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EAN : 9782818013977
352 pages
Éditeur : P.O.L. (01/08/2011)

Note moyenne : 2.81/5 (sur 100 notes)
Résumé :
Clèves raconte l’éveil à la vie amoureuse et sexuelle d’une petite fille, en province, il y a une trentaine d’années environ... Les trois parties du livre respectivement intitulées « Les avoir » (les règles), « Le faire » (l’amour), « Le refaire » (l’amour, encore, bien sûr : une seule fois ne suffit jamais, surtout en l’occurrence), donnent bien la temporalité et la dramaturgie de ce huitième roman de Marie Darrieussecq.

« Les avoir »
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  21 mai 2020
Éveil à la sexualité de Solange, 12 ans, qui vit à Clèves.
Du CM2 au lycée, il semble que le sexe soit sa seule préoccupation.
Père incestueux, ou exhibitionniste ? On ne sait pas trop
Voisin pédophile ? Il la garde depuis qu'elle est petite.
J'ai lu plusieurs livres de Marie Darrieusecq que j'ai tous trouvés particuliers mais que j'ai plutôt bien aimés.
Mais là, non, vraiment, ça dépasse tout !
J'ai failli abandonner à la page 50, écoeurée par le nombre de fois ou le mot « bite », entre autre, est écrit.
Je ne suis pas prude, mais dans la bouche de cette gamine de 12 ans, c'est trop.
J'ai poursuivi jusqu'à la page 100 et survolé les 200 pages restantes.
Ce qui aurait pu être beau comme sujet est sordide de bout en bout.
A tel point que, malgré une écriture qui me convient bien, je pense que jamais plus je ne lirai un livre de Marie Darrisuseccq.
Elle m'a paru tellement malsaine dans celui-ci.
Qu'elle ait envie d'écrire un livre porno, soit, mais était-il nécessaire de le faire par le biais d'une enfant.
Ce n'est ni sensuel ni érotique, non c'est effectivement carrément porno.
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Commenter  J’apprécie          202
Enroute
  16 août 2015
Solange est une princesse moderne. Elle grandit dans une petite ville isolée et ses hormones la titillent. Toutes ces questions sans réponse, tout ce monde caché dont les codes semblent ne pas avoir de secrets pour les adultes… Bref, elle voudrait bien le faire, oui mais comment s'y prendre ? Comment ne pas passer pour une fille facile, garder sa dignité et pourtant engager des gestes obscènes ? Comment séduire et puis d'abord qui ?
La vie de Solange, où les moment difficiles de l'adolescence quand des pulsions violentes font sortir de l'enfance et provoquent des comportements surprenants que l'on découvre en même temps qu'on les adopte. Comment écrire ce mélange de pulsions de vie et de mort, et l'inconscience qui jette l'enfant dans un monde nouveau qu'il aspire ardemment à découvrir, malgré la brutalité qu'il ne cesse de révéler ? Et cette brutalité, n'est-ce pas précisément ce que cherche l'adulte en devenir ?
Pour rapporter la semi-conscience de l'adolescente qui traverse la puberté, c'est-à-dire sa capacité imparfaite à saisir pleinement la réalité de ce qu'elle vit, Darrieussecq écrit par petites touches. Des phrases isolées les unes des autres par des lignes en blanc qui évoque tout ce qui peut se passer d'ininterprétable entre des phénomènes objectifs, ou consécutivement à des questions sans réponses, qui, eux, sont rapportés. Bien sûr, le lecteur, lui, avisé et plus mûr que le personnage principal, se rend parfaitement compte de ce qui se passe, de la nature des troubles qui envahissent le cerveau de l'héroïne, voire des tentatives de manipulations de ses interlocuteurs, et des conséquences qu'ils augurent. Mais rien n'en est dit explicitement. le lecteur comprend que le personnage principal est embarqué dans une réalité qui la dépasse, mais à laquelle elle ne renonce pas. Elle ne sait pas ce qu'elle cherche, mais elle se lance sans retenue, projetée par son corps et sa soif inextinguible de réponses, dans ce monde si surprenant, quitte à commettre quelques bêtises. de ce jeu interactif avec la lucidité du lecteur, proposé par ce traitement typographique particulier, procède un humour provoquant, explosif et irrésistible, qui capte l'attention du lecteur avec autant d'intensité que celle de l'héroïne est emprisonnée dans l'impétueuse réalité où elle est actrice.
Ce qui est remarquable c'est cette vivacité du récit, cette tempête continuelle qui bouleverse l'esprit de l'adolescente et l'entraîne dans une vie qu'elle apprend à découvrir et qu'elle n'a pas le choix de refuser. de toute façon, elle n'est pas vraiment contre, loin de là. Nymphomane la Solange ? Qu'on le dise tout de même aux esprits prudes, la volonté de transcription réaliste de l'auteure l'oblige à ne passer aucun détail de la crudité de cette période. Toute sensation, tout détail, tout organe qui entre dans le champ de perception de l'héroïne est rapporté au lecteur avec autant de vivacité perceptive qu'ils ont surgi à l'esprit de Solange. Mais faut-il s'en offusquer : l'adolescence est faite de ce conflit entre une pulsion à agir et une condamnation morale qui de toute façon, a perdu d'avance. Et c'est en grande partie grâce à la crudité - la sincérité d'un témoignage exhaustif ? - qu'est rendu le réalisme et l'incroyable voyage dans le temps du roman. Qu'une l'auteure réussisse, la quarantaine passée, à faire éprouver au lecteur, par les mots, le typhon qui chamboule l'esprit à la puberté, ou la vérité d'un monde qui n'existait pas avant et dont nous croyons avoir oublié les codes - les avoir condamnés ? - c'est là la performance incroyable de Marie Darrieussecq et l'expérience jubilatrice du lecteur.
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mollymon
  11 juin 2020
Bien avant de me décider à lire Clèves, j'avais entendu l'auteure déclarer que son roman, en parlant du désir des femmes, peut déranger. Sauf que "la femme" dont il est ici question n'est qu'une gamine à peine pubère ! Et ça, ce n'est pas dérangeant mais carrément choquant, surtout lorsqu'il est question de relations intimes avec des hommes adultes.
Malgré tout, j'ai plutôt apprécié cette histoire et la façon dont elle est écrite, sans trop être gênée par l'extrême verdeur du langage. Les nombreux détails, tissu Liberty, coupe mulet, Kim Wilde etc restituent bien l'atmosphère des années 80 pendant lesquelles l'auteur a vécu son adolescence. Par contre, je reste plutôt dubitative quant à la nature dévergondée de la petite Solange, encore à l'âge des timides découvertes mais affichant un appétit sexuel qui semble trop excessif pour paraître crédible. Mais peut-être existe-t-il des gamines extrêmement précoces qu'une «sensualité exacerbée» pousse à avoir des audaces dignes d'une courtisane rompue à l'art de la "galanterie"... Ce qui n'empêche pas Solange d'être naïve comme toutes les filles de son âge, de confondre amour et désir et de prendre ses rêves pour la réalité.
N'ayant pas lu Mme de Lafayette, je ne peux pas deviner comment La Princesse de Clèves a pu inspirer ce roman à Marie Darrieussecq qui y dessine une carte du tendre vraiment très particulière, aussi indécente qu'incandescente.
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trust_me
  02 septembre 2011
Solange aura passé toute son enfance à Clèves, petit bled paumé au pied des Pyrénées. Une enfance heureuse ? Pas vraiment. de la fin de l'école primaire à la fin du collège, elle a traversé l'ennui d'une existence où le père est absent et la mère trop occupée pour réellement s'intéresser à elle. Dans cette France des années 80, la jeunesse provinciale s'éveille à la sexualité en découvrant le porno sur Canal +. Pour Solange et ses copines, il faut faire semblant de s'y connaître pour ne pas paraître coincée. le vocabulaire n'est pas toujours maîtrisé et les on-dit sont monnaie courante. Son éducation sexuelle, Solange la fera sur le tas. Pas farouche, confondant l'amour et faire l'amour, dévorée par ce désir qu'elle a parfois du mal à apprivoiser, l'adolescente navigue à vu. Les questions s'accumulent, deviennent trop nombreuses. Seule certitude à laquelle se raccrocher ? Garder chevillée au corps ce rêve de midinette où elle se voit partir loin, très loin, au bras d'un surfeur aux lèvres craquelées par le sel et le soleil.
Drôle de roman. Il m'a semblé très bancal, mal fichu, artificiellement dérangeant tout en gardant de superbes passages à la fois tristes et cruels. Et puis j'ai eu la douloureuse impression d'être passé à coté, comme si ce texte ne s'adressait pas à moi. Sans doute mon manque de sensibilité légendaire. Il faut dire aussi que Solange n'attire aucune empathie. Une adolescente entièrement focalisée sur la question du désir, c'est très limitatif. Tous les événements de la vie courante qui surviennent ne semblent pas la toucher. Son père qui disparaît du jour au lendemain sans donner de nouvelles ? Aucune réaction. La tentative de suicide d'une camarade ? Rien à cirer. Sa mère qui part en maison de repos ? A peine si ça la travaille. Elle prend tout cela de façon très détachée, ne donnant pas l'impression d'être concernée. Les seules choses qu'elle cherche à comprendre sont celles liées au sexe. Son dico sous le bras, elle part à la pêche aux définitions : orgasme, vagin, copulation, verge…
Niveau écriture, je ne suis pas fan de ce style très sec, syncopé. Sans compter que les dialogues sonnent faux avec cette utilisation quasi systématique de formules triviales pour faire jeune. D'ailleurs, je préfère prévenir les amoureux du langage châtié : le récit de cette éducation sentimentale dans les méandres de la France profonde est cru, très cru. Marie Darrieussecq jette le mot « bite » une centaine de fois à la face du lecteur. Sans doute veut-elle se poser en auteur libérée et provocatrice. A la longue, cette répétition devient ennuyeuse, pénible et ridicule.
Tout ça pour dire que je me suis rarement senti aussi perdu en renfermant un roman. Ou alors, tout simplement, je n'ai rien compris. Une critique professionnelle à comparé Clèves à du Houellebecq au féminin. Je ne peux pas me prononcer, je n'ai jamais lu Houellebecq. Décidément, je suis vraiment trop con.


Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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OhOceane
  27 octobre 2011
Marie Darrieussecq ce n'est pas ma tasse de thé. Un écrivain avec laquelle j'ai toujours eu du mal, c'est un truisme de le dire (ha ha).
Clèves c'est le village où vivent Solange et ces copines. Solange est une petite fille qui devient une jeune file, sous nos yeux, en trois parties : Les avoir ; le faire ; le refaire.
D'emblée, moi j'ai du mal avec le style de Darrieussecq, forcément ça n'aide pas.
Pour le thème, la conversation intime qui lie une fille à sa sexualité, sa façon d'accueillir les changements de son corps, ses désirs nouveaux, c'est intéressant. Certes. Mais la façon glauque dont tout cela est mené ne m'a pas convaincu.
Solange se pose beaucoup de questions, sur les rapports garçons-filles, les baisers avec la langue, les premières règles, les premiers rapports sexuels etc… Solange se pose aussi des questions sur la vie des adultes qui peuplent sa vie. du couple déliquescent de ses parents, à l'étrange homme qui lui sert de nounou, puis d'amant un peu plus tard, il y a comme une âpreté et un parti pris de la laideur qui me déplaisent. J'ai vécu cette lecture non pas comme une expérience d'écrivain, de se mettre dans la tête d'une gamine des années 80 qui, mais comme la tentative maladroite de choquer, de mettre les pieds dans le plat. Mais le plat n'est pas bon. le tout n'est pas d'égrener des gros mots, bite, nichons, couilles ; ou d'aligner des définitions issues du dico, pour faire un ouvrage détonnant et notable.
Je n'ai pas aimé, j'ai trouvé Solange antipathique et molle. Ses copines vilaines et méchantes. Les parents et la plupart des adultes, irresponsables et apathiques…
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critiques presse (7)
Telerama   24 avril 2013
Une fois encore, l'auteur explore la vie et chahute la langue pour décrire les corps encombrants à peine sortis de l'enfance. Juste et provocante, la romancière ausculte les peurs des filles et balance aux orties les tabous des adultes ou leurs illusions.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeMonde   21 octobre 2011
Le corps et la sexualité envisagés comme le fait Solange par le petit bout de la lorgnette ont-ils leur place dans les rayons "littérature" des librairies ? Il n'est pas impossible que Marie Darrieussecq choque aussi parce qu'elle est une femme, écrivant sur les émois et les déboires d'une jeune fille avec un culot stupéfiant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   21 octobre 2011
Le problème n'est pas que ce soit hard ; mais que ce hard est triste quand il a si peu d'écho chez le personnage et dans le tempo d'écriture !
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs   13 octobre 2011
Avec son style crû et lapidaire, qui donne la place du roi au mot «bite» pour coller au plus près des sensations d'une jeune fille en fleur des années 1980, c'est la réécriture hyperréaliste, presque austère et pourtant émouvante, du premier livre de Marie Darrieussecq. Elle y racontait déjà une métamorphose, celle d'une femme en truie.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LePoint   19 septembre 2011
Tout cela serait sans conséquence si Mme Darrieussecq, éminente ouvrageuse de langue, n'y ajoutait sa patte si singulière à base de trash et de sophistication. Faire très simple pour suggérer qu'on a pris la mesure du complexe : tel est le secret, la trade mark, de cette écrivaine déconcertante, lassante, fascinante.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   30 août 2011
[…] la lourdeur du propos exaspère vite et on peine à terminer ce roman qui porte complaisamment la plume dans la culotte.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   23 août 2011
L'apprentissage sexuel d'adolescents des années 1980. Marie Darrieussecq joue la provoc avec ce récit cru. Et détone.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
philip-paulphilip-paul   03 septembre 2011
c'est vrai, il n'y a pas de pense-b. te "ne pas lire".
C'est bien dommage.


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charlottelitcharlottelit   02 septembre 2011
pense bête : NE PAS LIRE, surtout : où se trouve l'onglet ??
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brigittelascombebrigittelascombe   08 septembre 2011
Ce qui restera au bout du bout, c'est les cafards.Leur carapace est un abri atomique.Ils peuvent survivre sans eau et sans manger.La planète sera peuplée de cafards qui ramperont dans le désert.Et tu sais quoi? Ca changera pas grand chose.
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brigittelascombebrigittelascombe   08 septembre 2011
Tu ne peux te définir que par rapport aux autres.C'est définitivement ça.C'est Sartre qui l'a dit.C'est fondamentalement politique.
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brigittelascombebrigittelascombe   08 septembre 2011
La vérité c'est que cette maladie se transmet en baisant.Et tout le monde baise.Tu comprends?Donc:interdit de baiser.
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Videos de Marie Darrieussecq (74) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Darrieussecq
Rencontre avec Marie Darrieussecq autour du livre de Virginia Woolf qu'elle a traduit et préfacé, "Un lieu à soi", paru aux éditions Gallimard, dans la collection Folio Essais. Entretien avec Blanche Cerquiglini.
Retrouver le livre : https://www.mollat.com/livres/2388293/virginia-woolf-un-lieu-a-soi
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