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EAN : 9782081349278
160 pages
Ombres Noires (05/11/2014)
3.71/5   98 notes
Résumé :
M. Berger est un écrivain tranquille et solitaire. Installé depuis peu à la campagne, il est témoin de la chute d'une femme sous un train. Quelques jours plus tard, la même personne se jette sur les rails. Déstabilisé, il décide de la suivre et arrive dans une librairie tenue par un vieil érudit. ©Electre 2014
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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Shan_Ze
  28 août 2018
John Connolly, je n'avais lu à présent que le livre des choses perdues, un roman jeunesse, j'avais aimé son imagination et son humour. Dans Prière d'achever, court roman, John Connolly peint un personnage, M. Berger, qui est un peu à l'écart de tous et qui profite d'un héritage, une maison à la campagne, pour se lancer dans l'écriture. Un soir de promenade, il voit une jeune femme se lancer sous un train lancé à pleine vitesse. Mais le corps de celle-ci n'est pas trouvée lors des recherches...
Une vraie découverte, je ne savais pas ce qui m'attendait avec Prière d'achever. L'explication du titre devient compréhensible par la suite (même si le titre en version originale est complètement différent). J'ai aimé l'univers créé par John Conolly, on s'imagine à d'autres fins avec ce petit livre (et de revisiter nos classiques). Un auteur qui n'a pas fini de me surprendre !
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maevedefrance
  14 décembre 2014
M. Berger est un célibataire dont l'existence, vue de l'extérieure, peut paraître morne : il travaille comme préposé au Registre des comptes clôturés au service Logement d'une modeste municipalité anglaise. Son travail consiste à "recenser les bénéficiaires des logements sociaux qui, après avoir quitté ou abandonné leurs appartements, laisse[nt] des arriérés sur leur compte". Ce job pas folichon ne lui convient évidemment pas, même s'il ne l'avoue pas. Son rêve c'est d'écrire des romans parce que sa passion c'est la littérature. A un point obsessionnel. Suite à déménagement de son service dans des locaux plus modernes dessinés par Le Corbusier (nous sommes en 1968), et au décès de sa mère qui lui laisse un mini-héritage, M. Berger décide de quitter son boulot et de partir s'installer à la campagne pour écrire.
Quelques temps après son arrivée, il assiste médusé au suicide d'une jeune femme au sac rouge sous les roues d'une locomotive. Perturbé, M. Berger le sera encore davantage quand, quelques jours plus tard, il assiste de nouveau à la même scène. Il court signaler l'événement dramatique à la police locale, qui, bien évidemment, le prend pour une personne dérangée, conséquence du décès de sa mère ! M. Berger décide donc de mener seul son enquête, qui le conduira à la découverte d'une bien étrange bibliothèque oubliée de tous, la Caxton Private Lending Library & Book Depository, et de son propriétaire, M. Gedeon.
Tout d'abord, une ENORME faute de traduction sur la quatrième de couverture ou le mot Library (du titre VO) a été calqué par "librairie" : pourtant, c'est basique : librarie en anglais c'est "bookshop" ! A croire que la rédaction n'a pas été faite par quelqu'un qui a réellement lu le livre (et ce n'est pas le traducteur) ... Heureusement, la traduction de la novella par Pierre Brévignon ne commet pas cet impair (quand même !).
Et heureusement, l'intrigue tient le lecteur en haleine d'un bout à l'autre !
J'avoue, c'est le premier livre que je lis de l'Irlandais John Connolly dont j'ai entendu dire que ses polars étaient très noirs, très glauques, très déprimants et j'en passe. Celui-ci n'est pas tout à fait un polar mais plutôt un mélange de roman policier et de conte fantastique (version novella - court roman - genre très prisé en Irlande) sur le thème de la littérature, des livres, des bibliothèques, du rapport du lecteur aux personnages. Bref, un "bibliomystery". Une histoire pétrie de jolies références et de phrases qui font sourire sans pour autant tomber dans le cliché ringard . On ne s'ennuie pas une seconde. On plonge sans problème au-delà de la notion d'espace-temps avec laquelle Connolly joue, même si ce qui se déroule sous nos yeux est tout à fait incroyable. Beaucoup d'humour aussi.
Quelques extraits :
"Le point de départ, expliqua M. Gedeon, c'était le public. Arrivait un moment où certains personnages étaient devenus tellement familiers aux lecteurs - et même à ceux qui ne lisaient pas - que leur existence devenait indépendante de leur vie sur la page."
"J'ai rencontre Hamlet à l'arrêt du bus 48B. le pauvre vieux... Il était là depuis un bon bout de temps. Il avait laissé passer au moins huit bus" : ben oui, ça prend du temps de soliloquer :)
Un seul reproche à faire : c'est trop court ! On en redemande ! J'ai adoré. Prix Edgar Allan Poe 2014 : pas étonnant !
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Melisende
  24 juin 2018
Prière d'achever est un court texte dont je n'avais jamais entendu parler alors que John Connolly est un auteur que j'apprécie. Alors que je l'ai déjà lu à plusieurs reprises, dans des genres et des formats différents, cette novella (ou très court roman) monte sur le podium. Thématique et style m'ont une nouvelle fois séduite et me rappellent à quel point John Connolly semble être un type sympa.
M. Berger est un héros lambda. Un trentenaire dont la routine n'a rien d'extraordinaire. Un type sympathique mais effacé et effaçable. D'ailleurs, lorsqu'il quitte son emploi, ses collègues l'oublient vite. Sa mère décédée, il décide d'aller s'installer dans la maison de cette dernière, dans un petit village anglais. Il pense que ce nouveau départ lui apportera l'inspiration qui lui manque pour devenir écrivain, son rêve d'enfance. Parce que M. Berger est un lecteur assidu et quasiment rien n'a plus d'importance dans sa vie que la littérature. Il se créé de nouveaux rituels quotidiens dans cette nouvelle vie et l'un d'eux est d'aller observer le passage du train, chaque soir à la tombée de la nuit.
Mais voilà qu'un soir, il aperçoit une belle jeune femme qui se jette sous les roues de la locomotive. Trop abasourdi pour intervenir, notre héros ne peut que tenter de lui venir en aide après ce geste de désespoir… sauf que de la belle jeune femme, aucune trace ; pas même de son sac à main rouge. Mais la scène lui rappelle étrangement quelque chose… En rentrant chez lui après avoir alerté la police qui finit par lui rire au nez, M. Berger ouvre son exemplaire d'Anna Karenine et y retrouve, dans les dernières pages, exactement la même scène vécue quelques heures plus tôt.
Devient-il fou ? A-t-il rêvé la jeune femme ? Il commence à s'en persuader quand, quelques jours plus tard, elle réapparaît, apparemment bien décidée à rejouer la scène. Cette fois notre héros s'est préparé et réussit à la retenir. Elle s'enfuit, il la poursuit et se retrouve devant la porte close de ce qui semble être une très ancienne bibliothèque abandonnée et inconnue de tous les habitants du coin…
A travers cette courte histoire mystérieuse, John Connolly nous emporte dans un monde où les livres sont « vivants ». C'est un livre qui parle des livres et de ses lecteurs-bienfaiteurs. L'auteur est un amoureux de la littérature – il nous l'avait déjà prouvé grâce à son excellent Livre des choses perdues – et on le ressent. J'ai aimé les références à certains grands classiques et à certains personnages devenus mythiques et par dessus tout, j'ai aimé la curiosité que cela a réveillé en moi. L'envie de relire Anna Karenine – que j'avais adoré voilà quelques années – mais aussi celle de découvrir enfin Moby Dick, entre autres exemples.
J'ai aimé la réflexion autour du devenir des personnages nés sous la plume de talentueux auteurs. Certains a priori destinés au malheur, Thomas Hardy remporte la palme de la cruauté. Mais ce destin est-il immuable ? Et si Anna ne mourrait pas ? Et si Tess d'Urberville connaissait une fin heureuse ?
Le texte est court mais riche. John Connolly fait ici le choix d'une narration externe mais très percutante. J'y ai trouvé une adresse aux lecteurs pleine d'humour et de désinvolture dans un style un peu désuet mais terriblement attachant. En fait, quand on lit ces quelques 150 pages, on se sent bien, comme si on lisait un livre « doudou ».
John Connolly s'explique dans l'entretien contenu dans les dernières pages et il nous raconte qu'il a pensé cette novella comme un conte un peu atemporel. Et c'est effectivement ce que j'ai ressenti à sa lecture.
Dans la lignée de son excellent Livre des Choses perdues, John Connolly nous rappelle une nouvelle fois son amour des livres et de la littérature. Prière d'achever est un court mais riche texte qui nous emporte dans un univers un peu merveilleux où il fait bon vivre.
Lien : http://bazardelalitterature...
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dido600
  05 décembre 2014
Écrit en 2014
Un roman court de fiction littéraire. Une histoire sur les livres et sur les lecteurs qui me clopine dans la tête celle d'un homme Monsieur Berger principal protagoniste tombant sur une femme qui se jette sous un train et qui disparaît subitement .Pour ensuite découvrir qu'il peut refondre le destin des personnages de littérature en écrivaillant sur les manuscrits originaux ou les premières éditions des livres
Ce roman est écrit comme un conte, avec un style élégant, élaboré et surtout très littéraire, ce qui contribue à lui donner une dimension intemporelle – comme les contes –, mais en même temps, l'histoire reste très contemporaine.
Un livre hors du commun c'est le terme approprié
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bina
  24 avril 2015
Quel lecteur assidu n'a pas rêvé un jour de croiser ses personnages préférés, ceux qui le font sourire ou pleurer, au coin d'une rue ou à un arrêt de bus ?
Quel lecteur acharné n'a jamais eu envie de modifier la fin d'un roman pour sauver son héros préféré ?
Un soir, Monsieur Berger, homme seul semblant vivre uniquement par procuration à travers ses livres voit une jeune femme au sac à main rouge se jeter sous un train. Anna Karénine se suicide sous ses yeux. Mais de ce suicide dont il n'a aucun doute, il n'y a aucune trace sur la voie. L'homme passe pour un dérangé aux yeux des enquêteurs et du village.
Mais persuadé qu'il n'a pas rêvé, monsieur Berger cherche… et fini par trouver la bibliothèque qui ferait rêver n'importe quel amoureux des livres….
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
dido600dido600   04 décembre 2014
Elle insistait souvent pour qu’il l’emmène au théâtre, au ballet ou dans les magasins car elle avait envie qu’ils « fassent quelque chose ensemble ». Après tout, c’était bien ainsi que se comportaient les couples, n’est-ce pas ? Mais la lecture était une entreprise solitaire. On pouvait toujours lire dans la même pièce que l’autre, ou assis côte à côte dans le lit, le soir venu, mais cela impliquait une sorte d’accord tacite, une affinité d’esprit entre les deux membres du couple. Ç’aurait été désastreux pour M. Berger de se retrouver coincé avec le genre de personne qui lit deux pages d’un roman puis, pour attirer l’attention, commence à fredonner, à tapoter des doigts, voire – Dieu l’en préserve ! – à triturer le bouton de fréquences de la radio. Sans prévenir, elle se mettrait ensuite à « faire des remarques » sur son texte, et c’en serait à jamais fini des lectures paisibles…
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dido600dido600   04 décembre 2014
Même chose pour Roméo et Juliette, Robinson Crusoé ou Don Quichotte. Mentionnez leur nom à un homme ou à une femme ayant reçu une éducation basique et, qu’ils aient ou non lu le moindre mot provenant des textes en question, ils seront capables de vous dire que Roméo et Juliette étaient des amants maudits, que Robinson Crusoé est resté bloqué sur une île et que Don Quichotte a eu maille à partir avec des moulins à vent.
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dido600dido600   03 décembre 2014
Il n’était ni un grand amoureux, ni un héros tragique. Il ressemblait plutôt à ces narrateurs de roman qui observent la vie des autres : des patères auxquelles l’écrivain suspend ses intrigues comme des manteaux, en attendant que les vrais acteurs du livre viennent les enfiler. Mais en lecteur passionné et vorace, M. Berger ne s’apercevait pas que la vie qu’il observait était la sienne.
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LadyDoubleHLadyDoubleH   05 février 2015
Ce phénomène est la conséquence naturelle de la capacité d'une librairie ou d'une bibliothèque à contenir des mondes entiers, des univers, sous la couverture de chaque livre. Dès lors, on peut dire que chaque librairie, chaque bibliothèque occupe un espace pratiquement infini. La bibliothèque Caxton pousse cette logique à l'extrême.
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GODINHOGODINHO   06 août 2016
« Pardonnez-moi, dit-elle. Je sais que cela va vous paraître un peu bizarre, mais je suis absolument certaine d’avoir croisé tout à l’heure sur la plage un homme qui ramassait des coquillages et qui ressemblait à Robinson Crusoé. Je viens de le voir entrer dans cette …
Elle déchiffra l’inscription sur la petite plaque de cuivre à sa droite.
-… bibliothèque ?
M. Berger ouvrit la porte en grand.
- Je vous en prie, entrez. Vous allez trouver cela tout aussi bizarre mais je crois bien que je vous attendais…
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Videos de John Connolly (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Connolly
Invité du salon Quais du Polar à Lyon, John Connolly nous a parlé de son dernier roman, "Le Chant des dunes", la treizième aventure de Charlie Parker. En savoir plus : http://bit.ly/1WCrI3z
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