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ISBN : 2258101069
Éditeur : Les Presses De La Cite (03/04/2014)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Pour échapper à son mari, Moloch, un criminel violent, Marianne a choisi de s'exiler avec son fils sur Dutch Island, petite île au large de Portland, battue par les vents et la neige. Une île que les anciens appellent Sanctuaire, en mémoire d'un certain hiver 1963 où la violence et la vengeance s'abattirent.
Joe Dupree, flic local et géant mélancolique connaît tout de cette histoire, et les mystères de son île. D'ailleurs, lui et d'autres l'ont senti : la for... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  04 novembre 2018
Dutch Island, 8 kms de long sur 3 de large, 700 résidents permanents triplés en période estivale, est l'un des 750 îlots, îles, récifs, éparpillés dans Casco Bay au large du Maine. Surnommée Sanctuaire, l'île a connu une histoire sanglante lorsque ses premiers colons arrivés en 1691 ont été massacrés. Depuis, elle a acquis une réputation d'étrangeté comme si elle avait gardé des vestiges, une certaine mémoire des événements qui l'ont marquée. C'est là que Marianne est venue se cacher avec son fils Danny, fuyant éperdument son mari cogneur, violeur, voleur, tueur, à qui elle a réussi à échapper parce qu'il a sous-estimé son intelligence, qu'elle est parvenue à lui dissimuler une parcelle vitale d'elle-même qu'il n'a pas atteinte. Marianne a patiemment élaboré un plan, et après l'avoir dénoncé à la police, a disparu en emportant Danny et le butin de Moloch. Mais Moloch s'est évadé de prison ; avec l'aide d'une bande de voyous dégénérés aux têtes pleines d'eau et de fureur, il est sur les traces de sa femme.

Sur Dutch Island, trois hommes, Larry Amerling le facteur, Jack Giacomelli le peintre, et surtout Joe « Melancholy » Dupree le policier-de-père-en-fils timide et encombré par son corps immense, des anciens qui ont toujours vécu là, dépositaires de son histoire, qui font aussi office de pompiers, de gardes-chasse, de patrouille scolaire, d'agents de circulation, détectent qu'après une période d'équilibre, l'île vibre à nouveau, émet des signaux qui indiquent qu'elle va bientôt, une nouvelle fois, se purger de ce qui la menace de la même manière qu'un être humain expulse ses toxines. La violence du passé est restée enfermée dans ses entrailles, dans ses pierres, dans ses arbres, dans sa faune. Des chemins tracés dans la forêt disparaissent ou réapparaissent, une espèce de papillon, le Manduca quiquemaculata ou sphynx des tomates, prolifère soudainement en plein hiver. Le dernier indice, ce sont les oiseaux qui ont peur de voler et puis se taisent. Et quand les oiseaux se taisent...

Bientôt, tous les protagonistes de l'histoire, d'abord présentés individuellement par l'auteur, vont se retrouver sur Dutch Island au cours d'une redoutable tempête de neige, pour livrer au lecteur un épilogue en huis-clos insulaire d'une centaine de pages anthologiques. Il s'agit d'un roman que j'ai beaucoup apprécié. L'auteur distille les éléments fantastiques par petites touches pointillistes insérées dans une intrigue très sophistiquée ; il étire la rationalité, la crédibilité, jusqu'à leur point de rupture sans jamais sombrer dans l'invraisemblable ou le grand-guignolesque ; toutes ces caractéristiques originales baignent dans un style poético-onirique riche et très agréable à lire. Une lecture magique ! Une fantastique découverte !
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Commenter  J’apprécie          594
Eskalion
  12 juillet 2014
Quand on entame un roman de John Connolly , il est bien difficile d'en interrompre momentanément la lecture pour vaquer aux choses ordinaires de la vie quotidienne . Son dernier roman « Les âmes perdues de Dutch Island » n'échappe pas à cette règle, et vous vous laisserez immerger dans celui-ci avec autant de facilité que de plaisir à le découvrir.
Pourtant cette fois ci, Charlie Parker, le personnage fétiche de Connolly, n'est pas de la partie (même si son nom y est évoqué une ou deux fois). Qu'importe, car l'histoire que vous livre l'auteur ne manque ni de piment, ni de turpitude et encore moins d'action.
Dutch Island. Une petite île au large de l'État du Maine, qui ne compte que quelques habitants en hivers, et en accueille un plus grand nombre quand celle ci se pare à nouveau des couleurs estivales. Une île chargée d'un passé tumultueux, que les plus anciens, ceux dont les familles ont grandi et vécu sur place, appellent entre eux, le Sanctuaire.
Une île dont les premières pages de son histoire, écrites au XVII ème siècle, l'ont été avec le sang des premiers colons, massacrés par un être malfaisant aidé d'une bande d'indiens renégats, revenu se venger d'avoir été banni par les siens quelques mois plus tôt. Un carnage.
Joe Dupree, est le descendant d'un des rares survivants à l'expédition punitive. Il officie sur l'île comme officier de police, aidé dans sa tache par des adjoints qui viennent quotidiennement du continent par ferry. Force de la nature, c'est un véritable géant qui s'acquitte de sa tâche avec professionnalisme. Mais c'est aussi un taiseux, un homme au regard triste qui lui vaut le surnom de Melancoly Joe. Malgré tout, tout le monde a pour lui un profond respect.
Mais l'île compte d'autres personnages singuliers. A commencer par Richie, un ado un peu attardé qui aime à s'enfoncer dans la forêt pour y passer ses journées. Un univers végétal dont il connait les moindres recoins, et où il y côtoie « les autres » .Il n'hésite pas parfois à s'approcher du Site, le lieu où autrefois la terre a connu la fureur et la folie des hommes, là même où fut perpétré le massacre quelques siècles plus tôt. Un endroit que les îliens préfèrent éviter, afin de ne pas y déranger les âmes perdus de Dutch Island.
Jack lui, est un vieil homme, artiste de son état, qui n'a de cesse de peindre toujours le même paysage. Un homme dont son penchant pour l'alcool a plus de notoriété que les toiles qu'il produit, même si depuis que le jeune Danny vient lui rendre régulièrement visite, il s'efforce de se tenir sobre en sa présence, non sans difficulté.
Danny lui, est arrivé sur l'ile avec sa mère il y a quelques temps déjà. Richie et Jack sont ses seuls amis. Ils vivent un peu à l'écart dans une bâtisse que Jack a mis à leur disposition. Joe le policier, leur rend parfois visite pour savoir si tout va bien. Sans doute aussi parce qu'il éprouve une certaine attirance pour Marianne, la mère de l'enfant , que sa timidité empêche d'exprimer.
Ainsi va la vie sur Dutch Island. Une vie au calme, proche de la nature, isolée de ce monde moderne, bruyant et toujours plus pressé. Tout irait donc pour le mieux, si depuis quelque temps, au fond d'eux mêmes, les anciens,ki ne ressentaient un malaise diffus. le sentiment que les choses changent sur l'île, que d'autres se préparent. Certains signes se manifestent. Personne n'en parle, mais chacun sent que les bouleversements à venir seront néfastes pour l'île et ses habitants.
A des centaines de kilomètres de là un homme rêves du fond de sa cellule. de meurtres, de sang et de vengeance.
le passé remonte à la surface du présent et le parasite.
Quand il s'évade de prison, Edward Moloch se met en route, entouré d'une équipe de sbires sanguinaires. Des morts jonchent leur parcours pour atteindre la cible ultime qu'il s'est juré de retrouver, de torturer et de tuer: sa femme. Et leur route sanglante va les mener tout droit à Dutch Island , qui s'apprête donc à vivre un nouveau drame.
A moins que l'île, repus du sang des hommes ne décide d'avoir son mot à dire.
On ne dira jamais assez tout le talent de John Connolly pour écrire des romans d'une remarquable efficacité. L'histoire est solide, les personnages puissants, et le suspens distillé avec talent tout au long des chapitres, alourdissant peu à peu l'atmosphère à mesure que la tempête approche.
On retrouve une nouvelle fois la patte de Connolly dans ce soupçon de fantastique dont il agrémente ses romans, et qui leur donne ce relief si particulier , sans jamais verser dans la facilité surréaliste pour faire aboutir son scénario. Jouant continuellement de la frontière entre le réel et le surnaturel , le dénouement s'inscrit pourtant toujours dans une réalité particulièrement travaillée, et dont le lecteur ne s'est au final jamais vraiment éloigné malgré les apparences.
John Connolly est aujourd'hui un auteur majeur de la littérature policière contemporaine, que vient confirmer ce dernier roman. Il porte dans sa plume toute la magie de l'Irlande, sa terre natale, qui nourrit son écriture et son art consommé de l'illusion pour duper son lecteur. Un lecteur victime consentante et qui en redemande, encore et encore !
Une nouvelle fois , John Connolly montre la constance qui est la sienne à offrir à ses lecteurs d'excellentes histoires à ne manquer sous aucun prétexte. « Les âmes perdues de Dutch Island » en fait incontestablement partie !
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Tatooa
  13 août 2015
Encore un très bon polar fantastique à l'actif de cet auteur, dont j'apprécie toujours la façon de mêler fantastique et thriller.
Charlie Parker n'est ici présent qu'en satellite lointain, histoire de nous rappeler qu'on est toujours dans la même région et la même ambiance.
Connolly a un don pour les ambiances glauques, et si le bouquin peine un peu à démarrer (la mise en place est longue, il y a beaucoup, vraiment beaucoup de personnages différents, c'est parfois un brin embrouillé, le seul petit moins de ce bouquin...), arrivée à la page 350 je n'ai plus pu le lâcher jusqu'à ce que je le termine, ce qui fait que mes autres lectures sont passées à l'as, lol !
J'aime vraiment l'enchevêtrement fantastique/réel, passé/présent de ce roman. Quand on aime Connolly, on est obligé d'aimer cette façon qu'il a de mêler tout ça, sinon, on ne lit pas ses livres et point barre, vu qu'ils sont tous bâtis plus ou moins sur cette trame. J'avoue ne pas comprendre comment on peut dire avoir adoré ses thrillers précédents et ne pas apprécier celui-là, vu qu'il reste d'un excellent niveau dans ce qu'il a l'habitude de nous offrir comme histoire.
Ah oui, juste, il n'y a pas Charlie Parker dans tout ça, mais franchement, ça n'est pas dérangeant, ce sont d'autres personnages avec d'autres histoires, tout aussi intéressants.
Bref, j'ai beaucoup aimé ! (Mais j'avoue, je suis fan de Connolly... Il fait partie des auteurs dont j'attends et j'achète les bouquins dès leur sortie en poche.)
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arcade_d
  07 juin 2017
Autant dire tout de suite que cet auteur fut une vraie révélation pour moi, en Septembre 2016. Longtemps je ne le prenais pas car j'avis lu du Connelly et je confondais les deux. Et Connelly ne me parlais pas.
Ce roman qui est un peu en parallèle de "Bird" est un superbe élargissement de cette univers américain.
Tout chez cet auteur m'enthousiasme, les personnages les secrets (que l'on peut découvrir), les mystères (inconnaissable et insondable) et le déroulé de l'action.
Un univers plus grand que 4 dimensions (x, y, z, t, ?, ?...)
Même les objets ont une âme !
Commenter  J’apprécie          70
moussk12
  14 mai 2016
Un bon, un très bon polar noir.
Moloch, avec sa bande de criminels, personnages froids et calculateurs, dénués de toute conscience, fous et malgré tout grands professionnels, se lance dans une poursuite infernale après sa femme, Marianne, qui l'a donné aux flics et s'est enfuie avec son butin et leur garçon.
Une poursuite infernale, ponctuée de meurtres et de violences propres à ce genre d'individus, tout à fait digne d'un très bon film policier.
En parallèle, on découvre Dutch Island, autrefois appelée le Sanctuaire, l'histoire très ancienne et houleuse de cette île, l'empreinte qu'elle a laissé sur ses habitants, dont certains, comme le policier Joe Dupree et le peintre Jack, ressentent plus que d'autres le mystère qui en émane.
Une île étriquée, recouverte en partie de forêts, où les chemins se modifient sans la main de l'homme, où apparaissent de sourds murmures et d'étranges papillons, en même temps que la bande de Moloch s'en rapproche, parce que c'est là que Marianne et son fils se sont arrêtés.
Avec John Connolly, on ne sait jamais à quoi s'attendre. Chacun de ses livres est différent, original. Celui-ci est plutôt effrayant mais le mystère toujours présent.
J'ai beaucoup apprécié.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   03 novembre 2018
Dexter but une gorgée de café.
- C'est pas mauvais, mais c'est pas du Starbucks.
- C'est meilleur que du Starbucks, si tu veux mon avis. Au moins, ça a le goût de café.
- Ouais, mais c'est ça le truc avec Starbucks. C'est du café, mais ça n'a pas un goût de café. C'est censé avoir le goût du Starbucks.
- Mais pas du café ?
- Non, pas du café. Du café, tu peux en trouver partout. Mais Starbucks, tu trouves ça que chez Starbucks.
p. 116
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namelessnameless   03 novembre 2018
- Je déteste les 4 X 4, dit Tell. Une carrosserie super-lourde sur un châssis de pick-up, une tenue de route de merde. Ils sont dangereux et néfastes pour l'environnement.
p. 121
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TatooaTatooa   11 août 2015
- Dans le temps, tu trouvais que j'avais plein de trucs intéressants à dire. (Dexter)
- Je te trouvais profond. Et puis j'ai appris à te connaître. (Braun)
- Alors tu penses que je ne suis pas profond ?
- Si tu étais une piscine, les petits enfants viendraient patauger dedans.
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emi13emi13   26 février 2017
Elle était plus veille que dans son souvenir. Mais cela faisait cinq ans qu'il ne l'avait pas vue. Depuis , ils l'avaient trahi et s'étaient éparpillés aux quatre vents , s'inventant de nouvelles vies. Même lorsqu'il était derrière les barreaux , ils avaient continué à craindre d'éventuelles représailles.
( P 152-153 )
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TatooaTatooa   13 août 2015
Willard était différent par bien des façons, et notamment par sa totale absence d'imagination. Il ne lisait pas de livres, n'aimait pas les films, ne regardait pratiquement jamais la télévision. Il n'avait pas besoin de vivre dans les mondes imaginaires que d'autres avaient créés. Au contraire, il évoluait dans ce monde-ci et y creusait sa propre réalité.
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John Connolly discusses his new book on Stan Laurel
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