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Salvador Dalí (Autre)
ISBN : 2253042919
Éditeur : Le Livre de Poche (31/01/1996)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture (sur le LDP 1974/1987)


Pierre, personnage central de La Mort difficile, aime Arthur l'Américain, venu en Europe comme laveur de vaisselle, maintenant dandy capricieux et insolent. Mais Pierre est aimé de Diane. Entre la douce compagne compréhensive et attentive et le représentant d'une jeunesse embellie par les fêtes et les griseries de toutes sortes, Pierre hésite, désorienté, troublé, fragile.
Pierre est-il le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
HORUSFONCK
  06 mars 2018
Ce livre est si dense dans sa brièveté!
La mort difficile ne saurait être un livre...facile!
Crevel s'est jeté, livré dans ce récit de fatalité, d'amour et de mort.
Histoire sur laquelle pèsent l'ombre de pères absents: l'un chez les fous et l'autre suicidé-pendu!
Récit où Diane aime sans retour un Pierre épris ailleurs.
L'écriture est splendide, creusée, sculptée dans ces personnages d'un théâtre de la fatalité, du dépit et du bouillonnement des sentiments contradictoires.
Ce livre est d'un sombre ravissement, non dénué de fragrances d'humour en légers volutes noires.
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levri
  08 janvier 2019
Publié en 1926, ce roman partiellement autobiographique critique le milieu bourgeois parisien vu par un fils dévoyé fréquentant le milieu artistique dans les années 1920. Celui ci détaille les côtés négatifs de ses proches, des deux personnes qui l'aiment et de lui-même; les rôles artificiels que chacun s'applique à jouer et qui risquent de mener au drame.

J'ai apprécié le début du livre, la conversation entre la mère du héros et celle de son amie situe bien le cadre du roman et témoigne d'un certain humour féroce, cependant le ton ne change pas pour le reste du roman, un long et monotone monologue introspectif et défaitiste qui devient vite lassant. La dernière partie du livre donne une idée dont sont perçues la pédérastie et l'homosexualité dans ce milieu à l'époque.

J'ai eu quelques difficultés à accrocher au style d'une autre époque, où les "belles lettres" étaient très importantes dans la société, un peu pédant, voir précieux dans la bonne société du début du XXème siècle. L'écriture est monotone avec quelques longueurs … mais cela est peut-être voulu afin de faire ressortir une ambiance déprimante.
Ce roman est bien écrit dans l'esprit d'un certain milieu où le spleen était cultivé, le témoin d'une époque et d'une manière de vivre dont l'atmosphère est bien restituée. Il est peu vraisemblable qu'un jour je relise ce livre, cependant il reste intéressant et d'une certaine qualité.
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filsdejoie
  22 novembre 2014
fascinant, dérangeant Proustien en diable. Allons, amis, si ce n'est déjà fait, en route pour" ratapoilpolis". C'est votre tour.
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Mozilla75
  02 décembre 2019
Ce roman est une transposition à peine voilée de la relation orageuse que Crevel entretint avec l'artiste Américain Eugene McCown (1898-1966). Une biographie signée par Jérôme Kagan et intitulée Eugene McCown, démon des Années folles (ed. Séguier) vient de redonner un visage à cette figure remarquable de Montparnasse.
Pianiste de jazz au Boeuf sur le Toit, peintre à succès, protégé de Jean Cocteau et de Nancy Cunard, McCown fut, pendant les 12 années que dura son séjour en Europe, l'homme à la mode.

Lien : https://eugene-mccown.com/
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
HORUSFONCKHORUSFONCK   12 mars 2018
Ainsi Diane qu'il se reprochait, la minute antérieure, de maltraiter devient soudain l'accusée. Toujours la même histoire: tendresse tant qu'il aura besoin d'elle, et indifférence, mépris injuste dès qu'elle ne lui sera plus nécessaire?
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levrilevri   08 janvier 2019
Mme Dumont-Dufour et Mme Blok parlent de leurs malheurs. C’est-à-dire de leurs maris. Mme Dumont-Dufour qui eût été juriste, comme feu son père le président Dufour, si elle avait eu la chance de naître homme, soudain renonce à l’énumération des méfaits individuels, pour accuser dans un réquisitoire à portée sociale et avec des mots qui — elle en a donné son billet — ne sont pas mâchés, les lois elles-mêmes. …Oui les lois, car, telle est la stupidité du code et son parti pris que M. Dumont a eu beau mener sabbat, tant qu’il a pu, sa femme aujourd’hui n’a même pas la ressource du divorce. Faute de ciel, les yeux prennent à témoin le plafond. Les mains font de leur mieux et Mme Blok pense que Mme Dumont-Dufour ne serait pas déplacée dans quelque grand salon orné de cinquante lustres, soixante-quinze pianos à queue et une infinité de girandoles. Mais à la vérité, il ne s’agit pas d’un salon, si grand soit-il. Mme Dumont-Dufour évoque tout un pays, un continent et davantage encore : son domaine des souvenirs. Le domaine des souvenirs. Une mer où transparaît une ville engloutie, car, chère Mme Blok, elles sont au fond de l’eau, bien au fond les illusions de Mme Dumont-Dufour. Que lui reste-t-il ici-bas, à présent ? Des regrets, la mémoire de gestes sans joie. Quant à l’avenir, on n’ose y songer.
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levrilevri   08 janvier 2019
Seul, il ne saurait où fuir. Que de fois déjà, las de lui-même est-il descendu, non pour demander secours à quelque autre, mais pour se perdre dans la rue, parc anonyme, mais le plus beau, se forçait-il à croire, de toutes les promesses. Il marchait, ne trouvait point ce rêve sans nom et sans visage en quoi il avait décidé de se perdre. Il marchait. Aucun regard ne retenait le sien. Sur le sol mouillé la plus faible lueur multipliait toute tristesse. Il marchait et le froid se faisait maillot sous les vêtements, le linge. Ses dents claquaient. Son squelette souffrait seul et tout entier, car déjà ce squelette avait dévoré sa chair. Ce qui, de son corps, demeurait apte au bonheur se fanait. Dans ses poches, ses mains étaient des fleurs, sans sève, sans couleur. Alors il entrait n'importe où, non pour trouver quelque secours précis, humain, car s'il cherchait à retarder la débâcle c'était par d'étranges aides et il n'eût su que faire d'une peau habitée par un esprit semblable au sien.
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BernardbreBernardbre   27 janvier 2013
La plus égoïste des femmes toujours saura mieux s’oublier que le plus détaché des hommes.
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BernardbreBernardbre   25 janvier 2013
Mme Dumont-Dufour et Mme Blok parlent de leurs malheurs. C’est-à-dire de leurs maris.
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Video de René Crevel (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de René Crevel
trailer for LA MORT DIFFICILE starring Brandon Slagle. From the book by RENE CREVEL, an associate of photographer MAN RAY
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