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ISBN : 2070382451
Éditeur : Gallimard (11/05/1990)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Emile et Louise Lecouvreur font l'acquisition de l'Hôtel du Nord, par l'intermédiaire de mercier, marchand de fonds.
Au comptoir : Philippe Goutay et sa femme. Parmi les locataires : Renée, qui est aussi la bonne de l'hôtel, et son amant, l'ouvrier Pierre Trimault, qui prend la poudre d'escampette en apprenant qu'il va être père. Des habitués, déjà : les joueurs de cartes, le père Louis et Marius Pluche ; Julot, l'éclusier du canal Saint-Martin. Des gens de p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  01 mars 2017
Un livre dont l'action se déroule à Paris, dans un hôtel meublé en bord de canal Saint-Martin, dans un milieu très populaire. Cette oeuvre de Eugène Dabit a été porté à l'écran, avec un film au titre éponyme avec pour actrice principale Arletty et sa réplique célèbre "Atmosphère, atmosphère... est-ce-que j'ai une gueule d'atmosphère?". Un livre savoureux, lu et relu, apprécié comme une friandise. Témoignage d'un temps révolu, d'un Paris perdu, d'une autre époque... Coup de coeur!
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Kirsikka
  24 novembre 2015
Emile et Louise Lecouvreur projettent d'acheter un café-hôtel sur le canal Saint-Martin. Ils se consultent, hésitent, puis se décident, certains que l'avenir sera meilleur. Peu à peu, ils découvrent le travail constant, tenir le café, faire le ménage, passer des nuits dans un demi-sommeil pour ouvrir la porte aux noctambules. Mais les Lecouvreur se font à leur nouvelle vie, sans illusion et sans amertume, ils s'attachent aux pensionnaires de l'hôtel et habitués du café. Eugène Dabit fait le portrait de filles séduites puis abandonnées, d'un étranger de passage dont on ne sait rien, de vieux qui finissent leur vie dans la misère et l'oubli, des ouvriers des usines voisines, d'un cocher et de vieilles filles... C'est ainsi l'histoire d'un quartier qui se dessine, avec le canal comme décor et un parfum de mélancolie. L'atmosphère n'est pas tout à fait celle du film de Marcel Carné et de ses célèbres répliques.
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PiertyM
  05 août 2017
Il y a vraiment de l'atmosphère dans ce livre! Une belle histoire d'un petit monde qui gravite autour de l'hôtel du nord, des personnages apparemment sans histoires. La plupart n'ont qu'un souci, juste un verre de bière surfit pour noyer leurs soucis dans les eaux de canal Saint-Martin qui longe le fameux bâtiment...
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legoergosum
  12 avril 2019
Ce roman, plutôt une chronique d'un quartier populaire de Paris, dans les années 20, a librement inspiré Marcel Carné pour son célèbre film, avec notamment la fameuse réplique d'Arletty : "Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?"
Pour tout vous dire, cette réplique ne figure pas dans le livre d'Eugène Dabit... Mais son récit au quotidien d'un hôtel tenu par les Lecouvreur, dans le quartier du canal Saint-Martin, vaut bien l'atmosphère de la trilogie marseillaise de Pagnol. On y trouve, parmi les clients de l'hôtel, toutes sortes d'individus, du petit ouvrier au marginal, de l'alcoolique invétéré à la prostituée gouailleuse.
Des drames viennent émailler la vie de ces petites gens, pour la plupart modestes. Louise, la patronne, prévenante et discrète, les aide de son mieux .
Cette galerie de portraits fort pittoresques constitue un des atouts du livre de Dabit, tant par leur authenticité que par l'efficacité avec laquelle ils sont dressés : un dialogue, un accent, une allure, une gestuelle, un accessoire, et voici le personnage qui apparaît déjà au lecteur, dans un réalisme étonnant.
A lire ou à relire, ce témoignage d'un Paris populaire d'il y a un siècle, si loin du Paris des Années Folles, avec son florilège de personnages hauts en couleurs, et la plume inspirée et attendrie de l'auteur, qui sait si bien les faire sortir de l'ombre.
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mogador83
  13 août 2018
Une agréable découverte que ce livre assez court qui nous plonge littéralement au coeur des années 20 dans un hôtel populaire au bord du canal saint martin. Beaucoup de tranches de vie et de personnages banals et originaux. Je me suis laissée porter au gré des découvertes. J'ai beaucoup aimé les personnages des tenanciers de l'hôtel. Une ballade parisienne historique que je vous recommande
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
KirsikkaKirsikka   24 novembre 2015
La cuisine, éclairée d'un vitrage, prolongeait le café ; elle se terminait par un triangle où trouvaient place le placard au linge sale et celui de la boîte à ordures. Puis s'ouvrait une chambre carrée, haute de plafond, aux murs nus percés de deux fenêtres. Sous la montée de l'escalier avait été ménagé un réduit obscur, sans autre jour qu'une porte vitrée, le Bureau. Il contenait une chaise, le tableau d'éclairage et le lit de fer du portier.
Les Lecouvreur, habitués à vivre à l'étroit, ne dissimulent pas leur satisfaction de ce logement.
- Vous pouvez vous estimer heureux, disait Mme Goutay. Bien des commerçants sont mal logés. L'ouvrier ne s'en doute pas, il croit que tout est rose pour nous. Eh bien, non, le métier de commerçant n'est pas si rose que ça. Je ne veux pas vous décourager, mais c'est la vérité. Faut être à la disposition de tous, rendre des services, écouter les cancans. Sans ça, ils vous lâchent. Jamais tranquille, toujours à la merci d'un homme saoul. Quant aux dimanches, ici, bernique !
Les Lecouvreur n'écoutaient pas ce bavardage. En eux couvait l'impatience du paysan qui va prendre possession d'un bien longtemps convoité.
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VilloteauVilloteau   11 mars 2018
Louise revint souvent. Elle apportait toujours une gourmandise avec elle
des locataires l’accompagnaient parfois. On bavardait un
moment. Louise parlait des bêtises de Pluche, des amours de sa bonne. Lucie écoutait ces récits lui rappelaient les premiers mois de son mariage.
Soudain sa toux la secouait et elle crachait dans un petit vase. Elle s’excusait.
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PegLutinePegLutine   17 novembre 2013
Lecouvreur se retourne. Il respire profondément l'odeur de son canal, tend l'oreille aux bruits troubles qui montent des rues. Les lumières clignotent. D'un coup d'oeil il embrasse le quartier plongé dans la nuit et dont l'Hôtel du Nord lui semble être le centre. Puis il repart, à petits pas.
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KirsikkaKirsikka   24 novembre 2015
Ils descendent le boulevard Barbès, s'avancent de front sur cet asphalte qui est leur sol natal. De front, unis, et le monde s'ouvre devant leurs espérances. Leurs yeux luisent. Qu'il fait bon vivre, un soir comme celui-ci, à l'heure où s'allument les réverbères, les rampes électriques et les enseignes des devantures chatoyantes. Tout est oublié des anciennes rigueurs... Louise s'imagine déjà devant les soldes de "La Maison Dorée", les doigt pris dans les flots d'étoffe. Elle s'arrête, les battements de son coeur la bouleversent. Lecouvreur, lui, voudrait confier sa joie à tous. Il ne va pas se mettre à chanter, à courir sur le trottoir, à serrer sa femme dans ses bras.
Il s'écrie :
- On dîne au restaurant !
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PegLutinePegLutine   17 novembre 2013
Elle l'avait rendu exigeant et difficile. La vie à deux use le coeur d'un homme. Pierre ne lui parlait plus jamais d'amour. Le dimanche, lorsqu'elle voulait sortir avec lui comme autrefois, il refusait pour aller jouer à la manille. Elle le regardait partir, les larmes aux yeux. (....)
Elle s'abandonnait à une sorte de mirage où les plaisirs de l'amour se liaient à ceux d'une vie régulière et douce.
L'argent filait et l'humeur de Trimault s'assombrissait vite. Renée attendait ses baisers comme une aumône.
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Videos de Eugène Dabit (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eugène Dabit
Eugène DABIT – L’Hôtel du Nord
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