d'en prendre acte fait courir le risque de perdre une partie essentielle de son humanité, d'exister dans un monde plus froid, plus cruel encore qu'avant »

Randall Haigh est un homme harcelé, mais au passé sombre. A 14 ans, avec l'aide de son ami Lonny Midas, il a commis un acte incompréhensible et inimaginable pour un jeune de son âge : tuer une camarade avec préméditation. Arrêté, condamné, il a purgé sa peine, comme son complice de l'époque, avant de ressortir libre, sous cette nouvelle identité, synonyme de nouveau départ.

Rangé, décidé à tirer un trait sur son passé, celui-ci lui revient pourtant en pleine figure.

Depuis quelques temps il reçoit par la poste des courriers anonymes contenant des prises de vue du lieu où il avait perpétré son crime. Quelqu'un a donc découvert sa nouvelle identité et veut le faire chanter. A moins que son intention se fasse plus menaçante encore.

Car au même moment la police est sur les dents. Une jeune fille de 14 ans, Anna Kore , a disparu depuis 72h.

Pour le client d'Amee le problème est cornélien. Soit il sollicite l'aide de la police, mais pour se faire devra lui dévoiler son passé et devenir peut être immédiatement un suspect idéal, soit il se tait et prend le risque d'être à terme accusé d'avoir caché des éléments susceptibles d'être en lien direct avec la disparition de la jeune fille.

Pour Parker difficile de se faire une conviction et d'enquêter sans savoir si le client qui l'emploie est innocent ou si son histoire est mêlée à celle d'Anna Kore.

Son enquête s'annonce donc délicate, d'autant que les flics n'ont pas le détective dans leurs petits papiers et que gravitent autour de cette histoire des agents du FBI spécialistes des réseaux mafieux dont la présence ne colle décidément pas avec les circonstances.

Dès lors, l'aide de ses deux complices, Angel, un ancien braqueur et Louis un ex tueur à gages, ne sera pas de trop à Parker pour démêler cette affaire ténébreuse qui le mènera encore une fois sur des chemins bien sinueux.

C'est avec un vrai bonheur que je renoue avec ce bon vieux Charlie Parker, personnage atypique et incontournable dans le paysage du roman policier. Découvert dans « Tout ce qui meurt » et « laissez toute espérances », deux romans sublimes où plongent les racines du mal qui le ronge, le revoilà dans une aventure qui l'emmène une nouvelle fois vers le mal absolu et met à l'épreuve ce qu'il reste de son humanité.

Personnage abîmé, vivant à la frange du monde des vivants et des ombres il n'est toujours pas apaisé . Il porte encore en lui cette même violence rentrée, cette marque de damnation qui l'imprègne et le pousse à se tenir loin de sa petite fille qu'il a eu avec sa nouvelle compagne, de peur d'attirer sur elle ce mauvais oeil qui a déjà décimé les siens.

Tiraillé entre le bien et le mal, entre cette envie parfois de libérer cette violence qui l'habite pour une vengeance dont il sait qu'elle n'assouvira rien et sa volonté de rester parmi les vivants et lutter contre le mal, il se tient dans un équilibre précaire entre le monde de la raison et celui de la folie. Un homme pas tout à fait mort, mais plus tout à fait vivant, qui la nuit venue voit s'estomper les frontières entre ce qui est et ce qui fut, entre les vivants et les fantômes. Un homme qui enjambe deux mondes, mais qui n'a sa place nulle part.

John Connolly a de l'empathie pour ses personnages, quand Parker en a pour les victimes. Il parvient à mettre de la chaleur dans un personnage qui traverse un univers cruel et froid rendant attachant celui qui a tout perdu et qui erre au milieu des hommes avec la justice pour seule lumière.

Avec une plume puissante et efficace, il bâtît en quelques paragraphes une atmosphère oppressante ( le premier chapitre, très Hitchcockien est une petite merveille). Auteur aussi atypique que son personnage il aime une nouvelle fois frôler les territoires du fantastique sans jamais en franchir les limites.

"la nuit des corbeaux" n'est pas le plus violent des romans de Connolly. Peut être le lecteur aurait-il aimé voir les deux compères de Parker occuper une place un peu plus importante dans ce scénario qui les cantonne à une apparition en arrière plan. Malgré tout le livre est une réussite.

« La nuit des corbeaux » n'a rien d'un roman linéaire. Il est fait de méandres et emprunte bien des chemins, mais il mènera une fois de plus le lecteur par le bout du nez jusqu'au son dénouement final, pour son plus grand plaisir.


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La première chose dont je me suis rendue compte, c'est que ce n'est pas un livre qu'on lit à la légère ou que l'on survole : il m'a été impossible de suivre la conversation avec les deux trublions assis devant moi dans l'amphi' (comme j'ai l'habitude de le faire) et de bouquiner en même temps pendant notre pause : j'ai rapidement perdu le fil du texte.

D'un autre côté c'est loin d'être étonnant : il y a vraiment beaucoup de personnages dans ce livre et, surtout au début du texte, les histoires sont très variées et complexes. Cela dit, une fois que l'on commence à comprendre où l'auteur veut en venir et que l'on met bout à bout tous les petits liens entre les différents personnages, ça va rapidement beaucoup mieux. D'autant plus que John Connolly a une écriture vraiment très claire et fluide : il fait vraiment tout pour qu'on ne soit pas perdu dans cette histoire complexe. du coup, ce qui pourrait être un bémol au texte devient tout de suite un gros plus.

J'ai bien aimé les différents personnages du texte : ils sont vraiment tous différents les uns des autres, ce qui est particulièrement agréable. J'ai beaucoup apprécié le fait qu'ils soient très crédibles et ne fassent pas "personnages de livres" : je ne pourrais pas douter de leur existence.

Leur psychologie est vraiment très développée et ça aide beaucoup l'histoire : sans ça, je ne pense pas que j'aurais été autant happée par ce texte. A un tel point que, pour une fois, je n'ai même pas envie de râler face au manque d'immersion dans la vie personnelle des enquêteurs : il n'y en avait pas besoin pour les rendre plus humain et moins "inspecteurs" à mes yeux.

J'ai rarement eu un livre policier aussi compliqué entre les mains, par forcément par son enquête (j'avais encore une fois deviné le "méchant" dès notre première rencontre) mais plutôt par la multitude des détails et des recoupements qui donnent beaucoup de richesse à ce texte. Il y a énormément de travail derrière La nuit des corbeaux et ça se voit réellement au premier coup d'oeil.

Ce livre est vraiment une très très bonne surprise : j'ai passé un moment très agréable en sa compagnie. Pour le coup, je ne devrais plus tarder à lire le livre des choses perdues :)


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Une île reliée au continent. Peu d'habitants. Une jeune fille de 14 ans a disparu. Les premières heures cruciales pour la retrouver sont passées, surtout que l'alerte enlèvement a été faite tardivement.

Charlie Parker s'est éloigné de sa petite fille afin de ne pas la faire souffrir.

Il rencontre un homme qui a été inculpé, adolescent, du viol et de l'assassinat d'une jeune fille noire. Randall Haight a un faux nom. C'était inclus lors de sa remise en liberté afin qu'il puisse refaire sa vie. Mais, Charlie, bien qu'il ne juge pas ce qu'il a fait, a des doutes concernant l'honnêteté de Randall. Ce dernier a reçu des portes d'étables, rappelant le premier crime. Il se sent persécuté, surtout que l'enlèvement a eu lieu dans la ville où il habite. Même s'il n'a rien à se reprocher, il ne veut pas aller à la police. Charlie Parker devra donc le convaincre.

Pour un premier essai, c'est vraiment un essai réussi. J'ai complètement adhéré à l'intrigue, à l'histoire maîtrisée par John Connolly. Il maîtrise l'art de la description de la nature qui offre une atmosphère oppressante dès le départ avec ses oiseaux de mauvais augure, les corbeaux que l'on retrouve dans des endroits différents. On sent déjà la menace qui plane. Connolly nous met déjà dans l'ambiance. le lecteur est très vite dans l'action, il se sent déjà oppressé. Également une maîtrise de la description de cet endroit perdu où les gens vivent comme reclus, coupés du monde où ils connaissent la vie de tout le monde sans réellement la connaître. On pourrait penser que l'on est en sécurité sauf que ce n'est pas le cas. C'est le lieu des âmes perdues, c'est le lieu où l'on va lorsque l'on a quelque chose à cacher. Quant aux personnages, nous avons de tout. le flic qui aime les filles jeunes, les membres du FBI, le privé qui a un lourd passé suite à la mort de ses proches, qui enquête au mépris de sa propre sécurité mais qui a une sacrée intuition et qui connaît la nature humaine mais aussi de nombreux méchants avec la mafia.

Entre vengeance, folie, meurtres, le roman est mené tambour battant. le lecteur a beau s'interroger, il a tout faux, enfin moi. Car franchement je ne m'attendais pas à tout ça. Pourquoi la mafia ? On le saura assez tardivement tout de même. Et on connaîtra tardivement le rôle joué par un des hommes de main. Tout comme on saura tardivement ce que Randall Haight a à cacher réellement. Lors des moments qui lui sont consacrés à son domicile, j'avais pensé à un enlèvement mais cela va plus loin que ça.

Parmi les personnages de Connolly, nous avons les gentlemen de New York. Je ne vous en dis pas plus car cela serait ôter toute saveur au roman. Mais ce sont, pour ainsi dire, des amis de Charlie.

En ce qui concerne le dénouement, qui aurait pu prévoir ça ? Pas moi, je me suis laissée transporter et guider par ce thriller.

Par contre, Connolly nous démontre bien que les Etats-Unis n'ont pas signé la convention des Droits de l'Enfant. Pour un pays qui se dit aussi libéral, qui veut protéger ses citoyens, cela est abject. Surtout un pays qui se dit si protecteur des Droits de l'Homme. Je comprends pourquoi les enfants sont jugés comme des adultes dans certains états. On a l'impression qu'il n'y a aucune rédemption, qu'après avoir purgé sa peine, un détenu ne pourra plus rien faire. Heureusement qu'il existe des juges, des avocats, mais est-ce réellement la réalité, qui essaient de donner une chance future à ceux qui ont commis une faute, un crime.

John Connolly nous démontre également avec brio qu'il est très difficile de faire abstraction de son ancienne vie, d'accepter un nouveau nom. le sujet a deux identités et il ne sait plus qui il est. Il doit oublier tout ce qu'il a vécu auparavant, ne pas laisser d'indices pour ne pas être reconnu. Il peut plonger dans la folie. Dans une personne, il y a deux personnes. Donc il est difficile de changer de vie, de se faire à une nouvelle vie.

Vers le milieu du roman, nous savons les liens familiaux d'Anne Kore, la jeune fille qui a été enlevée.

Nous avons également des analogies bien construites avec la chasse lorsque les tueurs se rejoignent pour traquer un gibier. Mais quel gibier ? Vous le saurez en découvrant ce thriller.

John Connolly nous décrit la folie de Randall, mais celle aussi de Charlie. Une folie différente certes mais qui possède tout de même quelques rapprochements.


Lien : http://angelitamblog.com/201..
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Avec La nuit des corbeaux, je découvre la plume de John Connolly. J'ai beaucoup aimé son écriture.

En effet, le récit possède tous ce que j'attend d'un roman policier : une enquête aux multiples hypothèses, des suspects à foisons, des personnages sympathiques, et de l'humour noire pour égayer l'ambiance sombre et pesante que suscite l'horreur d'un crime.

Alors certes, si je voulais vraiment chipoter, il y a quelques éléments qui m'ont déplu.

Mais, le plus important est d'avoir passé un très bon moment de lecture, d'avoir été complètement happée par l'histoire, et d'avoir envie de lire d'autres livres réalisés par cet auteur.

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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation

-Il n'a même pas fini son verre, fit observer Aimee.

-Je crois qu'il l'avait commandé uniquement pour avoir l'air plus humain.

-Ça, on peut dire qu'il en a besoin.

-Je confirme. Quand il se regarde dans une glace, son reflet a probablement envie de lui balancer son poing dans la figure.

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Selon cet article, assorti de notes plus récentes mettant à jour plusieurs points et statistiques, la Pennsylvanie était l'un des vingt-deux États qui, avec le district de Columbia, autorisaient leurs tribunaux à juger des enfants de sept ans comme des adultes, et l'un des quarante-deux États laissant infliger une peine d'emprisonnement à vie sans libération conditionnelle à des enfants condamnés pour la première fois. À elle seule, la Pennsylvanie représentait plus de vingt-cinq pour cent des enfants américains risquant de mourrir derrière des barreaux en cas de condamnation. L'article de Bowens soulignait qu'en condamnant "allègrement" des enfants de treize et quatorze ans, voire plus jeunes, à mourrir en prison, pour homicide ou pour des crimes sans homicide, L'État se rendait coupable de châtiments "cruels et peu communs", violant ainsi le Huitième Amendement de la Constitution, le droit international et la Convention relative aux droits de l'enfant que les États-Unis, observait-il, s'étaient abstenus de ratifier, faisant de l'Amérique et de la Somalie les deux seuls pays dans ce cas.

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- Il prendra comme moi, lui dit Walsh. Et moi, je prendrai comme moi.

Il s'esclaffa ; la serveuse ne l'imita pas.

- C'est bon, je suis officier de police, reprit-il.

Il chercha sa plaque dans sa veste et la lui montra.

- Voyez, je suis flic. On donne ça seulement aux inspecteurs.

- Formidable. Je me sens déjà plus en sécurité. Vous voulez voir le menu ?

- Non, repondit-il.

- Si, intervins-je. Il a besoin de manger. Apportez-nous vos plus gros hamburgers, tiens.

- Vous êtes flic aussi, demanda-t-elle.

Walsh me devança :

- Non, c'est un croisé. C'est le chevalier blanc.

- D'accord, je suis le chevalier blanc, concédai-je. Prenez votre temps pour apporter les bières.

Elle nous quitta avec soulagement. Walsh rangea sa plaque en soupirant.

- Ma femme n'aime pas que je parle aux serveuses.

- J'imagine que les serveuses n'aiment pas non plus que vous parliez aux serveuses.

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On peut dire ce qu'on veut de Gene Simmons (du groupe Kiss) mais le pire que vous risquez avec lui, c'est qu'il file rencard à votre fille.

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Enfin, j'avais dit que je croyais en Dieu parce que j'avais vu Son contraire. J'avais vu tout ce qu'Il n'est pas, j,en avais été affecté, et je ne pouvais pas d'avantage nier que la clarté succède aux ténèbres et le jour à la nuit.

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Videos de John Connolly (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Connolly
Invité du salon Quais du Polar à Lyon, John Connolly nous a parlé de son dernier roman, "Le Chant des dunes", la treizième aventure de Charlie Parker. En savoir plus : http://bit.ly/1WCrI3z
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